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  • La BRH inflige des pénalités de 869.4 millions de gourdes à deux banques

    La BRH inflige des pénalités de 869.4 millions de gourdes à deux banques

    La BRH inflige des pénalités de 869.4 millions de gourdes à deux banques commerciales

    Port-au-Prince, Haïti .- La Banque de la République d’Haïti (BRH) a imposé une pénalité de 865, 4 millions de gourdes à la Unibank et 4 millions de gourdes à la Capital Bank pour violation du cursus de régulation de la banque centrale.

    “La BRH est le régulateur, chaque fois qu’un régulé a fait un accroc au cursus de régulation qu’on le découvre à travers les inspections sur place ou sur pièces, les pénalités doivent être appliquées correctement”, a déclaré le Gouverneur de la BRH, Jean Baden Dubois soulignant au passage que la banque centrale effectue deux types d’inspection dans les institutions financières : une sur pièces en continu et une autre sur place.

    Le gouverneur Dubois en a fait l’annonce lors d’une rencontre de dialogue avec des médias, ce mercredi 26 août, à laquelle tous les membres du conseil étaientt présents. Il précise que c’est la raison pour laquelle que la BRH a pris la décision de réguler le système des changes afin d’avoir le pouvoir de coercition.

    Le gouverneur précise que la BRH, après avoir constaté des irrégularités concernant les fonds propres ou la position de change, ou la liquidité peut imposer des pénalités. C’est en ce sens que ces pénalités ont été imposées à la Unibank et la Capital Bank.

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    Guiteau Edouard a tenté de se laver des suspicions de corruption

  • Guiteau Edouard a tenté de se laver des suspicions de corruption

    Guiteau Edouard a tenté de se laver des suspicions de corruption

    Le directeur général de la DINEPA Guiteau Edouard a tenté ce mercredi de se laver des suspicions de corruption

    Port-au-Prince, Haïti.- Le média en ligne AyiboPost a publié au début de cette semaine un article intitulé «P-au-P risque une pénurie d’eau à cause de suspicions de corruption à la DINEPA» dans lequel le journaliste Samuel Celiné affirme que la Banque Interaméricaine de Développement (BID) refuserait de financer le projet Port-au-Prince 3 car la Direction Nationale de l’Eau Potable et de l’Assainissement est incapable de justifier certaines dépenses consenties ultérieurement.

    Des révélations qui ont poussé la direction de communication de la DINEPA à essayer de discréditer le média en ligne en le menaçant même de poursuites judiciaires pour diffamation. Ce mercredi lors d’une rencontre avec la presse, le directeur général, Guiteau Édouard, a tenté en vain de laver la DINEPA des suspicions de corruption.

    Après la colère, la volonté de discréditer l’article de AyiboPost, les menaces de poursuites judiciaires pour diffamation au préjudice de la DINEPA, ce sont des responsables plus sereins et plus conciliants qui se sont présentés devant la presse ce mercredi. Comme s’est souvent le cas en pareille situation les journalistes et le média auteur des révélations se sont retrouvés dans l’œil du cyclone. Apparemment, l’orage est passé pour AyiboPost.

    Le directeur général de la DINEPA, Guiteau Édouard, a essayé de faire ressortir la rigueur avec laquelle chaque centime est dépensé au niveau de l’institution qu’il dirige. Dans des détails pas très compréhensibles pour un non-initié, il a fait état du contrôle régulier dont est assujetti la DINEPA par ses bailleurs internationaux avant tout décaissement de fonds.

    « Même avec l’aval de nos principaux bailleurs que sont la coopération espagnole, la coopération suisse, l’UNICEF et la Banque Mondiale…, il faut un accord de non-objection généralement délivrée par la BID » explique Guiteau Édouard aux journalistes critiquant au passage la lourdeur administrative présente dans les accords de don.
    « Le même long processus doit être répété pour recruter un cadre, analyser des dossiers d’appels d’offre, sélectionner des firmes etc… Ces principes ne sont pas établis par la DINEPA. Ils ont été insérés sur l’insistance des bailleurs dans les accords de don » a poursuivi l’ingénieur Guiteau Édouard.

    Il admet toutefois que l’état haïtien a du, à travers le Ministère de l’Économie et des Finances, rembourser un montant global de 29 mille dollars américains après l’exécution d’un projet sans l’accord de non-objection de la BID en 2007. Combien de projets exécutés par la Direction Nationale de l’Eau Potable et de l’Assainissement ont présenté des irrégularités similaires à celui de 2007? Guiteau Édouard ne s’est pas attardé sur cette question d’importance préférant évoquer subtilement une attaque dirigée contre sa personne avec pour objectif de le faire un chantage politique.

