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  • Grâce présidentielle: Des criminels notoires relaxés, le MJSP disculpe Jovenel Moïse

    Grâce présidentielle: Des criminels notoires relaxés, le MJSP disculpe Jovenel Moïse

    Le ministère de la justice et de la sécurité publique s’en prend aux organisations de défense de droits humains, arguant que le président n’a pas participé à l’élaboration de la liste des détenus devant bénéficier de cette grâce.

    « Le ministère de la justice et de la sécurité publique rappelle à tous ceux et celles que la question peut intéresser que les condamnés sélectionnés pour bénéficier de la grâce présidentielle l’ont été suivant des critères établis en concertation avec l’OPC, le BINUH, le JSSP, le décanat du tribunal de première instance de Port-au-Prince et la Fédération des Barreaux d’Haïti», lit-on dans cette note du MJSP qui a, toutefois, reconnu que quelques erreurs peuvent échapper à l’attention des représentants des organismes susmentionnées vue la complexité du processus.

    Le MJSP n’écarte, non plus, la possibilité pour que des acteurs de mauvaises foi laissent glisser, dans la liste qui devrait être soumise au président, les noms des criminels et assassins.

    Quel que soit le cas, le ministère ne saurait tolérer que le président de la république soit indexé dans cette soi-disant erreur puisqu’il n’a pas participé à l’élaboration de la liste des détenus devant bénéficier de la grâce présidentielle.

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  • Capsule Economique. No 1 Pourquoi le niveau de vie des haïtiens baisse-t-il régulièrement ?

    Capsule Economique. No 1 Pourquoi le niveau de vie des haïtiens baisse-t-il régulièrement ?

    PIB per capita, c’est quoi ?

    L’indicateur le plus couramment utilisé par les économistes pour rendre compte de l’évolution et des progrès réalisés dans le niveau de vie de la population d’un pays est le PIB/cap. C’est la valeur de toutes les richesses produites par personne par année dans cette économie. Pour l’obtenir, les économistes déterminent d’abord ce qu’ils appellent la production intérieure brute (PIB), c’est-à-dire, la valeur de tous les biens et services produits par l’ensemble des agents de cette économie (entreprises, ménages, état). Ils divisent ensuite cette valeur par le nombre d’habitants du pays. C’est le PIB/cap ou PIB par tête d’habitant. Cet indicateur synthétique souffre toutefois de nombreuses lacunes. Il est, en effet, une mesure très imparfaite de la richesse réelle créée parce qu’il ne prend pas en compte tout ce qui participe dans la construction du bien-être réel des gens, c’est-à-dire : la qualité de vie, le niveau d’éducation, la santé, le travail non rémunéré, les impacts sur l’environnement de ce qui est produit, etc. Il ne permet pas non plus de rendre compte du niveau d’inégalité dans la distribution des richesses produites. C’est pourquoi son niveau est considéré moins important que son évolution dans le temps, pour autant qu’il est calculé strictement de la même manière d’une année sur l’autre.
    Pour essayer de combler ces lacunes ci-dessus évoquées, au début des années 1990, le Programme des Nations Unies pour le Développement, le PNUD, a adopté un nouvel indicateur, l’indice de développement humain (IDH), à la suite du travail réalisé par deux économistes dont le prix Nobel indien Amartya Sen et le pakistanais Mahbub ul Haq. Cependant, bien que ce nouvel indicateur prenne en compte, en plus du PIB/cap, toutes les préoccupations soulevées plus haut pour les intégrer dans cet indice composite, il n’est pas vraiment parvenu à détrôner le PIB/cap. Les deux indicateurs continuent d’être utilisés cote à cote pour rendre compte de la situation socioéconomique d’un pays. Pour les besoins de l’analyse, je n’utiliserai que le PIB/cap.
    Ce que je me propose de faire ici, c’est de présenter, à l’analyse des lecteurs, l’évolution de cet indicateur sur les soixante dernières années en Haïti. Pour faciliter les comparaisons internationales, j’ai utilisé une série d’informations tirée du site de l’université de Sherbrooke, construite à partir des données de la Banque Mondiale (world Development Indicators) à l’adresse suivante :
    https://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTendanceStatPays?codeTheme=2&codeStat=NY.GDP.PCAP.KD&codePays=HTI&optionsPeriodes=Aucune&codeTheme2=2&codeStat2=x&codePays2=HTI&optionsDetPeriodes=avecNomP&langue=fr.

    Les tendances observées

    Le graphe.1, présenté plus bas, traduit l’évolution de cet indicateur depuis 1960. Les statistiques disponibles ne remontent pas à la période d’avant. Il est vrai qu’on trouve des données éparses dans des documents divers qui laissent avec le sentiment que l’activité économique peut avoir été relativement plus dynamique et plus prospère par exemple avant la période sous étude quand on compare les données actuelles du commerce extérieur avec celles relatives au volume et à la diversité des exportations du pays publiées dans : Pierre Benoit, 1804-1954, 150 ans de commerce extérieur d’Haïti, collection du cent cinquantenaire, IHSI. En tout état de cause, sur l’ensemble des soixante années observées, le PIB/cap haïtien accuse une tendance globalement décroissante. Cela veut dire que le niveau de vie des haïtiens se dégrade à mesure que les années passent, un enfant vit moins bien et a accès à une quantité de richesses moins importante que ses parents et ainsi de suite…
    En réalité, de manière plus précise, à l’analyse trois tendances se dégagent :
    – Une stagnation puis une baisse de ce niveau du PIB/cap de 1960 à 1970 passant d’environ 1000 dollars américains en 1960 à 889 dollars en 1970.
    – Une récupération et un accroissement du niveau de vie atteignant le plateau de 1225 dollars en 1980 ;
    – Une décélération entamée en 1981 qui s’est transformée en chute brutale depuis 1986 que les tentatives courtes et sporadiques de relance de l’activité en 1995, 2004 et 2011 n’ont pas réussi à inverser.

