Blog

  • Corruption: la DINEPA dans tous ses états après la publication d’un article de AYIBOPOST

    Corruption: la DINEPA dans tous ses états après la publication d’un article de AYIBOPOST

    Un article sur la corruption publié par l’agence en ligne AYIBOPOST, met la DINEPA dans tous ses états jusqu’à le pousser à réagir.

    Le torchon brûle entre la Direction Nationale de l’Eau Potable et de l’Assainissement et la rédaction de l’agence en ligne AYIBOPOST. La cause, la publication de l’article intitulé « P-au-P risque une pénurie d’eau à cause de suspicions de corruption à la DINEPA ».

    Moins de dix heures après la publication de ce reportage, le département de communication de la DINEPA affirme que l’institution «réfute catégoriquement son contenu » parlant d’« accusations non fondées découlant de manœuvres éhontées ». Selon l’institution, rien de ce qui est dit dans l’article n’est cadré à sa réalité tant sur le plan technique que sur le plan financier.

    Ce qui paraît comme une pure coïncidence pour la DINEPA, c’est que, souligne-t-elle, l’article est paru en ligne suite à des demandes réitérées d’argent adressées par téléphone au Directeur Général de l’institution. En conséquence, la DINEPA dit se réserver le droit d’enclencher toutes poursuites tracées par les lois de la République.

    De son côté, le journal réagit pour rappeler que tout ce qui est dit dans l’article : « P-au-P risque une pénurie d’eau à cause de suspicions de corruption à la DINEPA» est en tout point conforme aux multiples enregistrements, documents et échanges de son journaliste avec ses sources auprès des différentes institutions citées. En outre, l’agence en ligne rappelle que chaque article qu’il publie subit un processus rigoureux de vérification avant publication.

    Convaincu que l’institution n’accuse pas directement l’auteur de l’article, AYIBOPOST précise toutefois que sur le terrain, il s’assure que ses journalistes font preuve d’éthique, d’intégrité et du plus haut niveau de professionnalisme. Parallèlement, AYIBOPOST invite la DINEPA à “fournir des explications sur les faits suivants: La BID qui exige des pièces pour justifier des dépenses engagées dans le projet Port-au-Prince 3, La BID qui, faute d’avoir reçu ces pièces, refuse de faire de nouveaux décaissements, avant la justification d’au moins 80 % des sommes déjà dépensées; le risque pour qu’une partie du réseau de Port-au-Prince manque d’eau si la situation
    persiste;

    les suites que compte donner l’administration actuelle de la DINEPA aux conclusions
    du troisième rapport Petrocaribe de la Cour Supérieur des Comptes et du Contentieux administratif qui épingle la DINEPA pour, entre-autres, « détournement de fonds »… puisque l’article en question met l’accent sur des possibilités de corruption au sein de la DINEPA, cette dernière, dans son communiqué, informe que ses activités (études, travaux, acquisition de matériels hydrologiques, appui au renforcement institutionnel entre autres) “sont astreintes aux procédures et aux politiques des bailleurs et/ou des Partenaires techniques et financiers, telles que stipulées dans les accords de don signés avec le gouvernement haïtien via le ministère de l’économie et des Finances.”

    En savoir plus :

    Dossier transition: le KOS reconnaît que la FJKL n’a pas signé la Déclaration du 21 août

  • Dossier transition: le KOS reconnaît que la FJKL n’a pas signé la Déclaration du 21 août

    Dossier transition: le KOS reconnaît que la FJKL n’a pas signé la Déclaration du 21 août

    En ce qui concerne la résolution portant sur la transition paraphée le 21 août, le KOS reconnaît que la FJKL n’a pas signé la Déclaration de sortie de crise.

    Après la publication par la Fondation Je Klere d’un communiqué de presse le 24 août 2020, pour nier toute participation et implication dans la signature de la résolution de sortie de crise visant l’instauration d’un pouvoir de transition dans le pays à l’initiative d’un ensemble d’organisations politiques de l’opposition et de la société civile, le Komite Òganizasyon Seremoni 21 Out 2020(KOS) réagit afin de clarifier un malentendu.

