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  • Musique: Abimaël Bernadoth représente Haïti dignement dans “The voice”

    Musique: Abimaël Bernadoth représente Haïti dignement dans “The voice”

    Sans surprise, Abimaël Bernadoth, de son pseudo Abi est arrivé en finale. Il a passé avec succès l’étape à partir de laquelle le public a sélectionné un candidat pour chaque “Team” lors de la demi-finale diffusée en direct sur TF1. Ils étaient plus de cinquante à concourir au titre de « The Voice 2020 » sur scène et ils ne sont plus que quatre talents sur la liste pour la finale.

    Le natif de Fond-des-Nègres fait partie de l’équipe de Pascal Obispo, qui s’est livré dans une véritable battle avec les autres coachs, lors de l’audition à l’aveugle, pour l’avoir.

    Ce soir, il performera aux côtés des ses concurrents tous talentueux : Gustine (team Lara Fabian), Tom Rochet (team Amel Bent) et Antoine Delie (team Marc Lavoine) en Final THE Voice France 2020.

    Abi devient très jeune virtuose de plusieurs instruments dont le piano. Il en a fait usage lors de l’audition à  l’aveugle. La star dédie sa participation à  l’émission à sa sœur Rusdaëlle qui supporte courageusement plusieurs handicaps physiques depuis l’enfance.

    Comme Yama Laurent, la gagnante Lauréate du concours “La Voix” au Québec en 2018, Abi devient notre nouvel ambassadeur, qui présente Haïti sous un meilleur jour. “Mèsi anpil pou soutyen nou. M kontan reprezante nou ak talan mwen  M espere ke sa ede montre ke Ayiti pa ni on move kote, ni yon peyi ki gen sèlman povrete, men ki gen moun ki gen anpil talan”, a-t-il confié.

    La rédaction de Haïti 24 se prosterne devant le talent multiple et incontestable de ce jeune homme et lui souhaite du succès continue dans sa carrière.

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  • Mandat présidentiel: Mirlande H. Manigat tente de clore le débat !

    Mandat présidentiel: Mirlande H. Manigat tente de clore le débat !