    Actuellement, la Direction Nationale de l’Eau Potable et de l’Assainissement est entrain de négocier avec les bailleurs sur un assouplissement des procédures. Les critères d’éligibilité des firmes sont au-dessus des capacités des entreprises haïtiennes a affirmé Guiteau Édouard. Selon lui, exiger au moins 5 années d’expérience dans le domaine de l’eau potable et de l’assainissement pour décrocher un contrat avec la DINEPA et l’exécution auparavant des projets d’un montant supérieur ou égal à 7 millions de dollars américains disqualifient d’office les entreprises haïtiennes.

    Devant les critiques virulentes de la DINEPA, le Réseau National des Médias en Ligne (RENAMEL) s’est dit solidaire des responsables et journalistes de AyiboPost pour la réalisation d’enquêtes pertinentes sur de nombreuses institutions publiques. Le RENAMEL se dit étonné qu’après la publication de cet article les responsables de la DINEPA, au lieu de s’expliquer clairement sur ces suspicions de corruption, ont préféré choisir la voie de la confrontation et des menaces de poursuites judiciaires sans fondement.

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    Corruption: la DINEPA dans tous ses états après la publication d’un article de AYIBOPOST

  • Haïti-Élections : les USA et le gouvernement haïtien ont la même position selon Claude Joseph

    Haïti-Élections : les USA et le gouvernement haïtien ont la même position selon Claude Joseph

    Les États-Unis affichent la même position que le gouvernement haïtien sur l’organisation des élections selon le ministre Claude Joseph qui promet que 2021 sera une année électorale.

    Port-au-Prince, Haïti.- Le Chancelier haïtien, le docteur Claude Joseph, a réagi aux 2 tweets de l’ambassade des États-Unis en Haïti dans lesquels l’administration américaine appelle le gouvernement haïtien à planifier les élections législatives. Les États-Unis ont également, rappelons-le, demandé au président Jovenel Moïse de cesser la publication de décrets dont certains sont décriés par des politiques et des secteurs de la société civile.

    Pour l’organisation d’élections dans le pays, le gouvernement et son allié américain, chantent le même refrain selon ce qu’a laissé entendre le chef de la diplomatie haïtienne dans un tweet responsif ce mercredi. Le docteur Claude Joseph a même donné la garantie que 2021 sera une année électorale.

    « Nos partenaires de la communauté internationale, en particulier les USA, partagent la position du Président de la République sur la nécessité d’avoir des élections dans le pays au plus vite. » a tweeté le Ministre des Affaires Étrangères et des Cultes, le docteur Claude Joseph, ce mercredi 26 août 2020.

    Plusieurs secteurs de la vie nationale ont clairement fait part de leur refus de désigner des représentants pour intégrer le Conseil Électoral Provisoire dont la formation a été annoncée par le président Jovenel Moïse à plusieurs reprises. Toutefois, ce contretemps ne semble pas déranger l’agenda électoral du gouvernement. Claude Joseph se veut rassurant en se fendant d’un tweet plein de promesses.

    « Le train électoral va être en marche bientôt, aussitôt que les organisations sollicitées envoient leurs représentants pour former le CEP, le décret sera publié, un calendrier sera clairement établi afin que 2021 soit une année électorale. »

    La communauté internationale, les États-Unis en tête, exige un minimum de consensus autour de l’organisation d’élections visant à renouveler le personnel politique en Haïti. Une position souvent reprise par le Core Groupe et le BINUH.
    Si le chef de l’État peine à dégager le consensus tant souhaiter autour d’éventuelles élections, il n’a pas cessé par contre de multiplier les attaques frontales contre ses adversaires politiques qui selon lui ont boycotté ses projets pour le pays, alimenté un système de corruption et engrangé des millions de dollars de bénéfices indus au détriment de la majorité de la population.

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    Convention du Parti républicain sur fond de défection et de démission spectaculaire

  • Convention du Parti républicain sur fond de défection et de démission spectaculaire

    Convention du Parti républicain sur fond de défection et de démission spectaculaire

    La convention du Grand Old Party s’est ouverte le lundi 24 août en Caroline du Nord. Une convention ponctuée par des défections et une démission spectaculaire au sein du Parti républicain.

    Caroline du Nord, États-Unis.- Après la convention du Parti démocrate qui s’est tenue la semaine dernière dans le Wisconsin, c’est autour des républicains de se réunir en convention nationale. Depuis le lundi 24 août, les républicains se retrouvent dans la ville de Charlotte en Caroline du Nord pour ce qui doit être d’abord la confirmation du milliardaire Donald Trump comme candidat du parti à la présidentielle américaine le 3 novembre prochain.

