La douane a saisi pas moins de 16 armes à feu et plus de 20 mille cartouches au port de Lafito.
En deux jours, l’administration générale des douanes par le biais de la brigade de la direction de surveillance et de lutte contre la fraude et la contrebande de concert avec des agents du Bureau de lutte contre le trafic de stupéfiants (BLTS) a saisi 16 armes à feu et plus de 20 mille cartouches au port de Lafito.
Le mardi 16 juin, 2000 unités de cartouches 5,56 ont été saisies mais c’est le vendredi 19 juin que la razzia a été faite. Le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Jacques Lafontant ainsi qu’un Juge de paix étaient aussi présents.
12 Fusils d’assaut, 4 pistolets de calibre 9 mm, 11 chargeurs en plastique de couleur noir de capacité 30 cartouches, 5 réservoirs tactiques du genre sacs au dos pour eau, 3 trousses de maquillages tactiques non remplies, 5 219 unités de cartouches 9mm, 7 520 unités de cartouches 5,56 mm, 4 000 unités de cartouches 7,62 mm ont été saisis au port Lafito.
Selon les explications de Jean Claude Clerveaux, responsable de la surveillance au niveau de l’Administration générale de la douane (AGD) à Juno7, les armes et munitions ont été saisies à la suite d’une fouille au niveau d’un conteneur en provence de Miami (États-Unis). Elles étaient cachées encore une fois dans des haut-parleurs. L’expéditeur est Alliance international shipping LLC.
Devant le Conseil de Sécurité de l’ONU, Me Jacques LETANG remet en question l’appui de la communauté internationale aux Droits Humains en Haïti.
Me Jacques LETANG, Président de la Fédération des Barreaux d’Haïti (FBH), également membre du Bureau des Droits Humains en Haïti (BDHH) a été invité ce vendredi 19 juin 2020 à intervenir à la réunion du Conseil de Sécurité sur la situation en Haïti et le mandat du Bureau Intégré des Nations-Unies (BINUH). Dans son intervention, il a communiqué son scepticisme à l’assemblée quant à la réelle volonté de la communauté internationale d’encourager le respect des Droits Humains en Haïti tout en misant sur l’échec du Bureau Intégré des Nations-Unies en Haïti.
D’entrée de jeu, le Président de la Fédération des Barreaux d’Haïti (FBH) a décrit une réalité sociopolitique, économique et sécuritaire catastrophique du pays sous le règne du régime “Tèt Kale”. Il a cité en exemple la défaillance des services publics; l’aggravation de la situation sanitaire à cause de la pandémie de Coronavirus; la dépréciation de la gourde face aux devises étrangères; les enjeux environnementaux liés au réchauffement climatique.
Mais, les inquiétudes de Maitre Jacques LETANG semblent être plus grandes devant la crise politique qui s’enracine de plus en plus dans le pays jusqu’à faire craindre le pire dans un avenir proche en tenant compte de la fin du mandat présidentiel; l’insécurité qui endeuille les familles haïtiennes continuellement citant les différents massacres impliquant des proches du pouvoir, la corruption généralisée et la défaillance du système judiciaire – pièce maîtresse dans la lutte pour faire valoir et respecter les droits inaliénables de la personne humaine.
Dans son discours, le Président de la Fédération des Barreaux d’Haïti a presque tout dit. Aussi, a-t-il mis l’accent sur ce qu’il considère être à la base de tous les maux du peuple haïtien, du handicap aux Droits Humains: l’IMPUNITÉ.
“La question de l’implication du pouvoir dans la perpétration de ces atrocités est posée dans de nombreux rapports, dont celui de la MINUJUSTH, ou encore celui plus récent, publié par le BINUH sur le massacre du Bel- Air , un quartier populaire de Port-Au-Prince. Ces accusations sont extrêmement graves ; pourtant, rien ne se passe. C’est cette même impunité qui entrave la lutte contre la corruption. Ces défaillances sont étroitement liées aux dysfonctionnements de la justice. Le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) n’a pas été à la mesure de son rôle disciplinaire.
Le processus de certification n’a jamais été mené à bien, les mandats des juges sont renouvelés au bon vouloir du Chef de l’exécutif. Loin d’incarner le renouveau d’un pouvoir judiciaire indépendant, cet organe collégial s’est enlisé dans l’instrumentalisation politique et un corporatisme tourné vers la défense des mauvaises pratiques – et en premier lieu le non-respect du tarif judiciaire”,affirme-t-il.