    J’ai donc décidé de faire connaitre mon opinion non sur ce qu’il y a lieu de proposer et de faire, mais de m’écarter du piège manichéen dans lequel on peut facilement tomber et qui peut se résumer en une équation simpliste, car l’alternative s’étale entre deux dates qui qualifient et engagent les opinions. Se prononcer pour le 7février 2022, équivaudrait à accorder un blanc seing au pouvoir actuel et à une partie de la communauté internationale qui s’est prononcée. Choisir le 7 février 2021, signifierait que l’on se range du côté de l’opposition dite démocratique alliée à d’autres secteurs qui n’en font pas partie.
    Je refuse de me laisser enfermer dans ce raisonnement binaire et irréfutable, de plus inacceptable pour l’idée que je me fais de la controverse constructive. J’ai passé beaucoup de temps -car les menaces réelles de l’extension du virus m’ont accordé l’avantage de gérer mon horaire- à creuser ce thème, relire mes anciens écrits et en accumuler d’autres pour une saisie convaincante du Droit Constitutionnel haitien en laissant de côté les options personnelles. Mes habitudes de recherche intellectuelle m’ont tout naturellement guidée d’abord vers la révision des richesses offertes par notre patrimoine normatif et il m’a paru indispensable de consulter, une fois de plus, le récitatif de nos Constitutions, surtout les précédentes à l’actuelle, et retenir ce qu’elles avaient prescrit en ce qui concerne le mandat présidentiel, les applications et les conséquences qui en ont découlé.
    Il était aussi gratifiant de prendre l’avis de personnes compétentes, oralement ou par écrit, mais aussi celui de l’opinion publique qui s’exprime, souvent naïvement et mal à propos, mais qui traduit le sentiment profond des citoyens. Cette quête multiforme m’a permis de forger non une opinion mais des analyses que j’espère utiles. C’est avec espérance, honnêteté et engagement que je les soumets à l’attention du public.
    Je commence par mettre en cause, je dirais même en accusation notre Constitution de 1987 qu’il convient de saisir comme un tout, c’est à dire en harmonie conceptuelle entre toutes ses dispositions Elle nourrit les deux pôles de cet antagonisme de dates, car la saisie isolée de l’Article 134-2 permet de justifier les deux options, et ceci est néfaste pour l’orthodoxie juridique, d’autant plus dommageable que la plupart du temps, on le brandit isolément en négligeant non seulement les premières subdivisions de l’Article fondateur, mais aussi la version créole de la prescription et d’autres articles du même corps, par exemple, le 284-2 qui se rapporte au chronogramme de l’amendement intervenu en 2012, et aussi le 149 amendé qui introduit des variantes dans l’établissement du calcul du temps. Car on se trouve en présence de deux temps qui ne concordent pas, le temps constitutionnel qui doit respecter scrupuleusement les prescriptions qui ordonnent les décisions et les prises de position, et le temps politique qui est malléable et changeant au gré des intérêts des dirigeants. C’est ce qui fait la différence entre les exigences de l’état de droit et l’élasticité de la raison d’état qui peut permettre aussi bien une décision opportune même si elle n’est pas totalement conforme aux règles et toute sorte de turpitude. Mais s’agissant des délais, du calcul de consonance avec le Droit impérial comme expression de l’orthodoxie juridique, la Constitution de 1987 et précisément sur la question en débat, elle a tour à tour évoqué le Président de République, ainsi le destin d’un citoyen, ou l’élection présidentielle, c’est-à-dire une fonction anonyme. En outre, l’adverbe de temps immédiatement ouvre la voie à de multiples applications, à charge de le compléter par une date précise. Pour rester dans le domaine de l’interprétation juridique, on peut se demander que signifie la mention suivant la date des élections (Article 134-1) soit conformément à ou ce qui suit. Certes, le Droit a sa propre grammaire mais celle-ci doit être précise, dénuée d’ambigüité. D’une manière générale, la Constitution statue fondamentalement sur un évènement imparable, les élections, et ne tient absolument pas compte d’autres faits qui l’accompagnent en amont (la campagne électorale) et a posteriori à savoir la proclamation des résultats et l’installation du vainqueur qu’elle évoque par l’expression il entre en fonction le 7 février (Article 134-2, 2ème paragraphe). Enfin, la localisation de ce 7 février dans le calendrier annuel subit des contorsions par la mention est censé avoir commencé l’année de l’élection.
    Or, reprenant le chronogramme des dernières années, on sait que des élections, comme annoncées, se sont déroulées en novembre 2015, puis elles ont été annulées à cause des dénonciations de fraude par tous les participants sauf ceux du parti au pouvoir. Or, l’annulation d’un évènement n’affecte pas sa nature, sa réalité ni ses conséquences. En termes économiques, elle pourrait passer par profit et perte, deux effets opposés mais comptabilisés et conduire à une réévaluation des modalités.
    Les élections ont été reprises en 2016.Il s’est agi d’une continuation et non de l’initiation d’une nouvelle donne. Entretemps, il faut rappeler que l’Organisation des Etats Américains avait refusé de reconnaitre cette annulation et annoncé qu’elle ne financerait pas de nouvelles élections. Le fait que le vainqueur n’a prêté serment que le 7 février 2017 n’introduit pas un décalage juridique avec les élections, sinon une inconvenance protocolaire. Juridiquement donc, conformément à la Constitution, le début du mandat de Jovenel Moise a commencé le 7 février 2016 et se termine cinq ans plus tard, le 7 février 2021. Le temps constitutionnel s’impose donc pour identifier les élections; la prestation de serment aurait pu se faire n’importe quand et elle n’affecte pas le terme de l’occupation, qui est une donnée constitutionnelle, mais le début conjoncturel du mandat qui est de nature politique.
    Il a paru significatif et utile de remonter le temps et de voir comment les Constitutions antérieures et les acteurs politiques avaient envisagé de résoudre ce conflit entre le temps constitutionnel et le temps politique. De 1804 à 1843, le problème ne s’était pas posé car on avait eu, successivement une monarchie avec Dessalines et deux présidences à vie avec Pétion à partir de 1816 et Boyer de 1818 à 1843.
    La Constitution de 1843 prescrit que le Président est élu pour 4 ans. Il entre en fonction le 15 mai. Un Article Unique indique une disposition transitoire, avant que la pratique ne soit formellement inaugurée en 1846 et maintenue depuis lors, en complémentarité ou en alternance avec les Dispositions Générales précise :
    En conformité de l’Article 104, le citoyen Charles Herard Ainé (Rivière) ayant réuni la majorité des suffrages, est proclamé Président de la République.
    Il entrera en charge immédiatement , (30 décembre 1843) pour en sortir le 15 mai 1848.
    Un exercice de simulation rétrospective aboutit à cette conclusion : si Rivière Hérard était resté au pouvoir, en fait, il aurait eu un mandat de 4 ans, 4 mois et 15 jours.
    En 1867, on retrouve décalage similaire. La Constitution reprend les mêmes dispositions : durée du mandat de 4 ans, entrée en fonction le 15 mai. La Constitution ratifie l’élection de Sylvain Salnave et un Article Unique précise :
    En conformité avec l’Article 209 ci-dessus, le citoyen Sylvain Salnave ayant réuni la majorité des suffrges prescrits par la Constitution, est proclamé Président de la République. Il entrera en charge immédiatement (14 juin 1867) pour en sortir le 15 mai 1871.
    S’il était resté au pouvoir, Salnave aurait eu un mandat de 3 ans et 11 mois, C’est-à-dire moins que ce que la Constitution lui avait accordé.
    De nouveau en 1879, l’Article 101précise que le Président est élu pour 7 ans et qu’il entre en fonction le 15 mai, mais de nouveau un Article Unique inséré dans les Dispositions Transitoires bouscule le calendrier :
    Le citoyen Louis Etienne Félicité Salomon, élu le 23 octobre 1879 Président d’Haiti, sortira de charge le 15 mai 1887.