    Alors que les délégués républicains ont plébiscité Donald Trump, en quête d’un second mandat, comme candidat lors de la première journée de la convention, des défections et une démission spectaculaire sont venues assombrir le grand rassemblement des républicains.

    Démission d’une proche conseillère de Donald Trump. L’avocate Kellyanne Conway, proche conseillère du président américain depuis son avènement à la Maison Blanche en 2016, a annoncé sa démission la veille de l’ouverture de la convention républicaine, le dimanche 23 août 2020. Une démission pour se consacrer à sa famille déchirée sur fond de désaccords politiques. Kellyanne Conway est la femme d’un fervent avocat anti-Trump. Juriste issue d’un milieu catholique, consultante politique spécialisée dans les sondages, Kellyanne Conway a, de l’avis général, largement contribué à faire élire Donald Trump en 2016. 27 anciens élus républicains affichent leur soutien à Joe Biden.

    Alors qu’en pleine convention de 4 jours le Parti républicain s’efforce de donner l’image d’un front commun en quête d’un nouveau quadriennat, la vérité semble tout autre à l’interne.

    Des figures connues du parti républicain ont fait défection et ont annoncé ouvertement qu’ils voteraient pour le candidat démocrate Joe Biden.

    Par ailleurs, 27 anciens élus républicains, dont l’ancien sénateur de l’Arizona Jeff Flake, ont annoncé la création de « Républicains pour Biden ». Jeff Flake a dit souhaiter que le candidat démocrate soit le prochain président des États-Unis d’Amérique. « Les Républicains pour Joe Biden » sont loin d’être le seul groupe constitué pour faire battre dans les urnes le milliardaire républicain.

    Lancé en janvier 2020, le Lincoln Project, en référence au président qui a unifié le pays après la Guerre civile, utilise quant à lui une autre arme : la diffusion en masse de vidéos chocs avec pour mission de vaincre Trump et le trumpisme. Il cible les électeurs républicains et indépendants dans les États-clés de la prochaine présidentielle, afin de les convaincre de “voter Biden ou s’abstenir”.

    Depuis mai 2020, « Republican Voters Against Trump » (Les électeurs républicains contre Trump) publient régulièrement des témoignages d’électeurs déçus de Donald Trump afin d’empêcher un second mandat.

    Le candidat démocrate est toujours en tête dans les sondages avec une avance assez confortable. Au mercredi 26 août 2020, le site Real Clear Politics donne 7.6 points d’avance au candidat démocrate par rapport à Donald Trump. Les républicains disposent de 4 jours pour convaincre dans une succession de discours prononcés parfois par des personnalités pas trop médiatiques à l’instar de l’épouse du président américain Melania Trump. La First Lady est en retrait depuis quelques temps et pendant même la convention du Parti républicain qui s’est ouverte le lundi 24 août.

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    Leo Messi veut quitter le FC Barcelone, le club s’y oppose

  • Leo Messi veut quitter le FC Barcelone, le club s’y oppose

    Leo Messi veut quitter le FC Barcelone, le club s’y oppose

    Leo Messi veut quitter, gratuitement, le FC Barcelone

    Ce sera, sans aucun doute, la nouvelle de l’année. Le capitaine du Barça et emblème du club depuis plus de dix ans, le meilleur joueur de l’histoire du club catalan, veut quitter, et gratuitement, le club où il se trouve depuis 20 ans .

    Le meilleur joueur de l’histoire du club et peut-être du football veut quitter le navire après sa débâcle en Ligue des Champions. Il a fait part au club, dans un correspondance,  de sa volonté d’exécuter la clause prévue dans son contrat. Celui-ci stipule qu’il peut quitter unilatéralement le club à la fin de chaque saison.

    Normalement, cette clause a pris fin avant le 10 juin, mais avec la Covid-19 qui change l’ordre des choses, il est possible, pour le joeur, de produire une demande de libération immédiate. Il est considéré comme une première étape pour ouvrir une négociation de sortie, sur la base du fait que sa clause est de 700 millions d’euros.

    De son côté, le Barça, après avoir convoqué une réunion urgente, a répondu à Leo Messi, qu’il voulait qu’il reste et termine sa carrière au Club.

    Après sa conversation avec Ronald Koeman vendredi dernier, dans laquelle l’Argentin avait déjà prévenu l’entraîneur qu’il regardait plus à l’extérieur qu’à l’intérieur, Messi n’a pas tardé à finir de prendre une décision qui représente un tremblement de terre sur la planète footballistique.

