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  • Flashback – 27 janvier 2016. Avortement de l’élection « gren’n soulye », les patrons haïtiens mécontents « exigent la démission de Pierre Louis Opont du CEP »!

    Flashback – 27 janvier 2016. Avortement de l’élection « gren’n soulye », les patrons haïtiens mécontents « exigent la démission de Pierre Louis Opont du CEP »!

    Et qui viendra en juillet 2020 montrer la porte de sortie du PPV (Pensionnat de Pétion-Ville) à Léopold Berlanger et son équipe qui n’avaient même pas essayé en juin 2017, de pourvoir au remplacement du siège vacant de Guy Philippe, empêché de rejoindre la belle équipe de sénateurs cowboys sensibles à la gâchette.

    En mai 2011, Opont leur a été d’une grande utilité en délivrant la marchandise. D’ailleurs il a admis 5 ans plus tard, qu’on lui a fait publier un résultat contraire aux chiffres qu’il avait en sa possession. Élections libres et démocratiques en Haïti, ça fait rire

    ces patrons peuvent tout exiger, tout ordonner, tout manigancer, tout recommander…ou imposer leurs idées, sauf sortir réellement Haïti du sous-développement et de la merde.

    Samedi 4 juillet 2020 ((rezonodwes.com))–Flashback–Texte original du 28 janvier 2016.

    Les patrons haïtiens exigent la démission de Pierre Louis Opont du CEP!


    Port-au-Prince, le 27 janvier 2016

    Monsieur Pierre-Louis Opont
    Président du
    Conseil Electoral Provisoire (CEP)
    En ses Bureaux

    Monsieur le Président,

    Le Forum Economique du Secteur Privé prend acte qu’à la date du 27 janvier 2016, le processus mené par le Conseil Electoral Provisoire, dont vous assumez la Présidence, n’a pu et ne pourra pas aboutir à l’installation d’un nouveau Président de la République issu d’élections démocratiques le 7 février prochain.

    Tout en remerciant pour votre disponibilité et pour vos efforts en vue de remplir cette difficile mission et servir ainsi les intérêts supérieurs du pays, le Forum Economique du Secteur Privé sollicite par la présente que vous veuillez bien vous démettre de vos fonctions, en vue de permettre à la Nation de trouver une issue à la crise actuelle.

    En vous remerciant de l’attention que vous accorderez à cette demande, le Forum Economique saisit l’occasion pour vous renouveler, Monsieur le Président, ses meilleures salutations.

    RÉSOLUTION DU FORUM ECONOMIQUE.

    On attend la suite pour authentification!

    forumeconomique
  • Haïti compte 6 230 cas positifs de Covid-19 incluant les 129 nouvelles infections dépistées jeudi

    Haïti compte 6 230 cas positifs de Covid-19 incluant les 129 nouvelles infections dépistées jeudi

    Vendredi 3 juillet 2020 ((rezonodwes.com))–Haïti qui vient tout juste de rouvrir ses frontières au trafic aérien, avec la plus grande satisfaction des autorités, compte actuellement 6 230 cas positifs de Covid-19 et un nouveau chiffre record de dépistage de la pandémie en 24 heures, selon un bulletin du ministère de la Santé.

    Au total, le pays enregistre 110 décès dûs au coronavirus et 1 286 personnes auraient été guéries de la pandémie, a révélé le MSPP sans toutefois préciser si un second test de dépistage a lieu pour confirmer les guérisons.

    Notons que pour la seule journée de jeudi 2 juillet 2020, les autorités sanitaires ont indiqué avoir dépisté 129 nouveaux cas de covid-19, alors que le gouvernement vient d’annoncer pour le 12 juillet prochain, la reprise des activités religieuses et quant au retour des élèves sur les bancs de classe et des étudiants à la Fac, la date prévue est le 10 août.

