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  • Leipzig, premier club de Bundesliga à envisager le retour du public

    Leipzig, premier club de Bundesliga à envisager le retour du public

    Leipzig, premier club allemand qui envisage le retour du public au stade

    Leipzig est  le premier club à avoir obtenu le feu vert des autorités sanitaires locales allemandes pour un retour partiel du public dans son stade lors de la reprise du championnat en septembre.

    Seulement 20000 places seront occupées, soit la moitié de sa Capacité d’accueil. Et le club devra également mettre en place un strict protocole sanitaire. “Le RB Leipzig a présenté un concept d’hygiène qui est solide et approprié de l’avis du ministère (local) de la Santé pour réduire de manière significative le risque des infections (…) Pour cette raison, le service de santé publique a confirmé le concept d’hygiène de RB Leipzig”, a expliqué la ville.

    Ailleurs en Europe, le Danemark figure parmi les premiers championnats à permettre un retour des supporteurs : à Copenhague, ils pourront être jusqu’à 10.500 à soutenir leur équipe à Parken, le plus grand stade du pays qui peut accueillir 38.000 spectateurs. Mais mercredi soir, la finale de la Coupe a dû être interrompue près d’un quart d’heure pour cause de supporters rebelles refusant de respecter les règles de distanciation sociale imposées à l’intérieur du stade.

    En France, le gouvernement a récemment autorisé à partir du 11 juillet jusqu’à 5.000 spectateurs maximum à assister à des rencontres. Cependant, aucune décision officielle n’a encore été donnée pour savoir si du public pourrait assister aux deux finales de la Coupe nationale prévues fin juillet.

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  • Le PME débloque un fonds d’appui à Haïti de 7 millions de dollars us

    Le PME débloque un fonds d’appui à Haïti de 7 millions de dollars us

    Le Partenariat mondial pour l’éducation (PME) débloque un fonds d’appui à Haïti de 7 millions de dollars us

    Le bureau  de communication du ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle, a annoncé, par voie de communiqué, le 1er juillet, qu’un montant de 7 millions de dollars américains pour un financement accéléré de la riposte au COVID-19 a été approuvé par le Partenariat mondial pour l’éducation (PME) en faveur d’Haïti. La date de démarrage du financement est fixée au 30 juin 2020 et sa date de clôture au 30 novembre 2021.

    Cette décision du PME intervient deux mois environ depuis la soumission de la requête du ministère de l’Education nationale d’Haïti et de la Formation professionnelle (MENFP) auprès du Partenariat mondial pour l’éducation dans le cadre de son Plan de réponse au COVID-19.
    Dans cette requête, le MENFP visait au départ un montant de 10 millions de dollars u.s. mais les demandes de financement des pays en développement auprès du PME dépassaient les montants disponibles. Il a fallu au PME de faire des choix et de modifier les montants afin d’apporter un appui à beaucoup plus de pays.

    Madame Albright, directrice générale du secrétariat du PME, a salué le leadership et l’engagement du gouvernement de la République d’Haïti dans la préparation d’un plan national de réponse et d’une proposition de financement qui atténueront l’impact du COVID-19 sur le secteur de l’éducation et appuieront la reprise du système éducatif après la crise. Elle  déclare également avoir hâte de travailler en étroite collaboration avec les responsables du MEF et du MENFP dans le but d’atténuer l’impact de la pandémie du COVID-19 sur l’éducation des enfants de la République d’Haïti.

    Le MENFP rappelle dans ce communiqué que le document de base de cette requête a été préparé par la Task-Force COVID-19 (Groupe de travail) mise en place par le ministre CADET en vue d’élaborer le Plan de réponse COVID-19 et la proposition de requête au PME. La Task-Force devait également assurer le suivi avec l’agent-partenaire (UNICEF) pour ce dossier. L’Office national du partenariat en éducation (ONAPE) a joué aussi un rôle clé comme interface en tant qu’institution publique chargée du suivi des dossiers de partenariat entre le MENFP et les acteurs et partenaires nationaux et internationaux.

