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  • Reynold Georges a démissionné pour une affaire de terre !

    Reynold Georges a démissionné pour une affaire de terre !

    En effet, selon une source digne de foi, un terrain dont l’avocat est propriétaire, situé à Morne Calvaire, a été déclaré d’utilité publique par l’État haïtien. Proche de Jovenel Moïse dont il est le conseiller, Reynold Georges a exigé qu’il soit vite dédommagé.

    Toujours selon notre source, le locataire du Palais national a demandé à l’homme de loi de s’en remettre à la Direction Générale des Impôts en charge du traitement de l’affaire. Et parce que le dossier traîne, Me Georges, désespéré, a décidé de présenter sa démission au président de la République, Jovenel Moïse.

    Alors qu’il prétend être descendu du navire PHTK pour incompétence de l’équipe au pouvoir et son connivence avec la structure de gangs dénommée ” G9 an fanmi ak alye “, Me Reynold Georges a démissionné pour une affaire de terre. Pas plus !

    Notre source qui nous parlait sous le sceau de l’anonymat, révèle qu’il existe des preuves tangibles sur ce dossier, affirmant que la récente sortie de Me Reynold Georges n’est que le “cri d’un renard blessé” qui tente, vainement, de se faire passer pour un patriote.

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  • Sport : “Dadou ne tombera pas seul”, dixit Romain Molina

    Sport : “Dadou ne tombera pas seul”, dixit Romain Molina

    “Cette semaine est la deuxième grosse étape de l’affaire haïtienne. Enfin on a pris le temps, mais c’est bon, pour cette semaine. Dadou ne tombera pas seul”, a posté Romain Molina sur sa page Facebook, le dimanche 20 juillet.

    Accusé d’abus sexuels sur mineures, Dadou Jean Bart est actuellement interdit de toute activité liée au football, conformément aux articles 84 et 85 du Code de déontologie de la FIFA.

    Le 25 mai dernier la chambre d’investigation de la commission d’éthique indépendante a provisoirement banni M. Yves Jean-Bart, président de la Fédération Haïtienne de Football (FHF), de toutes les activités liées au football au niveau national et international, pour une période de 90 jours.

    Cette sanction a été imposée dans le cadre d’enquêtes en cours concernant Yves Jean-Bart indexé dans un scandale d’abus sexuels. Le président de la FHF n’a jamais cessé de clamer son innocence dans le cadre de ce dossier. Il crie au scandale et dénonce une campagne de persécution.

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  • Jovenel Moïse prend ses distances par rapport au ” G9 an Fanmi ak alye “

    Jovenel Moïse prend ses distances par rapport au ” G9 an Fanmi ak alye “

    Durant son passage dans le nord du pays, le week-end écoulé, le locataire du Palais national a finalement réagi aux allégations faisant croire qu’il supporte des gangs dans la perspective électorale. Jovenel Moïse rejette d’un revers de main ses accusations. ” Toutes les personnes qui m’associent à des gangs peuvent continuer à le faire “, a-t-il dit.

    Pour sa part, Jovenel Moïse s’est reengagé à ramener la paix dans le pays. Mais ” le banditisme est un produit de la société. C’est un problème sérieux qui ne peut être résolu dans les affrontements “, a-t-il ajouté.

    Le locataire du palais national annonce que des dispositions sont en train d’être prises au niveau du ministère de l’Economie et des Finances en vue de donner les moyens financiers à la CNNDR qu’il invite à se mettre au travail. Il affirme avoir demandé à la CNDRR de s’entretenir avec tout le monde. « Il n’existe aucun groupe armé avec lequel la CNDDR ne peut pas dialoguer. C’est son rôle. C’est pour cela qu’elle a été installée “, a rappelé Jovenel Moïse soulignant que les autorités n’hésiteront pas à mettre la main au collet des kidnappeurs et des bandits impliqués dans l’assassinat de policiers.

    Les bandits ont deux choix : “remettre leurs armes ou aller au cimetière”, a dit Jovenel Moïse qui souligne avoir hérité d’un climat de violence dans le pays.

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  • Sécurité: Adoption prochaine d’un nouveau plan de sécurité

    Sécurité: Adoption prochaine d’un nouveau plan de sécurité

    Le pays est en proie à une grande insécurité ces derniers jours. Plus d’un expriment leur inquiétude face à cette situation où même des policiers, chargés d’assurer la sécurité, ne sont pas épargnés.

    Dans le but de redresser la situation et garantir la sécurité de tout un chacun, le directeur général a.i de la PNH, Rameau Normil a annoncé, dimanche dernier, à l’occasion du dialogue communautaire déroulé au palais national, l’élaboration d’un nouveau plan stratégique visant à rétablir la sécurité dans la zone métropolitaine.