    En fait un mandat de 7 ans, 6 mois et 22 jours. Salomon avait d’ailleurs essayé de le prolonger en appliquant un amendement de l’Article 101 pour lui permettre d’etre réélu, mais il fut renversé le 10 aout 1888.
    L Constitution de 1889 a repris le libellé traditionnel. Elle indique que le Président est élu pour 7 ans, mais, comme d’habitude, un Article Unique stipule que :
    Le citoyen Louis Mondestin Florvil Hyppolite ayant obtenu l’unanimité des suffrages de l’Assemblée Constituante est proclamé Président de la République d’Haiti. Il entrera en charge immédiatement pour en sortir le 15 mai 1897.
    S’il n’était pas mort en fonction, le 9 octobre 1896, il aurait eu un mandat de 7 ans, 7 mois et 6 jours, en fait plus que ce que prescrit la Constitution.
    On peut souligner trois points communs à toutes ces Constitutions. Le premier se rapporte à la fixation en termes calendaires de la fin du mandat. Cette même précaution se retrouve dans les Chartes du 20ème siècle à l’exception de 1918. En 1932, l’Article 76 indique que le mandat prend fin à partir du 15 mai qui précède immédiatement l’élection. En 1935, sous l’influence d’un Président autoritaire, Stenio Vincent, il est inséré une mise en garde contre la tentation des réélections. La seconde particularité commune est la référence au 15 mai, une constance fétichiste que l’on retrouve dans le 7 février adopté depuis le départ des Duvalier. Enfin, le renvoi à l’adverbe immédiatement pour le début des mandats, une référence que l’on retrouve dans la Constitution de 1987.
    En application de ces dispositions, le pays a connu deux épisodes particulièrement déstabilisateurs dans son histoire.
    La première survint en 1902 et la toile de fond est la fin d’un mandat présidentiel. En effet, à la mort brutle du Président Florvil Hyppolite le 24 mars 1896, l’Assemblée Nationale décida rapidement de combler le vide et elle élit Tiresias Simon Sam comme Président. Le Décret y relatif devait fixer la controverse qui surgir quelques années plus tard quant au terme du mandat du nouveau Président :
    Il entre en fonction immédiatement et ses fonctions cessent le 15 du mois de mai 1903.
    Au regard de la Constitution de 1889, il est indiqué que les fonctions d’un Président cessent le 15 mai lors même que la 7ème année de son exercice ne serait pas révolue (Article 93). L’affaire fut révélée par un article paru le 9 juillet 1901 dans un journal, Le Signal, à peine lancé au Cap, sous la plume de Raoul Deetjen qui précisa qu’étant député en 1896, lui et ses collègues n’avaient pas perçu la contradiction prospective entre deux dispositions. Selon les principes pétrifiés dans le Droit Constitutionnel, la prescription constitutionnelle jouit d’une préséance par rapport à d’autres actes juridiques lesquels doivent lui être conformes. De ce fait, c’est le Décret de 1896 qui était entaché d’illégalité. Le débat dépassa rapidement les sphères de décision, en particulier le Parlement directement interpellé, et enflamma l’opinion publique à travers les journaux et les conversations privées Pour couper court à de possibles tumultes, Tiresias Simon Sam prépara un communiqué qu’il fit lire par le Ministre de l’intérieur Tancrède Auguste, le 12 mai 1902 à l’ouverture de la première session de la Législature :
    Une question palpitante d’intérêt et passionne, depuis quelques temps l’opinion publique, à savoir quelle est la date constitutionnelle de ma sortie. C’est donc, Messieurs, pour me conformer à la volonté de la Constitution que j’ai l’honneur de vous notifier mon inébranlable résolution de descendre du pouvoir le 15 de ce mois.
    Cette question qui aurait pu, dès lors, être résolue par le Parlement a été le détonateur de secousses combinées qui ont abouti au renvoi des Chambres le 26 mai, l’ébranlement de l’unité territoriale, à l’une des batailles électorales des plus acharnées, au sabordage héroïque de La crête à Pierrot par l’Amiral Hammerton Killick, le 6 septembre, finalement à la prise du pouvoir le 21 décembre 1902, par la force des armes et à la suite d’un vote de parlementaires tétanisés, du Général Nord Alexis face à un citoyen contraint à l’exil qui avait pour lui le prestige, la compétence et l’intelligence, Anténor Firmin. La malice populaire se plait à chantonner que Tonton Nord, inculte, avait vaincu le lettré Firmin. Ce n’est pas exact mais de tels raccourcis s’incrustent dans la mémoire collective. Nord Alexis n’était pas inculte et Firmin a pu lui-même comprendre les motifs de ses échecs politiques par ses analyses concernant les aléas de la politique.
    En 1956, une controverse de même origine se produisit. Le Général Paul Eugène Magloire fut élu au suffrage universel le 8 octobre 1950, pour 6 ans. Une première dans l’histoire du pays car jusque là, ce privilège revenait à l’Assemblée Nationale, c’est-à-dire les deux Chambres. L’Article A des Dispositions transitoires, en reconnaissant le fait de l’élection, ajoute qu’il prendra ses fonctions le 6 décembre 1956 et que son mandat prendra fin le 15 mai 1957. Mais l’Article 77 de la Constitution est formel : il entre en fonction le 15 mai de l’année précédant son élection, c’est-à-dire le 15 mai 1950 et, de ce fait, il reste au pouvoir jusqu’en 1956.
    Une fois de plus, nous avions en présence deux thèses antagoniques, celle de la durée constitutionnelle et, dans ce cas, il aurait du quitter le pouvoir le 6 décembre, et celle des Dispositions Transitoires, dans ce cas il pouvait manœuvrer pour rester jusqu’au 15 mai 1957. Il a choisi la tangente périlleuse, rester aux commandes des Forces Armées, ce qui lui valut l’hostilité de l’Etat Major. Il dut abandonner le pouvoir le 12 décembre, et le pays dut affronter un cycle dramatique sous la forme de plusieurs Gouvernements provisoires, la retentissante bataille de l’Article 81 de la Constitution relatif au Gouvernement Provisoire, la journée sanglante du 28 mai et, finalement, l’arrivée de François Duvalier au pouvoir le 22 septembre.
    Les constituants de 1986-87, comme les parlementaires qui ont concocté les amendements de 2010-2012, ne semblent pas avoir eu la curiosité de consulter les textes et les analyses des conjonctures passées qu’elles ont engendrées. Maintenant, il semble trop tard pour refaire ce qui a été mal fait, mis il reste suffisamment de temps, à l’horloge du sérieux et du patriotisme, pour envisager la tache à accomplir au lendemain du 7 février 2021. Le pays besoin d’un énergique coup de balai pour le remettre sur le chemin du Droit Constitutionnel et de la légalité. Un problème fondamental revient à décider non quelle serait la priorité mais quelle décision est prioritaire. A cause du passif qui s’est accumulé, la première initiative devrait privilégier la question constitutionnelle. La procédure de l’amendement n’est plus de mise car la 50ème Législature s’est installée à pas feutrés, sans l’agencement protocolaire et politique qui accompagne un tel passage. Seule une nouvelle Constitution pourrait permettre de repenser l’Etat, ses institutions et ses responsabilités.
    Beaucoup de citoyens évoquent avec nostalgie l’efficacité d’un Conseil Constitutionnel qui n’est d’ailleurs pas prévu dans la Constitution de 1987 mais à travers les 13 amendements y relatifs. Ces derniers embaument le Conseil Constitutionnel dont les parrains géniteurs chacun de trois des neuf membres sont l’Exécutif, le CSPJ et l’Assemblée Nationale qui demeure virtuelle car elle n’est pas sortie des limbes des deux Chambres. D’autres questions peuvent être abordées dans le cadre de discussions assez larges pour impliquer le plus grand nombre de citoyens, telles la lutte contre le virus, l’insécurité, les différents procès qui encombrent l’agenda judiciaire. La question de la conférence nationale dont l’agenda grossit à travers les prises de position devrait intervenir comme une conclusion solennelle.
    Ainsi, le passage de la date fétiche du 7 février 2021 n’est pas un moment banal car elle est chargée de virtualités qui peuvent être prometteuses pour l’avenir ou encore tragiques. Il appartient aux citoyens soucieux de l’avenir du pays de se conditionner pour l’accueillir non avec des flambeaux encensoirs, mais avec le sérieux que réclame l’avenir de notre pays.