    “Parmi les six grands axes d’intervention figurant dans cette requête et le Plan de réponse, signalons la sensibilisation et la communication autour du COVID-19, l’appui aux agents éducatifs, notamment aux enseignants et aux parents, la poursuite des activités d’apprentissage et la relance des activités scolaires”, lit on dans ce communiqué.

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  • Deux commissaires du gouvernement sanctionnés pour la libération irrégulière de prisonniers condamnés

    Deux commissaires du gouvernement sanctionnés pour la libération irrégulière de prisonniers condamnés

    Deux commissaires du gouvernement sanctionnés pour la libération irrégulière de prisonniers condamnés

    Pour avoir glissé les noms de certaines personnes condamnés pour meurtre, séquestration, vol et viol dans la liste des 415 prisonniers devant bénéficier de la grâce présidentielle, le ministre de la justice et de la sécurité publique, Lucmane Delille, a mis en disponibilité sans solde les commissaires du gouvernement de Jérémie et de la Croix- des- Bouquets. Ils sont accusés d’être impliqués dans ces magouilles.

    Le Magistrat Maxime Augustin, Commissaire du Gouvernement Près le Tribunal de Première Instance de la Croix-des-Bouquets a été mis en disponibilité sans solde, pour son implication dans la libération irrégulière du condamné Richard Harrison Domond dit Jean Mary. Ce dernier a été condamné à 10 ans de prison pour assassinat.

    Le Magistrat Bergemane Sylvain, Commissaire du Gouvernement Près le Tribunal de Première Instance de Jérémie a lui aussi été mis en disponibilité pour son implication dans la libération irrégulière des condamnés Marie Claudette Présumé, Azilhomme Milfranc, Rémy Séjour et Marie Hélène Dimanche.

    Selon la note de l’OPC qui a révélé que 10 des 415 prisonniers ayant bénéficié de la grâce présidentielle ont été condamnés à de lourdes peines pour divers crimes, Marie Claudette Présumé a été condamnée à perpétuité en 2009 pour assassinat; Azilhomme Milfrance a été condamné pour meurtre en février 2018 à 7 ans de prison; Séjour Rémy, a été condamné à 7 ans de prison pour assassinat le 31 juillet 2018; Dimanche Marie Hélène, condamnée à 15 ans de prison pour enlèvement et séquestration en 2013.

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  • 2 juillet 1914: Les États-Unis demandent  au président Michel Oreste le contrôle des douanes

    2 juillet 1914: Les États-Unis demandent au président Michel Oreste le contrôle des douanes

    “Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir”, disait Aimé Césaire. Voici l’éphémeride du 2 juillet 2020.

    2 juillet 1914

    Le gouvernement américain présenta au président Michel Oreste un projet de convention. Ce projet devait accorder le contrôle des douanes aux États-Unis. Malgré les avantages offerts par les États-unis,  le président Oreste( 8 février 1914- 27 octobre 1914)  leur tint tête. Ayant échoué avec Oreste, ils ont présenté le même projet le 10 décembre de la même année au président Davilmar Théodore. Le projet a été finalement imposé en 1915 après le débarquement des marines.

    2 juillet 1957: Naissance de Mécène, Brunis à Port-au-Prince, il commence à peindre
    en 1986 avec A. Vaval et F. St Jean qui ont sur lui une grande influence. Il expose à la Galerie Monnin depuis 1989 ; il a participé à l’Exposition de Strasbourg au Palais du Rhin
    “Dialogue du Réel & de l’Imaginaire” en 1990.

    2 juillet 1985: Naissance du poète  Anderson Dovilas à Port-au-Prince.

    Pensée du jour

    Ne vous contentez pas d’une vie facile mes amis, cherchez juste a être les plus fort. John Fitzgerald Kennedy

     

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  • Rétorsion: la Chine adopte des mesures contre des médias américains

    Rétorsion: la Chine adopte des mesures contre des médias américains

    Mesures de rétorsion par la Chine contre quatre médias américains.