    Dans une note portant la signature de l’écrivain Lionel Trouillot (RADI) et de Yves Lafortune (IPP), le KOS 21 Dawout informe que la liste d’organisations en circulation sur les réseaux sociaux peut être publiée par une organisation signataire par enthousiasme.

    Toutefois, le Komite Òganizasyon Seremoni 21 Out 2020 reconnaît que cette liste en circulation peut avoir au moins le nom d’une organisation avec qui les discussions n’ont malheureusement pas abouti citant le cas de la Fondation Je Klere.

    En ce sens, le KOS 21 Out 2020 tient à présenter ses excuses à la FJKL ainsi qu’à celles dont le nom ne figure pas sur la liste en dépit du fait qu’elles aient donné leur consentement le plus entier. En conclusion, elle promet de publier une nouvelle liste dans les jours qui suivent.

    En savoir plus :

    Installation du conseil d’administration de la Banque Nationale de Développement Agricole

  • Trois nouvelles têtes intègrent la diplomatie haïtienne

    Trois nouvelles têtes intègrent la diplomatie haïtienne

    Ces changements opérés au sein de la diplomatie haïtienne s’inscrivent dans le but de renforcer les relations internationales du pays, avons-nous appris.

    Dans cette optique, le président de la République, Jovenel Moïse, et le ministre des Affaires étrangères, Claude Joseph, ont rencontré, ce mardi, le nouvel ambassadeur d’Haïti en République voisine autour des grands axes prioritaires dans le cadre des relations bilatérales.

    The post Trois nouvelles têtes intègrent la diplomatie haïtienne appeared first on Haiti24.

  • Le conseil  d’administration du BNDA installé

    Le conseil d’administration du BNDA installé

    « Ce nouveau conseil dirigée par Fraude Joseph est appelé a présider les destinés d’une institution sur laquelle se fonde l’espoir de la renaissance du secteur agricole haïtien », a dit le ministre de l’Économie et des finances, Michel Patrick Boisvert, qui dresse un tableau sombre de l’agriculture en Haïti.

    Le titulaire du MEF croit qu’il y a lieu d’élargir la gamme des produits primaires exportés et de promouvoir une politique de substitution aux importations de biens agricoles de manière à réduire la facture de l’exportation et la demande de devise afin, de limiter la dépréciation de la monnaie locale. Pour l’heure, seulement 3 produits représentent 90% des produits primaires exportés alors que ce secteur pouvait servir comme vecteur de croissance économique, regrette monsieur Boisvert.

    « Aujourd’hui, ce rêve est transformé en une tangible réalité. Je souhaite qu’avec la BNDA, le financement agricole sera garanti, et que l’agriculture connaîtra de meilleurs jours. Les agriculteurs sont en droit de regarder l’avenir avec beaucoup plus d’espoir et d’assurance. Avec la création de la Banque Nationale de Développement Agricole (BNDA), il est clair que le pari est osé. Le défi est de taille. Mais je suis fermement déterminé à faire face aux obstacles de tous genres pour permettre à Haïti de sortir de l’ornière du sous-développement », s’est vanté le président de la République.

    Jovenel Moïse, qui rappelle que les fonds de démarrage de la Banque Nationale de Développement Agricole sont tirés du trésor public, demande à tous les partenaires de « prêter main forte à cette nouvelle structure pour le succès du secteur agricole et le bonheur des braves populations rurale ».

    « L’inadéquation entre l’offre et la demande de crédit pour la production agricole est l’une des causes de la faiblesse de la production agricole dans les pays en développement, a analysé Fraude Joseph, président du nouveau conseil de la BNDA qui dit être conscient de la tâche qui lui incombe. Il promet de s’y atteler avec dignité et sens du professionnalisme.

    Monsieur Joseph annonce que la BNDA interviendra dans toutes les chaînes de valeur du secteur agricole afin d’attirer de nouveaux acteurs dans ce secteur.