    Ce plan consiste notamment à renforcer les patrouilles policières dans des zones stratégiques de la capitale.

    Par ailleurs, le commandant en chef de la PNH a démenti les allégations selon lesquelles les policiers brillent par leur absence dans certains endroits à certaines heures de la nuit.

    « La police mise sur une méthode dissuasive », a martelé le numéro 2 de la PNH rappelant que la sécurité des citoyens est l’objectif premier de l’institution.

    Rappelons qu’un rapport de la commission épiscopale justice et paix (C-JILAP) fait état de 240 morts violents enregistrés seulement dans la zone métropolitaine au cours des 6 premiers mois de l’année. Des chiffres qui justifient la recrudescence de l’insécurité dans le pays.

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  • « Créer une PME en Haïti, c’est faire les 12 travaux d’Hercules », dixit Ralph Leroy de Makaya Chocolat

    « Créer une PME en Haïti, c’est faire les 12 travaux d’Hercules », dixit Ralph Leroy de Makaya Chocolat

    Makaya Chocolat est la création d’un entrepreneur qui a su surmonter toutes les épreuves de la vie et se réinventer à chaque fois. De publiciste, à chocolatier, Ralph Leroy a mené tous les combats en s’agrippant à son talent et sens du perfectionnisme. Après avoir découvert la qualité du cacao organique de son pays, c’est en Italie qu’il choisit de parfaire son art pour devenir le premier chocolatier certifié d’Haïti. Depuis Montréal, où il a dû se confiner après l’apparition de la Covid-19, il s’est confié à la journaliste Nancy Roc sur son voyage en Italie et le parcours de combattant à mener pour devenir un patron de Petite et Moyenne Entreprise (PME) en Haïti. 

    Après sa rencontre avec la Fédération des coopératives cacaoyères du Nord (FECCANO) en Haïti, Ralph Leroy s’attèle à découvrir le cacao sous toutes ses facettes : il apprend à  comprendre la plante et toutes ses variétés, les qualités d’une bonne fève, le rôle essentiel de la torréfaction, le procédé du conchage pour l’affinage du chocolat, les différentes techniques de tempérage et de transformation du chocolat etc. Du chocolat de couverture – mousseux et moelleux – aux pralines, dragées et sculptures, en passant par les techniques de dégustation, le chocolat n’a plus de secret pour lui.

    Mais ses acquis ne suffisent pas à ses aspirations professionnelles. Il décide donc de plier bagage pour se rendre en Italie qui, comme la Suisse, la France ou la Belgique, est l’un des pays où l’on trouve les chocolatiers et pâtissiers les plus réputés du monde.

    « J’avais atteint mes limites et voulais en savoir davantage non seulement sur le chocolat mais aussi sur la culture italienne qui me fascinait notamment dans la mode », me confie Ralph Leroy. En 2018, il passe ainsi des mois entre études et stages intensifs : « J’ai étudié le chocolat sous toutes ses formes à l’Italian Culinary Institute for Foreigners (l’Institut culinaire italien pour étrangers-ICIF) à Costigliole D’Asti, dans la région de Piémont en Italie. J’ai été formé par le Maître chocolatier Silvio Bessone gagnant de plusieurs prix internationaux. J’ai effectué mes stages avec les meilleurs pâtissiers et chocolatiers de Ta’Milano et j’ai aussi eu la chance d’avoir comme mentor Riccardo Depetris, chef chocolatier de renommée mondiale, qui me conseille jusqu’à présent.» 

    Ralph Leroy étudie ainsi la dégustation de chocolat à l’International Institute of Chocolate and CACAO Tasting à Firenze avec la très rigoureuse Monica Meschini, co-fondatrice et partenaire des International Chocolate Awards italo-méditerranéens, co-fondatrice de l’Institut international de dégustation de chocolat et du Tea Tasting Institute avec Gilles Brochard.

    Il étudie aussi le sucre soufflé et patiné en 3D jusqu’à faire des sculptures avec le Champion du Monde de la Pâtisserie, Emmanuele Forcone (ci-dessous), à Cast Alimenti (Brescia en Italie).