    Bras de fer entre les deux premières puissantes mondiales: les États-Unis et la Chine. Cette fois-ci, ce sont des médias qui en payent les frais. Mercredi, les autorités chinoises ont annoncé l’adoption de mesures de représailles contre quatre médias américains. Il s’agit des agences Associated Press (AP) et United Press International (UPI), la télévision CBS ainsi que la radio NPR.

    Les médias susmentionnés, selon ce qu’a décidé l’Etat Chinois, annoncé à la presse par Zhao Lijian, un porte-parole de la diplomatie chinoise, devront fournir dans les sept jours la liste de leurs employés, de leurs biens immobiliers et de leurs opérations financières en Chine.

    Ces mesures sont prises après l’adoption en février et en juin, de similaires adoptées par l’administration américaine contre des organes de presse chinois dont la télévision publique CCTV et le tabloïd nationaliste Global Times.

    Le 22 juin le statut de quatre médias d’État chinois ont été accusés par l’administration Trump d’être des «organes de propagande» de Beijing. Leurs bureaux aux États-Unis sont désormais considérés comme des «missions diplomatiques étrangères».

    Après que Washington a décidé de réduire le nombre de Chinois autorisés à travailler pour les médias d’État de leur pays aux États-Unis. En riposte, trois journalistes du Wall Street Journal avaient été expulsés de Chine fin février. D’autres correspondants américains de deux autres quotidiens, le New York Times et le Washington Post l’ont été aussi.

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  • L’inspecteur de police Ezechiel Alexandre, demande à la FJKL de laver son nom associé à Base Pilate

    L’inspecteur de police Ezechiel Alexandre, demande à la FJKL de laver son nom associé à Base Pilate

    Inspecteur principal Ezechiel Alexandre, chef des opérations depuis 4 ans, affecté à l’UDMO de l’Ouest, demande à la FJKL de laver son nom mentionné à tort dans son rapport.

    Selon l’inspecteur Ezechiel Alexandre, l’organisation a publié son numéro de matricule par erreur.

    Dans le dernier rapport de la Fonfasyon Je Klere (FJKL) sur la terreur dans les quartiers populaires notamment à Pont Rouge il a été fait mention d’une « coalition de gangs armés composée de Base Pilate (une nébuleuse de policiers dirigée par Ezekiel Alexandre), Base Delmas (2-24) dirigée par Jimmy CHERIZIER alias Barbecue, Base Nan Chabon dirigée par Serge ALECTIS alias Ti Junior […] qui ont conjugué leurs atouts pour mener une attaque soutenue (à Pont rouge NDLR) par le pouvoir. »

    Toujours selon la FJKL, ce chef de la base Pilate qui « contrôle un territoire qui s’étend au bas de 4ème et 5ème avenue Bolosse, 1ère et 2ème avenue, à côté du cimetière de Port-au-Prince, une partie débouchant sur Carrefour-Feuilles, portail de Léogâne, Cité Plus, Cité de l’Eternel et Corridor Kòkdò, Ezechiel Alexandre a pour numéro de matricule : 11-PP-0689. »

    C’est en effet contre ces informations que l’inspecteur de police qui s’appelle bien Ezechiel Alexandre s’insurge et proteste. Il affirme que l’organisation de droits humains l’a confondu par erreur à un autre individu en utilisant son numéro de matricule pour ce dernier. Quant à lui, il est responsable des opérations à UDMO de l’ouest depuis 4 ans. De plus la FJKL a écrit le nom avec deux orthographes différents dans le même rapport.