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    26 Août 1849 : le Sénat haïtien conféra au président Faustin Soulouque le titre d’Empereur d’Haïti

  • Les USA appellent à la tenue d’élections, Claude Joseph se met au pas

    Les USA appellent à la tenue d’élections, Claude Joseph se met au pas

    « Nous remarquons que nos partenaires, particulièrement les États-Unis partagent les mêmes préoccupations que nous : l’idée d’organiser les élections le plus rapide que possible dans le pays», a martelé le diplomate arguant que le gouvernement Jouthe met les bouchées doubles afin de parvenir à la mise en place d’un conseil électoral en vue de l’organisation des élections législatives et municipales l’année prochaine.

    De ce fait, le ministre haïtien rejette les allégations selon lesquelles les États-Unis ont sonné la fin de la création en demandant à l’exécutif de limiter les décrets.

    « Aucun ordre n’a été passé au gouvernement. Les États-Unis nous encouragent à accélérer le processus vers l’organisation des élections », a soutenu Claude Joseph précisant que les décrets pris par l’exécutif ont pour objectif d’améliorer les conditions de vie de la population.

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  • 26 Août 1849 : le Sénat haïtien conféra au président Faustin Soulouque le titre d’Empereur d’Haïti

    26 Août 1849 : le Sénat haïtien conféra au président Faustin Soulouque le titre d’Empereur d’Haïti

    “Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir “, disait Aimé Césaire. Voici l’éphéméride du 26 Août 2020.

    Soulouque qui, en décembre 1848 avait revisé la Constitution de 1846 pour mieux contrôler les différentes branches du gouvernement, se laissa, un an après, convaincre par ses conseillers de se faire consacrer empereur d’Haïti. Le corps législatif par un acte de la Chambre des députés la veille, et du Sénat en ce jour, ne fait qu’entériner ce projet en lui conférant le titre. Une constitution impériale fut publiée quatre semaines plus tard (20 septembre 1849).

    26 août :  Anniversaire de Theriel Thélus, journaliste, rédacteur en chef et co-fondateur de TripFoumi Enfo.

    26 août : Anniversaire de Theriel Thélus,

    Theriel Thélus,

    Le saviez vous ?

    Une orange avec sa peau flottera sur l’eau, une orange pelée coulera !

    Une orange avec sa peau est plus lourde qu’une orange sans peau. Alors pourquoi l’orange avec la peau flotte-t-elle sur l’eau tandis qu’une orange pelée coule-t-elle ?

    Une orange avec sa peau flottera sur l’eau, une orange pelée coulera !
    L’orange avec la peau flotte car cette dernière est très poreuse et remplie de minuscules poches d’air. Ces poches d’air rendent l’orange moins dense que l’eau et la font flotter. D’un autre côté, lorsque vous épluchez l’orange, vous la rendez plus légère, mais vous retirez également ces minuscules poches d’air rendant ainsi l’orange plus dense que l’eau, par conséquent, elle coulera.

    Pensée du jour

    Les optimistes proclament que nous vivons dans un monde rempli de possibilités… Les pessimistes ont peur que ce soit vrai !

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    Météo Haïti: les prévisions pour ce Mercredi 26 Août 2020

  • Menteur invétéré, Jovenel Moïse introduit sciemment le mensonge dans la diplomatie

    Menteur invétéré, Jovenel Moïse introduit sciemment le mensonge dans la diplomatie

    Désormais, par la grâce de Jovenel Moïse, le mensonge s’est bel et bien installé dans la diplomatie haïtienne. Voilà, c’est le comble de l’immoralité et de l’irresponsabilité.

    Edito de Haïti-Observateur (version française)
    édition du 26 août au 1er septembre 2020

    « Votre péché vous atteindra ! » (Nombres 32 :23)

    New York, mercredi 26 août 2020 ((rezonodwes.com))–Mentant à tout bout de champ, par rapport à ses promesses au peuple haïtien, Jovenel Moïse a dépassé les limites de la décence et de l’honnêteté en introduisant sciemment le mensonge dans les relations internationales. Sans afficher aucune honte d’annoncer de fausses promesses, eu égard à sa rencontre, à Santo Domingo, avec le secrétaire d’État américain Mike Pompeo, en marge de la cérémonie de prestation de serment du nouveau président dominicain, il ne s’est pas empêché de récidiver dans le dossier Dimitri Vorbe/SOGENER. Le voilà donc consacré menteur international.