Devant tout ce qui précède, Me Jacques LETANG, ancien membre du CSPJ se rend à l’évidence que les objectifs du Bureau Intégré des Nations Unies en Haïti ne sont pas atteints. Selon lui, les causes fondamentales de l’instabilité n’ont pas été résolues, au contraire(…). Tout cela l’a poussé à se demander comment les « amis d’Haïti » peuvent laisser faire tant de violences et de malversations?
Pour lui, la stratégie du soutien international constant doit être questionnée. Son inaction et/ou silence devant les dérives du pouvoir en place semblent obstruer selon Me LETANG, sa volonté d’aider à faire bouger les lignes dans le bon sens. Devant le Conseil de Sécurité de l’ONU, il a tout mis à nu.
“La communauté internationale s’enferme dans un tête-à-tête avec le pouvoir. Son soutien semble davantage dépendre d’intérêts stratégiques que d’actions concrètes posées en matière de droits humains. De facto, l’impératif de stabilisation vient mettre en sourdine la contestation populaire, enrayant un contrepoids essentiel aux dérives du pouvoir. Il prépare de ce fait de véritables bombes sociales à retardement”, conclut-il.
Yanick Joseph a remis sa démission au commandant en chef de la police nationale d’Haïti, le 18 juin 2020. Dans une lettre datée du 15 juin, elle explique les raisons qui ont motivé sa décision.
“En 2008 lorsque j’avais pris la décision d’intégrer les rangs de la police nationale d’Haïti, j’ai été fière, je pensais que j’allais faire partie d’une institution noble, prestigieuse et respectueuse des droits humains qui allait me donner l’opportunité de servir dignement mon pays. Après 11 ans de service, je suis complètement déçue de l’ idée préconçue que j’avais de cette institution”, a-t-elle écrit.
La coordinatrice du SPNH-17 de la police nationale d’Haïti a aussi remis son arme de service, sa ceinture forte et une lampe torche à la direction logistique de la PNH.
La cheffe de file du mouvement de revendications pour une amélioration des conditions de travail des policiers ne cachent pas sa déception face aux violations systématiques des droits des policiers qui n’ont pas d’assurance de santé, ne jouissent pas du droit au logement décent et quand ils sont victimes dans l’exercice de leurs fonctions leur famille peine à trouver de l’assistance auprès du haut commandement de la PNH.
“En dépit de l’existence du syndicat, des représentants de l’État s’arroge le droit de traiter des policiers de terroristes, de voyous. “Étant donné que je ne peux pas accepter un tel affront je vous donne ma démission”, a-t-elle poursuivi.
Il est à rappeler qu’il est toujours interdit à Yanick Joseph de quitter le pays.
L’ancien chef du Conseil National de Gouvernement mis en place après le départ de Jean-Claude Duvalier (Voir: 7 février 1986),Henri Namphy, a accédé au pouvoir. Son gouvernement était strictement militaire. Le pays s’est de nouveau retrouvé sous le joug d’une dictature féroce. Namphy a été renversé par des soldats et sous-officiers de l’armée et exilé le 17 septembre.
20 juin 1793. Combat dans les rues du Cap
Les colons n’appréciaient nullement les prises de position des commissaires Sonthonax, Polvérel et Ailhaud et ne manquaient aucune occasion de manifester leur hostilité (voir : 12 Avril 1793). Du 20 au 21 Juin 1793, les colons ont pris les armes contre Sonthonax, Polvérel et Ailhaud et les hommes de couleur qui les soutenaient. Sonthonax décida alors de ramener les esclaves à sa cause leur promettant la liberté s’ils aidaient les commissaires à maîtriser les rebelles.
20-06-1933: Naissance de Maurice Cadet,l’un des deux fondateurs du lycée Célie Lamour en 1956 à Jacmel. Il est poète, nouvelliste et essayiste, membre du PEN Club de Montréal et de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois. Il est mort le 29 mai 2020.
20 juin 1876: Naissance d’Edmond Laforet, cousin d’Etzer Vilaire.
20 juin 1949 : naissance de Lionel Ritchie en Alabama (Etats-Unis), chanteur, musicien et compositeur soul américain.