    Pour rendre les choses plus claires, le graphe.2 ci-dessus décrit l’évolution de la croissance du PIB/cap, c’est-à-dire sa variation relative d’une année sur l’autre. Elle permet de faire ressortir clairement que de 1971 à 1980, le niveau de vie général de la population s’est globalement amélioré. Puis survint, à partir de 1981, la période de la crise ayant culminé au départ du pouvoir du Président Jean-Claude Duvalier. Les effets de cette crise – qui ne se sont pas complètement estompés encore aujourd’hui – ont eu leur impact maximum en 1993-94, quand le PIB/cap s’est effondré et a perdu presque la moitié (45%) de sa valeur réalisée en 1980 pour se situer à environ 676 US$. Pour dire les choses plus simplement, en ne considérant que la période sous étude, les quarante dernières ont été, sans aucun doute, les années les plus difficiles pour le pouvoir d’achat des citoyens haïtiens. Pour chacune de ces années, le niveau de vie du citoyen moyen mesuré par le PIB/cap perd environ 0.78% de sa valeur. Le rythme de croissance réalisée dans les trois tentatives de relance économique citées plus haut, à chaque fois interrompues par des crises politiques de plus en plus violentes, a été trop faible pour faciliter une récupération de ce qui a été perdu en termes de niveau général de vie de la population.
    En résumé, nous pouvons dire que :
    – si le rythme de croissance réalisé de 1971 à 1980 était maintenu, le PIB per capita aujourd’hui aurait été 5 fois supérieur à son niveau actuel. Il serait 8 fois plus élevé, si la période de croissance de 1976 à 1980 (la plus forte des 60 dernières) – qui correspond à la période de mise en œuvre du deuxième plan quinquennal national – a été retenue pour l’analyse ;
    – Ces résultats ne sont pas du tout chimériques quand on considère que le PIB per capita de la République dominicaine – qui n’était pas plus élevé que le nôtre en 1960 – lui est 10 fois supérieur aujourd’hui ; le Honduras, dont le PIB per capita était, en 1960, plus de deux fois plus faible que le nôtre, l’a plus de quatre fois plus élevé que celui d’Haïti ou la Corée du Sud qui avait à peu près les mêmes conditions de départ dont le PIB/cap vaut 40 fois celui d’Haïti actuellement.
    Comment expliquer cette pauvre performance haïtienne ?
    Les économistes utilisent des modèles économétriques souvent sophistiqués pour chercher à dégager les déterminants ainsi que leurs poids relatifs dans l’explication de ce phénomène bizarre observé, où Haïti se retrouve être le seul pays au monde à avoir accumulé des baisses aussi fortes du niveau de vie de ses citoyens sur une période de temps aussi longue. La situation est d’autant plus paradoxale que même des pays engagés dans des guerres n’ont pas trainé de si mauvais résultats pendant aussi longtemps.
    Ce qui parait évident sur ces graphes, c’est que les chutes brutales du PIB/cap (1981-1994 ; 2000-2004) correspondent à des périodes où le pays était traversé par de profondes crises politiques que les temps d’accalmie – qui paraissent exceptionnels tant leurs durées sont courtes – ne permettent pas de dépasser voire compenser. Les effets des cyclones (2004, 2008, 2012) et du tremblement de terre (2010) se révèlent au demeurant moins dramatiques sur le niveau de vie des citoyens comparés à ceux des crises politiques provoquées.
    Comme mis en exergue dans mon dernier ouvrage : « Haïti, Pétro Caribe et ses déraisons. Manifeste pour une éthique de responsabilité », notre pays, au cours de ses 216 ans d’indépendance, n’a jamais pu suivre une même politique économique sur une période suffisamment longue pour en tirer vraiment parti, à l’exception notable de la période de l’occupation américaine 1915-1934. Une telle économie, basée sur les à-coups, privilégie le court terme, s’accommode difficilement du travail patient, réfléchi, et n’arrive pas à inciter les entrepreneurs à s’engager dans des projets d’investissements à rentabilité étalée dans le temps. Les tentatives d’industrialisation par substitution d’importations des années 70 qui ont valu les résultats mis en exergue plus haut, ont vite tourné court et certains entrepreneurs haïtiens, découragés par les politiques publiques incohérentes et les crises intempestives, ont été poussés à se délocaliser et à produire en République Dominicaine pour approvisionner le marché haïtien en biens de base. C’est l’une des raisons qui condamnent le pays à vivre davantage de revenus de transferts et de l’aide étrangère et qui encouragent les départs massifs de jeunes haïtiens vers l’étranger.
    Comprendre la dégradation de l’économie à travers la grille de Louis-Joseph Janvier
    Ce n’est pas pour ses exagérations langagières – qui étaient sa manière à lui de se défendre des accusations, des pièges, des malveillances dont il était l’objet de la part de ses adversaires qui l’ont porté à vivre dans une sorte d’exil en France – que Janvier nous plait. Il est vrai que l’auteur en a profité pour régler ses comptes personnels avec ses ennemis de l’époque qu’ils qualifiaient, dans une violente et dédaigneuse riposte, de « bélitres morveux ». Un bonus exceptionnel de ce double livre est de se terminer sur un extraordinaire conte fantastique – « Le Vieux Piquet », – d’une puissance évocatrice si forte qu’il vous met dans l’ambiance de ce que c’était la vie de l’haïtien réel du XIXe siècle, vivant en province, ou dans les campagnes, fier de son passé, qui cultivait un sens rare de l’honneur, de la famille, un sens du pays qui vous fait vous sentir petit, insignifiant pour ce que nous sommes devenus collectivement. Nous devons ici rendre un vibrant hommage à l’illustre patriarche, Dieudonné Fardin, qui a eu l’heureuse idée de rééditer ce livre avec un ensemble d’autres ouvrages essentiels d’auteurs haïtiens qui, sans quoi, seraient passés dans l’oubli.
    Dans cet ouvrage, Janvier, en témoin privilégié, passe en revue, à gros traits, les orientations des politiques publiques mises en œuvre depuis l’indépendance jusqu’à la présidence de Salomon. Il fustige l’inaptitude des politiques publiques mises en œuvre par les différents gouvernements à favoriser la mise en place d’un système économique à la hauteur des légitimes idées que la Nation était en droit de se faire d’elle-même. Pour permettre à tous les haïtiens de vivre librement et dans la dignité. Des politiques qui déstructurent la société et qui sont mues par « l’avidité des grands commerçants et grâce à l’impéritie ou plutôt à la complicité du gouvernement dont ils étaient les bailleurs de fonds et les soutiens intéressés ».
    Donc, politiques publiques non orientées vers la recherche du bien-être collectif, désintérêt pour les questions économiques essentielles que sont : l’augmentation et la diversification de la production réelle de biens et services, des emplois qualifiés, amélioration des pouvoirs d’achats, mais ; gout très affirmé pour les dépenses, sans efforts équivalents pour améliorer la performance du système fiscal, préférence pour le court terme manifestée à travers les coups d’état sanglants et les insurrections récurrentes. Voilà pour les causes de l’échec haïtien. Il résume en 12 points le programme du gouvernement de Salomon qui s’était engagé pour la première fois dans l’histoire de ce pays à institutionnaliser le système d’encadrement et de promotion de l’économie en initiant : la création de la Banque Nationale, Industrielle et Commerciale ; la création d’une banque agricole ; la généralisation de l’instruction primaire obligatoire à l’ensemble des enfants filles et garçons, des villes comme des campagnes ; la distribution des terres aux paysans ; l’érection de chemins de fer ; la réforme fiscale, etc. Les guerres civiles ont eu raison de ce projet et n’ont permis à Salomon de réaliser les objectifs de son programme que très partiellement.
    140 ans après, ces questions ne sont toujours pas encore résolues.