    « Je fais partie de de la PNH depuis le 6 décembre 1995. À mon grand étonnement, sur les réseaux sociaux j’ai réalisé que mon nom a été assimilé à un seigneur de guerre qui dirige la base Pilate qui a le même patronyme que moi. Sans avoir mener d’enquête, la FJKL a mentionné mon nom et qui pis est mon numéro de matricule de policier dans son rapport. Ils m’ont transformé de policier à chef de gang de la base Pilate », a-t-il déclaré, rappelant au passage qu’il est un citoyen paisible, père de famille, menant une vie en règle par rapport à la morale et aux principes d’éthique de l’institution policière.

    « Je ne suis membre d’aucun gang, je ne le serai jamais. Pendant 25 ans je n’ai jamais été convoqué par l’inspection générale de la PNH. Ma carte d’identification de policier n’a jamais été égaré. J’estime que par ce rapport, la FJKL a causé préjudice à ma personne, c’est pourquoi je demande à l’organisation de laver mon nom dans cette affaire et de ne plus m’associer à la base Pilate ou groupe de gang G-9. Je suis un honnête citoyen. Je ne suis pas un fauteur de trouble », a indiqué l’inspecteur principal de police cité à tort dans ce rapport. Si la FJKL n’agit pas en conséquence pour rectifier le tir, il promet de faire ce que de droit.

    25 ans comme policier, 19 à l’unité départemental de maintien de l’ordre (UDMO), l’inspecteur Ezechiel Alexandre dit ne pas comprendre la motivation de la FJKL en publiant son nom et son numéro de matricule dans son rapport.

    A lire aussi :

     

    – Haïti – FJKL – Ezechiel Alexandre

  • Quand la France a extorqué Haïti – le plus grand vol de l’histoire

    Quand la France a extorqué Haïti – le plus grand vol de l’histoire

    Au lendemain de l’assassinat de George Floyd, des appels ont été lancés en faveur du financement des services de police et de l’enlèvement des statues. La question des réparations pour l’esclavage a également refait surface.

    Une grande partie du débat sur les réparations a tourné autour de la question de savoir si les États-Unis et le Royaume-Uni devraient enfin indemniser certains de leurs citoyens pour les coûts économiques et sociaux de l’esclavage qui persistent encore aujourd’hui.

    Mais pour moi, il n’y a jamais eu de cas plus clair de réparation que celui d’Haïti.

    Je suis un spécialiste du colonialisme et de l’esclavage, et ce que la France a fait au peuple haïtien après la révolution haïtienne est un exemple particulièrement notoire de vol colonial. La France a institué l’esclavage sur l’île au 17ème siècle, mais, à la fin du 18ème siècle, la population esclave s’est rebellée et a finalement déclaré son indépendance. Pourtant, au XIXe siècle, on pensait que les anciens esclavagistes du peuple haïtien devaient être dédommagés, et non l’inverse.

    Tout comme l’héritage de l’esclavage aux États-Unis a créé une disparité économique flagrante entre les Noirs et les Blancs américains, la taxe sur sa liberté que la France a obligé Haïti à payer – appelée “indemnité” à l’époque – a gravement porté atteinte à la capacité de prospérité du pays nouvellement indépendant.

    Le coût exigé par la France pour l’indépendance

    Haïti a officiellement déclaré son indépendance de la France en 1804. En octobre 1806, le pays est divisé en deux, Alexandre Pétion au sud et Henry Christophe au nord. Bien que les deux dirigeants soient des vétérans de la Révolution haïtienne, les Français n’ont jamais vraiment renoncé à reconquérir leur ancienne colonie.

    En 1814, le roi Louis XVIII, qui avait contribué au renversement de Napoléon au début de l’année, a envoyé trois commissaires à Haïti pour évaluer la volonté des dirigeants du pays de se rendre. Christophe, qui s’est fait roi en 1811, reste obstiné face au plan exposé de la France pour ramener l’esclavage. Menaçant de guerre, le membre le plus éminent du cabinet de Christophe, le baron de Vastey, a insisté : “Notre indépendance sera garantie par la pointe de nos baïonnettes !