  • L’inclusion financière numérique au temps de la COVID

    L’inclusion financière numérique au temps de la COVID

    par Ulric Eriksson von Allmen, Purva Khera, Sumiko Ogawa, et Ratna Sahay

    Vendredi 3 juillet 2020 ((rezonodwes.com))–

    La pandémie de COVID-19 pourrait changer la donne sur le plan des services financiers numériques. Les ménages à faible revenu et les petites entreprises peuvent grandement bénéficier des percées dans les domaines de l’argent mobile, des services de technologie financière et des opérations bancaires en ligne.

    Par ailleurs, les services financiers numériques favorisent l’inclusion financière, qui, elle,  peut également stimuler la croissance économique. Si la pandémie devrait accroître l’utilisation de ces services, elle cause aussi des difficultés pour la croissance des plus petits acteurs du secteur et met en évidence les inégalités d’accès aux infrastructures numériques. Il faudra agir sur plusieurs fronts pour assurer une inclusion optimale à l’avenir.

    Beaucoup de pays (dont le Libéria, le Ghana, le Kenya, le Koweït, Myanmar, le Paraguay et le Portugal) facilitent cette transition grâce à des mesures comme la baisse des frais et le relèvement du plafond pour les transactions d’argent mobile.

    L’Afrique et l’Asie comme chefs de file

    Dans une nouvelle étude, nous présentons un indice d’inclusion financière numérique qui mesure les progrès accomplis dans 52 pays émergents ou en développement. Il ressort de cette étude que l’inclusion financière a augmenté entre 2014 et 2017 du fait de la numérisation, même dans les pays où l’inclusion financière par le biais des services bancaires traditionnels était en baisse. Cette tendance s’est probablement confirmée depuis.   

    L’Afrique et l’Asie sont les chefs de file de l’inclusion financière numérique, malgré de grandes disparités entre pays. En Afrique, les leaders sont le Ghana, le Kenya et l’Ouganda. En comparaison, les services financiers numériques ne sont pas aussi répandus au Moyen-Orient et en Amérique latine. Dans certains pays, tels que le Chili et le Panama, cela est probablement dû à un taux de bancarisation relativement plus élevé.

    Dans la plupart des pays, les services de paiement numérique ouvrent la voie aux prêts numériques : les entreprises recueillent des données sur les utilisateurs et trouvent de nouveaux moyens de s’en servir pour analyser la solvabilité des emprunteurs. Le crédit en ligne, au moyen de plateformes numériques qui relient directement les prêteurs aux emprunteurs (« marketplace lending »), a doublé en valeur entre 2015 et 2017. Jusqu’à présent, ces marchés sont concentrés en Chine, au Royaume-Uni et aux États-Unis mais ils semblent être en expansion dans d’autres pays, tels que le Kenya et l’Inde.

    Les avantages au-delà de l’inclusion financière

    L’inclusion financière profite à l’économie et à la société dans leur ensemble. D’après des études antérieures, l’offre de services financiers traditionnels aux ménages à faible revenu et aux petites entreprises va de pair avec une accélération de la  croissance et une réduction des inégalités de revenus. Selon notre analyse, l’inclusion financière numérique est également liée à une croissance du PIB plus forte.

    Durant la période de confinement, les services financiers numériques permettent aux pouvoirs publics de fournir des aides de manière rapide et sécurisée (lien vers le document de la série spéciale) aux populations et aux entreprises reculées, comme c’est notamment le cas en Namibie, au Pérou, en Zambie et en Ouganda. Cela contribuera à atténuer les répercussions économiques de la pandémie et peut-être à affermir la reprise.

    Le travail à accomplir

    Pour exploiter le grand potentiel des services financiers numériques durant l’après-COVID, plusieurs facteurs doivent être réunis. Égalité d’accès aux infrastructures numériques (électricité, réseaux mobiles et Internet, et identité numérique) ; alphabétisation financière et numérique accrue ; et absence de distorsions des  données sont nécessaires pour une reprise plus inclusive .

    Il ressort de l’enquête mondiale que nous avons menée auprès de 70 parties prenantes (entreprises de fintech, banques centrales, organes de réglementation et banques) que les instances de réglementation doivent suivre les rapides changements technologiques dans la fintech pour garantir la protection des consommateurs et des données, la cybersécurité et l’interopérabilité entre les utilisateurs et les pays. Les entreprises de fintech ont également fait état de la pénurie de codeurs à l’échelle mondiale, c’est-à-dire de développeurs et de programmeurs de logiciels.