20 juin 1969 : Neil Armstrong et Edwin Aldrin (mission Apollo 11), se posent sur la Lune
20 juin 1789 : Serment du Jeu de Paume qui marque le début de la Révolution Française
Pensée du jour
Ce qui te manque, cherche-le dans ce que tu as. Koan zen
Le numéro 1 du SEMANAH, Eric Prévost Junior voulait se faire une idée de l’état d’avancement des travaux de réhabilitation du système de signalisation et d’éclairage de ce port, démarrés il y a quelques mois.
Le directeur général du SEMANH, Eric Prévost Junior, se félicite des avancées constatées dans le cadre de ces travaux.
«Tous les feux sont actuellement allumés ainsi que les bouées. Les navigateurs n’auront plus du mal à fréquenter le port. Ces travaux sont l’œuvre d’une firme privée de concert avec les techniciens du Service Maritime et de Navigation d’Haïti», a-t-il martelé.
En marge de cette tournée, le DG du SEMANAH, a eu une rencontre avec les propriétaires et responsables de plusieurs agences maritimes du département du Nord autour des difficultés qu’ils rencontrent et du coup, définir la meilleure stratégie en vue du renforcement de leur coopération dans l’intérêt du pays.
Cette décision, prise par le Ministère des Affaires étrangères et des Cultes (MAEC), dans une note publiée le 15 juin dernier, est contraire aux précédentes mesures annoncées par le Premier ministre, Joseph Jouthe. En effet, plus besoin de confirmer une réservation d’hôtel pour un confinement de 14 jours à Visa Lodge ou à Servotel.
Par contre, la nouvelle mesure requiert de faire partie de la liste des ressortissants désireux de rentrer au pays que les chefs des missions diplomatiques et postes consulaires devront établir. Cette liste devra être acheminée à la direction générale du ministère des Affaires étrangères, puis à la Primature. Il est fait exigence aux Haïtiens voulant rentrer au pays de fournir une attestation prouvant qu’ils sont testés négatifs à la Covid-19, la photocopie de la première page de leur passeport, un numéro de téléphone ainsi que leur adresse en Haïti.
Joint au téléphone par un rédacteur de Haïti 24, le président de l’APM, le magistrat Wando Saint Villier, présente le défunt comme un philanthrope, un altruiste, et docile de tempérament à un point tel qu’il se demande dans quel but une personne chercherait à l’assassiner.
“Issu de la cinquième promotion de la magistrature, Fritz Gérald Cérisier est un magistrat honnête et intègre. Son départ anticipé est un coup dur pour la magistrature”, a soutenu Wando Saint-Villier.
De son côté, le président de l’ANAMAH, le juge Jean Wilner Morin, qui présent feu Cérisier comme un homme conciliant, déplore son assassinat.
Il appelle les autorités concernées à prendre des dispositions en vue de freiner la machine infernale de l’insécurité qui n’épargne même les représentants de la loi, dont la mission est de juger et de dire le mot du droit contre les malfrats.
Les deux associations exigent qu’une enquête soit diligentée afin de faire la lumière sur cet assassinat.
New York, samedi 20 juin 2020 ((rezonodwes.com))– Séance du Conseil de sécurité consacrée au Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH)
Le 19 juin 2020
Déclaration de la Représentante spéciale Helen La Lime Meagher Représentante Spéciale du Secrétaire Général
Monsieur le Président, distingués membres du Conseil,
Je vous remercie de m’avoir de nouveau accordé le privilège de vous informer sur l’évolution de la situation en Haïti. Comme la plupart des pays du monde, Haïti est actuellement en proie à la pandémie de COVID-19. Le nombre confirmé d’infections et de décès est certes faible par rapport à celui de certains autres pays d’Amérique, mais la pandémie n’en met pas moins à rude épreuve le système de santé déjà fragile du pays et son maigre filet de sécurité sociale.