    La surdétermination ou l’impotence du politique ?

    Philippe Rouzier publie en 1989 un livre dont le titre:« En deux ans, comme en deux siècles » résume tout à fait l’histoire économique et politique d’Haïti : rien n’a changé. Le pays est comme pris dans une sorte de piège bi-séculaire tissé par des génies malfaisants dont il n’arrive pas à s’affranchir. Les années passent, les noms des acteurs changent, les problèmes sont vécus à l’identique, les questions se rapportant à l’économie et au bien-être collectif sont toujours considérées comme des sujets de distraction, sans importance. Un homme politique au pouvoir qui s’avise de toucher de manière sérieuse à ces questions est mis ipso facto en difficulté parce que le domaine de l’économie est confisqué par les « grands commerçants », – pour reprendre le bon mot de Janvier -, qui s’approprient la manne des commandes publiques qu’ils satisfont à partir de biens importés empêchant ainsi le développement et la densification du tissu entrepreneurial national.
    Toutefois, la belle formule de la « surdétermination du politique sur l’économique » énoncée par Rouzier pour expliquer cet échec convainc moins. En réalité, si l’histoire haïtienne est marquée par des saccades répétitives qui réduisent l’homme politique à ce statut d’insignifiant, c’est parce que ce dernier n’arrive pas à donner du sens à la politique. C’est par ce que la politique chez nous ne porte pas sur les actions qui recherchent et promeuvent l’équilibre, le développement de la société dans ses rapports avec elle-même et dans ses relations avec les autres. C’est parce qu’elle n’arrive pas « à créer un monde commun dans lequel l’ensemble des citoyens reconnaissent la nécessité de faire corps pour se protéger ensemble, pour progresser ensemble, pour espérer ensemble. C’est parce qu’elle laisse les individus complètement désemparés démunis et inquiets ». La politique, chez nous, est réduite à son acception la plus restrictive qui soit de luttes de pouvoir et de représentativité entre les hommes et les femmes politiques qui font le jeu des acteurs puissants en empêchant au peuple d’exercer complètement sa souveraineté. C’est le sens que lui donne l’auteur dans son texte. Et c’est justement la raison de l’impotence du politique et de « l’instabilité permanente » du pays.
    Une preuve parmi des millions : en 1988, quatre mois après sa prise de fonction, le Président Lesly François Manigat a été renversé du pouvoir par un coup d’Etat spectaculaire. La première décision du nouveau pouvoir qui prend place est de supprimer le Ministère des Coopératives et du Développement Communautaire que le Président avait créé en vue de procéder à la modernisation des structures de l’économie et à sa réorientation au bénéfice du plus grand nombre. C’est ce qui lui a fait dire plus tard « qu’il avait tort d’avoir eu raison trop tôt ». C’est, animés de ce même réflexe contre une économie au service du bien commun, que ceux qui ont « amendé » la constitution de 1987 se sont attribués le droit de supprimer les dispositions de son article premier qui définissaient Haïti comme une République « coopératiste ». Parce qu’ils font assez peu cas du développement des secteurs fragiles de l’économie et du rôle que peut jouer la réduction de la pauvreté et des inégalités dans la stabilisation du pays. Pourtant, il est évident pour tout esprit lucide, honnête et compétent aujourd‘hui, – tenant compte du morcellement des terres agricoles, des difficultés d’accès au crédit pour financer les petites et moyennes entreprises et de l’incapacité du pays à mobiliser les capitaux financiers par d’autres moyens et, pour lutter efficacement contre les inégalités dans la distribution des richesses -, qu’un « capitalisme coopératif » est la meilleure sinon la seule chance de créer un système économique vigoureux en Haïti