    Dans le même temps, il est important de veiller à ce que le paysage de la fintech reste assez concurrentiel pour optimiser les gains des services financiers numériques. La crise de la COVID-19 pourrait présenter des avantages pour le secteur mais elle crée également des difficultés pour les plus petites entreprises de fintech : resserrement des financements, augmentation des prêts improductifs, baisse du nombre d’opérations et de la demande de crédit.

    Certains ont suspendu l’octroi de nouveaux prêts depuis le début du confinement. Des regroupements massifs de startups et la réduction de leurs activités pourraient conduire à une plus grande concentration dans le secteur et entraver l’inclusion. Il serait donc dans l’intérêt du public d’accélérer la mise en place de dispositifs de gouvernance pour les grandes entreprises de fintech.

    Dans le contexte de la pandémie, il est devenu clair que la tendance vers une numérisation accrue des services financiers n’est pas prête de s’inverser. Afin de bâtir des sociétés inclusives et de remédier aux inégalités croissantes pendant et après la crise, les dirigeants à l’échelle nationale et internationale devraient combler le fossé numérique entre les pays et au sein de ceux-ci pour tirer parti des services financiers numériques.

    Il convient donc de trouver le juste équilibre entre, d’une part, promouvoir  l’innovation financière et, d’autre part, faire face à plusieurs  risques : la protection insuffisante des consommateurs, le manque d’alphabétisation financière et numérique, l’inégalité d’accès aux infrastructures numériques et les distorsions des données doivent faire l’objet de mesures à l’échelle nationale ; la lutte contre le blanchiment de capitaux et les cyber-risques doit reposer sur des accords internationaux et le partage des informations, notamment sur les lois antitrust pour garantir une concurrence adéquate.

  • Haïti – Gestion de covid-19 : la ministre Greta Clément s’accorde une mention spéciale « pour la création rapide des structures dès le diagnostic des premiers cas confirmés »

    Haïti – Gestion de covid-19 : la ministre Greta Clément s’accorde une mention spéciale « pour la création rapide des structures dès le diagnostic des premiers cas confirmés »

    Vendredi 3 juillet 2020 ((rezonodwes.com))–Malgré les nombreuses critiques portées à l’endroit des autorités haïtiennes pour la gestion opaque de la pandémie de covid-19, la ministre de la Santé, Dr. Greta Clément, comme à l’Ecole des Fans, s’accorde un satisfecit, car selon elle, avec la création rapide de l’unité scientifique, de la commission multisectorielle et de l’unité de communication, tous les besoins auraient été comblés.

    La ministre qui aurait oublié que les commandes de $19 millions d’équipements et de matériels covid-19 placées en Chine et délivrées après plus d’un mois de retard, dans l’opacité totale, a salué vendredi la réponse apportée à la pandémie avec la création rapide de plusieurs structures pour sa gestion, tout en reconnaissant l’impact négatif sur la population.

    Dr. Clément qui n’est pas sans savoir que la presque totalité des Haïtiens ne détiennent pas une assurance-maladie, a rappelé que le pays, l’un des plus corrompus de la Caraïbe, « a fait face au Covid-19 à un moment où le système de santé est en proie à des crises récurrentes et à des ressources limitées« , ce qui rend certains indicateurs alarmants, a-t-elle-ajouté. La corruption et la dilapidation des fonds de Petro Caribe ont empêché Port-au-prince de rouvrir le plus grand centre hospitalier et de référence du pays.

    Toutefois, la ministre de facto de la Santé a noté la création rapide de l’unité scientifique, de la commission multisectorielle et de l’unité de communication, des structures qui, dès le diagnostic des premiers cas, ont élaboré une réponse rapide aux défis posés par la pandémie. Elle a également salué la bonne cohésion nationale en temps de crise, la solidarité active du secteur privé de la santé et le dévouement des donateurs et de la société civile.