Trois mois jour pour jour après que le Président Jovenel Moïse a déclaré l’urgence sanitaire suite à la confirmation des premiers cas de coronavirus, les autorités ont encore grand peine à ouvrir des centres médicaux dédiés au traitement des patients atteints de COVID-19. Pays de plus de 11 millions d’habitants, Haïti n’a actuellement la capacité de traiter que quelques centaines de patients à la fois, même si de nouveaux lits se libèrent chaque jour. Cette situation est en partie due à une coordination moins qu’optimale au sein de l’appareil d’État, tant au niveau national qu’à celui des collectivités, ainsi qu’à un financement insuffisant du plan national de riposte. C’est aussi le résultat de l’opposition initialement farouche des populations locales à l’ouverture de tels centres à proximité de leurs domiciles, expression du climat de déni, de stigmatisation et de discrimination qui persiste dans le pays.
La pandémie, dont la propagation s’est accélérée au cours du mois dernier, a jusqu’à présent officiellement touché plus de 4 900 personnes et fait 84 morts. Même si son bilan réel est probablement beaucoup plus lourd, ses effets commencent seulement à être ressentis par les citoyennes et citoyens d’Haïti, dont une majorité vivait déjà dans de piètres conditions socio-économiques. En raison des multiples crises interconnectées qui ont touché le pays ces dernières années, l’économie haïtienne s’est contractée de 1,2 % en 2019 et devrait encore se contracter de 4 % cette année. Les usines fonctionnent à capacité réduite en raison de la nécessité de mettre en œuvre des mesures pour ralentir la propagation du virus. Le spectre d’une nouvelle augmentation du chômage se profile à l’horizon, la gourde continue de se dévaluer par rapport au dollar des États-Unis et l’inflation est constamment supérieure à 20 %. En l’absence de ressources suffisantes pour soutenir la sortie d’Haïti de la récession dans laquelle il est plongé, les gains durement acquis en matière de sécurité et de développement au cours des quinze dernières années risquent d’être réduits à néant, et un problème initialement interne pourrait devenir un problème régional, si la situation humanitaire déjà alarmante continue de s’aggraver, et si un nombre croissant d’Haïtiennes et Haïtiens sont tentés de chercher meilleure fortune à l’étranger.
Distingués membres du Conseil,
Depuis ma dernière intervention, Haïti a bénéficié d’un climat politique relativement apaisé. L’épuisement causé par 18 mois de mobilisation populaire contre le Président Moïse, et le début de la pandémie de COVID-19, ont conduit une partie de l’opposition à appeler les Haïtiennes et les Haïtiens à s’unir pour faire face au virus, une initiative qui a permis au nouveau Premier Ministre, Joseph Jouthe, de gouverner. Pourtant, les premiers signes de l’intention de l’exécutif de commencer à préparer des élections législatives et locales attendues depuis longtemps ont réveillé les passions et ravivé l’acrimonie dans le discours public et le débat politique.
Les dernières semaines ont vu une augmentation marquée de la fréquence et de l’intensité des affrontements entre bandes armées rivales qui luttent pour contrôler de plus grandes portions de territoire dans les quartiers les plus peuplés de la zone métropolitaine de Port-au-Prince, sans doute afin d’exercer une influence sur le résultat des élections dans ces circonscriptions. Un nombre croissant de personnalités de l’opposition contestent la durée du mandat du Président Moïse et réclament la mise en place d’une administration de transition, qui lancerait ostensiblement des réformes et organiserait les prochains scrutins.Le cercle vicieux de la méfiance, de la récrimination et, finalement, de la violence se met à nouveau à définir la vie politique haïtienne, à un moment où la société tout entière devrait s’unir dans sa riposte à la pandémie et s’efforcer de poser des bases plus vertueuses et durables sur lesquelles construire son avenir.
Haïti a trop longtemps eu recours à des accords opportuns pour régler des problèmes politiques, au détriment des principes qui sous-tendent sa Constitution. Pourtant, les ambiguïtés de cette Constitution, dont aucune interprétation faisant autorité n’est possible en l’absence de la Cour constitutionnelle prévue dans le texte, ont régulièrement obligé les acteurs politiques à la contourner. Il devient de plus en plus évident qu’une réforme de la Constitution est nécessaire pour sortir de ce paradoxe et instaurer les conditions de la stabilité institutionnelle, de la bonne gouvernance et de l’état de droit, trois caractéristiques indispensables pour que le pays puisse prospérer. Seul un processus national qui combine un solide leadership et de véritables efforts par l’ensemble des acteurs pour mettre de côté les intérêts politiques à court terme permettra de parvenir à une telle réforme.