    Conclusion.
    Janvier, comme Marcelin, comme Delorme dénoncent depuis le 19e siècle, les crises politiques et l’absence d’initiatives volontaristes des hommes politiques au pouvoir pour moderniser l’économie. « Ils avaient le mot à la bouche [à chaque discours] mais ne faisaient rien pour pratiquer la chose », disait Delorme. C’est la principale explication de l’échec haïtien et de la détérioration des conditions de vie générales des citoyens. Malheureusement, en utilisant le mot crise, nous ne sommes pas à un contresens près. Certains parlent même de crise permanente. C’est un oxymore. Si le mot crise réfère à situations : de rupture d’équilibre, de mouvement brusque et passager, de période de tension conflictuelle, etc., il est possible que les effets de ces changements brutaux soient durables, mais, – c’est une loi physique -, aucun système ne peut survivre durablement en état de chocs permanents. Une crise, dans son principe, ne peut pas être permanente. Ce sont les rares périodes d’accalmie ou de stabilité sociale et politique en Haïti qui sont les vraies périodes de crise, parce qu’elles sont exceptionnelles dans notre histoire. C’est pour cela qu’il est aussi difficile d’interpréter nos réalités économiques et sociales à partir de catégories ou de modèles construits pour des pays qui vivent dans d’autres réalités.
    La détérioration systématique des conditions de vie en Haïti s’explique par ce qui est devenu notre signe distinctif : une tradition caractérisée par notre incompétence au dialogue social, l’orgueil mal placé qui nous pousse à rechercher le bannissement de l’adversaire et à toujours privilégier le court terme et la politique du pire. C’est une donnée de l’histoire haïtienne.
    Pour moderniser la société et son économie, nous devons accepter un examen approfondi de cette tradition. La majorité silencieuse connait déjà le refrain. Si elle s’engage résolument pour en changer, elle peut exiger de la classe politique une entente pour sortir le pays du bourbier. Comme je l’ai écrit à un ami, hier : « en Haïti, le système est ainsi fait qu’il n’y a pas, face à face, des parangons de vertu dans un camp et des satrapes apatrides dans un autre. Tous, dépendant des circonstances, sont catalogués indifféremment, à tort ou à raison, dans un camp ou dans l’autre. Seul un acte de contrition collectif peut sauver la République, en mettant tout sur la table et en s’engageant à « reprendre l’ouvrage avec le fil et au crochet d’un autre âge » disait un professeur de philo dont j’ai oublié le nom. Sinon, nous risquons tous de le regretter. Haïti de 2020 n’est pas Haïti de 1986. Un seul indicateur, le PIB per capita rend compte du chemin parcouru. Un total gâchis ! Explication unique : tradition politique faite de crises répétitives. L’histoire immédiate est là pour nous enseigner le chemin à ne pas prendre.
    Voilà deux siècles, nous avons inauguré, le front haut, à l’échelle de la planète entière, une ère nouvelle, un monde nouveau qui remettait l’Homme debout dans ses différences. Nous ne pouvons pas nous-mêmes accepter d’y vivre en rampant.

    Par Wilson Laleau

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  • Revendications des étudiants en médecine de l’UNIQ: le rectorat fait le point

    Revendications des étudiants en médecine de l’UNIQ: le rectorat fait le point

    Il faut signaler que ces étudiants en médecine qui se sont confiés à l’agence accusent l’Université Quisqueya :

    1-d’exiger le versement de frais pour l’achat de matériaux médicaux, rendu nécessaire dans le cadre de la pandémie;
    2-de fixer la reprise de l’internat (interrompu depuis mars en raison de la Covid-19) au 1er juillet 2020;
    3-d’avoir mis un bus à disposition des étudiants qui ont accepté de payer l’argent demandé;
    4-d’avoir attendu le beau milieu de l’année pour exiger un frais spécifique de 51 000 Gourdes pour les stages.

    Le Rectorat de l’UniQ s’inscrit en faux contre ces accusations. Il fait observer point par point que:

    1.- Ce n’est pas l’UniQ, mais l’institution d’accueil qui demande aux internes de faire l’acquisition de matériels médicaux pour leur protection personnelle, sachant qu’il revient à l’hôpital, tel que prévu par les dispositions-cadre, de fournir aux internes le matériel de soin dans le cadre de leur stage;
    2.- Ce n’est pas l’UniQ qui a fixé la date du 1er juillet, mais l’institution d’accueil;
    3.- L’UniQ met à disposition de TOUS les internes, sans discrimination, un bus pour assurer leur transport dans de bonnes conditions;
    4.- Une entente a été trouvée en décembre 2019 entre les responsables de l’Université et la promotion du Docteur Frantz Théodore pour régler en 2019-2020 la question de la prise en charge des coûts liés à l’internat. Ces coûts s’élèvent à 102 949 Gourdes par interne et correspondent aux frais payés aux hôpitaux pour l’encadrement des internes et comme contribution à l’acquisition du matériel de soins. Ces frais sont imputables aux internes mais l’Université, consciente des difficultés des familles, a décidé de prendre à sa charge 50% de ces coûts pour cette année. (Note du Rectoral en date du 5 décembre 2020).
    Ce n’est donc pas « au beau milieu de l’année » ni par surprise que les étudiants sont « obligés de débourser une somme de 51 000 Gourdes supplémentaires ».

