𝐴̀ 𝑙’𝑜𝑐𝑐𝑎𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑟𝑒́𝑜𝑢𝑣𝑒𝑟𝑡𝑢𝑟𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑐𝑙𝑎𝑠𝑠𝑒𝑠 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙’𝑎𝑛𝑛𝑒́𝑒 𝑠𝑐𝑜𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒 2026-2027, 𝑙𝑒 𝑀𝑖𝑛𝑖𝑠𝑡𝑒̀𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑙’𝐴𝑔𝑟𝑖𝑐𝑢𝑙𝑡𝑢𝑟𝑒, 𝑑𝑒𝑠 𝑅𝑒𝑠𝑠𝑜𝑢𝑟𝑐𝑒𝑠 𝑁𝑎𝑡𝑢𝑟𝑒𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑑𝑢 𝐷𝑒́𝑣𝑒𝑙𝑜𝑝𝑝𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑅𝑢𝑟𝑎𝑙 (𝑀𝐴𝑅𝑁𝐷𝑅), 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝑐𝑎𝑑𝑟𝑒 𝑑𝑢 𝑃𝑟𝑜𝑗𝑒𝑡 𝑑’𝐴𝑔𝑟𝑖𝑐𝑢𝑙𝑡𝑢𝑟𝑒 𝑅𝑒́𝑠𝑖𝑙𝑖𝑒𝑛𝑡𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑆𝑒́𝑐𝑢𝑟𝑖𝑡𝑒́ 𝐴𝑙𝑖𝑚𝑒𝑛𝑡𝑎𝑖𝑟𝑒 (𝑃𝐴𝑅𝑆𝐴), 𝑎 𝑖𝑛𝑎𝑢𝑔𝑢𝑟𝑒́, 𝑙𝑒 𝑣𝑒𝑛𝑑𝑟𝑒𝑑𝑖 4 𝑠𝑒𝑝𝑡𝑒𝑚𝑏𝑟𝑒 2026 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑎 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑢𝑛𝑒 𝑑𝑒 𝐽𝑒́𝑟𝑒́𝑚𝑖𝑒, 𝑑𝑒𝑢𝑥 𝑐𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑠𝑡𝑜𝑐𝑘𝑎𝑔𝑒 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑒𝑟𝑣𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑖𝑡𝑠 𝑎𝑔𝑟𝑖𝑐𝑜𝑙𝑒𝑠 𝑓𝑟𝑎𝑖𝑠 𝑒𝑡 𝑠𝑒𝑐𝑠, 𝑎𝑓𝑖𝑛 𝑑’𝑎𝑝𝑝𝑟𝑜𝑣𝑖𝑠𝑖𝑜𝑛𝑛𝑒𝑟 𝑙𝑎 𝑐𝑎𝑛𝑡𝑖𝑛𝑒 𝑠𝑐𝑜𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒. 𝐶𝑒𝑠 𝑛𝑜𝑢𝑣𝑒𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑖𝑛𝑓𝑟𝑎𝑠𝑡𝑟𝑢𝑐𝑡𝑢𝑟𝑒𝑠 𝑝𝑒𝑟𝑚𝑒𝑡𝑡𝑟𝑜𝑛𝑡 𝑎𝑢 𝑅𝑒́𝑠𝑒𝑎𝑢 𝑑’𝑜𝑟𝑔𝑎𝑛𝑖𝑠𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑎𝑔𝑟𝑖𝑐𝑜𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝐺𝑟𝑎𝑛𝑑-𝐴𝑛𝑠𝑒 (𝑅𝑂𝑃𝐴𝐺𝐴) 𝑑’𝑎𝑠𝑠𝑢𝑟𝑒𝑟 𝑢𝑛𝑒 𝑎𝑙𝑖𝑚𝑒𝑛𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑠𝑎𝑖𝑛𝑒, 𝑟𝑒́𝑔𝑢𝑙𝑖𝑒̀𝑟𝑒 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑞𝑢𝑎𝑙𝑖𝑡𝑒́ 𝑎𝑢𝑥 𝑒́𝑙𝑒̀𝑣𝑒𝑠 𝑑𝑢 𝑑𝑒́𝑝𝑎𝑟𝑡𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝐺𝑟𝑎𝑛𝑑-𝐴𝑛𝑠𝑒, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑎𝑢𝑠𝑠𝑖 𝑑𝑒 𝑣𝑎𝑙𝑜𝑟𝑖𝑠𝑒𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑟𝑒́𝑐𝑜𝑙𝑡𝑒𝑠 𝑑𝑢 𝑡𝑒𝑟𝑟𝑜𝑖𝑟. 𝐴𝑣𝑒𝑐 𝑙’𝑖𝑛𝑎𝑢𝑔𝑢𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑐𝑒𝑠 𝑑𝑒𝑢𝑥 𝑐𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒𝑠, 𝑙𝑒𝑠 𝑟𝑒́𝑐𝑜𝑙𝑡𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝐺𝑟𝑎𝑛𝑑-𝐴𝑛𝑠𝑒 𝑎𝑢𝑟𝑜𝑛𝑡 𝑑𝑒́𝑠𝑜𝑟𝑚𝑎𝑖𝑠, 𝑢𝑛 𝑛𝑜𝑢𝑣𝑒𝑙 𝑒𝑠𝑝𝑎𝑐𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑒𝑟𝑣𝑒́𝑒𝑠 𝑎𝑣𝑎𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑟𝑒𝑗𝑜𝑖𝑛𝑑𝑟𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑠𝑠𝑖𝑒𝑡𝑡𝑒𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑒́𝑐𝑜𝑙𝑖𝑒𝑟𝑠.