    Mirlande Manigat
    Constitutionnaliste
    Professeure à l’Université Quisqueya
    Présidente d’Honneur du RDNP

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  • Le plus jeune auteur en dédicace est à Livres en Folie est Kenley Jean-Baptiste… Bat bwavo pou lajenès?

    Le plus jeune auteur en dédicace est à Livres en Folie est Kenley Jean-Baptiste… Bat bwavo pou lajenès?

    Vendredi 12 juin 2020 ((rezonodwes.com))– L’édition virtuelle de livres en folie  cette année compte 21 auteurs en dédicaces et 942 titres disponibles en ligne précisément sur le site www.livresenfolie.com

    Lancé officiellement depuis le 8  juin par les organisateurs (Unibank et Le Nouvelliste), cette édition qui se révèle spéciale a pour invitée d’honneur l’écrivaine Evelyne Trouillot, une figure féminine emblématique de la littérature durant ces derniers décennies.

    Alors, parmi les auteurs en dédicaces cette année, si l’on veut s’accentuer sur un esprit jeune, il est à noter que Kenley Jean-baptiste est le plus jeune auteur en dédicaces  avec son titre : 7 Secrets pour passer de Zéro à Héros. 

    Âgé de 24 ans, ce jeune motivateur personnel ayant déjà effectué une tournée nationale en conférence (à 22 ans), nous offre un plat couronné de 7 Révélations issues de 7 entrepreneurs à succès. Parmi eux, on peut citer: Gilbert Gonzales (Rebo), Dr Marie Asher Baptiste (Vice Présidente de la Chambre de Commerce de Texas), Mme Betty Fausta (PDG de IPEOS-I solutions, Guadeloupe et Patrice Bayard (Access Haiti).

    Ce livre est du genre développement personnel et est d’une portée d’inspiration à la créativité dans tous les domaines de la vie. Ce Récit, ayant comme code 90 dans le comptoir de l’édition DESCHAMPS, c’est un ouvrage à lire au rythme de ce moment de confinement afin d’offrir à l’intelligence du temps.

    Jean Joseph
    Journaliste Sociologue

  • Flashback – Petro Caribe « Hébergement post-séisme du 12 janvier 2010 : $10 millions décaissés selon la Résolution adoptée le 13 mars 2013, mais seulement $5 millions versés à UCLBP, révèle la Cour

    Flashback – Petro Caribe « Hébergement post-séisme du 12 janvier 2010 : $10 millions décaissés selon la Résolution adoptée le 13 mars 2013, mais seulement $5 millions versés à UCLBP, révèle la Cour

    Vendredi 12 juin 2020 ((rezonodwes.com))–Flashback–Comme dirait l’autre, les Tèt Kale (sous l’administration Martelly et Lamothe) ont fait leur beurre avec des milliers de sans-abris réfugiés à Tentes-Ville, à en croire le rapport de Petro Caribe rédigé par une institution d’Etat d’Haïti, la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux administratif. texte original publié le 19 juin 2019 sur les réseaux de Rezo Nòdwès.


    La Cour des Comptes a souligné que « le programme d’hébergement qui aurait dû bénéficier d’un montant de dix millions et 00/100 dollars américains (USD 10,000,000.00) par la résolution du 13 mars 2013 mais c’était finalement le montant cinq millions et 00/100 dollars américains (USD 5,000,000.00) qui avait été versé à UCLBP pour mettre en œuvre ce programme«. Elle précise aussi qu’elle a retracé plusieurs irrégularités d’ordre administratives dans la gestion de ce contrat par l’UCLBP.

    Dans un dossier, le proforma des travaux a été effectué pour HTG 20,570.00, pourtant le montant décaissé est de HTG 102,850.00, lit-on dans le rapport de la Cour des Comptes.

