Dimanche 13 septembre 2020 ((rezonodwes.com))–« La rue, espace d’expression collective qui existe en dehors des 3 pouvoirs du gouvernement, est un aspect indissociable de la liberté d’expression » a tweeté l’ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince reproduisant un texte de Share America sur les diverses manifestations de rues aux Etats-Unis pour dénoncer le racisme.
« Le plus emblématique de ces rassemblements américains est la Marche sur Washington d’août 1963 » a rappelé Share America précisant que « c’est l’une des plus grandes manifestations pour les droits de l’homme de toute l’histoire des Etats-Unis » et que « tous ces gens s’étaient réunis pour réclamer l’égalité pour tous« .
Les Américains descendent dans la rue pour dire : « Voilà ce qu’on croit dur comme fer, et on veut être entendu », a pour sa part commenté l’ambassade pour introduire le texte « Les Américains manifestent« , rédigé pour Share America par la poétesse Elizabeth Alexander.
Qu’en est-il d’un pays comme Haïti où tous les pouvoirs sont concentrés entre les mains d’un seul individu ?
Les Américains descendent dans la rue pour dire : « Voilà ce qu’on croit dur comme fer, et on veut être entendu. » La rue, espace d’expression collective qui existe en dehors des 3 pouvoirs du gouv, est un aspect indissociable de la liberté d’expression : https://t.co/Npi68GkUu4pic.twitter.com/oxH72SXS9w
États-Unis : Les noirs et les latinos envoyés en prison reçoivent des peines plus longues que leurs homologues blancs condamnés pour des crimes similaires selon un rapport de Harvard Law School.
Massachussets, États-Unis.- Une étude de Harvard University révèle comment le racisme institutionnel s’est subtilement intégré dans le système judiciaire de l’État du Massachusetts aux États-Unis. Les noirs sont également plus susceptibles que les blancs d’être arrêtés et condamnés pour des accusations de drogue et d’armes selon cette étude.
La publication de «Disparités raciales dans le système de justice pénale du Massachusetts» coïncide avec le calcul racial américain résultant des meurtres par la police de George Floyd et d’autres Noirs américains. Les résultats ne devraient donc pas être surprenants.
« Les personnes de couleur sont surreprésentées à tous les stades du système pénal par rapport à leur part de la population dans l’État », a déclaré Felix Owusu, chercheur au programme de politique de justice pénale de l’université et auteur du rapport au Harvard Gazette.
« Le rapport parle de la nécessité de considérer entièrement les politiques en dehors des tribunaux, comme la façon dont nous structurons nos communautés, économiquement, socialement, comment nous contrôlons nos communautés et quels types d’activités criminaliser du tout », a déclaré Félix Owusu au magazine de l’Université.
Le rapport de 100 pages met en évidence une analyse d’un an de plus d’un million de cas. Un examen des données de 2014 par la Massachusetts Sentencing Commission a révélé que l’État enfermait des Noirs à un taux près de 8 fois plus que celui des Blancs et des Latinos à 4,9 fois celui de leurs homologues blancs.
Les chercheurs ont déclaré avoir assumé la tâche après que le juge en chef Ralph D. Gants de la Cour Suprême du Massachusetts a demandé un examen plus approfondi des disparités.
Un rapport sur le service de police de Boston de 2007 à 2010 a révélé que les Noirs – qui représentent 24% de la population de la ville – représentaient 63% des personnes interrogées, arrêtées ou fouillées.
Les Latinos représentent 12% de la population mais ont été soumis à 18% de ces rencontres. « La disparité dans les recherches était plus compatible avec les préjugés raciaux qu’avec les différences de conduite criminelle », ont écrit les chercheurs de Harvard Law School.
Les Noirs ont été condamnés en moyenne 168 jours de plus et les Latinos en moyenne 148 jours de plus que leurs homologues blancs. Les Noirs et les Latinos ont reçu des accusations initiales plus graves que les accusés blancs, annulant d’éventuels accords de plaidoyer et les exposant à des peines plus longues.
Dessalines a juré à Jefferson, bien avant la bataille de Vertières, l’expulsion des bourreaux des nègres de Saint-Domingue.