La cérémonie d’inauguration a réuni des autorités locales, plus précisément le Délégué départemental de la Grand-Anse, Michel Paulemond, des institutions partenaires, dont le Programme Alimentaire mondial (PAM), des cadres du PARSA, du Directeur départemental de l’Éducation de la Grand-Anse, Newton Saint-Juste, des membres du ROPAGA, des organisations de producteurs du département de la Grand-Anse et acteurs du secteur autour d’une ambition commune qui n’est autre que de faciliter l’approvisionnement des cantines scolaires en produits frais et secs issus de la production locale.
Les difficultés liées au stockage, au transport et à la commercialisation entrainent des pertes importantes pour les agriculteurs et limitent la capacité du secteur agricole à répondre à la demande des marchés. L’inauguration de ces infrastructures intervient ainsi dans un contexte où le renforcement des capacités de stockage apparaît comme un maillon essentiel de la chaîne de valeur agricole. Alors, la remise officielle de ces centres au ROPAGA ouvre, à cet égard, de nouvelles perspectives pour les producteurs et productrices, les familles et les écoliers . En offrant des espaces appropriés pour la conservation des denrées, ces installations doivent contribuer à réduire les pertes post-récolte, à préserver la qualité des productions et à limiter les ventes précipitées à des prix peu rémunérateurs. Elles viennent également renforcer les circuits d’approvisionnement des cantines scolaires, dans l’objectif de renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelles des élèves
𝐃𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐦𝐨𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬𝐞́𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐫𝐞𝐧𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞𝐫 𝐥’𝐚𝐥𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐬𝐜𝐨𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐥𝐨𝐜𝐚𝐥𝐞
Intervenant au nom du Directeur départemental de l’Agriculture de la Grand-Anse, l’agronome Jean Francillon a rappelé la situation préoccupante du pays en matière de sécurité alimentaire. Il a notamment souligné que plus de la moitié de la population, soit 51 %, se trouve actuellement en phase 3 de l’IPC, tandis que, selon les données de la Banque mondiale citées lors de son intervention, 22 % des enfants souffrent de malnutrition chronique.
Face à cette situation, l’agronome Francillon a insisté sur la nécessité de renforcer les interventions en faveur des populations les plus vulnérables, à la fois en matière d’assistance alimentaire et de protection des moyens de subsistance. Il a inscrit la construction de ces centres d’agrégation dans cette dynamique, en soulignant leur importance pour les organisations de producteurs de la Grand-Anse et pour le renforcement des mécanismes d’approvisionnement des cantines scolaires.
Pour sa part, le Chef du bureau du Programme Alimentaire Mondial (PAM) dans la Grand-Anse, Petorking Fritz Charles, a expliqué que la construction de ces centres par le PARSA, grâce au financement de la Banque mondiale, vise à renforcer les capacités du ROPAGA, contribuer à la lutte contre l’insécurité alimentaire et améliorer l’accès des petits producteurs aux marchés.
Dans le cadre du programme d’alimentation scolaire fondé sur l’achat de produits locaux, M. Charles a également présenté les résultats enregistrés au cours de l’année scolaire 2025-2026. Selon les données communiquées, le PAM a acheté près de 107 tonnes de produits secs par mois, destinés à 47 624 élèves dans 178 écoles, ainsi qu’environ 28 tonnes de produits frais par semaine, destinés à 34 624 élèves dans 102 écoles.
𝐋𝐞 𝐑𝐎𝐏𝐀𝐆𝐀 𝐫𝐞𝐧𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞 𝐥𝐞 𝐥𝐢𝐞𝐧 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐥𝐨𝐜𝐚𝐥𝐞 𝐞𝐭 𝐚𝐥𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐬𝐜𝐨𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞
Prenant la parole lors de la cérémonie, le Coordonnateur général du ROPAGA, François Fils Charles, a salué la mise à disposition de ces deux centres au profit du réseau. Selon lui, ces infrastructures constituent un outil important pour améliorer la gestion des productions agricoles et renforcer l’approvisionnement des cantines scolaires en denrées locales.