    Un portrait d’Alexandre Pétion. Archives Alfred Nemours d’histoire haïtienne, Université de Porto Rico

    En revanche, Pétion, le souverain du Sud, était prêt à négocier, espérant que le pays pourrait payer la France pour la reconnaissance de son indépendance. En 1803, Napoléon avait vendu la Louisiane aux États-Unis pour 15 millions de francs. Utilisant ce chiffre comme boussole, Pétion propose de payer la même somme. Refusant tout compromis avec ceux qu’il considérait comme des “esclaves en fuite”, Louis XVIII rejeta l’offre.

    Pétion meurt subitement en 1818, mais Jean-Pierre Boyer, son successeur, poursuit les négociations. Les pourparlers continuent cependant de piétiner en raison de l’opposition obstinée de Christophe”Toute indemnisation des ex-colonistes”, a déclaré le gouvernement de Christophe, était “inadmissible”.

    Après la mort de Christophe en octobre 1820, Boyer a réussi à réunifier les deux parties du pays. Cependant, même si l’obstacle de Christophe a disparu, Boyer a échoué à plusieurs reprises à négocier avec succès la reconnaissance de l’indépendance de la France. Déterminé à obtenir au moins la suzeraineté sur l’île – ce qui aurait fait d’Haïti un protectorat de la France – le successeur de Louis XVIII, Charles X, réprimande les deux commissaires que Boyer envoie à Paris en 1824 pour tenter de négocier une indemnité en échange de la reconnaissance.

    Le 17 avril 1825, le roi de France change soudainement d’avis. Il publie un décret stipulant que la France reconnaîtra l’indépendance d’Haïti, mais seulement au prix de 150 millions de francs – soit 10 fois le montant payé par les États-Unis pour le territoire de la Louisiane. Cette somme était destinée à compenser les pertes de revenus des colons français dues à l’esclavage.

    Le baron de Mackau, que Charles X avait envoyé pour délivrer l’ordonnance, est arrivé en Haïti en juillet, accompagné d’une escadrille de 14 brigades de guerre portant plus de 500 canons. Le rejet de l’ordonnance signifiait presque certainement la guerre. Ce n’était pas de la diplomatie. C’était de l’extorsion.

    Sous la menace de la violence, Boyer signe le 11 juillet 1825 le document fatal qui stipule : “Les habitants actuels de la partie française de Saint-Domingue paieront … en cinq versements égaux … la somme de 150.000.000 de francs, destinée à indemniser les anciens colons.”

    La prospérité de la France construite sur la pauvreté haïtienne

    Des articles de journaux de l’époque révèlent que le roi de France savait que le gouvernement haïtien était à peine capable d’effectuer ces paiements, car le total était plus de dix fois supérieur au budget annuel d’Haïti. Le reste du monde semblait d’accord pour dire que ce montant était absurde. Un journaliste britannique a noté que le “prix énorme” constituait une “somme que peu d’États en Europe pouvaient supporter de sacrifier”.

    Obligé d’emprunter 30 millions de francs à des banques françaises pour effectuer les deux premiers

    Un fac-similé du billet de banque pour les 30 millions de francs qu’Haïti a empruntés à une banque française. Lepelletier de Saint-Remy, ‘Étude Et Solution Nouvelle de la Question Haïtienne

    versements, personne n’a été surpris par la défaillance d’Haïti peu après. Pourtant, le nouveau roi français envoya une autre expédition en 1838 avec 12 navires de guerre pour forcer la main du président haïtien. La révision de 1838, appelée à tort “Traité d’Amitié” – ou “Traité d’Amitié” – a réduit l’encours de la dette à 60 millions de francs, mais le gouvernement haïtien a de nouveau été sommé de contracter des emprunts écrasants pour payer le solde.

    Bien que les colons aient affirmé que l’indemnité ne couvrirait qu’un douzième de la valeur de leurs biens perdus, y compris les personnes qu’ils revendiquaient comme esclaves, le montant total de 90 millions de francs représentait en fait cinq fois le budget annuel de la France.