    Roy Clement a reconnu qu’en plus des conséquences économiques et sociales évidentes, avec le déclin de toutes les activités, Covid-19 affecte également la santé mentale de la population, en particulier avec l’apparition de la peur et du stress, qui peuvent générer une certaine agressivité dans la société, a-t-elle dit.

    La ministre qui n’a moins de 7 mois à passer au ministère de la Santé, a indiqué qu’elle travaille à la création d’un site web interactif qui tiendra la population informée, ainsi que d’une plateforme capable de relier les dix départements géographiques du pays, dans le souci, selon elle, pour résoudre des problèmes de santé mentale et d’autres en dépit que son institution n’ait pas créé depuis 2017, un seul nouveau centre hospitalier.

    Soulignons que trois mois après les premiers diagnostics, Haïti a enregistré 6 101 infections, 107 décès et « 1 141 guérisons », alors que la maladie est principalement concentrée dans la région métropolitaine.

  • Panama-Impunité: les deux anciens présidents accusés de blanchiment d’argent interdits de quitter le pays et tous les 30 jrs doivent signifier leur présence au Commissariat

    Panama-Impunité: les deux anciens présidents accusés de blanchiment d’argent interdits de quitter le pays et tous les 30 jrs doivent signifier leur présence au Commissariat

    Voilà l’exemple concret comme toute réponse sérieuse à la lutte contre l’impunité. Le BINUH accepterait-il que des juges haitiens questionnent le président Jovenel Moise sur sa présumée participation dans la dilapidation des fonds de Petro Caribe, après le 7 février 2021 ?

    La justice panaméenne interdit aux anciens présidents Martinelli et Varela de quitter le pays, qui font l’objet d’une enquête pour corruption.

    les deux ont l’obligation de se présenter au tribunal tous les 30 jours

    Vendredi 3 juillet 2020 ((rezonodwes.com))–Les anciens présidents panaméens Ricardo Martinelli (2009-2014) et Juan Carlos Varela (2014-2019) ne pourront pas quitter le pays en raison des mesures de précaution imposées par les autorités judiciaires après leur comparution jeudi pour deux affaires de blanchiment d’argent.

    Les deux hommes sont arrivés au siège du parquet spécialisé dans la lutte contre la corruption, entre la foule et la pression, pour rendre compte de l’affaire  » Odebrecht  » pour ce qui est de Varela et de l’affaire  » News Business  » pour ce qui est de Martinelli.

    « Nous sommes venus aujourd’hui pour nous conformer à la convocation du ministère (public). Comme je l’ai dit dans tous mes discours, personne n’est au-dessus de la loi. Tous les citoyens doivent être responsables« , a déclaré M. Varela aux journalistes, comme le rapporte le quotidien panaméen La Prensa.

    Dans sa déclaration, Varela a de nouveau insisté sur le fait que l’argent versé par l’entreprise de construction brésilienne Odebrecht au parti panaméen pour les élections de 2009 et 2014 était des « dons« .

    Dans son cas, Martinelli s’est conformé à la convocation mais a exercé son droit de ne pas témoigner, ce que son ancien vice-président lui a reproché. « Lorsque vous faites partie d’un processus et que vous êtes sûr de votre innocence, vous devez adopter la bonne attitude en matière de procédure : allez répondre », a déclaré M. Varela.

    M. Martinelli, qui est accusé d’avoir acheté Editora Panamá América SA (EPASA) avec des fonds publics, a également fourni un « certificat d’incapacité » dans lequel son cardiologue l’a déclaré inapte entre le 1er et le 3 juillet.

    L’ancien président a seulement pris la parole dans la salle d’audience pour plaider « non coupable de toutes les accusations« . À son départ, il a déclaré à la presse qu’il était poursuivi parce que Varela « est toujours en charge du ministère public ».

    Interrogé sur la manière dont cela est possible, étant donné que Varela lui-même est également en procès, il a déclaré qu’en réalité son but est de « fermer » le groupe EPASA, qui publie « El Panamá América », « le seul média indépendant qui dit la vérité ».