    « La BNDA vient de compléter l’écosystème de financement agricole existant », a-t-il conclu.

    The post Le conseil d’administration du BNDA installé appeared first on Haiti24.

  • Les États-Unis demandent à Jovenel Moïse de cesser de publier des décrets

    Les États-Unis demandent à Jovenel Moïse de cesser de publier des décrets

    Réagissant sur cette situation dans le pays où le parlement, caduc, ne peut plus contrôler l’exécutif, les États-Unis encouragent  » le gouvernement haïtien à faire preuve de retenue dans la publication de décrets, en utilisant ce pouvoir pour planifier élections législatives & pour des questions de vie, santé & sécurité jusqu’à ce que le Parlement soit rétabli & reprenne ses respons. constitutionnelles ».

    « Un parlement haïtien élu devrait avoir la possibilité de revoir et d’entériner, de rejeter ou d’amender les lois adoptées par décret. Nous soutenons les institutions démocratiques d’Haïti », a posté l’ambassade américaine en Haïti sur son compte Twitter ce mardi 25 août.

    Le président de la République, Jovenel Moïse, a annoncé, lundi, en marge d’une cérémonie au Palais national que le Conseil Électoral provisoire qu’il est en train de constituer dans le cadre du processus électoral compte 7 membres sur les 9 qui devraient le composer.

    Jovenel Moïse n’a cessé de renouveler, sans une volonté apparente, son engagement d’organiser les joutes électorales dans le pays afin de ranimer le pouvoir législatif.

    The post Les États-Unis demandent à Jovenel Moïse de cesser de publier des décrets appeared first on Haiti24.

  • Proposition de sortie de crise :  FJKL nie,  « KOS 21 dawout » promet de rectifier

    Proposition de sortie de crise : FJKL nie, « KOS 21 dawout » promet de rectifier

    Vingt quatre (24) heures après que la « Fondasyon Je Klere » (FJKL) a annoncé n’avoir pas pris part aux discussions dont découle la proposition de sortie de crise ni paraphé le document, le comité organisationnel de la cérémonie du 21 août (KOS 21 dawout) s’excuse auprès de la FJKL et d’autres organisations dont les noms figurent, par erreur, dans la liste des signataires.

    Le « KOS 21 dawout » annonce l’épuration et la mise à mise à jour de la liste en circulation.

    « Une nouvelle liste sera publiée dans la presse dans les prochains jours », lit-on dans cette note rectificative.

    The post Proposition de sortie de crise : FJKL nie, « KOS 21 dawout » promet de rectifier appeared first on Haiti24.

  • Le G9 n’a pas l’autorisation du ministère des Affaires sociales, dément la directrice du Travail

    Le G9 n’a pas l’autorisation du ministère des Affaires sociales, dément la directrice du Travail

    Aux dires de Mme Jean Louis, c’est une attestation falsifiée, avec la signature de l’ancienne titulaire du MAST, Marie Elise Brisson Gelin. Actuellement, c’est Mme Nicole Yolette Altidor qui est aux commandes du ministère.

    The post Le G9 n’a pas l’autorisation du ministère des Affaires sociales, dément la directrice du Travail appeared first on Haiti24.

  • COVAX : 172 pays engagés dans le plan mondial de vaccination contre la Covid-19

    COVAX : 172 pays engagés dans le plan mondial de vaccination contre la Covid-19

    Quelque 172 pays participent au futur dispositif d’accès mondial pour un vaccin contre la Covid-19, connu sous le nom de COVAX, programme conçu pour garantir un accès équitable aux vaccins anti-coronavirus, a annoncé lundi l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

    Mardi 25 août 2020 ((rezonodwes.com))– « Je suis heureux d’annoncer qu’à ce jour, 172 pays sont engagés dans le programme COVAX Service mondial pour les vaccins, qui dispose d’un portefeuille de vaccins anti-Covid-19 le plus important et le plus diversifié au monde », a déclaré le Directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une conférence de presse virtuelle depuis Genève.