Il a par ailleurs présenté les résultats obtenus par le ROPAGA au cours de l’année scolaire 2025-2026. Durant cette période, le réseau a approvisionné les cantines scolaires avec 240 tonnes de produits frais et 580 tonnes de produits secs. Au total, 171 écoles ont été desservies, permettant à 47 000 élèves de bénéficier de repas chauds préparés à partir de produits fournis par les organisations membres du réseau.
Fondé en 2005, le ROPAGA compte aujourd’hui 81 organisations membres et 856 membres actifs. À travers ce réseau, les organisations de producteurs jouent un rôle important dans la structuration de la production agricole locale et dans l’approvisionnement des cantines scolaires en produits issus du terroir.
Pour François Fils Charles, les nouvelles infrastructures devraient contribuer à assurer une meilleure disponibilité des produits frais destinés aux repas scolaires et, par conséquent, à favoriser une alimentation plus diversifiée et équilibrée pour les élèves. Elles offrent également aux producteurs et productrices de meilleures possibilités de conserver, regrouper et écouler leurs récoltes dans des conditions plus favorables, en réduisant la nécessité de vendre rapidement leurs productions à des prix peu rémunérateurs.
𝐃𝐞𝐬 𝐞𝐬𝐩𝐚𝐜𝐞𝐬 𝐚𝐝𝐚𝐩𝐭𝐞́𝐬 𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐢𝐭𝐬 𝐟𝐫𝐚𝐢𝐬 𝐞𝐭 𝐚𝐮𝐱 𝐝𝐞𝐧𝐫𝐞́𝐞𝐬 𝐬𝐞̀𝐜𝐡𝐞𝐬
Conçus pour répondre aux différentes étapes de la chaîne de conservation et de distribution des produits agricoles, les deux centres d’agrégation disposent de plusieurs espaces fonctionnels. Ils comprennent notamment une aire de réception des denrées, un espace de tri, des zones de dépôt et de séchage ainsi qu’un espace dédié à la livraison des produits. Un bloc sanitaire complète également les installations.
Cette organisation doit permettre une meilleure circulation des produits, depuis leur réception jusqu’à leur entreposage et leur mise à disposition pour l’approvisionnement des cantines scolaires. Le bâtiment destiné aux produits frais pourra notamment accueillir du chou, de la carotte, de l’épinard, de l’igname, du manioc et de la banane. L’espace réservé aux denrées sèches permettra principalement d’entreposer du riz, du maïs et des haricots.
Grâce à ces infrastructures, les produits agricoles pourront être conservés dans de meilleures conditions avant leur acheminement vers les écoles, contribuant ainsi à améliorer la régularité de l’approvisionnement et à préserver davantage la qualité des denrées.
𝐃𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐟𝐫𝐚𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐮𝐫𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐫𝐞́𝐝𝐮𝐢𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐞𝐫𝐭𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐬𝐭-𝐫𝐞́𝐜𝐨𝐥𝐭𝐞
Les difficultés liées au stockage, au transport et à la commercialisation constituent depuis longtemps des contraintes importantes pour les producteurs. Elles peuvent entraîner des pertes post-récolte considérables, affecter la qualité des denrées et contraindre les agriculteurs et agricultrices à vendre rapidement leurs productions, parfois à des prix peu rémunérateurs.
Dans ce contexte, la construction de ces deux centres représente un maillon important dans le renforcement de la chaîne de valeur agricole dans la Grand-Anse. La remise officielle de ces infrastructures au ROPAGA ouvre ainsi de nouvelles perspectives pour les producteurs, les productrices, les familles et les écoliers. En offrant des espaces appropriés pour la conservation des denrées, les centres devraient contribuer à réduire les pertes post-récolte, préserver la qualité des productions et améliorer les conditions de commercialisation. Ils doivent également permettre de renforcer les circuits d’approvisionnement des cantines scolaires et de favoriser une disponibilité plus régulière des produits agricoles locaux.
À travers ces infrastructures, le MARNDR, dans le cadre du PARSA, entend contribuer à une meilleure valorisation des productions agricoles de la Grand-Anse et au renforcement des mécanismes d’approvisionnement des cantines scolaires.
L’initiative s’inscrit dans une approche qui associe développement de la production agricole, réduction des pertes post-récolte, amélioration des conditions de commercialisation, valorisation des produits locaux et renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
En facilitant le passage des produits « des champs aux assiettes des écoliers », ces deux centres viennent renforcer le rôle de la production locale dans l’alimentation scolaire et contribuer à créer de nouvelles opportunités pour les organisations de producteurs de la Grand-Anse.
























