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  • La BRH publie des indicateurs sur le marché des changes et des obligations

    La BRH publie des indicateurs sur le marché des changes et des obligations

    La BRH publie des indicateurs sur le marché des changes et des obligations BRH pour les ménages, les entreprises commerciales et de service.

    La Banque de la République d’Haïti a publié des indicateurs supplémentaires relatifs au comportement du marché des changes et aux obligations BRH dans ce contexte de volatilité excessive du taux de change.

    Entre le 1er et le 5 juin 2020, pour tout le secteur bancaire pas moins de 38 millions 737 mille 415 dollars ont été achetés avec un taux moyen de 110 gourdes. Pour la vente, c’est un montant de 37 millions 918 mille 496 dollars avec un taux moyen de 112 gourdes.

    Pour la semaine d’avant Entre le 25 et 29 mai 2020, dans toutes les banques commerciales un montant de 34 millions 280 mille 243 dollars ont été achetés avec un taux moyen de 109 gourdes. Pour la vente, c’est un montant de 34 millions 380 mille 611 dollars avec un taux moyen de 111 gourdes.

    Ce rapport présente aussi une révision des taux affichés par les banques commerciales en prenant en compte les fluctuations de tous les jours. Aussi, il est fait mention que le montant pour toutes les obligations BRH en cours s’élève à 2 milliards 726 millions 315 mille 716 gourdes.

    “Sur le marché des changes, l’asymétrie d’information semble alimenter l’impatience du public pour les dollars et, par ricochet, la dépréciation accélérée de la gourde. C’est dans ce contexte que la BRH se propose de publier régulièrement dans les journaux les principaux indicateurs relatifs aux transactions réalisées sur le marché des changes et aux obligations BRH”, a indiqué la banque centrale.

    Par ailleurs, la BRH precise que l’objectif poursuivi est d’ouvrir progressivement la voie à un degré d’efficience du marché des changes par la réduction de l’asymétrie d’information. Cette initiative constitue le prolongement des efforts de dissémination des données économiques
    et financières à travers le site internet et des publications de l’institution.

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  • Covid-19 : La banque mondiale fait un don de 33 millions de dollars à Haiti

    Covid-19 : La banque mondiale fait un don de 33 millions de dollars à Haiti

    Covid-19 : La banque mondiale fait un don de 33 millions de dollars à Haïti, un financement additionnel au “Projet d’accessibilité et de résilience rurale en Haïti

    Le banque mondiale annonce ce 18 juin dans un communiqué avoir accordé un don de 33 millions de dollars à Haïti. Ce don rentre dans le cadre d’un financement additionnel au “Projet d’accessibilité et de résilience rurale en Haïti“. Approuvé par le conseil des administrateurs de la Banque mondiale, ces fonds de l’Association Internationale de Développement (IDA),visent à faciliter l’accès aux routes carrossables par tous les temps dans la Boucle Centre-Artibonite et à renforcer les tronçons essentiels du réseau routier.

    “L’amélioration de l’accessibilité en milieu rural offre des fenêtres d’opportunité afin d’améliorer la vie des populations et l’économie. Ce projet réduira la vulnérabilité des communautés rurales en leur donnant accès aux services de base, aux marchés et à des opportunités d’emploi. Une connectivité améliorée sera cruciale dans les efforts d’Haïti en matière de réponse et de relèvement face à la crise du coronavirus, notamment dans les zones les plus touchées par le ralentissement économique”, a déclaré Anabela Abreu, Directrice des opérations de la Banque mondiale pour Haïti.

    La banque précise que le réseau routier  joue un rôle essentiel dans l’économie haïtienne: environ 80% des transports et circulations de personnes et de marchandises se font par la route. Toutefois, près de la moitié du territoire national est mal connecté et il arrive que des régions entières soient totalement isolées pendant plusieurs jours, suite au passage d’ouragans sévères.

    En ce sens, dans le cadre de ce projet, on procédera à la construction de quatre ponts, ainsi qu’à l’amélioration, l’entretien et la réfection ciblés de tronçons routiers essentiels afin de rendre 80 kilomètres carrossables par tous les temps, y compris lors d’événements climatiques extrêmes. Le financement additionnel inclut également la construction et la réhabilitation de deux centres d’entretien routier (Hinche et Saint-Michel) ainsi que de marchés régionaux et ruraux essentiels.