    Ces accusations sont graves d’autant qu’elles ont été accompagnées, ce lundi matin, d’une tentative d’irruption dans les locaux du Rectorat, d’agressions verbales, d’insultes indignes d’un professionnel et de menaces vis-à-vis du Vice-recteur aux Affaires administratives. Les étudiants protestataires ont posé un ultimatum au Rectorat le menaçant d’incendier demain locaux et véhicules sur le campus s’ils n’obtenaient pas satisfaction.

    L’Université ne fera pas appel aux forces de l’ordre pour défendre ses locaux. Elle s’en remet au sens des responsabilités des étudiants en question et à la vision qu’ils ont de cette noble profession qu’ils ont pour ambition d’embrasser.
    L’Université Quisqueya n’est pas une entreprise capitaliste motivée par la recherche de profits pour ses actionnaires. Elle est une véritable entreprise sociale qui, si elle dégage des marges, les met exclusivement au service de sa mission de service public.

    En date du 29 juin 2020,
    Le Rectorat de l’Université Quisqueya

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  • Konrad de la Fuente, un jeune d’origine haïtienne s’engage avec le FC Barcelone

    Konrad de la Fuente, un jeune d’origine haïtienne s’engage avec le FC Barcelone

    Konrad de la Fuente, né à Miami de parents haïtiens vient de parapher, le dimanche 28 juin 2020, un contrat professionnel avec le FC Barcelone. L’ailier de 18 ans va évoluer avec l’équipe B catalane.

    C’est le club catalan qui en a fait l’annonce. L’accord a été conclu sur une prolongation de contrat jusqu’en 2022, avec une option pour 2 années supplémentaires.

    Cet accord du jeune prodige haïtiano-américain comprend une clause libératoire de plus de 50 millions de dollars qui passera à plus de 100 millions de dollars s’il est promu dans la première équipe avant l’expiration de l’accord. Ce qui semble ne pas trop tenter le petit de la Fuente présentement.

    «Cela a toujours été mon rêve de jouer pour la première équipe, et c’est pourquoi je veux rester ici pour essayer de le réaliser», a-t-il déclaré dans un communiqué.

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  • Flashback – 8 septembre 2015. Jonas Coffy dénonce « les manœuvres mafieuses et politiciennes en étroite complicité avec 3 Juges de la CSCCA »

    Flashback – 8 septembre 2015. Jonas Coffy dénonce « les manœuvres mafieuses et politiciennes en étroite complicité avec 3 Juges de la CSCCA »

    Aujourd’hui, Jonas Coffy membre d’un gouvernement illégal, illégitime et inconstitutionnel, s’apprête à parapher un décret pour donner à Haïti ses élections les plus frauduleuses de toute son histoire.

    Jonas Coffy écrit le 8 septembre 2015 et nous citons « AYISYEN POU AYITI, sur la base d’informations vérifiées , est en mesure d’affirmer qu’il n’y a jamais eu d’audience publique en date du 3 juin 2015 tenue par le collège de la Chambre des Affaires financières, présidé par Monsieur Fritz Robert Saint Paul, avec St Juste Momprevil et Jean Ariel Joseph comme membres » et aujourd’hui, sur quelle base, il s’est permis de donner à Haiti un nouveau Code Pénal, encore caché dans un tiroir par peur de l’éclatement d’un scandale et d’un rejet pur et simple de cette énième provocation…

    Coffy parodie président Abraham Lincoln : « You can fool some people sometimes, But you can’t fool all the people all the time » (Vous pouvez tromper quelques personnes, parfois, Mais vous ne pouvez pas tromper tout le monde tout le temps.)

    Lundi 29 juin 2020 ((rezonodwes.com))–Flashback–

    Jonas Coffy persiste dans ses dénonciations contre des juges de la Cour des Comptes


    Fritz Robert Saint Paul
    Fritz Robert Saint Paul

    Jonas Coffy persiste dans ses dénonciations contre des Juges de la Cour Supérieure des Comptes.-

    Lettre au Sénat de la République:
    Port-au-Prince, le 8 septembre 2015

    Monsieur Andris RICHE
    Président du Sénat de la République
    Sénat de la République – Port-au-Prince

    Monsieur le Président,

    Le Parti AYISYEN POU AYITI vous présente ses patriotiques salutations et profite de l’occasion pour signaler  à  votre bienveillante attention  un cas de corruption impliquant trois  (3)  Juges-Conseillers de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif CSC/CA.

    En effet, les Juges-Conseillers : Fritz Robert Saint Paul, Saint-Juste Momprévil et Jean Ariel Joseph ont reçu des pots de vin pour blanchir l’ex-candidat à la Présidence  de la PLATEFORME  VERITE, Monsieur Jacky Lumarque, écarté par le Conseil Electoral Provisoire pour absence de décharge.

    AYISYEN POU AYITI tient aussi à rappeler qu’il avait publiquement dénoncé dans sa note de Presse datée du 25 aout 2015, les manœuvres mafieuses et politiciennes concoctées par l’ancien Président René Préval en étroite complicité avec les trois Juges- Conseillers sus-cités, en dehors de la Loi et en violation du Décret du 23 novembre 2005, régissant le Statut et le Fonctionnement de la CSC/CA.

