Blog

  • “Le budget du parlement n’est pas injustifié”, estime le sénateur Jean Rigaud Belizaire

    “Le budget du parlement n’est pas injustifié”, estime le sénateur Jean Rigaud Belizaire

    Pour le sénateur Jean Rigaud Belizaire, le budget d’environ 6 milliards de gourdes du parlement, 3.1% du budget national, n’est pas injustifié.

    Malgré l’absence de 20 sénateurs et 117 députés partis à la fin de leur mandat après une décision du président de la République le 13 janvier dernier, le gouvernement dans son budget ppur l’exercice 2019-2020 a consacré un montant de 6.1 milliards de gourdes au Parlement. De ce montant 4 milliards 789 millions de gourdes sont consacrés aux crédits de fonctionnement et plus d’1 milliard 326 millions de gourdes aux crédits d’investissement disposés sur le compte du Sénat.

    Dans son budget de 2,9 milliards de gourdes le Sénat de la République dispose pour les dépenses du personnel une enveloppe de 1 milliards 262 millions 908 mille gourdes. Pour les dépenses des biens et services: 215 millions 509 mille gourdes et 76 millions 921 mille gourdes pour les dépenses d’immobilisation. Les dépenses de transfert à 84 millions 750 mille et pas moins de 30 millions 337 mille gourdes sont consacrées dans la rubrique autres dépenses publiques.

    Pour Jean Rigaud Bélizaire, président de la commission Finances au Sénat de la République le budget du Parlement n’est nullement injustifié parce que c’est un pouvoir d’État qui doit continuer à fonctionner tous les jours malgré l’absence de 20 sénateurs. D’ailleurs, le budget a été révisé à la baisse cette année.

    “Les salaires et frais des sénateurs qui ne sont plus là représentent une partie moins importante du budget du Sénat comparativement aux salaires des cadres administratifs, consultants et autres employés de l’institution. Ces gens continuent de travailler malgré l’absence des parlementaires et ils doivent recevoir leurs salaires à la fin du mois. Si on voit bien ce sont les crédits de fonctionnement qui représentent la plus grosse part de ce budget”, a expliqué le sénateur de la Grand’Anse rappelant que les deux chambres ont pas mal d’employés à leur service.

    Jean Rigaud Belizaire voit dans les critiques qui insinuent que le pouvoir législatif n’a pas besoin autant d’argent une attaque à la démocratie. Car en disant celà, ces gens ne font pas mettre en cause l’effectivité du parlement mais nourrissent la perception que le pouvoir de contrôle exercé par les parlementaires n’a plus sa place dans notre régime semi-presidentiel, semi-parlementaire.

    Le président de la commission finances du Sénat dit n’avoir entendu aucune critique sur le fait que l’exécutif comme pouvoir concentre 94 % du budget national. Il a aussi laissé entendre qu’au moment d’engager les dépenses l’argent peut ne pas être disponible pour l’administration du Sénat. Comme ça a déjà été le cas dans le pays.

    En dépit du renvoi de tous les députés, la chambre basse dispose pour les dépenses du personnel une somme de 2 milliards 553 millions 34 mille 76 gourdes. 471 millions 478 mille gourdes sont consacrées aux dépenses de biens et services. 11 millions 534 mille gourdes pour les dépenses d’immobilisation. 79 millions 654 mille gourdes pour les dépenses de transfert.

    A lire aussi :

  • “La durée du mandat présidentiel, un faux débat”, selon le Dr Ricardo Augustin

    “La durée du mandat présidentiel, un faux débat”, selon le Dr Ricardo Augustin

    Le président Jovenel Moïse ne partira pas avant le 7 février 2022 parce que les élections de 2016 n’étaient pas une continuité de celles de 2015 annulées, estime le juriste et politologue Ricardo Augustin, ancien représentant de l’église Catholique au CEP de 2015. Nous publions in extenso son texte.

    La durée du mandat présidentiel en Haïti, un faux débat

    Depuis un certain temps juristes et constitutionnalistes agitent l’opinion sur la question relative à la fin de mandat du président de la République. Deux dates sont en discussion. Un groupe en majeure partie composée d’opposants au président Jovenel Moïse soutient la date du 7 février 2021. L’autre groupe proche du pouvoir en place est convaincu que le président de la République doit laisser le pouvoir le 7 février 2022. A l’université, ce type de débats contradictoires fait le délice des professeurs-chercheurs et des étudiants.