Dimanche 13 septembre 2020 ((rezonodwes.com))–Flashback–
Au quartier Général, Habitation de Frère, Plaine du Cul de Sac, 23 Juin 1803
Jean Jacques Dessalines, Général en chef de l’Armée de Saint-Domingue
à
Monsieur le président des Etats-Unis d’Amérique
Monsieur Le Président,
La Goélette des Etats-Unis (La Fédérale, Capitaine Neheniah Barr) forcée d’entrer dans le port du Petit Goâve par nos chaloupes en croisière, m’offre l’honneur de vous instruire des événements survenus dans notre malheureuse isle depuis l’arrivée des Français et de la révolution qu’y a occasionné la tirannie de leur gouvernement oppresseur.
Lassé de payer par l’effusion de tout notre sang le prix de notre aveugle fidélité à une métropole qui égorge ses enfans, le peuple de Saint Domingue, à l’exemple des nations les plus sages, a secoué le joug de la tirannie et juré l’expulsion de ses bourreaux.
Déjà nos campagnes sont purgées de leur aspect; quelques villes leur restent encore, mais n’offrent plus rien à leur avide rapacité.
Le commerce avec les États-Unis, Monsieur le Président, présente aux immenses récoltes que nous avons en dépôt et à celles plus riantes encore qui se préparent cette année, un débouché que nous réclamons des armateurs de votre Nation. Ses anciennes Relations avec St. Domingue ont du la convaincre de la loyauté et de la bonne foi avec lesquelles ses bâtimens seront accueillis dans nos ports.
Le retour de la goélette la Fédérale lui prouvera nos dispositions actuelles.
Agréez, Monsieur Le Président, être persuadé de l’empressement que je mettrai à contribuer de toute l’autorité qui m’est confiée à la sûreté des bâtimens des Etats-Unis et à l’avantage qu’ils retireront de nos échanges.
Agréez, Monsieur Le Président, l’expression de la plus haute considération pour Votre personne.
États-Unis.- Alors qu’il était de passage dans un Burger King à South Africa dans le Queens accompagné de son ami Jay Manzini, le rappeur américain Curtis Jackson « 50 Cent » a montré une grande générosité est distribuant des billets de banque aux employés comme pourboire. 30 mille dollars en cash selon des informations circulant sur les réseaux sociaux.
Il voulait ainsi encourager les travailleurs de ce Burger King confrontés à la crise sanitaire mondiale découlant de la pandémie du nouveau coronavirus.
Des millions de travailleurs de plusieurs secteurs, dont la restauration rapide, sont contraints de reprendre leur poste alors que le COVID-19 continue de faire de nombreuses victimes aux États-Unis, le pays le plus touché en nombre de morts et de contaminés.
Ce geste traduit certainement une grande générosité pour le personnel de ce fast-food de Queens mais la somme dépensée représente une broutille pour 50 Cent et Jay Manzini qui disposent de comptes en banque bien garnies et jouissent d’une très grande popularité.
La matinée de violence enregistrée le samedi 12 septembre à Port-au-Prince est le résultat du crétinisme du Commissaire du Gouvernement selon l’OPC qui condamne le silence du ministre de la justice dans cette affaire.
Port-au-Prince , Haïti .- Samedi 12 septembre, la capitale haïtienne a connu une de ses pires journées. Au moins 10 véhicules de services publics et privés ont été incendiés dans le cadre du mouvement de protestation déclenchée non sans violence par des frères d’armes et des proches des 5 policiers ayant fait l’objet vendredi 11 septembre, d’un ordre de dépôt de la part du Commissaire du Gouvernement près le Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince, Me Ducarmel Gabriel, dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Me Monferrier Dorval.
Moins de 24 heures après, l’Office de la Protection du Citoyen réagit pour condamner le silence du ministre de la justice, Me Rockfeller Vincent. “Où était passé le Ministre de la justice quand on sait que le Commissaire du Gouvernement est le représentant de l’exécutif au sein de l’appareil judiciaire?”,écrit l’OPC dans un communiqué portant la signature du Protecteur du Citoyen, Renan Hédouville.