    COVAX est co-dirigé par l’alliance GAVI pour les vaccins, l’OMS et la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI en anglais ». Il est conçu pour garantir un accès équitable au niveau mondial des vaccins, une fois qu’ils sont développés et autorisés à être utilisés. Il couvre actuellement 9 vaccins candidats anti-Covid-19 et son objectif est de sécuriser l’approvisionnement et de fournir 2 milliards de doses dans les pays qui s’engagent d’ici la fin 2021.

    « À l’heure actuelle, neuf vaccins font partie de ce portefeuille dynamique, qui est constamment révisé et optimisé pour garantir l’accès à la meilleure gamme de produits possible », a ajouté le Dr Tedros, relevant que des discussions sont déjà en cours avec quatre autres producteurs.  « Neuf autres vaccins sont actuellement en cours d’évaluation pour le long terme », a-t-il précisé. Photo ONU/Loey FelipeDes chercheurs à travers le monde tentent de trouver un vaccin contre le coronavirus.

    Fournir au moins deux milliards de doses de vaccins sûrs d’ici à la fin de 2021

    À mesure que l’offre augmentera, la prochaine étape du déploiement du vaccin sera élargie sur la base d’une évaluation de la vulnérabilité de chaque pays au virus.  Un certain nombre de vaccins sont actuellement en phase finale d’essais cliniques. Et l’OMS espère qu’il y aura « plusieurs candidats retenus qui seront à la fois sûrs et efficaces ».    

    Le dispositif COVAX est un mécanisme essentiel qui permettrait à tous les pays qui y participent d’avoir accès au  vaccin dont l’innocuité et l’efficacité ont été prouvées 

    En attendant, les pays qui souhaitent participer à ce dispositif mondial COVAX ont jusqu’au 31 août pour soumettre des manifestations d’intérêt. La confirmation de leur intention d’adhérer devant intervenir d’ici le 18 septembre et les premiers versements devant être effectués d’ici le 9 octobre.

    Selon le chef de l’OMS, ce dispositif est le mécanisme essentiel pour l’achat conjoint et la mise en commun des risques liés à plusieurs vaccins, de sorte que, quel que soit le vaccin dont l’innocuité et l’efficacité ont été prouvées, tous les pays membres de Covax pourront y avoir accès. 

    « Plus important encore, c’est le mécanisme qui permettra un déploiement coordonné à l’échelle mondiale », a fait valoir le Dr Tedros, ajoutant que c’est « dans l’intérêt de tous les pays, même de ceux qui ont investi avec des fabricants individuels de manière indépendante ».  

    A cet égard, l’agence onusienne rappelle qu’elle travaille avec les fabricants de vaccins pour offrir à tous les pays qui se joignent à l’effort « un accès rapide et équitable à tous les vaccins, homologués et approuvés ».

    Ce dispositif permettrait non seulement de mettre en commun les risques pour les pays qui développent et achètent des vaccins, « mais signifie également que les prix seront maintenus au niveau le plus bas possible», a insisté le Dr Tedros.

    Afin d’obtenir des doses suffisantes pour la mise en œuvre des vaccins, la prochaine étape du partenariat consiste à ce que les pays prennent « des engagements contraignants pour soutenir le mécanisme COVAX ». 

    « Bien que nous soyons reconnaissants des fonds déjà engagés pour la Facilité COVAX, il est urgent d’en faire plus pour continuer à faire avancer le portefeuille. L’objectif du mécanisme est de fournir au moins deux milliards de doses de vaccins sûrs et efficaces d’ici à la fin de 2021 », a-t-il fait remarquer.© Rehabilitarte/Albanis OlivaAlbanis Oliva, Coordinatrice d’une ONG locale au Venezuela, aide les jeunes enfants à se laver les mains pendant la pandémie de COVID-19.

    Plus de 800.000 morts dans le monde

    L’OMS souligne que ce mécanisme offrirait « un énorme retour sur investissement » alors que « les gouvernements investissent des milliards dans la relance économique ».