    Le même jour, Martinellí a également été convoqué pour témoigner dans l’affaire Odebrecht, mais son avocat a déclaré qu’il ne se présenterait même pas à l’audience. « Comment peut-il venir s’il est en incapacité », a-t-il dit.

    La journée d’audience pour les anciens présidents s’est terminée par l’interdiction de quitter le pays pour les deux et l’obligation de se présenter tous les 30 jours pour Varela et tous les 15 jours pour Martinelli, qui a été extradé des États-Unis il y a deux ans.

  • Publication de nouveaux décrets : L’église Catholique dit non!

    Publication de nouveaux décrets : L’église Catholique dit non!

    L’église Catholique juge “éthiquement et moralement inacceptable” la publication des décrets du président

    La Conférence épiscopale d’Haïti (CEH) dans une note de presse signée de 17 évêques dont le cardinal Chibly Langlois a confié sa position sur la publication récente de deux décrets celui portant sur le Numéro d’Identification Nationale Unique et la Carte d’Identification Nationale Unique, et le Projet de décret Portant sur le Nouveau Code Pénal, par l’exécutif. Les hommes d’église disent espérer du “courage, de la lucidité, de la sagesse et surtout du respect de la part du Pouvoir Exécutif pour ne pas imposer arbitrairement au Peuple Haïtien ce qui va tout simplement à l’encontre des vraies valeurs.”

    “Nous, les Évêques Catholiques d’Haïti, voulons tout simplement déclarer énergiquement que celui-ci est éthiquement et moralement inacceptable sur plusieurs points, tant pour la manière de procéder que pour le contenu. En effet, sur plusieurs points, ce Projet de Décret est une atteinte particulièrement grave à l’essence même de notre humanité. Il implique les difficiles et complexes questions de la vie humaine : de la majorité sexuelle, de l’inceste, des orientations sexuelles, du changement de sexe, etc…”, écrit la Conférence épiscopale d’Haïti (CEH).

    Selon les évêques catholiques, ces questions brûlantes exigent consultation et
    réflexion. Voilà pourquoi, ce Projet porte en lui-même des bouleversements considérables modifiant gravement et dangereusement les fondements de ce que notre civilisation a construit pour le respect de l’homme, de sa dignité, de sa vie, de la famille.

    “Nous rappelons au Pouvoir Exécutif qu’il est de sa responsabilité morale et éthique de ne pas se plier aux pressions idéologiques d’où qu’elles viennent, de ne pas engager le peuple haïtien, sans le consulter, dans cette voie qui ne peut que le conduire à un effondrement encore plus catastrophique que ce que nous connaissons aujourd’hui. Est-ce vraiment l’urgence du moment, celle de faire passer en force et dans la discrétion ce Projet de Décret Portant sur le Nouveau Code Pénal, qui doit être absolument remis en cause ?”, ont indiqué les évêques.

    Les dirigeants de l’église Catholique ont invité l’exécutif à se concentrer plutôt sur les vrais problèmes des Haïtiens et à chercher à les résoudre, au lieu de chercher à lui importer des valeurs étrangères et extérieures à nos bonnes
    traditions. A cet effet, il est opportun de rappeler cette consigne de Socrate: la responsabilité de tout conducteur de peuple, c’est de le rendre meilleur. Tel n’est pas le cas avec ces décisions de décrets contraires à la loi et provenant d’une nouvelle mentalité impérialiste et néocolonialiste. Nous en appelons à l’arrêt et au blocage de ces décisions.

    A lire aussi :

    – Haïti – Décret – Église Catholique – CEH

  • Un conseiller électoral démissionne et s’en prend au président

    Un conseiller électoral démissionne et s’en prend au président

    Jean Simon Saint Hubert démissionne du Conseil électoral à la suite de la demande des organisations de droits humains qui l’ont désigné.

    Dans une correspondance envoyée au chef de l’Etat, le représentant du secteur des droits humains au conseil électoral provisoire, Jean Simon Saint Hubert, a présenté sa démission. Il précise que sa décision fait suite à de longues réflexions sur la situation générale du pays.