L’OPC prend pour responsable le chef du parquet de Port-au-Prince qui, par ce qu’il appelle son crétinisme, n’a pas eu la perspicacité de transférer le dossier au cabinet d’instruction au lieu de lancer des mandats de dépôts à l’encontre des policiers.
Par ailleurs, l’OPC se questionne sur l’attitude des membres du Conseil Supérieur de la Police Nationale d’Haïti qui, selon cette structure indépendante nationale de protection des droits humains, ont attendu le pourrissement de la situation au lieu d’intervenir en amont.
Dénonçant les scènes terribles qui se sont déroulées dans la matinée du samedi 12 septembre créant une psychose de peur dans le pays, L’OPC rappelle que ces démonstrations violentes et inacceptable ont mis à nu Haïti comme un pays incontrôlable se trouvant sur une voie anarchique et explosive.
Dimanche 13 septembre 2020 ((rezonodwes.com))– Des dizaines de milliers de manifestants ont défilé à Minsk dimanche à l’appel de l’opposition, une mobilisation qui ne faiblit pas pour protester contre le président Alexandre Loukachenko malgré la répression et l’arrestation de 400 personnes.
L’opposition, qui a fait descendre chaque weekend depuis la présidentielle du 9 août plus de 100.000 personnes dans les seules rues de la capitale, a fait une nouvelle fois face dimanche à un déploiement massif des forces de sécurité, équipées de blindés et de canons à eau, notamment devant la présidence où les manifestants ont tenté de se rendre avant d’être bloqués par la police.
Plusieurs dizaines de milliers de personnes étaient visibles dans le centre de Minsk, formant une colonne de plusieurs kilomètres de long, selon un journaliste de l’AFP. Des milliers de manifestants se sont aussi rassemblés dans d’autres villes du pays.
La police a annoncé avoir procédé à l’arrestation de 400 personnes à Minsk lors de ce défilé baptisé « marche des héros » en référence aux victimes de la répression.
Le ministère de l’Intérieur a aussi justifié un tir de sommation, en l’air, par un policier, selon lui pour repousser un groupe de manifestants qui s’opposaient à l’arrestation d’autres protestataires.
L’ONG de défense des droits humains Viasna a aussi rapporté l’arrestation de plus de 200 personnes dans d’autres villes du pays.
« Je suis venu défiler pour la liberté et je compte toujours venir défiler, tant que nous ne l’obtenons pas par des moyens pacifiques », a déclaré à l’AFP l’un des manifestants, Oleg Zimine, 60 ans.
« Nous sommes prêts à marcher jusqu’à ce que le pouvoir change, tant que nous pouvons marcher physiquement. Nous n’avons jamais manqué un dimanche », abondent deux autres participants, les frères Matveï et Zakhar Kravtchenko, âgés d’une vingtaine d’années. Le weekend dernier, plus de 600 personnes avaient été arrêtées en marge d’un tel rassemblement à Minsk et dans d’autres villes. Plusieurs dizaines de femmes, participant à une marche féminine, ont aussi été brutalement arrêtées samedi.
La semaine passée a été marquée par l’arrestation rocambolesque d’une de ses proches, Maria Kolesnikova. Elle a été enlevée par des hommes masqués au lendemain de la manifestation du 6 septembre, après quoi elle a résisté aux agents qui tentaient de l’exiler de force en Ukraine.
Elle est désormais détenue, accusée d’ »atteinte à la sécurité nationale ».
Une seule membre de la direction du « conseil de coordination » créé par l’opposition pour négocier une transition au pouvoir est encore au Bélarus et en liberté. Il s’agit de la prix Nobel de littérature Svetlana Alexievitch, qui a fait l’objet d’intimidations. Malgré l’ampleur de la contestation, M. Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, a exclu tout compromis significatif, n’évoquant qu’une vague réforme à venir de la Constitution. Il accuse les Occidentaux de soutenir la protestation, se tournant vers Moscou pour garder son emprise.
Des milliers de personnes ont été arrêtées depuis le début du mouvement et les accusations de torture de prisonniers se sont multipliées.
L’Union européenne et les Etats-Unis ont prévu de sanctionner les cadres du régime.