    “Le Projet d’accessibilité et de résilience rurale en Haïti, a été initialement approuvé en mai 2018 pour un montant de 75 millions de dollars, en vue de réhabiliter des tronçons essentiels du réseau routier rural et d’améliorer la condition et la sécurité des routes dans les départements du Sud, du Sud-Est et des Nippes”, lit-on dans ce communiqué

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  • “Les transferts doivent être payés en gourde sauf si l’argent est déposé sur un compte en dollar”, exige la BRH

    “Les transferts doivent être payés en gourde sauf si l’argent est déposé sur un compte en dollar”, exige la BRH

    Cette circulaire 114-1 fixe les modalités pour les transferts reçus. “Les banques et les maisons de transfert sont tenues de payer les transferts internationaux en monnaie étrangère si le bénéficiaire reçoit les fonds sur son compte bancaire (en dollars américains) ou en gourdes si le bénéficiaire requiert le paiement à n’importe quel point de service (succursale, agence, bureau, kiosque) sur le territoire national. Et, les paiements en gourdes se font au taux de référence publié par la BRH quotidiennement”.

    La BRH qui veut donner le ton concernant le taux de change en Haïti impose aux banques et maisons de transfert d’afficher le taux de référence de la BRH visiblement
    dans leurs locaux. Elles doivent s’assurer que tous leurs points de service gérés par des tiers, appelés « sous-agents », affichent ce taux dans un endroit visible de leurs locaux.

    Par ailleurs, “lors du paiement d’un transfert, les banques et les maisons de transferts doivent identifier leur client habituel ou occasionnel, conformément aux dispositions des lois et règlements en vigueur, et remettre au client un reçu de la transaction. Le reçu doit contenir entre autres le montant et la monnaie dans laquelle le transfert a été payé, le taux de change de la transaction, le nom de la banque ou de la maison de transfert ainsi que l’adresse du point de service ayant effectué l’opération”.

    Comme l’a souligné le gouverneur Jean baden Dubois, le nouveau décret portant régularisation des maisons de transfert permet à la BRH de jouer pleinement son rôle de gendarme du secteur. Dans cette circulaire, elle ne lésine pas sur les moyens pour se faire entendre et limiter les dérives.

    “Pour toute autre infraction constatée, la BRH demandera la cessation immédiate de la pratique incriminée, prendra des sanctions administratives notamment une lettre de blâme à l’encontre de l’institution fautive et pourra appliquer une amende de cent mille gourdes (HTG 100,000.00) pour chaque fait relevé. Toute amende sera déduite du solde de l’un des comptes de la banque fautive à la BRH”, précise la circulaire.

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  • Le débat sur la fin du mandat présidentiel est stérile, selon Arios Jean-Charles

    Le débat sur la fin du mandat présidentiel est stérile, selon Arios Jean-Charles

    Sans surprise, le porte-parole du parti Bouclier, reputé proche du pouvoir, Arios Jean-Charles, se range du côté du pouvoir, déclarant que le mandat présidentiel prendra fin le 7 février 2022. “Même un enfant peut faire ce calcul”, a ironisé M. Jean-Charles.

    Le contexte actuel n’est pas favorable à un débat autour de la fin du mandat présidentiel, de l’avis du porte-parole de Bouclier. Pour lui, quatre facteurs importants doivent être pris en compte de manière urgente : la gestion de la Covid-19, la misère grandissante, l’insécurité et les élections.

    Reconnaissant que les conditions de vie de la population haïtienne se détériore, Arios Jean-Charles plaide pour un renouvellement du personnel politique. “Essayons de résoudre les problèmes sérieux et mettons de côté les débats creux”, a conclu M. Jean Charles.