    Les passions et les arguments s’affrontent. La logique partisane veut quel que soit le point de vue exprimé dans un tel débat on sera catalogué dans un camp ou dans l’autre. C’est à croire qu’il n’y a pas vraiment de place pour la neutralité. En principe, l’universitaire quand il est engagé dans un débat, ne cherche ni à plaire ni à se complaire. Le devoir de son statut l’oblige à exprimer une position qui répond à une rigueur scientifique, le plus possiblement objective.

    Dans ce débat, j’ai été séduit par deux articles de deux éminentes personnalités qui par la rigueur de leur réflexion se sont imposés dans la discipline juridique. Il s’agit de Me Sonet SAINT-LOUIS et Mme Mirlande MANIGAT. Le premier a écrit un texte titré « Le temps présidentiel en Haïti » et la deuxième « Par la raison et pour la loi ». Les deux textes semblent administrés la preuve que le mandat du président prendra fin le 7 février 2021. A les lire j’ai comme l’impression que les deux auteurs ne se sont pas souvenus de l’intégralité des faits qui ont marqué les élections de 2015 et 2016. En ce sens, il faudrait peut-être une piqûre de rappel.

    Le processus électoral a été initié en 2015. Un premier scrutin s’est tenu le 9 août, c’était l’élection pour le renouvellement d’un tiers du Sénat et la Chambre des députés. Le 25 octobre 2015, le scrutin a été organisé pour le second tour des élections du 9 août puis le premier tour de la présidentielle et les locales. Après la proclamation des résultats de la présidentielle deux candidats étaient arrivés au second tour. Cependant, à cause des accusations de fraudes pour lesquelles on avait trouvé des qualificatifs peu flatteurs de nombreuses et massives, le second tour n’a pas eu lieu. Entretemps le mandat du président Martelly est arrivé à terme. Il avait prêté serment le 14 mai 2011 mais peu importe car la Constitution de 1987 amendée est claire son mandat est censé avoir commencé le 7 février de l’année de son élection. Pour rappel, le président Michel Martelly était élu le 20 mars 2011. Le 7 février 2016, le président Michel Joseph Martelly a donc remis le pouvoir et suite à une élection inconstitutionnelle réalisée au second degré par les parlementaires au niveau du Sénat de la République, le président du Sénat d’alors, Jocelerme Privert, a été élu par ses pairs. Il avait en face de lui deux autres candidats, il s’agissait de Dejean Bélizaire et Edgard Leblanc Fils.

    Parvenu à la plus haute magistrature de l’Etat, on attendait à ce que Jocelerme Privert poursuive le processus électoral initié en 2015 en organisant le second tour de l’élection présidentielle dans le délai constitutionnel pour remettre le pouvoir au président élu. Ce dernier aurait prêté serment immédiatement après la validation du scrutin selon le vœu de l’article 134-2 de la Constitution de 1987 amendée et son mandat serait réputé avoir commencé le 7 février 2016. Il aurait perdu quelques mois de son mandat mais on n’aurait pas eu de problème d’harmonisation du temps constitutionnel et du temps électoral.

    Selon l’article 134-1 : « La durée du mandat présidentiel est de cinq (5) ans ». C’est sans équivoque. A l’article suivant le législateur ne se contredit pas au point de réduire à quatre (4) ans le mandat présidentiel, non. Mais il concède qu’un retard peut intervenir au cours d’un processus, comme c’était le cas lors de l’élection de Michel Martelly, et que de toute manière le président élu entrerait en fonction l’année de son élection. Cependant, ce qui s’est passé en 2016 répond à une logique politicienne à l’haïtienne car au lieu d’organiser un second tour, le président Privert avait carrément annulé le processus de 2015. Il lança un nouveau processus électoral faisant ainsi droit aux recommandations d’une commission créée par lui pour évaluer les élections de 2015. Au final, le nouveau scrutin s’est donc tenu le 20 novembre 2016.

    Le mardi 3 janvier 2017, Jovenel Moïse a été confirmé président élu d’Haïti avec 55,60 % des suffrages au premier tour. 2017, a été donc l’année de l’élection du président Moïse et comme le veut la Constitution en vigueur le président élu est entré en fonction le 7 février 2017, son mandat prendra fin le 7 février 2022.