La Russie a elle graduellement accru son appui à M. Loukachenko, Vladimir Poutine allant finalement jusqu’à promettre une intervention sur place si les manifestations devaient dégénérer en violences.
Lundi, les deux hommes doivent se voir en Russie, pour la première fois depuis le début de la crise, sur fond de discussions pour une intégration plus poussée entre les deux pays, déjà membres d’une union économique et d’une alliance militaire. Après avoir résisté pendant des années aux pressions de Moscou, Alexandre Loukachenko, a fait un virage à 180 degrés dès le début de la contestation, se présentant comme le dernier rempart de la Russie face à une offensive occidentale.
En Haïti, le ministre de l’Education nationale concocterait avec le Parquet de Port-au-Prince, un plan macabre d’arrestation d’enseignants et de syndicalistes au lieu de faciliter un environnement agréable et serein pour l’enseignement et payer tous les arriérés de salaire dûs depuis plusieurs mois.
Agénor cherche lundi à embrasser ses ennemis pour mieux les étouffer, commente-on dans le milieu des syndicalistes d’enseignants en Haïti.
Dimanche 13 septembre 2020 ((rezonodwes.com))–Le ministre dominicain de l’Education nationale, Roberto Fulcar, a annoncé dimanche que dès lundi, la livraison des ordinateurs pour l’année scolaire 2020-2021 aux instituteurs et enseignants, commencera.
« Nous avons élaboré la rationalisation du curriculum, nous avons préparé les ordinateurs des enseignants et le programme de formation des enseignants« , a indiqué M. Fulcar.
Fulcar a présenté au Conseil des ministres le rapport sur les indicateurs de performance depuis la présentation du Plan national d’éducation 2020-2021 en République Dominicaine.
Condamné aux assises à 5 ans de prison pour avoir violé son assistante pendant 10 ans, un cadre libéré au bout de trois mois!
Dimanche 13 septembre 2020 ((rezonodwes.com))–L’avocat Avi Bitton n’en revient toujours pas, tant un tel rebondissement en faveur de la défense, dans une affaire de crime sexuel, est peu commun. Son client, cadre dans le secteur de la serrurerie condamné le 13 mars 2020 à cinq ans de réclusion par la cour d’assises de l’Essonne pour avoir violé son assistante pendant dix ans, a été libéré le 16 mai… soit trois mois seulement après la sentence.
Certes, l’homme de 60 ans a fait appel, mais une telle décision de remise en liberté reste exceptionnelle. D’autant que ce dernier a été condamné à une peine avec sursis en 2017, pour agression sexuelle au travail, déjà.
« De nombreux détenus sont dans ce cas et pourtant on ne les libère pas«
Pour Me Bitton, cette libération soudaine est le signe que « le fond de l’affaire peut laisser penser qu’il est innocent« . C’est en tout cas ce que l’avocat a plaidé devant la chambre de l’instruction. Dans les faits, cette instance chargée d’examiner la demande de mise en liberté de son client lui a donné raison au motif que ce dernier avait un travail et un logement. « Mais de nombreux détenus sont dans ce cas et pourtant on ne les libère pas« , remarque l’avocat.
Tout a commencé en février 2014, lorsqu’une assistante porte plainte contre ce supérieur hiérarchique ; elle dénonce une trentaine de relations sexuelles non consenties pendant dix ans. Ce qui l’a conduite à, comme l’écrit la cour d’assises dans son arrêt, « briser l’engrenage »? Une autre plainte contre le même homme, pour harcèlement et agression sexuels, celle d’une jeune collègue, nouvelle arrivante dans l’entreprise. Cette affaire dans l’affaire a conduit à sa condamnation pour agression sexuelle.
La notion d’emprise au cœur de l’affaire
Me Bitton assure de son côté que son client et la secrétaire ont entretenu, entre 2003 et 2014, « une relation extraconjugale ». Il évoque notamment des rapports sexuels chez la plaignante, qui avait donné à son supérieur le planning de son policier de mari, et les cadeaux qu’elle lui a faits. Pendant l’audience, l’avocat a brandi un tee-shirt noir arborant dans le dos l’île de la Réunion se confondant avec une femme nue, une bouteille de rhum, ou encore des accessoires de bureau estampillés PSG, une des passions de l’accusé.