Monsieur le Président,
Au cours des quatre derniers mois, malgré la pandémie, le BINUH, travaillant en collaboration toujours plus étroite avec l’équipe de pays des Nations Unies, n’a pas perdu de vue les six objectifs, les priorités qu’il a fixées dans le cadre stratégique intégré. Il n’a pas ménagé ses efforts pour aider les autorités et les institutions haïtiennes à examiner les questions clés qui bloquent la formation d’un consensus national ainsi que pour aider le pays à progresser vers la stabilité et le développement durable. Par ses bons offices, le Bureau a continué à encourager les acteurs de tout l’éventail politique à mener un dialogue constructif. Avec ses partenaires, il a dispensé à la Police nationale d’Haïti des conseils sur le règlement des différends qui déchiraient ses rangs de longue date au sujet des conditions de travail et a aidé les acteurs judiciaires à mettre au point un système d’audiences virtuelles qui permettra aux tribunaux de continuer à fonctionner malgré l’impossibilité actuelle de se réunir physiquement.
Bien que d’une portée apparemment limitée, ces activités contribueront à favoriser la cohésion des forces de police du pays, qui maintiennent l’ordre et luttent contre l’action des bandes armés, et à faire en sorte que le système judiciaire demeure en mesure de s’acquitter de l’obligation faite à l’État de garantir le droit des victimes à accéder à la justice. Malheureusement, nous continuons à opérer dans un contexte où le respect du principe de responsabilité reste un défi majeur, comme le montre l’absence de progrès dans l’enquête et les poursuites engagées dans les récentes affaires emblématiques de Lilavois, Grand Ravine, La Saline et Bel-Air, qui concernent des violations des droits humains et des atteintes à ces droits commises par des membres de bandes, des agents des forces de l’ordre et des responsables politiques.
En collaboration avec la société civile, le BINUH poursuivra ses efforts pour encourager les autorités à intensifier la lutte contre l’impunité et la promotion des droits humains. Grâce à une utilisation judicieuse de la panoplie d’outils à sa disposition, le système des Nations Unies en Haïti continuera à soutenir l’expansion des multiples aspects de la riposte à la COVID-19, à accompagner le pays sur la voie d’une réforme institutionnelle et économique cruciale et à fournir une assistance pour garantir la tenue en temps voulu d’élections libres, équitables et transparentes, dans un climat apaisé.
Monsieur le Président,
Pour assurer le succès de ces efforts et pour s’attaquer aux causes profondes de son instabilité de manière substantielle et durable, Haïti compte sur le soutien total de ce Conseil, ainsi que sur l’engagement continu des partenaires internationaux, qu’il apprécie grandement.
L’ONU met en garde contre le danger du coronavirus en Haïti malgré des chiffres peu élevés.Officiellement, Haïti a enregistré 84 décès.
Personne dans l’international ne semblerait accorder foi aux bulletins covid-19 diffusés tous les soirs par le régime totalitaire de Jovenel Moise. Et on voudrait bien que ce régime organise des élections « crédibles » et apporter des réformes à notre Constitution ?
Helen La Lime, vendredi devant le Conseil de Sécurité à propos de covid-19 en Haïti: « le bilan réel est probablement beaucoup plus élevé« .
New York, samedi 20 juin 2020 ((rezonodwes.com))–Les Nations-Unies ont averti vendredi de la grande menace que la pandémie de coronavirus fait peser sur Haïti, même si les chiffres indiquent que le pays est beaucoup moins touché que d’autres dans la région des Caraïbes.
« Bien que le nombre confirmé de personnes infectées et mortes soit faible par rapport aux autres pays de l’Amérique, la pandémie met à rude épreuve le système de santé déjà fragile du pays et sa maigre protection sociale« , a déclaré la représentante de l’organisation pour Haïti, Helen La Lime, au Conseil de Sécurité, vendredi.
Selon La Lime, trois mois après la déclaration de l’état d’urgence sanitaire dans le pays, les autorités ont encore du mal à ouvrir des centres médicaux pour la COVID.19. Elle a souligné que dans un pays de plus de 11 millions d’habitants, il y a à peine la capacité de traiter quelques centaines de personnes à la fois.
Ces problèmes sont dus, entre autres, à un manque de coordination et de financement de l’État et à une opposition locale à la présence de telles installations dans leur région, a expliqué la diplomate.