    Il apprend les secrets du café à Espresso Academy de Firenze (en Florence) et à Londres avant d’obtenir brillamment ses certifications européennes comme chocolatier et dégustateur de chocolat

    Non content de ses nouveaux diplômes, il se rend à Trinidad à West Indies University pour aller encore étudier le cacao et le chocolat, afin de mieux adapter ses techniques à Haïti et assiste à une classe de Maître en sculpture avancée à Chicago à Chocolate Academy (l’Académie du Chocolat) avec le Maitre chocolatier et Champion du Monde de la Pâtisserie en 2005, Christophe Morel 

    Le goût amer d’entreprendre en Haïti 

    « Autant mon expérience en Italie fut enrichissante, autant celle en Haïti fut angoissante », lâche Ralph Leroy, « et ceci à tous les niveaux. Créer une entreprise (PME) en Haïti, c’est faire les douze travaux d’Hercules et il était chanceux de n’en avoir eu que douze ! », ironise-t-il. 

    Ralph Leroy, haiti

    Crédit photo: Darwin Doleyres

    Si les gangs, l’insécurité, l’instabilité politique et l’absence d’accès au financement sont déjà des problèmes inhérents à la création d’une PME dans son pays natal, Ralph Leroy souligne qu’ils sont loin d’être les principaux problèmes :« Rien que pour l’enregistrement de votre entreprise, on vous dit que tout est facile, mais ce n’est peut-être vrai que si l’on dispose d’importants capitaux. Le gouvernement est absent pour les PME. Il ne vous offre aucun accompagnement, pas de guide non plus. On paye des taxes et des surtaxes comme pour vous infliger une punition d’avoir votre propre entreprise. On n’existe pas aux yeux du gouvernement sauf lorsqu’il faut payer les taxes ! », dénonce-t-il. 

    « Le premier plaisir pour un entrepreneur est de s’enregistrer personnellement. Eh bien, en Haïti, soyez prêt à verser des «pourboires» ou des pots-de-vin ! J’ai toujours refusé ce genre de pratique alors ça m’a pris plus de deux ans pour avoir mes papiers avec des éternels allers retours entre le Ministère de l’Économie et des Finances, la Direction Générale des Impôts (DGI), le Ministère de l’Agriculture et tout cela avec le sentiment à chaque fois qu’on vous fait une faveur… », raconte-t-il amèrement. « Au niveau bancaire, il n’y a pas de service ou d’accompagnement pour les entrepreneurs. Recruter du personnel est un autre casse-tête. Je suis chanceux d’avoir 23 personnes que j’aime beaucoup. La majorité est là depuis mon retour.  Les formations en Haïti ne répondent plus aux normes du marché du travail et il faut souvent 3 à 5 personnes pour fournir le travail d’une personne. »

    Quant à l’absence d’électricité, c’est une vraie plaie pour tous les Haitien(ne)s, en particulier depuis le début du mois de juillet 2020 où le pays entier est plongé dans l’obscurité « En vingt jours, nous avons eu quinze minutes de courant ! Savez-vous ce que cela veut dire pour une chocolaterie ? », s’exclame Ralph Leroy. 

    A cela, il faut ajouter les sempiternels aléas politiques. « Pendant les opérations « pays lock », on a endossé beaucoup de pertes, perdu des acheteurs parce qu’on ne pouvait pas livrer à temps à cause des barricades ou aujourd’hui parce qu’on a perdu nos produits à cause du black-out ou de la rareté du diesel à mettre dans les génératricesEt puis, il ne faut pas avoir peur de le dire, il y a aussi la méchanceté haïtienne. Les gens ont beaucoup changé ces dernières années. Il faut désormais apprendre à faire le tri, classer certaines personnes, se méfier des prix d’amis ou des faveurs sous couvert d’une pseudo aide. Sans cela, le prix peut être très fort à la fin. La valeur des gens ne réside plus en Haïti. Nous sommes déshumanisés ! », s’écrit Ralph Leroy avec effroi. 

    Et comme si cela ne suffisait pas, la Covid-19 est venue se greffer sur ce sombre tableau. Ne sachant pas ce que ce virus préparait au monde et surtout à Haïti, pays pauvre et corrompu, manquant de tout notamment d’infrastructures sanitaires, c’est alors le branle-bas de combat à Makaya Chocolat: « J’ai commencé à renforcer les formations de notre équipe dès février. Déjà, nos pratiques d’hygiène en cuisine étaient très strictes bien avant la pandémie; mais il fallait maintenant faire de l’éducation et de la prévention  pour porter les masques, les fabriquer nous-mêmes en cas de pénurie, apprendre et respecter la distanciation sociale qui n’est pas évidente en Haïti vu qu’on aime beaucoup le contact humain », se souvient le chocolatier. 

    La fermeture du « Chocolate Lounge » de Makaya Chocolat a eu lieu fin février, ensuite ce fut la chute drastique de la clientèle, la fermeture de la production et la fermeture totale en mars et en avril « pour la protection de tout le monde », précise Ralph Leroy. « Depuis mai dernoer, on a recommencé timidement à travailler en rotation. On se bat tous les jours pour ne pas perdre la bataille sans aucune aide de qui que ce soit et on tient encore ».