    un kanpe pale dans un couloir du parlement dominicain

    Les observateurs n’ont pas raté l’occasion de monter en épingle l’humiliation qu’a essuyée le chef d’État haïtien ayant été reçu, dans une audience fortuite, dans un couloir de l’immeuble logeant l’Assemblée nationale de la République dominicaine, par le chef de la Diplomatie américaine. Dans la presse haïtienne, en Haïti comme à l’étranger, les différents observateurs en ont fait leurs choux gras, attirant l’attention sur le fait que, le « tête-à-tête » avec Mike Pompeo, qu’avait annoncé les milieux officiels, à Port-au-Prince, avant que M. Moïse n’ait mis le cap sur la capitale dominicaine, s’est révélé plutôt un «kanpe tande ».

    les réprimandes de Pompeo à Jovenel Moise

    Les passants, diplomates, chefs d’État et de gouvernements, visiteurs étrangers et nationaux, qui traversaient ce couloir, ne pouvaient s’empêcher d’observer un président de la République mis en état d’infériorité par le chancelier d’un pays étranger. Il semble que cette rencontre inopinée ait duré environ une vingtaine de minutes. Feignant d’ignorer souverainement les principes de la hiérarchie diplomatique, face à un chef d’État qui ne savait pas mieux, M. Pompeo semble avoir mis le président Moïse en très mauvaise posture par rapport aux derniers événements qui ont précédé le voyage dominicain de son interlocuteur.

    En effet, durant le court laps de temps durant lequel Nèg Bannannn nan se faisait tenir debout, comme pour recevoir des mots d’ordre d’un supérieur, il semble que l’entretien ne se soit pas déroulé autour des « élections », tel que l’avait annoncé les représentants du Palais national. Les observateurs sont unanimes à avancer cet argument. Surtout que Jovenel Moïse et son équipe n’ont pas daigné émettre un communiqué explicatif de la teneur de cette brève rencontre. D’aucuns présentent cette omission comme un signe de reproches, pour ne pas dire de réprimande, adressés au chef d’État haïtien.

    Jovenel Moise a communiqué de fausses informations à Mike Pompeo

    On sait qu’à force de mentir au peuple haïtien, promettant des projets dans les différents départements, sans se soucier d’en tenir un seul, et dont la plus importante reste l’électricité 24 heures sur 24, à l’échelle nationale, dans 24 mois, il se fait décerner le titre de « menteur invétéré ». Mais on ne pouvait s’imaginer qu’il était capable de faire sa politique étrangère à coups d’informations infondées. Pourtant c’est précisément ce qui est arrivé avec sa rencontre avec M. Pompeo.

    En effet, en laissant Port-au-Prince pour se rendre à Santo Domingo, lors de l’investiture de Luis Abinader com -me successeur de Danilo Medina, Jovenel Moïse faisait croire au pays qu’il allait avoir ce « tête-à-tête » avec le secrétaire d’État américain, tel que déjà mentionné. Mais une conversation de quelques minutes, déroulée dans un couloir, confirme le caractère fortuit de cette entrevue, dite « chita tande » dans notre savoureux créole. Autrement dit, le « tête-à-tête » annoncé joyeusement par le Palais national n’était même pas au menu de Mike Pompeo. C’est, d’ailleurs, la conclusion qui se dégage de l’horaire de travail du secrétaire d’État américain, dans le cadre de sa visite à la capitale américaine, ce jour-là.

    Certes, sur le site internet du Départe ment d’État américain, l’horaire du secrétaire d’État américain, pour la journée du dimanche 16 août, à la capitale dominicaine, est clairement étalé. À 10 h du matin, débuta la cérémonie d’investiture de M. Abinader. À 12 h 10, M. Pompeo rencontra le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Çavu soglu. À 1 h. p.m., Te Deum à la Première Cathédrale de Santo Domingo. À 2 h. 35, déjeuner d’investiture. À 4 h. 05, séance de travail avec le nouveau président dominicain.