    Mercredi 19 juin 2019 ((rezonodwes.com))–Il n’est pas étonnant d’entendre de nouvelles voix soulevées réclamant purement et simplement le rejet d’un rapport émis par une institution d’Etat, par le fait que toute vérité n’est pas bonne à dire au regard des « normes » établies.

    Pour la mise en œuvre de ce programme d’hébergement post tremblement de terre du 12 janvier 2012, la Cour a retracé 12 contrats que l’UCLBP avait signés avec des firmes ou des particuliers et a relevé de nombreuses « irrégularités par rapport aux 3 contrats avec la consultante Marie F. PRUSSIEN (contrats 1, 2 et 3)« .

    Pour la Cour, il y a eu fractionnement de ces 3 contrats pour favoriser la signature du contrat avec Mme Marie F. PRUSSIEN. Un tableau récapitulatif dressé a démontré « que les trois contrats ont le même objet et avaient été signé à l’intérieur de 6 mois. D’une valeur totale de cinq millions huit cent trente-sept mille six cent quatre-vingt-onze et 16/100 gourdes (HTG 5,837,691.16)« .

    Le commissaires ont estimé que « pour se protéger d’être soupçonnée d’un quelconque favoritisme, l’UCLBP aurait dû regrouper ses besoins et procéder avant toute conclusion de contrat par consultation ou sollicitation des prix auprès de plusieurs fournisseurs ou consultants« . Cette irrégularité à la réglementation et aux bonnes pratiques, poursuit la Cour, est un frein pour favoriser la mise œuvre d’un projet de façon efficace et efficience et même de façon économique.

    La Cour des Comptes, dans son audit, a pris le soin de remonter à l’utilisation des $5 millions alors qu’il en était question de $10 millions à dépenser pour soulager la misère de milliers de sans-abris, victimes d’une catastrophe naturelle, mais aggravée davantage par des présumés corrupteurs corrompus.

    Pour ce qui est de l’autre tranche de cinq millions et 00/100 dollars américains (USD 5,000,000.00) versé à l’USBP, voici l’utilisation qui avait été faite par l’UCLBP, mentionne le document d’audit de 600 pages, très mal digéré par la bande à Jovenel Moise.

    Dépenses effectuées pour la période allant du 1er octobre 2013 au 30 septembre 2018 :

    Il convient de rappeler que le programme d’hébergement aurait dû bénéficier d’un montant de trois millions et 00/100 dollars américains (USD 3,000,000.00) en date du 28 février 2012 mais finalement, selon le constat de la Cour, c’était un montant d’un million huit cent mille et 00/100 dollars américains (USD 1,800,000.00) qui avait été versé à UCLBP pour mettre en œuvre ce programme en 2012, avant la seconde Résolution de 2013. Dans la documentation obtenue, la Cour n’a trouvé aucune justification pour une telle décision.

  • Polémique autour du terme de « race » dans la constitution allemande

    Polémique autour du terme de « race » dans la constitution allemande

    par David COURBET

    Vendredi 12 juin 2020 ((rezonodwes.com))– La terminologie de « race » a-t-elle sa place dans la constitution d’un pays? En Allemagne, le débat ressurgit à la faveur de la mobilisation antiraciste aux Etats-Unis et dans le monde après la mort de George Floyd.

    Les écologistes, deuxième force politique du pays dans les intentions de vote, ont été les premiers cette semaine à suggérer une modification de la Loi fondamentale du 8 mai 1949, pilier de l’Allemagne démocratique au contenu marqué par la volonté de s’opposer radicalement aux persécutions des nazis contre les minorités.

    « Il est temps d’oublier le racisme, tous ensemble », a proclamé le dirigeant des Verts Robert Habeck dans une tribune commune publiée dans le journal de gauche Tageszeitung.

    « Un signal fort en ce sens serait de supprimer le terme +race+ de la Loi fondamentale », a-t-il proposé dans la foulée des nombreuses manifestations dénonçant les discriminations et rendant hommage à George Floyd.

    Cet homme noir de 46 ans, décédé le 25 mai à Minneapolis aux Etats-Unis alors qu’il était maintenu à terre sous le genou d’un policier blanc, est devenu un symbole de ce mouvement.

    – « Pas de races » –

    Le passage incriminé de la constitution allemande est l’article 3, selon lequel « Nul ne doit être discriminé ni privilégié en raison de son sexe, de son ascendance, de sa race, de sa langue, de sa patrie et de son origine, de sa croyance, de ses opinions religieuses ou politiques ».

    Pour les écologistes, « il n’y a pas de +races+. Il y a des êtres humains ». Et la constitution rédigée dans l’après-guerre reste imprégnée d’une vision raciale et biologiste des êtres humains héritée du XIXe siècle et aujourd’hui obsolète.

    Cette revendication, portée depuis de nombreuses années par la gauche, avait déjà émergé en février après un attentat raciste à Hanau lors duquel un Allemand avait tué neuf personnes d’origine étrangère.

    Les Verts ont reçu le soutien de la gauche radicale Die Linke, du parti libéral FDP (droite) mais aussi des sociaux-démocrates (SPD), partenaires minoritaires de la coalition gouvernementale avec les conservateurs d’Angela Merkel.

    Le très influent chef de l’office fédéral de lutte contre la discrimination, Bernhard Franke, plaide lui aussi pour sa suppression. Il suggère de le remplacer par « discrimination raciale » ou « attribution raciale », comme cela a déjà été fait en partie au niveau des Länder.

    Jusqu’à présent silencieux sur cette question, les conservateurs de la chancelière semblent eux aussi évoluer.