    Et maintenant ?

    Paradoxalement, l’apparition du virus Covid-19, n’a pas eu seulement de mauvais côtés, souligne l’entrepreneur. « Ça nous a permis d’être plus proche de notre clientèle qui nous supporte beaucoup sur les réseaux sociaux. Makaya a aussi signé deux nouveaux partenariats pour la distribution de nos produits en Afrique, au Canada, et dans quelques états aux États Unis. On continue à développer des accords et espérons avoir d’autres bonnes nouvelles à annoncer bientôt

    makaya haiti

    Crédit photo: @mekitwokht

    Depuis la création de Makaya Chocolat en 2016, aucun lancement officiel ou célébration d’ouverture n’a pu avoir lieu et presque toutes les fêtes importantes pour une chocolaterie – la Saint Valentin, Pâques, la Fête des Mères etc. – ont été escamotées. « L’instabilité politique nous met à genoux et nous tue tous les jours. Le pays enregistre davantage de chômage, de crimes et sa jeunesse est perdue et délaissée. Que ce soient de jeunes entrepreneurs ou d’autres plus expérimentés, nous sommes tous logés à la même enseigne. Tout le monde se regarde, personne n’ose parler mais tout le monde se plaint tout bas. On accepte de souffrir en silence sans passer à l’action. » regrette Ralph Leroy qui se dit bouleversé à l’idée de bientôt devoir choisir entre Haïti et d’autres propositions à l’étranger. « Il va me falloir faire un choix », tranche-t-il. 

    « Je fais partie de l’organisation « Sa Se Biznis Pam » (SSBP) qui n’est pas un club, mais une vraie association de plus de 250 professionnels de PME qui s’entraident. Nous avons lancé une petition récemment pour demander à l’État de prendre ses responsabilités face à la situation que nous endurons tous. L’Etat ne peut pas donner du travail au peuple, c’est à NOUS les entrepreneurs en Haïti de le faire!. Mais être entrepreneur en Haïti c’est être déjà condamné d’avoir osé faire quelque chose. Tout est contre toi: le taux de change, le diesel, le black-out, l’insécurité, les locks, l’absence de l’État, la corruption  la liste est longue… et voilà qu’aujourd’hui la Covid-19 s’y met!», déclare Ralph Leroy.

    Dans de telles conditions, pourquoi un entrepreneur devrait-il encore rester en Haïti ? « C’est tout simplement la passion qui anime tout entrepreneur qui a le désir ardent non seulement de réussir, mais de contribuer à quelque chose de diffèrent. Même s’il ne le sait pas ou ne le voit pas encore, un entrepreneur de PME en Haïti est un héros!», conclut-il.

     

    Nancy Roc, le 19 juillet 2020.

     

  • Les voitures électriques chinoises vont conquérir le monde

    Les voitures électriques chinoises vont conquérir le monde

    Maintenant les voitures électriques chinoises vont conquérir le monde

    Il y a quelques années, les voitures qui sortaient de Chine faisaient l’objet de moqueries. Soit elles étaient des copies évidentes de modèles occidentaux populaires, soit elles étaient totalement ridicules.

    Le Land Wind X7 était le portrait craché d’un Range Rover Evoque, le CH Auto Lithia Sports ressemblait étrangement à l’Audi R8, et le brave soldat Dongfeng EQ2050, assez longuement nommé, aurait pu facilement être pris pour un Humvee militaire américain. D’un autre côté, le Li Shi Guang Ming The Book Of Songs n’avait pas seulement un nom idiot ; son allure était si bizarre que même un personnage de dessin animé aurait été gêné d’en conduire un.

    Mais les temps ont changé, et comme dans la plupart des autres domaines technologiques, la Chine a rattrapé les capacités de conception automobile de l’Occident et les a même dépassées, avec un domaine en particulier : les véhicules électriques. En 2019, il y avait déjà 2,58 millions de véhicules électriques à batterie (BEV) en Chine, contre seulement 0,97 million en Europe et 0,88 million aux États-Unis, selon l’Agence internationale de l’énergie. La Chine possède également plus de chargeurs à domicile et au travail que toute autre partie du monde, plus de chargeurs lents publics que le reste du monde réuni, et 82 % des installations mondiales de chargeurs rapides.