Sourde à ces arguments, la cour d’assises relève dans son arrêt une « situation d’emprise caractéristique de la contrainte morale » dans laquelle se serait trouvée cette femme prise dans l’ »engrenage » d’une longue « relation ». L’acte fondateur, selon la cour, en est un viol prescrit survenu alors que cette dernière, alors âgée de 24 ans, venait d’intégrer l’entreprise. Le directeur l’avait, dit-elle, renversée sur une table alors qu’elle faisait des photocopies. « Alors qu’elle se relevait en pleurant, est-il détaillé dans les motivations de l’arrêt, il l’avait prise dans ses bras en la consolant. »
« Ma cliente a été victime de plusieurs viols au cours desquels elle s'est débattue, en vain«
« Ma cliente a été victime de plusieurs viols au cours desquels elle s’est débattue, en vain, appuie Marjolaine Vignola, l’avocate de l’assistante. Puis elle a cessé de résister physiquement, tout en témoignant de son opposition. » Pour l’avocat de la défense, la notion d’emprise, qui n’a pas de définition dans le Code pénal, serait « la bouée de sauvetage d’accusations de viol désespérées » dans un dossier sans aucune preuve. Et la relation d’assujettissement qui découlerait de ce viol prescrit, « une thèse » non étayée.
De fait, plaide-t-il, « la cour n’explique à aucun moment pourquoi la plaignante n’a jamais démissionné de l’entreprise en dix ans », ce qui de son point de vue pose la question du consentement« .
Pour Me Vignola, la remise en liberté d’un homme qui, après avoir été licencié pour faute grave dans cette affaire, a retrouvé du travail dans le même secteur « donne le signal que la justice est assez peu protectrice des femmes« , recréant « exactement les mêmes conditions qui lui ont permis d’agresser des salariées de son ex-entreprise« .
«Les gouvernants doivent répondre aux justes aspirations»
pape François
Ce dimanche, le pape François a exhorté les manifestants du monde entier à être pacifiques et les autorités à respecter leurs droits, sans mentionner aucun pays en particulier, alors que son « ministre des affaires étrangères » Mgr. Paul Gallagher est en Biélorussie.
Le président haitien Jovenel Moise est-il à même de comprendre la portée de ce message quand Haïti est à l’heure de répression et d’exactions à moins de 5 moins de la fin de son mandat constitutionnel ?
En Haïti, c’est à coup de matraques, de balles réelles, de gaz lacrymogènes, de piétinements, d’intimidations, de mandats d’amener… que l’actuel gouvernement autoritaire mette fin à toute tentative de manifestations pacifiques pour soumettre des revendications sociales et dénoncer des actes de corruption.
les gouvernants doivent assurer le plein respect des droits de l’homme et des libertés civiles
Dimanche 13 septembre 2020 ((rezonodwes.com))–Après la prière mariale de l’angélus du dimanche 13 septembre, le Souverain Pontife a appelé tous les manifestants dans le monde à présenter pacifiquement leurs revendications.
Le Pape François a adressé ses pensées aux «nombreuses manifestations populaires de protestation qui expriment le malaise croissant de la société civile face à des situations politiques et sociales particulièrement critiques», un peu partout dans le monde, sans citer de pays particuliers.
«Les gouvernants doivent répondre aux justes aspirations»
Tout en exhortant les manifestants à présenter leurs revendications pacifiquement, «sans céder à la tentation de l’agression et de la violence » le pape François « a appelé tous ceux qui ont des responsabilités publiques et gouvernementales à écouter la voix de leurs concitoyens et à répondre à leurs justes aspirations en assurant le plein respect des droits de l’homme et des libertés civiles« .
Le souverain a également lancé un appel à l’égard de communautés ecclésiales vivant dans de tels contextes à travailler «en faveur du dialogue et de la réconciliation».