    Le peuple haïtien a subi de plein fouet les conséquences du vol de la France. Boyer a prélevé des taxes draconiennes afin de rembourser les prêts. Et alors que Christophe s’était employé à développer un système scolaire national pendant son règne, sous Boyer, et tous les présidents qui lui ont succédé, de tels projets ont dû être mis en veilleuse. De plus, les chercheurs ont découvert que la dette de l’indépendance et la ponction sur le trésor haïtien qui en a résulté étaient directement responsables non seulement du sous-financement de l’éducation dans l’Haïti du XXe siècle, mais aussi du manque de soins de santé et de l’incapacité du pays à développer des infrastructures publiques.

    Les évaluations contemporaines révèlent en outre qu’avec les intérêts de tous les prêts, qui n’ont été complètement remboursés qu’en 1947, les Haïtiens ont fini par payer plus du double de la valeur des créances des colons. Reconnaissant la gravité de ce scandale, l’économiste français Thomas Piketty a reconnu que la France devrait rembourser au moins 28 milliards de dollars à Haïti en guise de dédommagement.

    Une dette à la fois morale et matérielle

    Les anciens présidents français, de Jacques Chirac à Nicolas Sarkozy, en passant par François Hollande, ont l’habitude de punir, de contourner ou de minimiser les demandes de dédommagement des Haïtiens.

    En mai 2015, lorsque le président français François Hollande est devenu le deuxième chef d’État français à se rendre en Haïti, il a admis que son pays devait “régler la dette”. Plus tard, réalisant qu’il avait involontairement alimenté les demandes juridiques déjà préparées par l’avocat Ira Kurzban au nom du peuple haïtien – l’ancien président haïtien Jean-Bertrand Aristide avait demandé une compensation formelle en 2002 – Hollande a précisé qu’il voulait dire que la dette de la France était simplement “morale”.

    Nier que les conséquences de l’esclavage étaient également matérielles, c’est nier l’histoire française elle-même. La France a tardivement aboli l’esclavage en 1848 dans ses dernières colonies de Martinique, de Guadeloupe, de la Réunion et de la Guyane française, qui sont encore des territoires de la France aujourd’hui. Par la suite, le gouvernement français a démontré une fois de plus qu’il comprenait le lien entre l’esclavage et l’économie lorsqu’il a pris sur lui d’indemniser financièrement les anciens “propriétaires” de personnes réduites en esclavage.

    L’écart de richesse racial qui en résulte n’est pas une métaphore. En France métropolitaine, 14,1 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. En Martinique et en Guadeloupe, en revanche, où plus de 80 % de la population est d’origine africaine, les taux de pauvreté sont respectivement de 38 % et 46 %. En Haïti, le taux de pauvreté est encore plus élevé, à 59 %. Et alors que le revenu annuel médian d’une famille française est de 31 112 dollars, il n’est que de 450 dollars pour une famille haïtienne.

    Ces écarts sont la conséquence concrète du travail volé à des générations d’Africains et à leurs descendants. Et parce que l’indemnité versée par Haïti à la France est la première et la seule fois qu’un peuple anciennement asservi a été contraint d’indemniser ceux qui l’avaient autrefois asservi, Haïti devrait être au centre du mouvement mondial de réparation.

    SOURCE ▶ When France extorted Haiti – the greatest heist in history

    Marlene Daut, Professeur d’études sur la diaspora africaine, Université de Virginie

    À LIRE AUSSI: Haïti et les présidentielles dominicaines de 2020

  • Covid-19: Haïti franchit la barre des 6 000 infectés

    Covid-19: Haïti franchit la barre des 6 000 infectés

    Haïti franchit la barre des 6 000 cas de contamination à la Covid-19.