    Au-delà des controverses sur la sécurité, la Chine conçoit aujourd’hui des produits électroniques de pointe, de conception locale, qui rivalisent avec ceux d’autres fabricants en termes de fonctionnalités et de qualité, comme le smartphone Huawei P40 Pro. Il n’est donc pas surprenant que la Chine commence également à livrer des VE qui sont très prometteurs. Prenez le Xpeng P7, par exemple.

    Il semble être une alternative abordable au Tesla TSLA 0,0% Model 3. Le P7 peut se vanter d’une accélération de 0 à 62 mph en seulement 4,3 secondes et d’un rayon d’action du NEDC allant jusqu’à 440 miles. Il est même assez beau, et certaines versions intègrent la plate-forme de conduite autonome Drive AGX Xavier de NVIDIA NVDA +0,7%. Pourtant, il ne devrait coûter que 36 000 dollars.

    BYD Auto, qui est détenue à 25 % par Berkshire Hathaway BRK.B -0,1 % de Warren Buffett, produit beaucoup de véhicules électriques différents, mais celui qui suscite le plus d’intérêt actuellement est la Han, une berline de luxe. La version longue distance a une autonomie de 376 miles, tandis que l’option haute performance peut atteindre 62 miles par heure en 3,9 secondes – pas aussi rapide qu’un modèle S Performance, mais tout de même très louable. Les prix varient entre 32 800 et 40 000 dollars.

    BYD a conclu un partenariat avec Toyota pour les voitures électriques et avec Mercedes pour les moteurs conventionnels. Mais elle vend déjà des VE aux États-Unis, notamment le MPV e6 pour les flottes, un bus électrique et un camion à ordures électrique qui est en service en Californie.

    Il existe même une hypercar électrique chinoise, l’EP9, qui développe 1 341 chevaux et peut atteindre une vitesse de pointe de 217 km/h en 2,7 secondes. Mais cela représente 2,5 millions de livres (3,1 millions de dollars) et il n’en existe que six. Il existe bien sûr des options plus modestes, avec le Weltmeister EX5 de la WM Motor Technology Company qui coûte environ 20 000 dollars, mais qui promet tout de même une autonomie jusqu’à 325 miles.

    Son moteur de 160 kW a la même puissance que la Nissan Leaf e+ haut de gamme, qui coûte environ 36 000 £ au Royaume-Uni et 39 000 $ aux États-Unis, mais ne dispose que des deux tiers de l’autonomie. Le SUV M-byte de Byton, qui avait une belle allure et disposait d’un panneau LCD panoramique unique sur le tableau de bord avant, suscitait une certaine attente. Mais il semble que la société soit devenue victime du Coronavirus.

    Il s’agit toutefois du segment de marché le moins cher où la Chine pourrait faire une véritable percée sur les fabricants américains et européens. Au Royaume-Uni, le meilleur rapport qualité-prix actuellement disponible est le MG ZS EV, que l’on peut se procurer pour seulement 25 495 £ (32 000 $). Il s’agit en fait d’une voiture fabriquée en Chine par SAIC SAIC + 0,5 %, et la société prévoit de faire venir un autre de ses VE au Royaume-Uni sous la marque MG, cette fois l’Ei5 de sa division Roewe.

    Ce sera l’un des premiers breaks électriques (alias break aux États-Unis) à arriver en Grande-Bretagne et il sera probablement aussi bon marché que le VE MG ZS. Il existe cependant des voitures encore moins chères qui pourraient vraiment perturber les marchés occidentaux. L’Ora R1 de Great Wall coûte environ 8 600 dollars, mais elle est toujours équipée d’une batterie de 33 kWh offrant une autonomie allant jusqu’à 194 miles. La Dacia Spring pourrait ressembler à un concurrent européen potentiel de l’Ora R1, mais elle est également basée sur une voiture chinoise. Même Tesla envisage de construire une petite voiture chinoise.

    Les voitures chinoises n’avaient pas l’impression de concurrencer les marques européennes et américaines lorsqu’elles ne pouvaient pas rivaliser sur la qualité, mais beaucoup de ces exemples ont des spécifications et un design assez proches, à un prix beaucoup plus bas – un peu comme lorsque les voitures japonaises ont pris d’assaut le monde dans les années 70 et 80. La Chine dispose d’avantages majeurs qui lui ont permis de prendre une longueur d’avance dans le domaine de l’approvisionnement en VE.