    «L’institution de ce conseil électoral provisoire a été rendue possible grâce à de nombreuses consultations entre différents secteurs du pays. Notre mandat aurait dû prendre fin après l’installation du président de la République pour laisser la place à une institution permanente selon l’article 289.3 de la constitution. Malheureusement, la mauvaise foi et l’incapacité des uns et des autres ont fait basculer le fragile consensus de 2016. Ainsi, vous vous trouvez vous même, M. le président, dans une situation de facto, car du moment que vous dirigez par décret, sans la supervision d’un corps législatif, votre présence au pouvoir relève de ce qu’on appelle en droit constitutionnel un coup d’état », a-t-il indiqué.

    De plus, le professeur et sociologue, Jean Simon Saint Hubert, a souligné que l’organisation des élections est fondée essentiellement sur les libertés d’association, de réunion, d’expression et de rassemblement. Or, depuis environ deux ans, le cadre de jouissance de ces libertés est systématiquement réduit par le développement accru du gangstérisme qui sévit partout dans le pays. De là découle une ambiance politique inappropriée pour un retour à l’ordre républicain.

    La démission de Jean Simon Saint Hubert du CEP, a été exigée par la Plateforme des organisations haïtiennes des droits humains (POHDH) qui lui a envoyé une correspondance le jeudi 2 juillet.

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  • Covid-19: la reprise des activités religieuses prévue le 12 juillet

    Covid-19: la reprise des activités religieuses prévue le 12 juillet

    La reprise des activités religieuses prévue le 12 juillet selon le président Jovenel Moïse.

    Finie l’attente pesante pour les chrétiens et vodouisants. Le gouvernement fixe enfin une date pour la reprise des cultes religieux dans le pays. Les services reprendront ce dimanche 12 juillet 2020 sur tout le territoire national.

    La nouvelle vient tout juste d’être annoncée par le président de la République, Jovenel Moïse, via un message publié sur son compte twitter.

    “Suite aux recommandations des autorités sanitaires et de la cellule scientifique sur les mesures barrières à respecter pour la réouverture graduelle du pays, j’annonce, pour le 12 juillet, la reprise des services religieux”,lit-on dans ce tweet.

    Le chef de l’Etat s’est aussi penché sur le cas des écoles et des universités. Dans ce même tweet, il annonce que ces institutions pourront reprendre leurs activités à partir du 10 août prochain.

    Toutes les institutions susmentionnées ont dû fermer leurs portes depuis le 19 mars 2020, date de la découverte des deux premiers cas de contamination au Coronavirus en Haïti. Certains leaders religieux ont menacé de rouvrir les portes de leurs églises sans l’autorisation du pouvoir en place. L’annonce faite ce vendredi par le locataire du palais national sera sans doute bien accueillie par ces derniers.

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  • L’heure est venue pour l’Amérique latine et Caraïbes de repenser son avenir

    L’heure est venue pour l’Amérique latine et Caraïbes de repenser son avenir

    Par Carlos Felipe Jaramillo*

    Le futur appartient à ceux qui croient à la beauté de leurs rêves – Eleanor Roosevelt

    On ne peut jamais vraiment prévoir l’avenir. Il est toujours dynamique et en constante mutation, il dépend d’une multitude de circonstances imprévues. Qui aurait pu prédire, par exemple, qu’une pandémie mondiale viendrait chambouler nos projets individuels et nos rêves collectifs ? 

    Mais, si l’on ne peut pas prédire ce qui va arriver, nous pouvons rêver du futur auquel nous aspirons, et agir afin qu’il voie le jour. Il s’agit en effet du plus important défi auquel est confrontée la région Amérique latine et Caraïbes : définir son propre avenir, avec une vision à long terme permettant de mettre à profit les opportunités et de mieux nous préparer à gérer les crises à venir.

    En d’autres termes, nos pays ont l’opportunité de sortir de la crise du coronavirus avec un nouveau modèle de croissance, évitant les erreurs du passé et tirant les leçons d’expériences réussies dans d’autres régions. Le progrès collectif, la création d’emploi et l’objectif de sortir des millions de famille de la pauvreté dépendent de ce nouveau modèle. 