    « Il y a de la lumière au bout du tunnel et, comme je l’ai dit la semaine dernière, nous pouvons y arriver ensemble.  Tout en investissant collectivement dans la recherche et le développement de vaccins, nous devons également utiliser les outils dont nous disposons actuellement pour supprimer ce virus », a insisté le Dr Tedros. 

    Une façon pour le chef de l’OMS d’avertir que « le nationalisme en matière de vaccins ne fait qu’aider le virus ». D’autant que de nouvelles recherches montrent que « la concurrence mondiale pour les doses de vaccins pourrait entraîner une hausse exponentielle des prix par rapport à un effort de collaboration tel que le dispositif COVAX ». 

    Pour le Dr Tedros, cela conduirait également à « une pandémie prolongée, car seul un petit nombre de pays obtiendrait la majeure partie de l’approvisionnement ». Dans ces conditions, « le seul moyen de sortir de cette pandémie est de travailler ensemble ».

    Plus largement, l’OMS estime que cet investissement est « le moyen le plus rapide de mettre fin à cette pandémie et d’assurer une reprise économique durable ». Grâce au cadre d’allocation, « COVAX veillera à ce que les pays à faible, moyen et haut revenu reçoivent tous le vaccin en temps utile dès qu’un vaccin sûr et efficace sera disponible ».  

    Car « lorsque l’offre sera limitée (de vaccins Covid-19), il est important de fournir le vaccin aux personnes les plus exposées dans le monde entier », a déclaré Dr Tedros.

    Il a indiqué que cela inclut les travailleurs de la santé en première ligne de la pandémie, qui sont « essentiels pour sauver des vies et stabiliser le système de santé dans son ensemble ».

    Ce plaidoyer du chef de l’OMS intervient alors que le bilan des morts et des malades continue de s’accroître dans le monde. Au total, 805.902 décès ont été recensés sur 23,2 millions de cas confirmés de Covid-19. 

  • Traitement du Covid-19 grâce au plasma: ce qu’il faut savoir

    Traitement du Covid-19 grâce au plasma: ce qu’il faut savoir

    Mardi 25 août 2020 ((rezonodwes.com))– Les Etats-Unis ont autorisé en urgence la transfusion du plasma sanguin de personnes guéries du Covid-19 à des patients hospitalisés.

    Ce traitement est-il efficace et sans danger? Son autorisation est-elle politique? Ce qu’il faut savoir.

    – Qu’est-ce que le traitement au plasma? – 

    Quand une personne contracte le Covid-19, son corps produit des anticorps pour combattre le coronavirus. Ils sont concentrés dans du plasma, la partie liquide du sang.

    Le traitement autorisé en urgence dimanche consiste à prélever les anticorps sur des personnes ayant été contaminées mais s’étant rétablies, ce qu’on appelle le plasma convalescent, et à l’injecter chez des malades.

    Cette méthode a été essayée pour la première fois en 1892 afin de combattre la diphtérie, puis contre la grippe espagnole en 1918.

    – Est-ce sans danger? – 

    Aucune réponse définitive n’a pour l’instant été apportée à cette question, mais les résultats préliminaires sont encourageants.

    En juin, le réseau hospitalier Mayo Clinic a suivi la transfusion de plasma auprès d’un groupe de 20.000 patients et a remarqué un taux extrêmement bas d’effets secondaires connus.

    « Nous en avons conclu que l’utilisation de plasma convalescent était sûre », a indiqué à l’AFP le Dr Scott Wright, qui a mené l’étude.

    – Et efficace? –

    Sur la question de son efficacité, tous les experts s’accordent à dire qu’il faudrait davantage d’essais cliniques pour comparer le plasma aux soins standard.

    « Dans certains cas, les résultats indiquent des bienfaits, mais ils n’ont pas été concluants », a estimé à ce sujet la Dr Soumya Swaminathan, scientifique en chef de l’Organisation mondiale de la santé.

    Une autre étude de la Mayo Clinic suggérait que le plasma aidait à réduire le taux de mortalité chez les patients lorsqu’il était administré tôt et que les niveaux d’anticorps étaient élevés. 