La mauvaise gestion de covid-19 par l’administration de l’apprenti-dictateur Jovenel Moise, dévoilée devant le Conseil de Sécurité de l’ONU qui n’est pas revenu sur l’organisation d’élections, à moins de 8 mois de la fin de mandat de celui-ci.
Officiellement, Haïti a enregistré moins de 5.000 infections et 84 décès, selon les données présentées par La Lime, qui a déclaré que le bilan réel est probablement « beaucoup plus élevé ».
Cette semaine, les autorités nationales ont déclaré que le pic des infections a été dépassé à la fin du mois de mai et que le taux d’infection est en baisse, une situation que certains membres du Conseil de sécurité semblaient remettre en question lors de la réunion de vendredi.
« Étant donné que le pic des infections COVID-19 en Haïti est peut-être encore devant nous, il est essentiel que tous les Haïtiens travaillent ensemble pour arrêter la propagation du virus« , a déclaré par exemple l’ambassadrice américaine Kelly Craft qui s’est déjà rendue en Haïti, en 2019, pour sauver le mandat du président Jovenel Moise arrivant à expiration le 7 février 2021.
La pandémie a également un impact économique majeur sur le pays, dont l’économie devrait se contracter de 4 % cette année, après un déclin de 1,2 % en 2019.
Cette situation, dans un pays déjà en crise économique, politique et sociale, peut conduire à de nouvelles flambées dans les rues malgré le calme relatif apparent, selon la représentante spéciale du Secrétaire des Nations-Unies en Haïti, pays en proie à la corruption.
Avant la déclaration de Miami à savoir que nos 27 560 km carrés seront électrifiés 24/24, d’ici 18 à 24 mois, l’annonce du 20 juin 2015 concernant des exportations hebdomadaires des figues-bananes d’Agritrans vers le marché européen, est l’un des plus grands affronts que ce régime ait fait au peuple haitien. Ses méchanceté et haine avouée du pays sont sans limite.
Samedi 20 juin 2020 ((rezonodwes.com))– Pour tenter de comprendre un peu l’avènement de Jovenel Moise au pouvoir en Haïti, et comment tout a été bien ficelé pour vendre son image « obscure », selon Washington Post, alors que l’ex PM Laurent Lamothe négligeait cet aspect en laissant le président Michel Martelly l’éclipser, il faudrait remonter à la fatidique soirée du 20 juin 2015 où tout était conçu pour nous faire « bafwe » la banane pourrie sou tout jan pour faciliter la descente du pays aux enfers, devenu aujourd’hui, l’un des plus pauvres au monde et le plus corrompu dans les Caraïbes.
Inconnu du grand public avant cette date mais Jovenel Moise qui gérait déjà des millions des fonds du trésor public, sans avoir de compte à rendre maintenant à qui qu ce soit, pouvoir autoritaire oblige, savait bien que, contre vents et marrées, les décideurs du pays allaient accepter le choix de Michel Martelly, sans l’organisation d’un congrès « démocratique » au sein du parti, pour qu’il soit intronisé à travers une présidentielle calculée sur mesure. Du président du CEP en passant par l’ex-président Jocelerme Privert, et le Centre de Tabulation pour arriver aux recommandations du BCEN, ils savaient presque tous que le processus entamé le 20 juin 2015 par la présentation officielle du candidat du secteur privé des affaires, devait aboutir aux points configurés pour l’affichage de multiples services requis en retour.
Il faut se faire à l’idée que certains se font des idées que d’autres n’ont aucune imagination pour comprendre ce qu’ils sont entrain de manigancer car « ces » secteurs joueront pieds et mains et utiliseront tout « stratagème » pour que Jovenel Moise reste au Palais National au-delà de la fin de son mandat constitutionnel, le 7 février 2021. Si le besoin se fait réellement sentir, il lui sera donné le droit de tuer sur toute personne entravant sa voie vers la passation du pouvoir à Michel Martelly, conformément aux prescriptions d’un accord qui serait verbalement signé le soir du 20 juin 2015.