    Dans son texte, d’une suprême élaboration comme à son habitude et par surcroit agrémenté de solides référents historiques, Madame Manigat reconnaît que les élections ont été annulées mais elle précise et je cite : « l’annulation d’un évènement n’affecte pas sa nature, sa réalité ni ses conséquences ». Que veut dire la constitutionnaliste à travers cette phrase lapidaire ? Dois-je croire par-là que si un match de football a été annulé, l’équipe qui menait au score obtient quand même les trois points. Mettons qu’il s’agit d’une finale, dois-je croire que si la finale est annulée l’équipe qui menait au score sera quand même sacrée championne et donc il lui sera décerné le trophée. La constitutionnaliste semble oublier qu’en droit l’annulation d’un acte juridique entraîne l’anéantissement rétroactif dudit acte. Serait-elle en train de nous dire le contraire.

    L’annulation des élections de 2015 a été la grande erreur qui invalide la thèse selon laquelle le mandat du président Jovenel Moïse prendra fin en 2021. A cette erreur s’ajoute une deuxième, celle d’entériner la victoire du gagnant et donc l’élection du nouveau président en janvier 2017 et d’attendre le 7 février 2017 pour sa prise de fonction afin de respecter, au moins pour une fois, la lettre de la Constitution qui précise que : « Le mandat du président est de cinq ans. Cette période commence le 7 février suivant la date des élections ».

    Contester aujourd’hui le mandat du président de la République est tout simplement aberrant, c’est vouloir causer des souffrances inutiles à la population en alimentant l’instabilité politique qui ne fait que ruiner notre économie et nous plonger davantage dans la misère et le déshonneur.

    Bien évidemment, étant engagé dans un combat politique, c’est ingénieux de créer une telle confusion, il faut le reconnaître. D’autre en plus que pour convaincre l’international il faut disposer d’arguments juridiquement solides sachant que cette communauté internationale est friande de ce genre d’argumentation. Tout compte fait, ce débat n’est autre qu’un son de trompette qui annonce la prochaine crise, le prochain lock, les prochaines violences. Alors Préparons-nous à l’impact.

    Dr. Ricardo AUGUSTIN
    Juriste et politologue

    A lire aussi :

  • Réginald Boulos salue la position de Mirlande Manigat sur la durée du mandat de Jovenel Moïse

    Réginald Boulos salue la position de Mirlande Manigat sur la durée du mandat de Jovenel Moïse

    Réginald Boulos du MTV Ayiti salue la position de Mirlande Manigat sur la date constitutionnelle du 7 février 2021.

    Le 7 février 2021, une date fatidique qui aura marqué l’histoire du quinquennat de Jovenel Moïse. Source de mésentente entre le régime Tèt Kale, l’opposition politique, une frange de la société civile haïtienne et de la communauté internationale, cette échéance pousse des leaders – mêmes les moins présents du milieu politique- à se positionner.

    C’est le cas de la constitutionnaliste et professeure de Droit Constitutionnel, Mirlande H. Manigat qui, dans une réflexion pour le moins réaliste et éclairée, rappelle que le mandat de Jovenel Moïse qui a commencé le 7 février 2016 arrivera à terme cinq ans plus tard, soit le 7 février 2021.

    Sur son compte Twitter, l’homme d’affaires Réginald Boulos, très actif sur la scène politique haïtienne, applaudit cette prise de position juridique émanant de celle qui a participé à l’élaboration de la constitution en vigueur.

    “MTVAyiti salue la prise de position de Madame Mirlande Manigat qui, courageusement, avec la probité intellectuelle qu’on lui connaît, confirme que le mandat du président Jovenel Moise arrive à terme le 7 fevrier 2021. Elle reste fidèle à la Constitution et à la Loi”,lit-on dans ce tweet.

    A lire aussi :

    – Haïti – Reginald Boulos – Mirlande Manigat – Mandat Présidentiel – Jovenel Moïse

  • “Le mandat de Jovenel Moïse prendra fin le 7 février 2021”, selon Mirlande Manigat

    “Le mandat de Jovenel Moïse prendra fin le 7 février 2021”, selon Mirlande Manigat

    La constitutionnaliste et femme politique Mirlande Manigat a publié un texte pour justifier la fin du mandat de Jovenel Moïse le 7 février 2021.