    Le ministre de l’Intérieur Horst Seehofer, un Bavarois connu pour ses positions traditionnellement très conservatrices, s’est dit « ouvert à la discussion » même s’il a jugé qu’il était plus important de « contenir le racisme dans la pratique ».

    Angela Merkel « est ouvert à un tel débat: les arguments que nous entendons de part et d’autres font réfléchir », a aussi expliqué vendredi le porte-parole de la chancelière, Steffen Seibert.

    Il a rappelé l’inscription de ce terme dans le contexte historique d’après-guerre: « les auteurs de la constitution ont, après des années de manie raciale qui ont plongé notre pays et tout le continent dans un malheur sans nom, avec cette formulation émettre un signe très clair » contre toute forme de racisme.

    – Débat linguistique –

    Après quelques atermoiements, la ministre de la Justice, Christine Lambrecht (SPD), s’est déclarée vendredi favorable à sa suppression. 

    Estimant que l’entrée en vigueur de la loi fondamentale en 1949 était justifiée, elle a estimé que « nous sommes à une autre époque aujourd’hui et que ce terme devrait donc être supprimé de notre constitution ».

    Dans ce débat, le quotidien conservateur Die Welt ironise: « Certains Allemands ont maintenant fait des progrès si merveilleux qu’ils trouvent le mot +race+ insupportable (…) Néanmoins, ils n’envoient pas leur enfant à l’école avec les nombreux Arabes et Turcs, mais à un endroit où ils retrouvent la même ethnicité qu’eux. Et c’est exactement ce qui doit changer ».

    Cependant, les obstacles pour une telle modification sont encore importants: tout changement de la Loi fondamentale requiert une majorité des deux tiers du Parlement.

    dac/yap/mc

    © Agence France-Presse

  • Covid-Phase 4 – Depuis les aéroports de New York, de Newark NJ, de Miami…plus d’une trentaine de vols programmés vers Santo Domingo pour le début de juillet

    Covid-Phase 4 – Depuis les aéroports de New York, de Newark NJ, de Miami…plus d’une trentaine de vols programmés vers Santo Domingo pour le début de juillet

    Vendredi 12 juin 2020 ((rezonodwes.com))–Les compagnies aériennes américaines ont prévu 33 vols commerciaux vers la République dominicaine via l’aéroport international de Las Americas, à Santo Domingo pour la première semaine de juillet.

    Selon le gouvernement dominicain, la réouverture des aéroports et des opérations aériennes dans le pays est prévue pour cette date dans le cadre de la quatrième phase de la déconfinement du pays.

    Les avions qui atterriront sur ce territoire proviendront des villes américaines de New York, Miami, Orlando, Atlanta et Newark-New Jersey, où résident un grand nombre de Dominicains.

    Pour la semaine mentionnée, il est également prévu que la réouverture du tourisme, principal secteur de l’économie du pays, qui est préparé en fonction de la préparation des protocoles sanitaires nécessaires.

  • Accord entre Digicel et Free Caraïbe : l’Arcep examine le contrat et fait appel aux commentaires du secteur

    Accord entre Digicel et Free Caraïbe : l’Arcep examine le contrat et fait appel aux commentaires du secteur

    Accord entre Digicel et Free Caraïbe dans les Antilles et en Guyane : l’Arcep examine le contrat et fait appel aux commentaires du secteur

    Vendredi 12 juin 2020 ((rezonodwes.com))– Digicel et Free Caraïbe ont signé en février 2020, un contrat de partage de réseaux mobiles dans les Antilles et en Guyane qui a été notifié à l’Arcep

    Digicel et Free Caraïbe ont signé, le 3 février 2020, un contrat en vue de la mutualisation de leurs réseaux mobiles dans les Antilles (Guadeloupe, Martinique, Saint-Barthélémy et Saint-Martin) et en Guyane. Le contrat a été notifié à l’Arcep le 28 février 2020 et a fait l’objet de communiqués de presse des groupes Iliad et Digicel le 2 juin 2020.

    Ce partenariat entre les deux opérateurs s’est concrétisé par la constitution d’une société commune, Madiacom, en mars 2020 pour exploiter le réseau radio mobile commun dont elle a la propriété. Les deux opérateurs partageront les équipements mais « [ils] conserveront leurs cœurs de réseau et leurs autorisations d’utilisation des fréquences, et continueront de disposer d’une totale autonomie commerciale» .

    L’objectif poursuivi par les deux opérateurs au travers de ce partenariat est d’ « investir conjointement pour accroître significativement le nombre de sites mobiles » et pour « fournir une connectivité fibre supplémentaire» afin d’ « augmenter ainsi la couverture et les débits» .

    Le contrat notifié à l’Arcep prévoit un partage des réseaux mobiles en trois phases successives

    Les deux opérateurs prévoient la mise en œuvre progressive d’une mutualisation de réseau (RAN-sharing) sur l’ensemble des territoires, avec partage temporaire de leurs fréquences basses, ainsi que, dans l’intervalle, l’accueil provisoire de Free Caraïbe sur les fréquences de Digicel.

    Le projet comporte :

    une phase d’initialisation dès 2020 : l’entreprise commune émettra les seules fréquences de Digicel et accueillera Free Caraïbe sur ces fréquences (solution de type MOCN ) en vue de la fourniture par Free Caraïbe de services 3G/4G. Cette « itinérance » transitoire de Free Caraïbe prendra fin progressivement par territoire avec la mise en œuvre de la solution de RAN-sharing ;
    une phase de transition envisagée en deux ans : l’entreprise commune procèdera à l’adaptation progressive du réseau pour émettre les fréquences des deux opérateurs. Sera ainsi mise en œuvre progressivement par territoire une solution de RAN-sharing sans partage de spectre (MORAN ) sur les fréquences hautes et avec temporairement un partage croisé de spectre (MOCN croisé) sur les fréquences basses (800 MHz et 900MHz) [5].