    La Chine est le premier producteur mondial de lithium, atteignant plus de 60 % de l’approvisionnement mondial en avril 2019, et contrôlait encore 51 % du lithium chimique mondial au début de 2020. En revanche, les États-Unis ne représentent que 2 % de l’approvisionnement mondial en lithium. La Chine contrôle également 62% du cobalt chimique mondial et 100% du graphite sphérique. Ce sont tous les principaux éléments constitutifs de la technologie des batteries lithium-ion qui dominent les VE comme source d’énergie. Même les nouvelles batteries au lithium-ion sans cobalt qui promettent une réduction spectaculaire des prix proviennent de Chine. En substance, Biden est tout aussi sceptique à l’égard de ce pays, bien que sur un ton moins véhément.

    En Europe, les constructeurs automobiles, en particulier en Allemagne et en France, disposent d’un pouvoir politique énorme, et ils voudront protéger leur marché, qui est encore fortement investi dans la technologie des combustibles fossiles. En conséquence, il existe actuellement une ambivalence à l’égard des VE, même au sein des mêmes groupes automobiles, VW mettant beaucoup de ses œufs dans le panier électrique avec l’ID.3, mais le PDG de la société sœur Audi affirme que son entreprise va développer des véhicules à combustion interne pendant “un très long moment”.

    S’il s’agissait d’un pur marché libre basé sur le rapport qualité-prix, les voitures électriques chinoises donneraient déjà des nuits blanches aux constructeurs européens et américains. Mais il est probable que la politique et le protectionnisme économique les tiendront à distance pendant un certain temps. On ne sait pas combien de temps il faudra avant que le barrage ne cède et que les VE chinois n’inondent le marché, mais il ne sera probablement pas possible de les retenir éternellement.

    James Morris

     

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  • La carrière de Justin Trudeau, menacé par un scandale d’éthique

    La carrière de Justin Trudeau, menacé par un scandale d’éthique

    La carrière de Justin Trudeau, premier ministre du Canada, menacé par un scandale d’éthique.

    Depuis qu’il est devenu premier ministre du Canada en novembre 2015, Justin Trudeau fait l’objet de deux enquêtes d’éthique concernant son voyage sur l’île privée de l’Aga Khan et le dossier SNC-Lavalin. Aujourd’hui il est reproché d’avoir attribué un contrat du gouvernement fédéral à l’organisme caritatif WE (Mouvement UNIS)  — sans appel d’offres — qui consistait à distribuer 900 millions de dollars en bourses pour du bénévolat étudiant. WE avait versé près de 300 000 $ en cachets à la mère et au frère de Justin Trudeau.

    Le commissaire fédéral aux conflits d’intérêts et à l’éthique Mario Dion mène une enquête, selon la presse Canadienne, pour déterminer si Justin Trudeau a enfreint la loi sur les conflits d’intérêts en attribuant ce contrat de plusieurs millions de dollars à l’organisation UNIS qui, par le passé, avait versé des honoraires à sa mère et son frère.

    En vertu de ce programme, les étudiants peuvent percevoir jusqu’à 5000 dollars lorsqu’ils effectuent du bénévolat dans des ONG. Outre l’absence d’appel d’offres d’Ottawa, We Charity a octroyé 250.000 dollars à Margaret Trudeau, la mère du chef du gouvernement, pour sa présence lors d’événements du Mouvement Unis ces dernières années.

    Entre 2016 et 2020, pour les 28 apparitions qu’elle a faites à des évènements chapeautés par l’organisme WE Charity (Mouvement UNIS, en français), Margaret Trudeau a touché environ 250 000 $ ; quant à Alexandre Trudeau, en offrant huit allocutions, il a obtenu quelque 32 000 $

    Depuis le début de l’année, Justin Trudeau est empêtré dans l’affaire SNC-Lavalin. Cette entreprise de BTP, employant 50 000 personnes dans le monde, se trouve au cœur d’un scandale de corruption qui éclabousse jusqu’au sommet de l’Etat, et pourrait bien contribuer à faire chuter l’ancienne étoile montante de la politique canadienne.

    Dans le cadre de ce dossier SNC-Lavalin, on a aussi découvert que le gouvernement Trudeau avait fait pression sur la procureur général de l’époque, Jody Wilson-Raybould, pour qu’elle épargne à SNC Lavalin, l’une des plus grandes sociétés d’ingénierie du Canada, les poursuites judiciaires pour corruption de fonctionnaires libyens en échange de contrats gouvernementaux lucratifs entre 2001 et 2011.

     

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  • EDH, G-9, défection au sein du pouvoir , Jovenel Moïse a tout clarifié dans le nord

    EDH, G-9, défection au sein du pouvoir , Jovenel Moïse a tout clarifié dans le nord

    En tournée au niveau du département du nord ce week-end, Jovenel Moïse a clarifié certains dossiers importants dont le G-9, la défection de Me Reynold Georges et son projet d’électricité.