    AYISYEN POU AYITI relève dans l’arrêt  rendu  par les Juges-Conseillers, Fritz Robert St Paul, Saint-Juste Momprevil et Jean  Ariel Joseph des contradictions  qui défient la logique et le bon sens.

    AYISYEN POU AYITI, sur la base d’informations vérifiées , est en  mesure  d’affirmer  qu’il n’y a jamais eu d’audience publique en date du 3 juin 2015 tenue par le collège de la Chambre des Affaires financières, présidé par Monsieur Fritz Robert Saint Paul, avec St Juste Momprevil et Jean Ariel Joseph comme membres.

    De plus, selon le compte rendu de la commission chargée d’auditer la gestion de Monsieur Jacky Lumarque, il y est rapporté au paragraphe 3’’ le mercredi 3 juin 2015, la commission s’est encore rendue au Palais National et a rencontré Monsieur Jean Hibert Lebrun, actuel Administrateur et qui à l’époque était comptable  en Chef.  Dans notre rencontre, il nous a relaté que la commission n’a jamais eu de fonds mis à sa disposition.

    Il est donc matériellement, administrativement et logiquement impossible de constituer ledit collège de jugement des Affaires Financières ce même mercredi 3 juin 2015, encore moins de produire un rapport  et de prononcer un arrêt dans ce même laps de temps.

    Face à une telle situation de forfaiture caractérisée, AYISYEN POU AYITI  sollicite, Monsieur le Président, la mise sur pied d’une commission d’enquête par le  Sénat de la République, le cas échéant, s’ériger en Haute Cour de Justice  pour juger les Juges-Conseillers : Fritz Robert Saint Paul, Saint-Juste Momprévil et Jean Ariel Joseph, conformément aux dispositions de l’article 185 de la Constitution Haïtienne du 29 mars 1987 amendée.

    Recevez, Monsieur le Président, l’expression de sa haute considération.

    Pour AYISYEN Pou AYITI :

    Jonas COFFY
    Secrétaire Exécutif National

    RESEAU CITADELLE : LE COURAGE DE DIRE LAVERITE!!! »You can fool some people sometimes,  But you can’t fool all the people all the time. »  (Vous pouvez tromper quelques personnes, parfois,  Mais vous ne pouvez pas tromper tout le monde tout le temps.) dixit Abraham Lincoln.

  • Haïti se rapproche de 6 000 cas de Covid-19 avec les 86 nouvelles infections dépistées lundi

    Haïti se rapproche de 6 000 cas de Covid-19 avec les 86 nouvelles infections dépistées lundi

    Mardi 30 juin 2020 ((rezonodwes.com))–A la fermeture de l’aéroport à Port-au-Prince en mars dernier, le pays avait enregistré un nombre infirme de 3 cas de covid-19, alors qu’à sa réouverture le mardi 30 juin 2020, au son du tambour et de la cornemuse, nous avons atteint le stade de 5 933 infections au coronavirus.

    En plus, le nombre de décès enregistrés est passé en l’espace de trois mois de 1 à 105, un chiffre tiré du bulletin #88 communiqué lundi soir par les autorités haïtiennes relatant que 839 patients ont été rétablis.

    Rappelons qu’avec ses 4,989 cas actifs, 84.09 % des personnes infectées en Haïti sont encore malades.

  • La police haïtienne devenue « un outil politique » intervient brutalement pour disperser une manifestation pacifique

    La police haïtienne devenue « un outil politique » intervient brutalement pour disperser une manifestation pacifique

    Pierre Espérance, directeur exécutif du Réseau national pour la défense des droits de l’homme, a déclaré que la dispersion du rassemblement de protestation par les policiers « est extrêmement grave ».

    la police est devenue un « outil politique, utilisé contre l’exercice des droits des citoyens »

    Mardi 30 juin 2020 ((rezonodwes.com))–La police nationale d’Haïti dont le directeur général Normil Rameau, est illégalement nommé à sa tête, montre de plus en plus ses griffes rétractiles à l’approche de la fin de mandat constitutionnel de l’apprenti-dictateur Jovenel Moise, le 7 février 2021. Lundi, des agents d’une unité spéciale de la PNH ont sauvagement mis fin, sur ordre du Palais National, à une manifestation pacifique organisée par le collectif Nou pap Domi pour dénoncer l’insécurité croissante où émergent crimes et assassinats, notamment à Port-au-Prince.

    L’organisation, connue pour ses critiques à l’égard du gouvernement de Jovenel Moisel, a appelé à un sit-in devant le ministère de la justice, mais la vingtaine de manifestants ont été expulsés brutalement par les forces de l’ordre à l’aide de gaz lacrymogènes.

    Des agents de la Brigade départementale d’intervention et d’opérations (Ouest) ont également tiré à plusieurs reprises en l’air et à hauteur d’homme pour disperser le petit groupe qui avait déployé des banderoles sur une artère très fréquentée.

    Avec des pancartes disant « Nous voulons vivre, nous avons des droits« , ils ont également dénoncé les meurtres commis dans le pays ces dernières semaines et ont demandé au ministre de facto de la justice, Lucmane Délile, d’assumer ses responsabilités, en rétablissant un climat de paix et de sécurité. Ils ont également demandé que justice soit faite pour toutes les victimes.

    Vendredi dernier, les corps brûlés de deux jeunes danseuses ont été retrouvés à Tabarre, trois jours après leur mystérieuse disparition.