    De toute évidence, à constater les faits exposés dans l’horaire du secrétaire d’État américain, rien n’autorise à croire qu’un quelconque rendez-vous avec Jovenel Moïse était à l’ordre du jour de M. Pompeo. En tout cas, si jamais une rencontre à la sauvette avait été convenue, elle n’aurait pas été jugée importante au point de l’inclure sur la feuille de temps du numéro un du Départe ment d’État. Il semble que Jovenel Moïse et son ministre des Affaires étrangères se soient volontairement mis sur la route de M. Pompeo et aient surgi au moment où il longeait le couloir avec sa suite. En clair, la manière dont était agencé l’horaire de travail de ce dernier ne lui laissait pas de temps, ou presque, pour avoir un entretien important avec le chef d’État haïtien. Tout cela prouve que le Palais national, à la demande de ce dernier, a délibérément menti au sujet d’une rencontre qui n’en était pas une.

    le CG renonce à sa personnalité

    Non content de s’être livré à son passe-temps préféré consistant à débiter des mensonges qu’il a servis lors de son voyage à Santo Domingo, il a récidivé dans l’affaire Dimitri Vorbe/SOGENER. Encore, sous les ordres du chef d’État haïtien, le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince a renoncé à sa personnalité pour s’enfoncer tête baissée dans l’aventure mensongère de Jovenel Moise. Sous la dictée du menteur patenté, le chef du Parquet de la capitale a rédigé ce document qu’il a expédié aux responsables du Service d’immigration des États-Unis, à propos de Dimitri Vorbe, dans une démarche mort-née visant à le faire refouler vers Haïti, « pour être jugé » :

    « Citoyen haïtien en cavale, activement recherché par la police et la justice. Les informations qui nous sont parvenues nous portent à croire que M. Dimitri Albert Edouard Vorbe (né le 23 août 1973, passeport haïtien n° PP483687) se trouve aux États-Unis depuis plus de six mois avec un simple visa de visiteur, en violation des lois américaines sur l’immigration. La justice haïtienne poursuit M. Vorbe et un mandat d’arrêt daté du 4 mars 2020 émis contre lui est toujours en vigueur.

    Il est également recherché pour être interrogé dans le cadre de plusieurs enquêtes criminelles en cours et par l’Interpol. M. Vorbe est soupçonné d’ avoir participé activement à la corruption publique et au blanchiment de dizaines de millions de dollars américains au détriment des intérêts de la République d’Haïti. M. Vorbe est l’un des suspects d’une enquête en cours sur un complot visant à encourager des actes d’agression contre l’ambassade des États-Unis en Haïti ».

    le mensonge s’installe dans la diplomatie et renforcé par Claude Joseph

    Désormais, par la grâce de Jovenel Moïse, le mensonge s’est bel et bien installé dans la diplomatie haïtienne. Voilà, c’est le comble de l’immoralité et de l’irresponsabilité. Après avoir lu ce dernier paragraphe, on ne peut trouver en Jovenel Moïse qu’un menteur pathologique. C’est bien dans sa sagesse que le peuple haïtien lui colle le titre de menteur. Dans le monde PHTKiste, ses partisans se plaisent toujours à évoquer ses origines paysannes pour accuser ses détracteurs de le discriminer. Mais nous les invitons à bien méditer à ce proverbe : « Bon sang ne saurait mentir ». Aussi, le mensonge étant un péché, selon la Bible, qu’il médite sur ce verset : « Votre péché vous atteindra ! » (Nombres 32 :23)

  • Tirs de la police sur Jacob Blake: la famille appelle au calme

    Tirs de la police sur Jacob Blake: la famille appelle au calme

    Mercredi 26 août 2020 ((rezonodwes.com))–La mère de Jacob Blake, un Afro-américain de 29 ans grièvement blessé par des tirs policiers et probablement paralysé à vie, a appelé au calme mardi, les autorités redoutant de nouvelles manifestations tendues à travers les Etats-Unis.

    « Mon fils se bat pour sa vie », a déclaré, émue, Julia Jackson, mère de la victime, lors d’une conférence de presse à Kenosha, dans l’Etat du Wisconsin.

    « Si Jacob savait ce qu’il se passait, la violence et la destruction, il serait très mécontent (…) Nous avons besoin de guérir », a-t-elle ajouté alors que son fils était à nouveau au bloc opératoire.    

    La police fait face à des centaines de manifestants pacifiques à Kenosha dans le Wisconsin et à New-York. La colère monte une nouvelle fois aux Etats-Unis après qu’un policier blanc a tiré sur un homme noir. Il s’agit du deuxième jour de manifestations après l’apparition sur internet de la vidéo montrant Jacob Blake se faisant tirer dessus à plusieurs reprises, dans le dos.Comme pour George Floyd, un quadragénaire noir mort asphyxié sous le genou d’un policier blanc il y a trois mois, la tentative d’interpellation de Jacob Blake a été filmée par un témoin dimanche.

    Les images montrent le jeune Afro-américain suivi par deux policiers ayant dégainé leurs armes alors qu’il contourne une voiture. 