    Dans le cadre de ses échanges avec la presse locale en marge de sa tournée dans le Nord et le Nord-Est ce samedi 18 juillet 2020, le président de la République s’est aussi prononcé sur les débats interminables soulevés notamment par la publication du nouveau code pénal, son projet de courant électrique 24/24 dans le pays, la défection du sénateur Garcia Delva, la création du G-9 en famille.

    Selon le président, il y a certains articles du nouveau code pénal que d’aucuns interprètent comme étant immoraux, contraires aux coutumes et aux meurs haïtiens. Regrettant la mauvaise interprétation faite par plus d’un de ces articles, le chef de l’Etat invite la population à ne pas se laisser manipuler par qui que ce soit.

    “Le code pénal n’autorise rien à personne contrairement au code civil. Son rôle est de sanctionner les auteurs, co-auteurs et complices des infractions. Je mets en défi quiconque de m’identifier l’article de ce code qui autorise le mariage entre deux personnes de même sexe en Haïti”,avance Jovenel Moïse qui déconseille à ses détracteurs d’induire la population en erreur.

    Réagissant au sujet relatif à la prolifération des gangs armés en Haïti (G-9), le président Jovenel Moïse a évoqué les critiques acerbes dont il fait l’objet à cause de la création du G-9 que le Commission Nationale de Désarmement, Démantèlement et Réinsertion a déjà rencontré dans le cadre de sa mission visant à pacifier le pays. Réitérant son support à la CNDDR, le chef de l’Etat l’encourage à tout faire afin de donner une deuxième chance à ceux (bandits G-9) qui choisissent de déposer les armes.

    S’agissant de la décision du sénateur Garcia Delva de tourner le dos au pouvoir qu’il dirige, Jovenel Moïse, tout en respectant le choix de son ex-allié, se dit prêt à recevoir les critiques du sénateur qui, rappelle-t-il, est investi d’une autorité de contrôle que lui confère la constitution haïtienne de 1987 amendée. Toutefois, l’homme de la banane a dit croire que la voie qu’il a choisi pour le pays est sans doute celle qui l’emmènera vers le développement durable.

    Quant à la nomination contestée de Michel Présumé à la tête de l’Electricité d’Haïti, le locataire du palais national a demandé aux employés protestataires de se ressaisir. Réitérant sa volonté de refaire l’image de l’EDH, le président a précisé que le choix de l’actuel DG a été fait en ce sens. Il a promis tout son support à ce dernier à qui, il dit avoir donné une feuille de route bien spécifique à exécuter.

    En ce qui concerne le dossier du courant électrique, Jovenel Moïse n’a pas manquer de tirer à boulet rouge à l’endroit de ceux qu’il considèrent comme des oligarques ayant détruit l’EDH au profit de leur intérêt, poursuit-il. En ce sens, il a annoncé d’importants travaux de réparation et d’aménagement sur différents réseaux notamment à Carrefour question d’augmenter la production du courant électrique au profit des consommateurs haïtiens. En ce sens, il demande aux institutions de contrôle dont la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif de donner bénéfice de l’urgence aux contrats de courant électrique qui leur seront acheminés bientôt.

     

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  • L’administration Moïse-Jouthe veut insuffler du sang neuf dans la diplomatie.

    L’administration Moïse-Jouthe veut insuffler du sang neuf dans la diplomatie.

    L’administration Moïse-Jouthe veut insuffler du sang neuf dans la diplomatie haïtienne en transférant 24 jeunes cadres du MAE aux services externes.

    Port-Au-Prince, Haïti.- À la diligence du ministre des affaires étrangères et des cultes, le Dr Claude Joseph, 24 jeunes cadres ont été choisis pour être transférés dans les services extérieurs au niveau de la diplomatie haïtienne. Après l’examen des dossiers des postulants, les choix
    ont été opérés par le biais d’un entretien de sélection organisé les 16 et 17 juillet 2020 au MAE.

    L'administration Moïse-Jouthe veut insuffler du sang neuf dans la diplomatie.
    Un comité chargé de la définition des critères de
    sélection dans le cadre du processus de transfert aux services extérieurs d’une vingtaine
    de jeunes fonctionnaires des Services Centraux, a même été institué par le Ministre des Affaires Étrangères. Ce dernier à confié à Juno7 qu’il a aussi mis sur pied une Commission dont la mission est d’organiser un entretien de sélection devant permettre de choisir deux (2) des (3) trois cadres proposés par chacune des Directions de la Chancellerie tout en respectant le
    principe de l’équité de genre.