    Pour y parvenir, les économies de l’Amérique latine doivent notamment sauter le pas en matière de productivité et se détourner de cadres économiques clos. La tentation du protectionnisme peut être grande, en particulier en des temps incertains. Cependant elle conduit à l’impasse en matière d’investissement, d’innovation et de dynamisme, qui sont les conditions nécessaires pour laisser derrière nous le taux de croissance anémique qui a affecté la région.

    En pleine pandémie de Covid-19, nous devons encore faire face à l’urgence sanitaire et le défi le plus pressant consiste à gérer cette situation et son très lourd coût socio-économique. Nos gouvernements concentrent l’essentiel de leur énergie sur cette crise et, en tant que partenaire stratégique de longue date, la Banque mondiale s’est engagée à appuyer cet effort, par ses ressources et son assistance technique. Rien qu’en Amérique latine, nous avons déjà déployé près de 2 milliards de dollars, au profit de 19 pays. 

    Le pronostic est sans conteste négatif. Selon les estimations de notre rapport sur les Perspectives économiques mondiales (GEP) de juin 2020, la pandémie de Covid-19 entraînera pour cette année une chute de 7,2% du PIB régional, un chiffre sans précédent depuis le siècle dernier. L’Amérique latine et Caraïbes sera la région la plus touchée avec pour conséquence directe moins d’emplois et plus de pauvreté. 

    Néanmoins, nous parviendrons à surmonter la crise actuelle, et nous devons le faire en nous appuyant sur une vision d’un avenir meilleur. Il est urgent de fixer ce cap. La dernière décennie a été perdue sur le plan économique, avec une croissance moyenne du PIB par habitant atteignant tout juste 0,56%. Nous ne pouvons pas laisser une pareille stagnation se reproduire. 

    Identifier des opportunités et en tirer profit

    Repenser l’avenir implique de revoir les politiques du passé, d’y apporter les ajustements nécessaires et de réorienter notre énergie vers un nouveau schéma de croissance, plus dynamique et qui bénéficie à tous dans nos sociétés – en particulier aux populations pauvres et défavorisées. Il est temps pour l’Amérique latine de construire son propre modèle de réussite.  

    Notre région doit se concentrer sur le développement du capital humain comme politique à long-terme : il est crucial de stimuler la productivité et de faire entrer les groupes les plus vulnérables dans le marché du travail. Cet avenir implique d’adopter de nouveaux modèles d’éducation et de formation, tirant profit des innovations testées au cours de la pandémie, par le biais d’outils numériques et d’autres méthodes d’apprentissage à distance. Il est essentiel pour nos professionnels d’acquérir les compétences exigées par un marché du travail davantage axé sur la technologie.  

    La Banque mondiale contribue de diverses manières à appuyer cet objectif, par exemple à travers des programmes d’apprentissage inclusifs, comme celui approuvé en mars dernier pour le Pérou, promouvant les systèmes de développement professionnel et l’éducation préélémentaire. Des projets similaires, visant à renforcer le capital humain par l’éducation, ont également été approuvés cette année pour le Honduras et le Salvador, pour un montant respectif de 30 millions et 250 millions de dollars.

    De plus, l’Amérique latine doit développer l’usage des technologies numériques, qui ont souvent joué un rôle vital lors de cette pandémie – ce qui implique d’élargir l’accès à ces technologies à ceux qui en sont encore privés. Les foyers disposant d’une bonne couverture réseau ont pu télé-travailler, maintenir leurs enfants dans des programmes d’apprentissage à distance, consulter des médecins, utiliser des systèmes de paiement électronique et d’autres services financiers. Malheureusement, près de la moitié des habitants de la région ne disposent pas d’un abonnement haut-débit mobile, et seuls 46% ont accès à une connexion fixe. Nous devons traiter ce problème, pour que le numérique contribue à réduire les inégalités plutôt qu’à les exacerber. 

    Dans ce domaine, la Banque mondiale a approuvé le mois dernier une initiative pour promouvoir l’économie numérique dans un groupe de pays des Caraïbes, pour un montant de 94 millions de dollars. Elle comprend un projet innovant – le premier de ce genre dans la région – qui offrira une meilleure connectivité, des services publics et financiers en ligne, ainsi que des programmes de formation pour les entreprises et les particuliers, afin de développer une population active prête à répondre aux besoins du futur. C’est l’ensemble de l’Amérique latine qui est confrontée à ce défi. 