    Dans une analyse structurée et avec des arguments tirés des dispositions des constitutions passées sur l’échéance du mandat présidentiel, la professeure de droit constitutionnel Mirlande Manigat a donné une opinion sur ce qui devrait être la date de fin de mandat du président. “Le mandat de Jovenel Moise a commencé le 7 février 2016 et se termine cinq ans plus tard, le 7 février 2021”, a-t-elle tranché.

    Selon la constitutionnaliste, les élections ont été reprises en 2016. Ansi il s’agit d’une continuation et non de l’initiation d’une nouvelle donne. “Le fait que le vainqueur n’a prêté serment que le 7 février 2017 n’introduit pas un décalage juridique avec les élections, sinon une inconvenance protocolaire. Juridiquement donc, conformément à la Constitution”, a-t-elle ajouté.

    Toujours aux dires de Mirlande Manigat, le temps constitutionnel s’impose donc pour identifier les élections; la prestation de serment aurait pu se faire n’importe quand et elle n’affecte pas le terme de l’occupation, qui est une donnée constitutionnelle, mais le début conjoncturel du mandat qui est de nature politique.

    Par ailleurs, selon la présidente d’honneur du parti Rassemblement des démocrates nationaux progressiste (RDNP), l’annulation de l’élection présidentielle qui s’est déroulée en novembre 2015, à cause des dénonciations de fraudes par tous les participants sauf ceux du parti au pouvoir […] n’affecte pas sa nature, sa réalité ni ses conséquences.

    Après avoir passé en revue le problème de durée du mandat présidentiel au regard des problématiques de temps constitutionnel et temps politique ou réel, Mirlande Manigat a insisté sur le fait que ” le passage de la date fétiche du 7 février 2021 n’est pas un moment banal car elle est chargée de virtualités qui peuvent être prometteuses pour l’avenir ou encore tragiques.” Elle invite les dirigeants politiques et citoyens haïtiens “soucieux de l’avenir du pays de se conditionner pour l’accueillir non avec des flambeaux encensoirs, mais avec le sérieux que réclame l’avenir de notre pays.”

    A lire aussi :

  • Nécrologie: Décès ce samedi de la juge Mimose JANVIER

    Nécrologie: Décès ce samedi de la juge Mimose JANVIER

    L’ANAMAH est en deuil, la juge Mimose JANVIER est décédée ce samedi.

    La magistrature haïtienne est à nouveau en deuil. Ce samedi 13 juin 2020, la magistrate Mimose JANVIER, juge à la Cour d’Appel de Port-Au-Prince, est passée de vie à trépas. La rédaction de Juno7 a eu la confirmation de ce décès auprès de l’Association Nationale des Magistrats Haïtiens (ANAMAH).

    La juge est morte à l’hôpital Saint-Luc d’un problème respiratoire. Le taux de sucre dans le sang de la juge n’a cessé d’augmenter tout au long de la semaine écoulée, confirme Jean Wilner Morin, Président de l’ANAMAH.

    “Magistrate JANVIER fut parmi les premiers magistrats spécialisés dans la lutte contre le crime financier. Le départ de la magistrate est une grande perte non seulement pour la justice mais encore plus pour le pays”,écrit l’association dans une note de sympathie.

    “La magistrate JANVIER était mariée et n’avait pas d’enfant. Elle était dans sa cinquantaine”,conclut la note.

    A lire aussi :

  • Covid-19: avec 829 920 cas et 41 901 décès, la situation du Bresil inquiète

    Covid-19: avec 829 920 cas et 41 901 décès, la situation du Bresil inquiète

    Covid-19: avec 829 902 cas et 41 901 décès, le Bresil qui compte aussi 396 692 guérisons inquiète.

    Alors que le président brésilien d’extrême droite, Jair Bolsonaro, avait au départ minimisé la pandémie, les ravages opérés par cette dernière dans son pays donnent froid dans le dos. Considéré comme le deuxième pays le plus endeuillé, le Bresil dispose d’un bilan inquiétant avec avec 829 902 cas et 41 901 décès officiellement, soit davantage que le Royaume-Uni (41 481 morts), l’Italie (34 223) et la France (29 374).