Sources combinées et Vatican News
1-00? Pa gen anyen ki pwouve se pa bandi Jovenel mete pou f represyon sou elev yo. https://t.co/WPQVHrRj1X
Tout vrai et grand dirigeant responsable aurait choisi d’annuler tout déplacement en dehors du siège du gouvernement pour gérer une crise susceptible de causer des dommages collatéraux en pertes de matériels et de vies humaines. Tel n’a pas été le cas samedi en Haïti au moment où des policiers d’une garnison de la capitale donnait une forte et violente démonstration pour exiger du régime, la libération ipso facto de 5 des leurs.
minute de réflexion
Jovenel Moise a INAUGURÉ samedi à Aquin, tenez-vous bien, "DES TRAVAUX DE RÉPARATION et de RENFORCEMENT d'une centrale électrique".
Dimanche septembre 2020 ((rezonodwes.com))–N’était-ce pas une note du service de presse de la présidence dans un élan de propagande outrancière, personne ne saurait que l’apprenti-dictateur s’était retrouvé samedi hors de la capitale, alors que des scènes horribles s’y étaient déroulés. Les auteurs de ces actes de briganday sont signés d’une unité spéciale de la Police nationale d’Haïti chargée du « maintien d’ordre » et de bombarder le peuple de gaz lacrymo lors des manifestations pacifiques anti-Jovenel Moise.
M. Jovenel Moise, dénoncé la veille par un agent de l’UDMO, sous couvert de l’anonymat, d’avoir vite fait de débloquer des arriérés de frais de paiement et tous arriérés ou de tous autres frais applicables au solde de ces policiers, aurait reçu l’assurance que rien n’allait se passer samedi à Port-au-Prince. Tout de go, il a longé la Nationale #2, défoncée à certains endroits, pour aller « inaugurer » – un terme équivoquent – à Vieux-Bourg-d’Aquin et nous citons: « travay reparasyon ak ranfòsman santral elektrik vye Boudaken« .
« Mwen kontan inogire, jodi samdi 12 septanm 2020 an, travay reparasyon ak ranfòsman santral elektrik vye Boudaken ki pwal penmèt moun nan Aken, Sen Michel, Fondènèg, jwenn kouran pandan 18 èd tan pa jou« , a tweeté le président Jovenel Moise dont la fin de mandat constitutionnel arrive le 7 février 2021 à 23:59, à moins qu’il opte, sous les armes et baïonnettes des gangs G9 an fanmi et de son armée embryonnaire, pour l’instauration d’une nouvelle dictature atroce en Haïti, l’un des pays les plus pauvres au monde et le plus corrompu de la région des Caraïbes.
Jovenel Moise, qui n’arrête pas à tout bout champ de parler de projet d’électricité 24/24 alors que la date pour la concrétisation de cette promesse de campagne est longtemps dépassée, a « inauguré » les travaux d’une usine qui va produire de l’électricité 18/24.
A en croire un communiqué de la présidence ayant pris le soin de ne pas révéler le coût et la capacité de production de la nouvelle usine « remise à neuf » dont les travaux de démarrage sont déjà inaugurés par le président, sans pour autant fournir présentement des services à la population, celle-ci « devra alimenter pendant 18 heures 3 communes en électricité, entre autres, Saint-Michel-de-l’Attalaye, Fonds-des-Nègres et Aquin« .
Si le gouvernement vient avec une activité d’un nouveau genre dont la production de l’énergie électrique n’est pas prévue pendant 24/24, quand finalement le sera-t-elle? Serait-ce qu’au lendemain du 7 février 2021 ? Ou byen lè CEP-Dermalog la pase pouvwa-a bay Michel Martelly pour prouver qu’à l’instar de Joseph Jouthe, tous les haitiens sont des « salopri« , kap manje e bwè vomi’l ankò.
Attention ! Pour répéter Claude Joseph, Martelly et les Tèt Kale veulent le pot et l’argent du beurre » et à Eddy Jackson Alexis de renforcer le clou dans la plaie en révélant que ce régime n’a pas achevé plus de 70% des projets pour lesquels des millions ont été débloqués des fonds de Petro Caribe. Nous sommes en septembre 2021, personne n’est dupe, zafè kouwan 24/24 eten’n depi fen 2018.