    Cependant, pour accroître la productivité, les gouvernements de la région doivent aussi créer un environnement favorable à l’investissement, laissant toute leur place aux nouveaux entrepreneurs et aux idées nouvelles, et éliminant les obstacles qui ont limité la concurrence et freiné la vitalité économique depuis trop longtemps. Les entreprises les plus compétitives sont celles qui sont les mieux intégrées dans le marché global, et il nous faut une nouvelle génération de sociétés régionales capables de mettre à profit les opportunités qui se présenteront lorsque le monde se relèvera de la crise du Covid-19. 

    En outre, la durabilité environnementale doit être au cœur de notre sortie de crise. Les programmes de stimulation doivent créer des emplois, la croissance et l’accès aux marchés tout en protégeant la riche biodiversité de notre région. Les investissements dans l’agriculture, la pêche, la foresterie ou les infrastructures d’irrigation et d’assainissement peuvent rapidement créer des emplois tout en améliorant la résilience aux sécheresses, aux inondations et à d’autres effets liés au climat qui frappent souvent le plus durement les plus pauvres.

    En définitive, repenser l’avenir de l’Amérique latine implique d’identifier de nouvelles opportunités et d’en tirer profit. La pandémie a été extrêmement dommageable et il faudra du temps avant d’en effacer les effets. Néanmoins nous pouvons et nous devons transformer la destruction que nous connaissons à présent, en une opportunité d’innovation. Avec des réformes appropriées, la crise peut conduire à une nouvelle trajectoire de croissance qui crée des emplois, réduit la pauvreté et comble les écarts pour les populations et les économies de la région. C’est le défi auquel nous sommes confrontés, et c’est le moment de passer à l’action.

    Je vous invite à continuer cette conversation et d’aborder d’autres sujets en utilisant le hashtag #Repenserlavenir ou via mon compte Twitter

    * L’auteur est le Vice-Président de la région Amérique latine et Caraïbes à la Banque mondiale

    À lire aussi: Covid-19: la Floride bat des records avec plus de 10 000 nouveaux cas en 24 heures

  • Le consulat général d’Haïti à Boston sera ouvert aux heures habituelles dès le 6 juillet

    Le consulat général d’Haïti à Boston sera ouvert aux heures habituelles dès le 6 juillet

    Covid-19: le consulat général d’Haïti à Boston annonce la reprise de ses services aux heures habituelles dès le lundi 6 juillet 2020.

    ” Le Consulat général d’Haïti à Boston à l’avantage d’informer le public en général et les ressortissants haïtiens en particulier qu’à compter du lundi 6 juillet 2020, ses bureaux seront ouverts selon son horaire habituel, du lundi au vendredi de 9h AM à 4h PM”, lit-on dans une circulaire adressée par le consulat aux compatriotes et au public en général.

    Le consulat général d'Haïti à Boston sera ouvert aux heures habituelles dès le 6 juillet

    En vue de limiter les risques de propagation du nouveau Coronavirus en son sein, le consulat impose une condition à tous ceux qui veulent avoir accès à ses services. En ce sens, le consulat maintient la prise de rendez-vous préalable comme carnet d’accès. Cette formule est appliquée dans le but, souligne la mission diplomatique haïtienne à Boston, d’éviter l’attroupement, condition favorable à la propagation de la pandémie.

    Parallèlement, le Consulat général d’Haïti à Boston insiste sur l’obligation qui est faite à chaque personne circulant aux alentours et à l’intérieur de ses bureaux de porter un masque. En conclusion, il encourage tous les compatriotes à collaborer pour la mise en application des mesures prises par les autorités politiques et sanitaires dans le but de freiner l’évolution de la Covid-19.

    “C’est ensemble que nous gagnerons la bataille contre cet ennemi invisible”,rappelle le Consulat général d’Haïti à Boston.

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