    Le partage croisé des fréquences basses aurait vocation à prendre fin à l’achèvement du chantier technique sur l’ensemble des territoires (envisagé par les deux opérateurs à l’issue de deux ans) ;
    une phase de long terme à l’issue de la phase de transition qui consiste en l’émission des fréquences des deux opérateurs par l’entreprise commune sans mutualisation de fréquences (MORAN).
    L’Arcep examine le contrat et fait appel aux commentaires du secteur

    L’Arcep dispose du pouvoir de demander aux opérateurs de réseau mobile la modification de leurs contrats de partage de réseaux  lorsque cela apparaît nécessaire à la réalisation des objectifs de régulation .

    Dans ce cadre, l’Arcep examine actuellement le contrat conclu entre Digicel et Free Caraïbe, au regard notamment des objectifs de régulation et des lignes directrices relatives au partage de réseaux mobiles  du 25 mai 2016 .

    Les acteurs du marché qui le souhaitent peuvent faire part de leurs commentaires d’ici le 10/07/2020 à l’adresse partage-reseaux[a]arcep.fr.

  • Le père du journaliste Beethoven François Fils est décédé

    Le père du journaliste Beethoven François Fils est décédé

    Presner François, père du journaliste de radio Kiskeya Beethoven François Fils est décédé.

    C’est le journaliste lui-même qui a communiqué la nouvelle à la corporation.

    “Je vous annonce le décès de mon père Presner FRANCOIS, survenu ce vendredi à l’hopital Sainte Thérèse de Hinche à l’âge de 63 ans”,peut-on lire dans un message publié par Beethoven.

    Selon le journaliste, son père souffrait de diabète et d’hypertension artérielle. Des maladies courageusement supportées quoiqu’il était frappé de cécité. Beethoven François Fils confirme que son papa était admis à l’hôpital après avoir ressenti un malaise.

    “Marié et père de 4 garçons dont je suis le premier, mon père était un homme chaleureux et sympa. Le natif de la cité Charlemagne Péralte était maestro de chorale. Amant de la bonne musique, il jouait du piano. E se pou rezon sa li te ban m pote non mizisyen Almand an: “Beethoven”, témoigne non sans tristesse le journaliste à qui la rédaction de Juno7 présente toutes ses condoléances.

    Le secrétaire d’état à la communication, Eddy Jackson Alexis a présenté ses sympathies au journaliste de radio Kiskeya, Beethoven François Fils, qui pleure le départ pour l’orient éternel, de son père Presner François, écrit sur son compte Twitter .

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  • Sogebank et MonCash unis pour offrir un nouveau service à leur clientèle

    Sogebank et MonCash unis pour offrir un nouveau service à leur clientèle

    Sogebank et MonCash s’unissent pour offrir un nouveau service conjoint à leur clientèle.

    Le service MonCash à partir de la plateforme Sogebanking est maintenant disponible. Toutes les transactions depuis cette plateforme via ce service offert par la compagnie de téléphonie mobile Digicel sont maintenant possibles, ont annoncé ce vendredi, les deux compagnies, à travers un communiqué conjoint.

    “Désormais, tout utilisateur de Soge-banking peut faire des transactions vers le service MonCash de la Digicel. Le client peut, via Soge-banking, renflouer son compte MonCash, transférer de l’argent directement de son compte Sogebank à tout client MonCash,payer des
    factures etc”,lit-on dans ce document dont la rédaction de Juno7 détient une copie.

    Lancé ce vendredi, ce nouveau partenariat entre les deux institutions susmentionnées vise à promouvoir l’inclusion financière en donnant accès à la population aux services financiers à travers les services bancaires mobiles.

    “Ces services sont particulièrement adaptés pour faire face au Covid-19 ; ils permettent aux clients de continuer à faire leurs transactions financières en toute sécurité sans se déplacer”,se réjouissent la Sogebank et MonCash réitérant leur engagement à offrir des services de qualité à leur clientèle et à continuer à œuvrer pour faire des services bancaires mobiles un outil au service de l’inclusion financière et du développement durable.

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  • Présentation du mouvement” Bat bravo pou lajenès” et ses objectifs

    Présentation du mouvement” Bat bravo pou lajenès” et ses objectifs

    Juno7 publie ci-après un texte signé John Morvan Colem qui présente ce mouvement ainsi que ses objectifs.

    La situation économique, politique et sociale du pays n’est pas enviable et donne lieu à la fatigue et au découragement. La médiocrité tient rigueur la compétence. Le népotisme et le patronage politique expliquent l’inefficacité de l’administration publique. Cette dernière, dans toutes ses composantes, ne fait plus confiance à ses dirigeants qui sont de plus en plus corrompus. Leur façon de diriger le pays témoigne avec éloquence d’un mépris des besoins premiers d’Haïti et d’une nonchalance vis-à-vis des conditions matérielles d’existence précaires de nos concitoyens. Pour conséquence, le pays n’est pas dirigé et l’avenir de la jeunesse est davantage hypothéqué.

    La justice sociale et la démocratisation sont des thèmes particulièrement pertinents en Haïti, qui a été pendant tant d’années gouvernée par la dictature. La transition vers la démocratie, pour laquelle tant de personnes ont courageusement lutté, a été une avancée majeure et incontestable. Mais la démocratie pour laquelle on a combattu, n’a pas tenu ses promesses, notamment parce que, du fait des politiques d’ajustement structurel, la chute de la dictature politique a été suivie par une autre dictature, celles de l’impunité et de l’injustice. Dans son sillage, sont venues par vagues les injustices les inégalités sociales, la pauvreté qui ont poussé les haïtiens, à se battre pour une démocratie plus authentique.