    L’Organisation Mondiale de la Santé est préoccupée. « La situation au Brésil est inquiétante (…) Le système de santé n’est pas totalement saturé, mais dans certaines régions il y a une forte pression sur l’occupation des lits de soins intensifs », a déclaré vendredi Mike Ryan, le directeur des questions d’urgence sanitaire de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

    Plus de 7,6 millions de cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués dans 196 pays et territoires, dont au moins la moitié sont aujourd’hui considérés comme guéris. La pandémie de Covid-19 a fait au moins 426 000 morts dans le monde depuis que la Chine a fait officiellement état de l’apparition de la maladie en décembre. Les Etats-Unis, le pays le plus touché par le coronavirus, compte plus de deux millions de cas et 114 669 décès.

    A lire aussi:

    – Brésil- Coronavirus- Covid-19 – Jair Bolsonaro – OMS

  • Haïti : L’essentiel de l’actualité du samedi 13 juin 2020

    Haïti : L’essentiel de l’actualité du samedi 13 juin 2020

    Ne ratez aucune info, Retrouvez toutes les informations et l’essentiel de l’actualité Haïtienne tous les jours sur Juno7.

    1- Covid-19: Tropic FM suspend temporairement toutes ses émissions

    Après radio Kiskeya, c’est au tour de Tropic FM de suspendre temporairement toutes ses émissions en raison de la Covid-19. La nouvelle a été rendue publique à la mi-journée du jeudi 11 Juin 2020 par la direction générale de ce média, présidé par Guy Jean.

    “La direction générale de TROPIC FM tient à informer ses auditeurs qu’en raison des symptômes liés au coronavirus par certains employés, elle se voit obligée de mettre un terme à sa programmation en attendant de prendre des mesures appropriées. Elle remercie ses auditeurs et commenditaires de leur fidélité et leur fera part de la réouverture”,lit-on dans un court message de la direction générale de cette station.

    2- 25 ans de la PNH, le DG Rameau Normil voit des progrès et des défis à relever

    Déjà un quart de siècle depuis la création de la Police Nationale d’Haïti. En présence du premier ministre ministre, Joseph Jouthe, du ministre de la justice, Lucmanne Delille, des personnalités et haut gradés de l’institution, le directeur général a.i de la PNH, Rameau Normil a prononcé un discours qui retrace les circonstances de la création de l’institution policière et les difficultés entourant son fonctionnement. La cérémonie s’est déroulée avec un petit groupe d’invités après la célébration de l’eucharistie pour respecter l’interdiction de rassemblement à cause du Covid-19.

    Selon Rameau Normil qui compte 25 ans de service à la PNH, ces années sont faites de lutte, de sacrifices, de pleurs, de déceptions, de critiques, de résistance, de fierté, d’espoirs, de construction. Aujourd’hui, à 25 ans de la création de la PNH, avec une devise-force « Protéger et Servir », il convient de se demander : où en sommes-nous dans ce noble idéal de service public, de la protection des vies et des biens?

    3- 25 ans de la PNH : le président plaide en faveur de l’unité au sein de la police

    Depuis sa création, les 6 derniers mois ont été les plus tumultueux pour la jeune force de police nationale Haïtienne. Face aux mouvements de protestation de la base contre les traitements infligés aux policiers par la hiérarchie et les autorités gouvernementales, le président de la République a voulu être rassembleur en priorisant l’unité et l’harmonie au sein des agents de l’ordre.

    Dans son discours retransmis à la télévision nationale, le chef de l’État n’a pas voulu indexer un camp comme l’a fait son ministre de la justice. Il a au contraire plaidé en faveur de l’unité en exhortant les policiers à ne pas verser dans la discorde quand ils expriment leurs revendications. Car, leur mission capitale est de protéger et servir la population.

    4- Affaires Barbecue : “les déclarations de Lucmanne Delille sont de la poudre aux yeux”

    Le directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), Pierre Espérance réagissant aux propos du ministre de la justice, Me Lucmanne Delille n’a pas prêté une once de foi à sa volonté de mettre la main au collet de Jimmy Cherizier alias Barbecue. Selon Pierre Espérance il s’agit d’une diversion arguant que Barbecue est à la solde du pouvoir en place.

    Selon le militant des droits humains, les déclarations du ministre selon lesquelles il a instruit la DCPJ de procéder à l’arrestation de Barbecue qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt depuis fin 2019 est pour la consommation internationale. Car, dit-il Barbecue qui est impliqué dans six massacres dans la région métropolitaine de Port-au-Prince de novembre 2017 à date et n’a jamais été inquiété par le pouvoir en place.