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  • Une vingtaine d’armes à feu, plus de 18 milles cartouches saisies lors d’une opération menée au port Lafito

    Une vingtaine d’armes à feu, plus de 18 milles cartouches saisies lors d’une opération menée au port Lafito


    Pas moins de 12 fusils d’assauts dont 7 modèle AM-15, 1 modèle X-15, 1 modèle AF-15, 1 modèle MEP-15, 1 modèle AR556 et 1 modèle V15 ont été saisis lors d’une opération conjointe des autorités judiciaires et policières ainsi que des agents de surveillance de la lutte contre la fraude et de la contrebande.

    A en croire Jean Claude Clerveau, directeur de surveillance de la lutte contre la fraude et de la contrebande, ces matériels étaient stockés dans un conteneur de 40 pieds dont la consignataire répond au nom de Kettai Louis, fiscalement identifiée au numéro 008-915-995-5.

    Aucune arrestation n’a eu lieu, a fait savoir M. Clerveau.

    Toutefois, il a souligné que le parquet va engager une poursuite contre toute personne impliquée dans cette affaire, citant notamment le commissaire du gouvernement Jacques Lafontant.

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  • PNH: Yanick Joseph démissionne de ses fonctions

    PNH: Yanick Joseph démissionne de ses fonctions

    Faisant l’objet d’une convocation de l’inspection générale de la PNH, Yanick Joseph, qui est en cavale depuis quelques temps, a démissionné de la PNH.

    une circulaire publiée par le service Armement, de la direction logistique de la PNH en date du 19 juin 2020, fait état de la remise par l’agent des matériels de service: arme, menotte, flash, étuis entre autres, de l’institution policière qui lui ont été confiés dans le cadre de son travail.

    Une lettre de démission a été annexée au colis contenant les matériels de service de la PNH, a précisé le service Armement, de la direction logistique de la PNH.

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  • Insécurité : Assassinat du substitut du Commissaire du gouvernement, Fritz Gérald Cérisier

    Insécurité : Assassinat du substitut du Commissaire du gouvernement, Fritz Gérald Cérisier

    En effet, ces hommes armés non identifiés ont ouvert le feu sur le véhicule à bord duquel se trouvait l’homme de loi au Champ-de-Mars, place de la constitution, aux abords du Palais national. Des photos circulant sur les réseaux sociaux montrent plusieurs impacts de balles sur la voiture.

    Me Cérisier roulait à bord d’un Suzuki de couleur rouge, immatriculé BB 91126. Penché vers sa droite, il est tué de plusieurs balles au volant de sa voiture à Sans Fil (Poste-Marchand).

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  • Fin de mandat de Jovenel Moïse en 2022: Pierre EGEA, professeur à l’Université de Toulouse, apporte la preuve juridique

    Fin de mandat de Jovenel Moïse en 2022: Pierre EGEA, professeur à l’Université de Toulouse, apporte la preuve juridique

    Le mandat du Président de la République d’Haïti s’achève bien le 7 février 2022

    Un certain nombre d’acteurs de la vie politique haïtienne, soutient que le mandat du président de la République doit s’achever le 7 février 2021, et non le 7 février 2022 qui est la position officielle de la présidence.

    Pour comprendre les termes de la controverse, il convient de rappeler les circonstances dans lesquelles Monsieur Jovenel MOÏSE a accédé à la magistrature suprême de l’Etat d’Haïti.

    1° Les faits

    Le mandat du prédécesseur de Monsieur MOÏSE, Michel Joseph MARTELLY devait s’achever en février 2016 après qu’il eut pris ses fonctions cinq ans auparavant, en mai 2011.

    C’est dans ce cadre que le premier tour des élections présidentielles s’est tenu, le 25 octobre 2015.

    Toutefois, les résultats du scrutin ont été vivement contestés par une partie importante des candidats, de sorte que le processus électoral a été reporté sine die.

    Afin de trouver une solution politique de nature à éviter une crise post-électorale, une commission indépendante d’évaluation électorale (CIEE) a été créée par arrêté du Président de la république du 22 décembre 2015 avec pour mandat « d’évaluer le processus électoral et de faire des recommandations au gouvernement et au Conseil électoral provisoire ».

    Dans ces conditions, le second tour des élections présidentielles n’a pu se tenir avant le terme du mandat du Président MARTELLY qui s’achevait constitutionnellement le 7 février 2016. Ce dernier a effectivement quitté ses fonctions à la date prévue, son départ créant une situation de vacance de la présidence.