    Les affrontements entre bandes armées ont également augmenté, avec un nombre élevé de morts, tandis que les autorités n’ont pas encore repris le contrôle des quartiers défavorisés, et que des organisations de défense des droits de l’homme ont récemment révélé des liens entre des fonctionnaires et des bandes.

    Pierre Espérance, directeur exécutif du Réseau national pour la défense des droits de l’homme, a déclaré que la dispersion du rassemblement de protestation par les policiers « est extrêmement grave ».

    Selon le militant des droits humains en Haïti, qui a également participé à la mobilisation, la police est devenue un « outil politique, utilisé contre l’exercice des droits des citoyens », a-t-il déclaré.

  • Gonaives – L’apprenti-dictateur Jovenel Moise accusé d’apporter un soutien clé à la terreur des escadrons de la mort pour l’élimination d’opposants

    Gonaives – L’apprenti-dictateur Jovenel Moise accusé d’apporter un soutien clé à la terreur des escadrons de la mort pour l’élimination d’opposants

    Y-aurait-il plus d’assassinats et de morts par balles programmés en Haïti avant le 7 février 2021 que coronavirus n’en a pas faits autant en s’attaquant aux organes vitaux du corps humain ? Aux Gonaives, c’est la chronique d’un massacre annoncé dont l’univers se limiterait à l’horizon clos de la cité…

    Gonaives, mardi 30 juin 2020 ((rezonodwes.com))–Plusieurs militants anti-PHTK et farouches partisans d’un éventuel procès Petro Caribe se mettent à couvert depuis que les nombreux sujets de discussion de la vie nationale se déroulent autour de la fin du mandat constitutionnel de l’apprenti-dictateur haitien Jovenel Moise. Lundi, Rezo Nòdwès a appris que des quartiers des Gonaives où résident des leaders notoires de la lutte contre la corruption et les dérives du régime PHTK, ont essuyé des tirs nourris dans la nuit de dimanche à lundi, alors qu’un couvre-feu était en vigueur.

    Pour mettre le pouvoir autoritaire de Jovenel Moise face à ses responsabilités, Force Artibonite s’empresse de publier une note pour dénoncer à la face du monde les formes de représailles et de persécutions dont sont l’objet des militants s’engageant dans une bataille pacifique contre le « pouvoir corrompu de Jovenel Moise« .

    Le communiqué souligne que le pouvoir via le ministère de l’Intérieur envisage de mener la vie dure même à des journalistes indépendants de la Cité de l’Indépendance qui se distancient des propagandes pour un régime qui a lamentablement échoué et a fait son temps.

    FORCE ARTIBONITE 2020

    Nòt denonsyayon

    Nou menm nan FORCE ARTIBONITE 2020 nap denonse yon plan asasinay kap makònen nan Palè Nasyonal ak nan ministè Enteryè kont 3 group moun nan vil Gonayiv

    M’en kategori moun plan an vize
    1) Militan kap mennen opozisyon pasifik la
    2) Jounalis ki pa pale nan sans pouvwa a
    3) Jèn ki gen zam nan Katye popilè Raboto yo

    Daprè enfòmasyon ke nou kapab fè konfyans, fè nou konnen ministè Enteryè ak Palè Nasyonal gen pou elimine militan sa yo ak Jounalis yo pou yo ka rive netralize vil Gonayiv nan sans pa yo.

    Men lis moun pouvwa Jovenel Moïse la vle asasinen nan vil Gonayiv yo: Mackendy Pierre-louis, Adrien Don-Cliff, Raphaël Clavanet Marado et Fritz Désir Antoine.

    Nan sans sa a FORCE ARTIBONITE 2020 ap mande ak òganizasyon Dwa MOUN yo pou panche sou ka sa yo rapid e nou mande yon ankèt prese prese

    Lè nou konnen sa pouvwa sa a fè deja nou pa santi nou ka rete bwa kwaze san nou pa alète popilasyon an sou gwo kou sa a k’ap prepare pou militan sa yo.

    Pou moun ki siyen:

    FORCE ARTIBONITE 2020

    Senmak : Makinson Jean Pierre

    Grand Salinn : Fédé Chalmond

    Tirivyè Latibonit : Carl Urbenson Celestin

    Lestè : Salomon Watson

    Dedin : Cher-Enfant Junior

    Ènri : Compère Robinson

    Senmichèl Delatalay : Lucas Robinson

    Gromòn : Ossame Walner

    Tènèv : Séjour Sherlie

    Machan Desalin : Nicolas Daphnie

    Ansrouj:Prévilon Junior

    Lyankou : Pierre Yvens

    Mamelad : Toussaint Hilaire

    Vèrèt: Angelot Alfredo

  • Haïti – Réouverture de l’aéroport ; Dr. Kelly Bastien émet de sérieuses réserves

    Haïti – Réouverture de l’aéroport ; Dr. Kelly Bastien émet de sérieuses réserves

    L’apprenti-dictateur Jovenel Moise qui n’a pas hésité lundi à ordonner à des policiers de tirer à hauteur d’homme sur un groupe de jeunes organisant pacifiquement un sit-in devant le ministère de la Justice, sûr de l’appui de l’international, ne recule devant rien et semblerait être très décidé à faire couler un bain de sang en Haïti pour imposer ses idées, comme c’est le cas de la décision pour la réouverture des frontières prise unilatéralement, en plein cœur de la progression de la pandémie de covid-19.

    Lundi 29 juin 2020 ((rezonodwes.com))–Moins de vingt-quatre heures avant la reprise des vols commerciaux en Haïti, prévue pour mardi, plusieurs voix s’élèvent lundi pour exprimer leurs réserves sur cette ouverture, compte tenu de la recrudescence du coronavirus dans certains pays.