    Un agent attrape son débardeur blanc au moment où il ouvre la portière et tente de s’installer sur le siège conducteur. Le policier fait alors feu –l’enregistrement laisse entendre sept tirs–, atteignant ce père de famille de plusieurs balles dans le dos.

    « Le diagnostic médical pour le moment est qu’il est paralysé », a affirmé l’avocat de la famille de M. Blake, Ben Crump. 

    Il a subi de « graves dommages corporels, dont une section de la moelle épinière », ses reins et son foie ont été endommagés et ses blessures ont nécessité « l’ablation d’une partie de l’intestin », a précisé l’avocat Patrick Salvi, lui aussi sur le dossier.   

    La famille de Jacob Blake va porter plainte au civil, a-t-il annoncé.  

    – « Guerre raciale » –

    Les avocats ont par ailleurs annoncé qu’ils se rendraient à Washington vendredi pour rejoindre une vaste marche contre les violences policières organisée le jour de l’anniversaire du célèbre discours de Martin Luther King « I have a dream » (J’ai un rêve). 

    Minneapolis, New York ou Portland :  plusieurs villes américaines sont devenues depuis dimanche le théâtre de rassemblements parfois violents, des milliers de personnes exigeant que justice soit faite pour Jacob Blake. 

    A Kenosha, ville de 170.000 habitants située au bord du lac Michigan, entre Milwaukee et Chicago, des échauffourées ont éclaté dans la nuit de lundi à mardi entre manifestants et forces de l’ordre après l’entrée en vigueur d’un couvre-feu.

    Des grilles en fer ont été installées mardi à proximité d’un tribunal, où des voitures et un immeuble avaient été incendiés la veille. 

    Des habitants de la ville sont venus armés, au milieu de plusieurs centaines de manifestants, pacifiques en début de soirée, afin d’empêcher de nouvelles dégradations. 

    Des affrontements entre un groupe de manifestants lançant des pétards et des policiers ripostant avec des balles en caoutchouc se sont produits mardi soir. Un journaliste de l’AFP a été touché par une de ces balles en caoutchouc.

    « Certains ne réalisent pas qu’en incendiant un bâtiment, vous mettez en danger la vie des pompiers et de quiconque pourrait se trouver à l’intérieur », justifie Kevin Mathewson, pistolet à la ceinture et fusil d’assaut AR-15 en bandoulière.

    Emma, une Afro-américaine de 27 ans qui préfère ne pas donner son nom de famille, était venue plus tôt dans la journée avec sa fille de 8 ans, à qui elle a parlé du drame.

    « Elle n’a pas peur de la police, je ne lui ai pas appris à avoir peur de la police », témoigne-t-elle. « Mais on dirait une guerre raciale. Ma propre mère s’était battue contre les mêmes choses ».

    – Garde nationale –

    « Ce que nous avons vu ces deux dernières nuits et de nombreux soirs cette année est l’expression de la douleur, l’angoisse et l’épuisement d’être Noir dans notre Etat et notre pays », a estimé mardi le gouverneur démocrate du Wisconsin Tony Evers. 

    Il a réitéré ses appels à des manifestations pacifiques et annoncé que des soldats supplémentaires de la Garde nationale seraient envoyés sur place en renfort.

    Le président Donald Trump, qui ne s’était pas encore exprimé sur le sujet, a justement exhorté mardi soir sur Twitter le gouverneur à faire appel à la Garde nationale.

    « Elle est prête, volontaire et plus que capable. Réglez RAPIDEMENT le problème! », a écrit le milliardaire républicain, qui a fait de « la loi et l’ordre » l’un des thèmes de sa campagne de réélection pour la présidentielle du 3 novembre.   

    Son adversaire démocrate Joe Biden a quant à lui estimé que le racisme était « une crise de santé publique » aux Etats-Unis et exigé une enquête fouillée et transparente sur cette nouvelle bavure policière apparente.

    Ben Crump, l’avocat de la famille de Jacob Blake, a affirmé que les trois fils de ce dernier se trouvaient dans la voiture au moment du drame, et que le jeune homme avait tenté juste avant de s’interposer dans une dispute entre deux femmes.

    Les deux policiers impliqués ont été suspendus de leurs fonctions et une enquête a été ouverte.

    cjc-dax-sdu/dth/roc 

    © Agence France-Presse

  • Russie : Après l’empoisonnement, la détermination des partisans de Navalny

    Russie : Après l’empoisonnement, la détermination des partisans de Navalny

    Mercredi 26 août 2020 ((rezonodwes.com))–Sofia Khalioulina s’est précipitée devant l’hôpital d’Omsk, en Sibérie, où Alexeï Navalny était plongé dans le coma: pendant plus de 24 heures, elle a « monté la garde » avec des dizaines d’autres sympathisants de l’opposant russe.