    Pour y remédier et garantir la continuité de l’Etat, un accord a été signé le 5 février 2016 entre le pouvoir exécutif représenté par le président Joseph Michel Martelly,le pouvoir législatif représenté par le sénateur Jocelerme Privert, Président du Sénat de la République, et le député Cholzer Chancy, Président de la chambre des Députés.

    C’est dans ce contexte que le Sénat de la République et la Chambre des députés réunis en Assemblée nationale ont élu le 14 février 2016 au deuxième tour du scrutin Monsieur Jocelerme PRIVERT Président provisoire de la République d’Haïti pour un mandat limité à 120 jours.

    Le 27 avril 2016, le Président provisoire de la République créait la commission indépendante d’évaluation et de vérification électorale (CIEVE) dont la mission était, aux termes de l’article 1er dudit arrêté de « rétablir la confiance des acteurs politiques dans le processus électoral en établissant la sincérité des résultats des élections de 2015 ».

    Dans son rapport remis au Président provisoire de la République le 30 mai 2016, la CIEVE recommande que le processus électoral soit repris à zéro.

    Suivant les recommandations du rapport de la CIEVE, le Conseil électoral provisoire décide le 6 juin 2016 « la reprise du premier tour de l’élection présidentielle » annonçant que les deux tours de la présidentielle auront lieu le 9 octobre 2016 et le 7 janvier 2017.

    En définitive, le premier tour de scrutin sera reporté au 20 novembre 2016 compte tenu du passage de l’ouragan Matthew.

    Elu au premier tour de scrutin avec 55,67 % des suffrages, Jovenel MOÏSE est investi le 7 février 2017 Président de la République.

    2° Analyse juridique

    Le rappel des faits permet de mettre en exergue un élément décisif qui est au cœur du débat juridique : Le président de la République aurait dû être élu en 2015/2016 pour une prise de fonction le 7 février 2016. Les circonstances tenant au déroulement des élections présidentielles ont abouti à ce qu’il soit élu fin 2016 pour une prise de fonction le 7 février 2017.

    Cette distorsion entre ce qui aurait dû être, la prise de fonction en 2016 et ce qui fut, la prise de fonction en 2017, a conduit certains acteurs de la vie politique ainsi qu’une éminente juriste, la professeure Mirlande MANIGAT, à considérer que le terme du mandat du Président Jovenel MOÏSE devait être fixé le7 février 2021 au lieu du 7 février 2022.

    L’argument repose sur une interprétation des dispositions constitutionnelles que l’on peut résumer de la façon suivante : la Constitution statue sur un évènement imparable, les élections qui doivent se tenir « le dernier dimanche de novembre de la cinquième année du mandat présidentiel » (article 134.2 Constitution). Or, conformément à la constitution, les élections se sont bien déroulées en novembre 2015. Le Président aurait dû entrer en fonction le 7 février 2016. La circonstance qu’il n’ait finalement pu entrer en fonction qu’un an plus tard, le 7 février 2017 n’est qu’un simple fait politique qui n’affecte pas la réalité juridique.

    L’opposition entre le fait et le droit est un élément majeur de l’argumentation. La prise de fonction est traitée comme un simple fait politique qui n’affecte pas le droit. Juridiquement, le début du mandat est réputé avoir commencé le 7 février 2016, le début réel du mandat le 7 février 2017 étant traité comme un simple « fait conjoncturel ».

    Cette argumentation qui mobilise la distinction, si importante en droit, entre le politique et le juridique (qui n’est qu’une modulation de la distinction entre l’être et le devoir-être) est particulièrement fragile à divers titres.

    Rappelons que la Constitution de 1987 fixe la durée du mandat présidentiel à 5 ans.

    L’article 134.1 précise que cette période de cinq ans « commence et se termine le 7 février suivant la date des élections » (« Tan sèvis prezidan an konmanse 7 fevriye apre dat eleksyon an. Li fini tou, 7 fevriye apre dat eleksyon an » dans la version créole). Cette formule destinée à éviter les décalages dans le temps résultant d’éventuelles démissions ou décès en cours de mandat – en France, l’élection présidentielle se tient en mai depuis le décès de Georges Pompidou – permet de déterminer de manière fixe le dies ad quem du mandat présidentiel. Le mandat du Président de la République Haïtienne est de cinq ans, et s’achève le 7 février suivant la date des élections.