    À partir de cette semaine, Haïti ouvre ses frontières aériennes et reprend ses vols avec le Canada, la République dominicaine et les États-Unis, lequel pays a enregistré plus de deux millions et demi de cas confirmés et quelque 126 000 décès dus à la pandémie.

    Bien que loin des chiffres de covid-19 enregistrés aux Etats-Unis, et ou au Chili, le panorama de la République Dominicaine n’est pas encourageant. Dimanche, 31 373 cas ont été confirmés et 776 sont morts, alors qu’un peu plus de 54 % ont dépassé le nombre de décès.

    Dans ce contexte, le gouvernement autoritaire haïtien a annoncé la réouverture progressive, et a dicté de nouvelles mesures restrictives pour le transit dans les aéroports, qui permettent de maintenir la distance physique, l’utilisation de mesures de barrière et autres, pour limiter la propagation du coronavirus SARS-CoV-2.

    Cependant, Dr. Kelly C. Bastien, ancien président de l’Assemblée nationale,, a exprimé son scepticisme, notamment face à la recrudescence des diagnostics positifs aux États-Unis, et en particulier en Floride, où vit une importante communauté d’Haïtiens.

    Médecin de profession, l’ancien législateur a souligné que les membres de la diaspora vivant en Floride, l’un des quatre États les plus contagieux, sont les plus exposés au risque de contracter la maladie, et a donc appelé le gouvernement à établir des protocoles spécifiques pour ces voyageurs.

    En mars dernier, après le diagnostic du premier cas de Covid-19, Haïti a fermé toutes ses frontières, a suspendu les vols commerciaux, les écoles, les entreprises, les usines et autres, et a annoncé une aide aux travailleurs sans emploi, bien que beaucoup se plaignent encore de ne pas recevoir d’aide de l’État.

    Cependant, fin avril, une réouverture progressive a commencé, avec l’autorisation d’exploiter les textiles dont la production est destinée au marché américain, et la timide reprise des affaires dans le secteur privé.

    Actuellement, Haïti compte 5 847 cas confirmés et 104 décès, tandis que 787 personnes auraient vaincu la maladie, sans pr♪0sentation de preuve convaincante.

  • Des assassins et des violeurs graciés par Jovenel Moïse, révèle l’OPC

    Des assassins et des violeurs graciés par Jovenel Moïse, révèle l’OPC

    Des assassins et des violeurs graciés par Jovenel Moïse, révèle l’Office de protection du citoyen (OPC)

    Dans une note datant du 28 juin 2020
    l’Office de la protection du citoyen (OPC) a informé que le président de la République, Jovenel Moïse, a accordé la grâce présidentielle, le 19 juin dernier à des assassins, des violeurs n’ayant  pas encore purgé leur peine. 10 détenus condamnés pour meurtre, tentatives d’assassinat, enlèvement et séquestration, viol ou vol à main armée figurent sur la liste des 415 détenus qui ont obtenu grâce pleine et entière, le 19 Juin dernier, par le président Jovenel Moïse, indique l’OPC.

    “Des recherches menées par l’OPC confirment que sur cette liste préparée par des “pêcheurs en eau trouble” en dehors de toute transparence (sans l’implication des parties prenantes) et soumise malheureusement au Chef de l’Etat, figurent des prisonniers malades qui avaient déjà purgé leur peine mais aussi des individus condamnés à de lourdes peines pour enlèvement et séquestration, viol, assassinats mais qui sont graciés après seulement quelques années d’emprisonnement. Ce, au mépris des droits des victimes”, lit-on dans cette note.

    “A titre d’exemples citons : Iclaunel PIERRE, condamné en septembre 2015 pour viol à 12 ans de prison; Dimanche Marie Hélène, condamnée pour enlèvement et séquestration en 2013 à 15 ans de prison; Présumé Marie Claudelle, condamnée en 2009 pour assassinat à perpétuité;  Milfrance Azilhomme, condamné pour meurtre en février 2018 à 7 ans de prison; Séjour Rémy, condamné pour assassinat le 31 juillet 2018 à 7 ans de prison;

    Fanfan Aramy, condamné pour vol à main armée le 29 janvier 2020 à 5 ans de prison; Laurent Hugues Hérard, condamné pour tentative d’assassinat en mars 2013 à 15 ans de prison; Joseph Jocelin, condamné pour assassinat en 2014 à 15 ans de prison; Joseph Jean Nabeau, condamné pour assassinat en 2014 à 15 ans de prison; Harrison Domond dit Hougan Jean Marie, condamné pour assassinat en 2014
    à 10 ans de prison”, poursuit la note.

    Dans l’intervalle, l’OPC estime que les crimes, les assassinats sont à la hausse. Les cas les plus révoltants pour le mois de juin sont celui du policier Joseph Larousse criblé de balles le 10 juin à Shadda (quartier situé à l’entrée Est du centre-ville du Cap-Haïtien), du Substitut commissaire, Me Fritz Gérald CERISIER, tué le 19 juin,…

    L’assassinat crapuleux des époux Farah Martine LEONARD et Lavoisier LAMOTHE le 15 juin, la mort violente des deux jeunes artistes-danseurs, Nancy DORLEANS (25 ans) et Sébastien PETIT (20 ans), dont les corps ont été retrouvés carbonisés à Tabarre dans la journée du vendredi 26 juin 2020 sans oublier l’assassinat de Norvella BELAMY, fonctionnaire à la Banque de la République d’Haïti (BRH), ainsi que sa compagne Daphney FILS-AIME, dans la soirée du 27 juin à Delmas 75.

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