    Le Coronavirus gagne du terrain en Haïti. Selon le dernier bilan communiqué par le Ministère de la Santé Publique et de la Population pour ce 1er Juillet 2020, le nombre de personnes testées positives à la Covid-19 s’élève à 6 040 cas.

    Des 6 040 personnes infectées, 4 901 sont actives dont 65 nouveaux, 107 sont décédées et 1 032 sont déclarées guéries. De ce total d’infectés, 57 sont importés et 5 983 sont dus à la contamination communautaire.

    Actuellement, le nombre de cas suspects se chiffre à 12 566 cas, selon les données communiquées par les autorités sanitaires qui parlent de 164 personnes placées en quarantaine institutionnelle et 3 704 en quarantaine domiciliaire.

    Dans son dernier avis, le Ministère de la Santé Publique et de la Population insiste sur le respect scrupuleux des mesures barrières afin de diminuer le nombre de personnes infectées par le Coronavirus.

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  • Netflix nomme Bozoma Saint John au poste de directrice de marketing

    Netflix nomme Bozoma Saint John au poste de directrice de marketing

    Netflix nomme Bozoma Saint John, une afro-américaine au poste de directrice de marketing

    L’influente femme d’affaires afro-américaine, Bozoma saint John , est nommée au poste de directrice de marketing chez le géant du streaming Netflix. Une nouvelle aventure qui semble beaucoup plaire à  la star de la Silicon Valley qui déclare sur Twitter: “Je suis très honorée, enthousiaste et prête!!! Allons-y Netflix!!!”

    A un moment où  la société américaine fait face à de fortes tensions dues au mouvement contre le racisme systémique et les discriminations, cette nomination marque un avancement considérable dans le combat pour la promotion des femmes noires dans les entreprises. Une cause pour laquelle “Badassboz” comme elle se fait appelé sur les réseaux sociaux, se bat quotidiennement.
    Une lutte contre le racisme institutionnalisé est engagée dans la société américaine depuis la mort de Georges Floyd, un afro- américain tué par un policier blanc.

    Sous la demande des associations, militants et autres citoyens, des entreprises ont joint l’acte à la parole en devenant plus inclusive dans leur processus de recrutement et de promotion. En effet, selon le rapport de 2019 du Boston Consulting Group, seuls trois Afro-Américains sont à la tête des 500 plus grosses sociétés américaines par revenus.

    Dans la même veine, Netflix a créé une section “Black Lives Matter” contenant une cinquantaine de films et séries évoquant les injustices raciales et “l’expérience noire en Amérique” à l’intention de ses  utilisateurs.

    Pour revenir au parcours de Bozoma Saint John, cette femme de 40 ans est née dans le Connecticut (États-Unis) des parents originaires du Ghana. Bozoma Saint John avait quitté Apple pour Uber en 2017, puis avait rejoint moins d’un an plus tard Endeavor, également en tant que CMO (pour chief Marketing Officer).

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  • Assassinat des danseurs Nancy et Sébastien :  La DCPJ recherche activement Robert Harry Bretous

    Assassinat des danseurs Nancy et Sébastien : La DCPJ recherche activement Robert Harry Bretous

    Dans le cadre de l’enquête lancée par la Direction Centrale de la Police Judiciaire sur le double meurtres de Nancy et Sébastien, la police est sur les traces de Robert Harry Bretous. Double assassinat des deux jeunes danseurs et association de malfaiteurs, sont les faits reprochés à Robert Harry Bretous.

    Par ailleurs, la DCPJ a confisqué la voiture de Robert Harry Bretous, un pick-up Toyota Hilux de couleur grise immatriculée : AA 24821.

    La rédaction de Haiti24 a appris que la police scientifique va effectuer des analyses sur la voiture qui présente des traces assimilables à du sang.

    Les deux jeunes danseurs ont disparu le mardi 23 juin après avoir participé à une répétition à Le Villate en compagnie de la chanteuse Misty Jean. Ils ont été retrouvés morts calcinés à Tabarre la semaine écoulée.

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