    Mais l’étude, qui n’était pas un essai clinique, n’a pas encore été évaluée par des pairs et n’utilisait pas de placebo.

    Des chercheurs de l’université Johns Hopkins mènent parallèlement une étude dans laquelle le plasma est utilisé pour tenter d’immuniser les patients au coronavirus, avant qu’ils ne tombent malades. Le Dr David Sullivan, qui supervise l’essai clinique, l’a comparé à une sorte de « vaccin immédiat ».

    Si les résultats sont concluants, « nous pourrons dire aux personnes à haut risque +vous pouvez vous faire soigner tôt et vous n’aurez pas à vous inquiéter d’aller à l’hôpital+ », a-t-il dit à l’AFP.

    Cette option, si elle se révélait efficace, n’est toutefois pas possible à grande échelle. Certains scientifiques estiment qu’il serait plus important de développer des anticorps synthétiques, qu’on appelle anticorps monoclonaux, plus facile à distribuer massivement.

    – Son autorisation est-elle politique? – 

    Les commentateurs politiques se sont interrogés sur le calendrier de l’autorisation par l’Agence américaine du médicament (FDA) de ce traitement, à un peu plus de deux mois de la présidentielle américaine, pour laquelle Donald Trump, critiqué pour sa gestion de la crise sanitaire, est à la traîne dans les sondages. 

    La FDA avait déjà autorisé fin mars à utiliser en urgence chloroquine et hydroxychloroquine, traitements un temps défendus par le président. Mais à la suite d’alertes sur les effets secondaires sur le coeur, et après de grandes études montrant qu’ils n’étaient pas efficaces contre le Covid-19, l’autorisation avait été retirée.

    Lors de l’annonce dimanche du feu vert donné au traitement au plasma, Donald Trump et l’agence ont tous deux déformé une statistique clé en déclarant que le plasma réduisait le taux de mortalité de 35 %.

    Une porte-parole de la FDA a par la suite précisé que le chiffre faisait en réalité référence à la réduction du risque de mortalité pour les personnes ayant reçu des niveaux élevés d’anticorps dans l’étude de la Mayo Clinic, par rapport à celles ayant reçu de faibles niveaux.

    Le commissaire de la FDA, le Dr Stephen Hahn, a même présenté des excuses pour avoir déformé la signification de ce chiffre. 

    « J’ai été critiqué pour les remarques que j’ai faites dimanche soir sur les avantages du plasma de convalescence », a déclaré ce responsable dans un fil de tweet lundi soir. « La critique est entièrement justifiée. Ce que j’aurais dû dire, c’est que les données montrent une réduction relative du risque et non une réduction absolue du risque ».

    « Cela sape la crédibilité de tout le gouvernement américain », a dénoncé pour sa part le Dr Matthew Heinz, qui travaillait pour le ministère de la Santé sous la présidence Obama.

    Mais le Dr Daniel Hanley, qui dirige des essais cliniques à l’université Johns Hopkins, a assuré que le niveau de résultats nécessaire pour débloquer une autorisation d’urgence avait bien été atteint. 

    ia/cjc/sdu/vmt

    © Agence France-Presse

  • Au Chili, la solidarité contre la faim, réapparue avec la pandémie

    Au Chili, la solidarité contre la faim, réapparue avec la pandémie

    Mardi 25 août 2020 ((rezonodwes.com))– de coronavirus a réveillé un drame que le Chili croyait avoir éradiqué : la faim. Pour tenter d’y remédier, les soupes populaires se sont multipliées et des restaurants, parfois réputés, ont rallumé leurs fourneaux pour préparer des repas solidaires. 

    A Lo Hermida, dans l’est de l’agglomération de Santiago neuf femmes se sont réunies sous le nom « Les guerrières » pour lancer une soupe populaire qui livre 175 repas par jour à des habitants frappés par la faim mais aussi par le coronavirus, qui a touché de plein fouet ce quartier populaire de la commune de Peñalolén.