Ce soir-là, M. Moise, dans un palto qui l’emballe, et timide qu’il était à l’instar de François Duvalier durant les semaines précédant les élections (sélection) de 1957, a avoué que les vastes carreaux de terres d’AgriTrans appartiennent à l’Etat haitien qui, en plus, à coup de $6 millions, a fait démarrer le projet mort-né. De l’argent jeté par la fenêtre pour un pays si pauvre envers lequel ne se développent que des relations d’assistanat. C’est un scandale du genre d’un crime au premier degré, au point que l’Ucref et l’Ulcc – si yo te egziste tout bon vre – devraient surseoir sur toutes principales activités pour entendre Martelly et Jovenel Moise se prononcer sur une telle initiative : tè leta, lajan leta fè’w vin prezidan nan monte fo pwojè epi wap fè mounn lalwa ? Où est passé cet emprunt depuis la révocation de l’ancien directeur de FDI ? Il faut rappeler que c’était la première action posée par le président Jovenel Moise, façon pour lui d’annoncer les couleurs qu se lèt li vin’n bwè li pa vinn konte bèf. Aujourd’hui, il faut plus de 110 Gourdes pour un dollar.
Et 5 ans plus tard, – 20 juin 2015/20 juin 2020 – nous en voilà avec le résultat. Haïti, selon Transparency International, est en tête des pays de la région, avec l’indice de corruption le plus élevé. Cela dit beaucoup pour qu’un citoyen puisse arriver à accepter d’être en toute âme et conscience, candidat à des éventuelles élections convoquées par un pouvoir incapable de pourvoir au remplacement d’un seul siège de sénateur pour rayer le nom de Guy Philippe de la liste de sénateur-élu de la Grande Anse, même quand le mandat du CEP avait longtemps expiré.
Le 20 juin 2015, c’était la belle fête, la mariée était en rose, la vie est belle ; les fonds de Petro Caribe étaient répartis entre des activistes et pourfendeurs de la Patrie pour mieux propulser Jovenel Moise sur la scène, le faire sortir de l’incognito pour venir gérer aujourd’hui un pays n’existant même pas virtuellement … un pays de merde, de corrompus, des vandales menant un combat de mauvais aloi, un cercle vicieux voulant continuer de se perpétuer et n’arrivant même pas à bâtir un seul établissement scolaire voire construire un hôpital de référence nationale à un moment où des besoins urgents se font sentir au beau milieu de la gestion opaque d’une crise sanitaire très aiguë.
« Chaque vendredi, au moins dix containers remplis de bananes vont laisser le port et rapportera en moyenne $ 500 000 » disait l’ex-président Michel Martelly à qui ON avait laissé le libre choix de désigner – hand pick – son successeur avec des missions bien spécifiques à accomplir – pi devan an 2021 pou rive 2022 -. Des bananes rapportant des devises, qui ne serait pas heureux de l’apprendre, surtout que ce commerce allait graduellement contribuer à la stabilisation de la monnaie nationale, aujourd’hui dévalorisée. C’était trop beau pour être vrai. Cette version devenait une sorte de vérité officielle, en fait un vrai mensonge d’état très répugnant. Parlant de mission, les données ont changé en cours de route, mais il demeure capital pour le pouvoir et inconditionnels alliés et ennemis jurés du peuple Noir d’Haïti, d’essayer de tout faire pour changer le cours des choses. Jovenel Moise serait impardonnable si PHTK parvenait à perdre le pouvoir qu’il a gagné au prix d’incendie et de destruction de la ville des Cayes, au prix de millions dépensés pour faire le lobby, et détournés vers des projets fictifs (rapport CSCCA).
Ce serait trop grave pour Jovenel Moise de ne pas continuer à déployer toute sorte de stratagème, son point fort, pour retourner l’ascenseur à Michel Martelly qui lui fait vivre encore le rêve d’être président du premier pays des Noirs même quand il se foutait pas mal des récentes protestations dénonçant le racisme subi par les Afro-Américains dans leur propre pays. Le grand enjeu pour l’instant est le changement en profondeur du systême prôné pour l’après-7 février 2021 ou le retour à la dictature au lendemain du 7 février 2021, comme en juin 1964. C’est là où le bât blesse, etle danger est omniprésent sous les roues des blindés et les bouches des fusils de Normil Rameau qui aurait également obtenu une « license to kill » à l’instar du président Jovenel Moise qui entend de loin, le bruit des dizaines de cadavres de La Saline réclamant justice.