    5- “Les vols doivent reprendre en Haïti”, dixit Joseph Jouthe

    “Je fais un plaidoyer pour la réouverture de l’aéroport. La diaspora haïtienne doit pouvoir rentrer au bercail” a indiqué, ce vendredi, le premier ministre Jouthe pendant une visite d’inspection effectuée à l’aéroport International Toussaint Louverture où il était accompagné,  entre autres, du ministre des Travaux publics Transports et Communications et du directeur général de l’Autorité aéroportuaire nationale, Irving Méhu.

    Le chef du gouvernement précise que cette visite rentre dans le cadre de la supervision des travaux en cours en vue de la réouverture de l’aéroport et profite du même coup pour féliciter le ministre des TPTC et le colonel Irving Méhu pour les travaux déjà réalisés jusque-là.

    6- Covid-19: Plus de 30 000 Haïtiens ont laissé la République dominicaine, selon l’OIM

    Malgré les mesures de contrôle adoptées par les autorités haïtiennes au niveau de certains points de la frontière entre Haïti et la République Dominicaine depuis la confirmation des deux premiers cas de Covid-19 le 19 mars dernier, cela n’a pas empêché les haïtiens de rentrer chez eux. En effet, selon les données fournies ce jeudi par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), du 17 mars au 7 juin, 32 669 Haïtiens sont revenus volontairement de la République dominicaine en raison de la pandémie de la Covid -19.

    En collaboration avec le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR), le Service Jésuite aux Migrants (SJM ) et le Rezo Fwontalye Jano Siksè (RFJS), l’OIM a etabli une surveillance  des mouvements migratoires dans 50 points de passages entre Haïti et la République Dominicaine: 46 points non officiels et 4 points officiels.

    7- L’Église Épiscopale d’Haïti lève la voix contre le racisme dans le monde

    Dans une note datant du 11 juin et signée  par le révérend  Père  Fritz Desiré, l’église épiscopale d’Haïti dénonce le racisme dans le monde en condamnant le meurtre de George Floyd survenu le 25 mai 2020 à Minneapolis.

    “[…] L’Église Épiscopale d’Haïti, par la voix de ses leaders, dénonce aussi toute forme de racisme, de préjugé et de discrimination qui constitue un affront à l’œuvre du Christ dans le monde. Le racisme a toujours été une plaie pour l’humanité depuis des millénaires et semble paraître aujourd’hui, sous la plume de l’académicien Dany Laferriere en tant que virus”, indique cette note.

    8- Sogebank et MonCash unis pour offrir un nouveau service à leur clientèle.

    Le service MonCash à partir de la plateforme Sogebanking est maintenant disponible. Toutes les transactions depuis cette plateforme via ce service offert par la compagnie de téléphonie mobile Digicel sont maintenant possibles, ont annoncé ce vendredi, les deux compagnies, à travers un communiqué conjoint.

    “Désormais, tout utilisateur de Sogebanking peut faire des transactions vers le service MonCash de la Digicel. Le client peut, via Sogebanking, renflouer son compte MonCash, transférer de l’argent directement de son compte Sogebank à tout client MonCash,payer des
    factures etc”,lit-on dans ce document dont la rédaction de Juno7 détient une copie.

    9- Le père du journaliste Beethoven François Fils est décédé

    C’est le journaliste lui-même qui a communiqué la nouvelle à la corporation.

    “Je vous annonce le décès de mon père Presner FRANCOIS, survenu ce vendredi à l’hopital Sainte Thérèse de Hinche à l’âge de 63 ans”,peut-on lire dans un message publié par Beethoven. Selon le journaliste, son père souffrait de diabète et d’hypertension artérielle. Des maladies courageusement supportées quoiqu’il était frappé de cécité. Beethoven François Fils confirme que son papa était admis à l’hôpital après avoir ressenti un malaise.

  • Division au sein du gang “5 segonn”, Izo blessé par balles

    Division au sein du gang “5 segonn”, Izo blessé par balles

    Le bicentenaire a connu une journée de tension, le vendredi 12 juin, quand des bandits du gang “5 segonn”, emmené par Izo, se sont affrontés pour le contrôle de la troupe.