    « Je comprenais que je ne pouvais pas, que je ne pourrai pas m’endormir avant la fin de cette histoire (…), avant qu’ils le transfèrent en avion » vers Berlin, raconte à l’AFP la jeune femme de 22 ans.

    Bête noire du Kremlin, à la tête du Fonds contre la corruption, qui révèle la corruption des élites, Alexeï Navalny a été admis le 20 août en réanimation dans un hôpital d’Omsk après un malaise dans un avion qui devait le ramener à Moscou depuis Tomsk, en Sibérie. 

    Il y est resté deux jours avant d’être évacué vers l’Allemagne au terme d’un bras de fer entre l’hôpital et ses proches. A Berlin, les médecins ont diagnostiqué des « traces d’empoisonnement » contrairement à leurs homologues russes, accusés par les partisans du patient d’avoir voulu caché le crime.

    « C’est terrible et un peu effrayant », reprend Sofia Khalioulina.

    Être dans l’opposition est dur, c’est même plus dur en province. Mais je ne pense pas que (cette affaire) puisse effrayer les gens ordinaires. Ce sont les têtes d’affiche qui sont visées », poursuit-elle.

    Cette attaque, dernière d’une longue liste visant détracteurs et ennemis du pouvoir russe, a néanmoins provoqué un choc dans l’opposition russe, car si Alexeï Navalny avait déjà été physiquement attaqué et incarcéré, jamais sa vie n’avait été mise en danger.

     – « Cela me motive » –

    Daniil Tchébikyne, qui organisait les piquets et le ravitaillement des manifestants face à l’hôpital, est plus qu’un simple sympathisant.

    A 28 ans, cet ancien militant communiste est un des trois salariés du quartier général d’Alexeï Navalny à Omsk, centre industriel de 1,1 million d’habitants.

    Il raconte les perquisition chez ses parents, les saisies de téléphone ou de disques durs, le gel de son compte bancaire ou les arrestations de quelques heures pour l’empêcher de participer à un rassemblement.

    « Je comprends que ce pouvoir est capable de beaucoup de choses mais ça ne m’arrête pas, au contraire, cela me motive même », assure-t-il.

    De l’avis général, Omsk n’est pourtant pas le pire endroit pour militer dans l’opposition. « Dans les manifestations, personne ne bat les gens comme à Moscou. La police se comporte bien, la plupart du temps », constate Sofia Khalioulina.

    Ouvert en 2017 dans une rue très passante, signalé par un immense autocollant, le quartier général d’Alexeï Navalny à Omsk est presque impossible à rater.

    Avant d’en prendre la direction, Olga Kartavtseva ne s’était jamais engagée en politique.

    « Les risques étaient clairs depuis le début. La possibilité d’être poursuivis, les écoutes téléphoniques, les perquisitions. C’est notre réalité, on ne fait même plus attention, c’est une routine », raconte cette psychologue de formation de 39 ans.

     – Vote intelligent –

    Dans le pays, le harcèlement judiciaire et policier s’est tout de même durci depuis qu’Alexeï Navalny promeut sa stratégie du « vote intelligent » pour contourner l’inéligibilité de ses candidats. 

    Il s’agit de soutenir à chaque scrutin le candidat le mieux placé, souvent communiste, pour battre celui adoubé par le pouvoir.

    En 2019, la méthode a fait ses preuves notamment lors de l’élection du parlement de Moscou.

    Au moment de l’empoisonnement, Alexeï Navalny était justement en Sibérie pour sa nouvelle campagne du « vote intelligent », à l’approche d’une série de scrutins régionaux et municipaux en septembre.

    Le journal Moskovski Komsomolets a aussi révélé que l’opposant a fait l’objet d’une surveillance de tous les instants par les services de sécurité lors de son séjour à Tomsk.

    Pour Olga Kartavtseva, toutes ces pressions n’empêcheront cependant pas la mobilisation. Selon elle, la jeunesse, en particulier dans les régions, s’implique de plus en plus.

    « Il y a ce mythe prêtant les actions de protestations uniquement à Moscou et Saint-Pétersbourg, mais c’est parce que personne ne suit ce qui se passe ailleurs! », dit-elle. 

    Le Kremlin fait face ainsi depuis début juillet à un mouvement de contestation rassemblant des dizaines de milliers à Khabarovsk, en Extrême Orient.

    « En vérité, je pense que l’activisme est bien plus important en région », estime Mme Kartavtseva.

    tbm/alf/ayv/

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