    Cette démarche, a précisé le ministre Claude Joseph, s’inscrit dans le cadre du processus normal de rotation dans les services internes et externes du Ministère des Affaires Étrangères, certains diplomates sont rappelés aux services centraux au cours du mois de juillet 2020. D’autres sont transférés dans d’autres missions diplomatiques.

    Ces rappels et transferts, poursuit-il, concernent en tout premier lieu les diplomates qui ont un temps excessif en mission à l’extérieure ou qui n’ont jamais fait les services centraux. C’est une première vague qui touche notamment des Ambassadeurs et des Ministres Conseillers.

    Parmi les critères énoncés par le chancelier haïtien pour les transferts vers les Services extérieurs, on peut noter entre autres, pour les hauts cadres du Ministère : Ils doivent être détenteur au moins d’un diplôme ou d’un certificat de fin d’études supérieures. Pour les jeunes cadres du Ministère : Ils doivent être détenteur au moins d’une licence ou d’un diplôme universitaire ; Avoir été affecté aux services centraux pendant un minimum de cinq ans.

    Dans tous les cas, a ajouté le ministre Claude Joseph, le cadre en question doit avoir fait preuve d’efficience dans le travail au sein des Services centraux et avoir été bien noté lors de la dernière évaluation réalisée à la Chancellerie
    par l’OMRH.

    Ce processus de rotation et transfert de cadre dans la diplomatie lancé par l’administration Moïse-Jouthe pour y insuffler du sang neuf devrait être effectué il y a longtemps par d’autres ministres des affaires étrangères. Mais ce n’était pas vraiment le cas.

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  • 19 juillet 1907: naissance de Paul Eugène Magloire, Président d’Haïti (1950-1956)

    19 juillet 1907: naissance de Paul Eugène Magloire, Président d’Haïti (1950-1956)

    ” Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir “, disait Aimé Césaire. Voici l’éphéméride du 19 juillet 2020

    19 juillet 1907: naissance de Paul Eugène Magloire, Officier de l’armée d’Haïti, Président d’Haïti du 10 décembre 1950 au 6 décembre 1956

    33ème président d’Haïti, Paul Eugène Magloire fut le premier président d’Haïti élu au suffrage universel. Durant  son passage, il a mis en place une nouvelle république différente des régimes précédents réputés dictatoriaux. Il est mort  à Port-au-Prince, le 12 Juillet 2001, à exactement une semaine de son 94ème anniversaire de naissance. Voici ce qu’a écrit le journal français “le monde” à sa mort.

    “[…] Exilé aux Etats-Unis peu avant l’arrivée au pouvoir du dictateur François Duvalier, Paul Magloire était rentré en Haïti en 1986, après la chute de son fils Jean-Claude Duvalier. Aveugle depuis plusieurs années, l’ancien président vivait à l’écart de la vie publique. Paul Magloire était arrivé au pouvoir à la faveur d’une crise entre le président de l’époque, Dumarsais Estimé, et le Sénat, qui avait dégénéré en émeute.

    Une junte militaire composée du général Lavaud et des colonels Levelt et Magloire déposa le président Estimé le 10 mai 1950, promettant d’organiser des élections au suffrage universel pour la première fois dans l’histoire de la république caraïbe indépendante depuis 1804. Noir issu d’une famille de mulâtres, Paul Magloire était le membre le plus populaire de la junte et fut élu président le 8 octobre 1950.

    S’appuyant sur l’élite mulâtre et la coopération des Etats-Unis, Paul Magloire parvint à ranimer l’économie au début des années 1950. Grâce au développement du tourisme et à la bonne tenue des cours du café, le principal produit d’exportation, Haïti vécut alors l’une de ses rares périodes fastes. Profitant d’exonérations fiscales, plusieurs compagnies étrangères investirent en Haïti dans la production de ciment (la société française Lambert), la minoterie et l’exploitation de la bauxite. Mais le désordre administratif et la corruption accompagnaient cette embellie économique.

    En octobre 1954, le cyclone Hazel provoqua d’importants dégâts dans les plantations agricoles et fit plusieurs centaines de morts. Ce désastre mit en péril les finances publiques, déjà affectées par une mauvaise récolte de café l’année précédente. En décembre 1956, une série d’attentats attribués aux partisans de François Duvalier et une grève des commerçants provoquèrent la fuite vers la Jamaïque puis à New York du président Magloire, qui avait été lâché par l’armée. Soutenu par les militaires, François Duvalier allait s’emparer de la présidence dix mois plus tard.”

    19 juillet :
    Pensée du jour

    Le meilleur gouvernement est celui où il y a le moins d’hommes inutiles. Voltaire

    A lire aussi :

     

    – Haïti Éphéméride 19 juillet –

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