    En effet, des informations disponibles laissent croire que “Maf” ainsi connu aurait soulevé quelques soldats contre Izo pour reprendre le contrôle de la troupe, selon le vœu de l’ancien caïd de Village de Dieu, Arnel Joseph, actuellement sous les verrous.

    Averti de ce plan, Izo soutenu par “Manno”, numéro 2 du gang et quelques autres hommes armés de La Saline et de Baz Pilat, ont déclaré la guerre à Maf.

    Izo est sorti bléssé de ses affrontements, nous rapporte une source réquérant l’anonymat.

    Plusieurs autres personnes, dont des bandits, auraient été tués puis brûlés non loin du Village.

    The post Division au sein du gang “5 segonn”, Izo blessé par balles appeared first on Haiti24.

  • L’Haïtien Abimaël Bernadoth sacré champion de “The voice” 2020

    L’Haïtien Abimaël Bernadoth sacré champion de “The voice” 2020

    Le jeune talentueux haïtien qui fait partie de l’équipe de Pascal Obispo a récolté 53,4% des voix, devant Gustine (22,5% des votes), Tom Richet (13,1%) et Antoine Delie (11%). Durant la remise des prix, l’émotion a emporté Abi, il a oublié les principes barrières établies pour limter les dégâts du coronavirus, s’est jeté dans les bras de son coach.

    “Ça explose dans ma tête, je ne me rends pas compte de ce qui se passe, je suis très ému. Merci à tous ceux qui ont voté pour moi, merci à mes amis et à mes proches qui me soutenaient même avant The Voice”, a lancé Abi très ému. Il a salué les autres talents du concours qui n’ont pas démérité. 

    “Quand on l’entend chanter on sent l’homme qu’il est à l’intérieur”, avait dit son coach plus tôt, ce soir, lors de la finale du concours.

    Abi est un exemple d’humilité et de persévérance. Dans un premier temps, il était peu sûr de lui, il a dû se battre contre sa timidité et son manque de confiance en lui pour arriver à la finale.

    Abi a chanté une toute dernière fois sur scène dans The Voice avant le verdict, il a repris sa chanson des auditions à l’aveugle “Lovely” qu’il pense avoir raté ce jour là. Désormais, le chanteur croit qu’il est devenu un homme différent. “J’ai beaucoup appris de moi-même et des autres aussi. Maintenant, quand j’interprète cette chanson, je l’interprète différemment”, a-t-il dit véhémentement.

    “Maintenant que je le connais, je sais pourquoi je suis touché par lui et par ce qu’il dégage”, s’est confié Pascal Obispo en signe d’administration.

    The post L’Haïtien Abimaël Bernadoth sacré champion de “The voice” 2020 appeared first on Haiti24.

  • L’inspecteur Joachim Antoine honoré pour services rendus à la communauté de Tabarre

    L’inspecteur Joachim Antoine honoré pour services rendus à la communauté de Tabarre

    L’organisation a décerné le prix d’excellence de la Police Nationale à l’inspecteur divisionnaire Joachim Antoine pour ses services rendus à la population de la juridiction où il est affecté.

    Les chauffeurs de tap-tap, de bus (bwafouye) ainsi que les motocyclistes assurant les trajets Port-au-Prince/Croix-des-Bouquets, Gerald Bataille/Croix-des-Bouquets, Fleuriau/Gérald Bataille, Frère/Clercine et tous autres circuits transitant par le Carrefour Fleuriot reconnaissent l’inspecteur Antoine par le courage dont il fait montre.

    D’ailleurs, ils le surnomment “kòmandan anti blokis”.

    Une photo de ce dernier prise reccemment, montre l’agent, sous la pluie, assurant la circulation routière au niveau du carrefour Fleuriot qui était alors encombré de véhicules, de motocyclettes…

    La cérémonie de remise de plaque s’est déroulée dans les locaux de la Direction Centrale de la Police Routière (DCPR), à Delmas 2, en présence entre autres, de plusieurs cadres de la PNH et des membres de la famille de l’agent.

    The post L’inspecteur Joachim Antoine honoré pour services rendus à la communauté de Tabarre appeared first on Haiti24.

Televizyon Lakay
Televizyon Lakay
Jwe Jwèt Gratis!
Quiz, Solitaire ak Mo Kaché
Jwèt Ayiti & Karayib — 100% gratis!
Jwe Kounya — 100% Gratis →
English · Français · Kreyòl