    Face à ce constat, il faut développer une nouvelle vague de la théorie d’un mouvement social qui prenne en compte de nouveaux contextes, ceux « de la justice sociale, de l’économie, de la défense et la protection des droits sociaux et environnementaux ». Ce nouveau concept exprime la volonté, le dynamisme de la jeunesse haïtienne en Haïti et partout dans la diaspora sur l’importance de se mettre ensemble afin de de donner une nouvelle image aux différentes sphères de la vie sociale et politique du pays.

    En analysant la situation d’Haïti, le constat est alarmant, plus de 80 % population vit au seuil d’une pauvreté extrême avec un revenu per capita ne dépassant pas $300 US par an. En constatant que plus de la moitié de la population a moins de 24 ans donc, la jeunesse haïtienne devrait représenter un formidable levier pour l’avenir du pays, mais elle est laissée pour compte. Les possibilités de formation sont souvent réduites plus de 500 000 enfants en l’âge de l’être ne sont pas scolarisés, Le taux d’analphabétisme s’élève toujours à 52%, à peine le quart des jeunes diplômes décrochent un emploi. Et encore, il s’agit là souvent des emplois précaires et informels.

    Qu’est ce qui est à la base de tout cela ?
    Les spécialistes locaux et internationaux sont unanimes à reconnaître que la mauvaise gouvernance, la corruption, l’impunité, l’instabilité politique, l’insécurité, l’injustice sociales sont, entre autres phénomènes, responsables du sous-développement d’Haïti. Les dispositifs mis depuis l’adoption d’une nouvelle organisation de l’Etat pour les prévenir sont jusqu’ici inefficaces et insignifiants. D’où la nécessité de les restructurer et de les adapter aux normes internationales en vigueur.

    Quel en est le poids de la corruption, de la contrebande, de l’instabilité politique, de l’insécurité, de la mauvaise gouvernance, et des catastrophes naturelles dans le sous-développement du Pays ?

    La corruption est une menace mondiale. Elle constitue un obstacle au développement économique », souscrivant au fait qu’elle « aggrave les inégalités et l’injustice, et compromet la stabilité, en particulier dans les régions les plus vulnérables du monde ».

    Plus que jamais, une nouvelle classe politique s’avère inexorable pour redonner l’espoir à des milliers d’haïtiens et enclencher le développement du pays. Il est donc une obligation que la jeunesse s’érige en avant-gardiste du renouveau. C’est dans ce contexte que le mouvement social reconnu sur le nom de «Bat bravo pou lajenès» qui se veut un mouvement sociopolitique rassembleur, inclusif, fédérateur des forces progressistes, milite pour l’avancement et le développement du pays par la mise en valeur des ressources humaines compétentes du pays en dénonçant les pratiques corruptibles au plus haut niveau de l’État et de proposer de nouvelles alternatives. 

    Pour matérialiser ses objectifs, bat bravo pou lajenès entend :

    1. Dénoncer les corrompus et les corrupteurs.
    2. Donner une tribune aux gens qui font preuve de crédibilité et d’honnêteté dans la gestion de la chose publique et privée.
    3. Orienter le débat public vers les réels besoins de la population urbaine et rurale.
    4. Identifier les ressources humaines valables du pays et les encourager à s’impliquer dans la politique dans une perspective du renouveau.
    5. Promouvoir un discours libre susceptible de mettre en exergue nouvelle formule.
    6. Proposer de nouvelles alternatives basées sur la valorisation des ressources du pays.
    7. Promouvoir une nouvelle classe politique, une nouvelle classe sociale par la formation des nouveaux leaders politiques dans les collectivités territoriales.
    8. Dégager une synergie entre les différents groupes progressistes du pays
    9. Faire un plaidoyer pour une réforme des institutionnelle du pays.
    10. Influencer le prochain processus électoral pour l’émergence de nouveaux leaders.

    Le mouvement « Bat bravo pou lajenès » n’est membre d’aucune plateforme politique ni de parti politique. Ce mouvement est en porte à faux à tous ceux et toutes celles qui ont participé de près ou de loin à la mauvaise gouvernance du pays dans les 35 dernières années. Toutefois, il se réserve le droit de parler à tous dans le but de mieux comprendre la dynamique politique du pays, afin de proposer une nouvelle alternative.  Soulignons très clairement qu’il est impossible que bat bravo pou lajenès s’allie à un parti politique ou à un leader politique qui a dirigé au plus haut sommet de l’État durant les trois dernières décennies. Tout dialogue avec ceux qui ont dirigé le pays pendant ces 35 dernières années s’inscrira dans une démarche de compréhension de la real politik

    Bat bravo pou lajenès n’est pas réfractaire à l’idée de s’asseoir avec d’autres groupes qui partage sa vision de l’État et de développement d’Haïti. C’est un mouvement ouvert et inclusif. Cependant, il parait nécessaire d’attirer l’attention sur l’existence d’un critérium pour déterminer nos alliés et nos partenaires.

    Par-dessus tout, aucune force sociale, politique, environnementale, culturelle et internationale ne devrait être ignorée si l’on veut atteindre le développement durable en Haïti. Un processus de planification intelligente et stratégique devient impératif. Sinon, nous serons condamnés à répéter les mêmes erreurs tragiques au pays.

    JOHN COLEM MORVAN

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    – Haïti – Mouvement – Bat Bravo Pou Lajenès

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