    Dans le débat, l’expression « suivant la date des élections » (« apre dat eleksyon an » dans la version créole) est évidemment décisive.

    Selon les tenants d’une fin du mandat le 7 février 2021, la formule « date des élections » est une catégorie juridique distincte du fait même de l’élection, peu important que l’élection se soit tenue un an plus tard, dès lors qu’elle devait se tenir en 2015/2016.

    Cette position repose sur une interprétation strictement calendaire du texte visé, la notion de date des élections étant alors irrémédiablement fixé de cinq ans en cinq ans indépendamment de la réalité de l’élection.

    Or, rien dans le texte de la constitution ne permet de soutenir une proposition aussi figée. La « date des élections » n’est pas une simple catégorie abstraite et immuable, c’est surtout une donnée concrète qui renvoie à la date effective à laquelle s’est tenue l’élection. Le fait concret ne peut être artificiellement opposé à la catégorie juridique.

    Du reste, les tenants d’une telle interprétation sans doute conscients de sa ténuité, argumentent, également, en termes plus concrets et considèrent que le processus électif qui a conduit à l’élection du Président Jovenel MOÏSE doit être considéré comme un continuum dont le point de départ est fixé en 2015, peu important qu’il se soit prolongé jusqu’en novembre 2016.

    Or, cette position est juridiquement intenable.

    L’élection présidentielle de novembre 2016 n’est pas la continuation d’un processus électoral commencé en 2015 et qui aurait été suspendu.

    En effet, il n’y a pas eu suspension du scrutin. Si une telle suspension a été un temps envisagé, elle n’était plus politiquement tenable à la suite des conclusions de la CIEVE de sorte que le Conseil électoral provisoire a pris la décision d’annuler le scrutin de 2015 afin qu’il soit procédé à la reprise des élections.

    Les effets d’une annulation sont parfaitement clairs. Un acte annulé disparaît purement et simplement de l’ordonnancement juridique. Le scrutin de 2015 doit donc être regardé comme n’ayant jamais existé. Dans ces conditions, il est impossible de considérer que le processus électif amorcé en novembre 2016 ne serait que la continuation d’un scrutin initial qui doit désormais être regardé par le droit comme inexistant.

    Bref, la « date des élections » au sens de la constitution s’entend en l’espèce de la date du scrutin du 20 novembre 2016 entièrement détachable du scrutin de 2015 qui n’a pas abouti. Il s’ensuit que par application de l’article 134.1, le mandat du Président Jovenel MOÏSE s’achève le 7 février 2022.

    L’argumentation d’une fin de mandat au 7 février 2021 se heurte à d’autres considérations dirimantes.

    Rappelons que selon cet argumentaire, peu importe le fait que M. Jovenel MOÏSE soit effectivement entré en fonction le 7 février 2017, dès lors que juridiquement, il aurait dû l’être un an plus tôt, le 7 février 2016. Cette distanciation entre le fait politique et le droit est poussé à son paroxysme puisque selon cette analyse juridique, le début du mandat de Jovenel MOÏSE a juridiquement commencé le 7 février 2016.

    Cette analyse se heurte à des problèmes constitutionnels immédiatement perceptibles.

    En l’absence d’élection menée à son terme, aucun candidat n’a pu être proclamé Président en février 2016, ni Jovenel MOÏSE, ni aucun autre de ses concurrents. Le principe démocratique solennellement rappelé à l’article 134 « Le Président de la République est élu au suffrage universel direct à la majorité absolue des votants » a conduit le président Jovenel MOÏSE, élu en novembre 2016 à prendre ses fonctions en février 2017.

    Il ne s’agit pas là d’un simple fait politique mais d’une exigence constitutionnelle fondamentale.

    Le titre de compétence détenu par le Président Jovenel MOÏSE est fondé strictement sur l’élection au suffrage universel direct du 20 novembre 2016 et non sur une logique calendaire que d’aucuns prétendent opposer à l’esprit et à la lettre de l’article 134 et des articles qui le suivent et qui n’en sont que la mise en œuvre concrète.