    « Je n’aurais jamais pensé que ce serait si nécessaire ici », confie à l’AFP Ruth Lagos, qui se dit surprise par les carences révélées par la pandémie dans ce quartier de 240.000 habitants. Ici, des familles qui avaient réussi à sortir de la pauvreté avec des emplois précaires ont basculé en raison des restrictions sanitaires. 

    Après avoir mis en place des réseaux d’approvisionnement, une cuisine a été installée dans la cour d’une des maisons du quartier. 

    Les « Guerrières » n’avaient jusque-là aucune expérience de la cuisine, mais elles se sont tourné vers l’histoire du quartier dans les années 1980, lorsque la crise économique aiguë en pleine dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990) avait entraîné la multiplication des soupes populaires. 

    Une réalité que ce pays sud-américain, considéré comme stable et prospère jusqu’à l’éclatement de la crise sociale fin 2019, avait pensé avoir laissé derrière lui. 

    « Nous nous battons pour un Chili meilleur et la situation empire de jour en jour », déplore Ruth, qui, à 48 ans, se souvient d’avoir « épluché des pommes de terre » quand elle était enfant avec ses parents pour la soupe populaire ouverte à l’époque dans le quartier. 

    Dans toute la commune de Peñalolén, environ 80 initiatives de ce type ont été lancées. Selon les chiffres d’associations caritatives, au moins 400 fonctionnent dans toute l’agglomération de Santiago, où vivent 7 millions d’habitants.

    – « Remplir l’âme » –

    Pour de nombreuses familles, le repas distribué est le seul de la journée : « Nous survivons grâce à la soupe populaire », reconnaît Paola, qui vient de recevoir une assiette de poulet à la moutarde, accompagnée de riz. Au chômage depuis cinq mois, elle n’a pour l’heure reçu aucune aide de l’Etat. 

    Ailleurs dans la capitale, ce sont des restaurants, parfois réputés, qui ont rouvert leur cuisine, après des mois de fermeture, pour distribuer des repas aux plus pauvres. Cela permet d’aider également les fournisseurs, les transporteurs, notamment scolaires, totalement à l’arrêt depuis la fermeture des écoles. 

    « Cela nous aide beaucoup et cela aide beaucoup d’autres personnes sur toute la chaîne », explique à l’AFP la cheffe Carolina Bazan, propriétaire du Ambrosia Bistro et désignée en 2019 meilleure cheffe par le classement « 50 Best Restaurants » d’Amérique latine. 

    La restauratrice, qui a dû fermer son restaurant pendant deux mois avant de le rouvrir pour faire des livraisons à domicile, a décidé de se joindre à l’initiative « Nourriture pour tous », qui rassemble aujourd’hui 14 restaurants et assure la distribution de 6.000 repas par semaine. 

    Avec deux assistants, Carolina Bazan prépare 450 plats chaque semaine qui sont distribuées à des familles du centre de la capitale. Elle a pour l’heure mis de côté les préparations élaborées qu’elle concoctait dans son restaurant de tradition française pour se concentrer sur une cuisine plus simple. 

    Le plus important c’est surtout que cela soit bon, que cela te remplisse l’âme, et que cela soit nutritif », explique la cheffe de 39 ans, mère de deux enfants. 

    L’initiative « Nourriture pour tous » est financée par des dons qui permettent l’achat de nourriture, la préparation des plats, la rémunération des restaurants et des entreprises de livraison. 

    « Quand nous avons commencé la deuxième semaine de mai, il y avait trois soupes populaires. Deux semaines plus tard, il y en avait 25 et un mois plus tard, 78. La faim monte en flèche au Chili », explique Ana Rivero, une des responsables de cette initiative, aujourd’hui présente à Santiago, mais aussi Antofagasta (nord), Valparaiso et Viña del Mar (centre). 

    pa/pb/yow/jb/dth

    © Agence France-Presse

Televizyon Lakay
Televizyon Lakay
Jwe Jwèt Gratis!
Quiz, Solitaire ak Mo Kaché
Jwèt Ayiti & Karayib — 100% gratis!
Jwe Kounya — 100% Gratis →
English · Français · Kreyòl