    De même, l’élection d’un Président provisoire de la République, les textes réglementaires qui ont conduit à la mise en place d’autorité chargé de statuer sur la régularité des opérations électorales de 2015, la décision de reprendre l’ensemble du processus électif à compter du mois de juillet 2016, tous ces éléments ne sont pas de simples faits politiques impuissants à changer le sens de la règle constitutionnelle, ce sont des actes juridiques pris, compte tenu d’une situation ayant conduit à reporter l’élection présidentielle. Ces éléments ne peuvent être indûment écartés. L’analyse juridique ne peut conduire à ignorer les actes réglementaires, à tenir pour inexistant le mandat du Président à titre provisoire, à faire en somme comme si Jovenel MOÏSE devait être regardée rétroactivement comme Président depuis février 2016. Il s’agit là d’une simple fiction sans rapport avec la réalité juridique. Cette réalité clairement appréhendée conduit à écarter purement et simplement l’explication selon laquelle, en dépit de toute logique, le mandat de Jovenel MOÏSE aurait juridiquement débuté en février 2016.

    C’est inexact politiquement et juridiquement erroné.

    Elu en novembre 2016 au suffrage universel direct conformément à l’article 134. Monsieur Jovenel MOÏSE a pris ses fonctions le 7 février 2017 pour y exercer un mandat de cinq ans qui s’achève tout logiquement le 7 février 2022.

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  • Joseph Jouthe visite les principales prisons d’Haïti

    Joseph Jouthe visite les principales prisons d’Haïti


    Durant cette tournée qui l’a conduit au Pénitencier national, au Centre de rééducation des mineurs en conflit avec la loi (Cermicol) de Delmas 33 et à la Prison civile des femmes de Cabaret, le chef du gouvernement, a pu constater les conditions infra-humaines dans lesquelles les prisonniers évoluent.
    Dans une note rendue publique après son périple, Joseph Jouthe souligne qu’il “s’est enquis de la situation du personnel pénitentiaire et des détenus qui font face à la sous-alimentation et à de mauvaises conditions de santé”.


    Avec la chaine pénale, il entend élaborer un plan de réponses d’urgence et durables. Celui-ci consistera en de meilleurs traitements des agents et des détenus, à la réduction de la détention préventive prolongée et de la surpopulation carcérale.

    Le chef du gouvernement s’engage, par ailleurs, à accélérer le projet de construction d’une prison à Ganthier dans la perspective du désengorgement du Pénitencier national.

    Au terme de la visite du PM à la Prison civile des femmes de Cabaret, des kits d’hygiène ont été distribués aux détenues.

    Le président du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN), était accompagné notamment des ministres des Affaires sociales et du Travail, Nicole Yolette Altidor, celle à la Condition féminine et aux Droits des femmes, Mme Ghislaine Mompremier et du directeur de la Direction de l’administration pénitentiaire, l’Inspecteur en chef Charles Nazaire Noël dans le cadre de ces visites.

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  • Opération policière à Pèlerin : des armes et munitions saisies, un ancien policier interpellé

    Opération policière à Pèlerin : des armes et munitions saisies, un ancien policier interpellé


    Au cours de cette intervention des agents de l’ordre, dix chemises appartenant à la PNH, un fusil T65, deux fusils de calibre 12, un pistolet de marque taurus muni d’un chargeur garni de 15 cartouches, onze cartouches de calibre 12, 205 cartouches 7,62, un chargeur pour fusil M14 et une Toyota Hilux de couleur grise ont été consfiqués.


    Makerly Aristil, un ancien policier, arrêté en 2014 pour complicité d’évasion et recèle de véhicule volé, a été appréhendé durant cette opération policière.

    Cette importante intervention de la DCPJ a également conduit à la saisie de beaucoup d’autres matériels et équipements, dont quatre chargeurs T65 remplis de cartouches 5.56 mm, une boîte de 20 cartouches, un gilet par balle, un casque balistique, 21 paires de menottes, deux radios de communication, un montant de 2570 dollars américains et vingt et 21250 gourdes.

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