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  • Les cas de Covid-19 en Haïti s’élèvent à 4 309 et les décès s’établissent à 73

    Les cas de Covid-19 en Haïti s’élèvent à 4 309 et les décès s’établissent à 73

    En ce qui a trait au bilan de covid-19, Haïti, au soir du dimanche 14 juin 2020, a grimpé de 4 125 à 4 309 après 144 nouveaux cas découverts en moins de 24 heures.

    Dimanche 14 juin 2020 ((rezonodwes.com))–Haïti, avec ses 4 000 cas et plus confirmés de coronavirus, entame une nouvelle semaine d’incertitude puisque le ministère de la Santé depuis la fin du mois de mai, n’a relaté aucun cas de guérison stabilisé à 24.

    Les cas positifs de Covid-19 ont grimpé dimanche à 4 309 en Haïti, où le nombre de gens qui succombent à la pandémie continue d’augmenter jusqu’à atteindre 73, au total, exactement trois mois après la confirmation du premier dépistage de la maladie dans le pays.

    Le ministère de la Santé, dans son bulletin # 74, a relaté que les 144 nouveaux cas ont été diagnostiqués en grande partie dans l’Ouest (134); le Nord (3) ; l’Artibonite (2); les Nippes (3); le Centre et le Sud respectivement 1.

  • L’oubli du professeur Ricardo Augustin

    L’oubli du professeur Ricardo Augustin

    Dimanche 14 juin 2020 ((rezonodwes.com))– Depuis plusieurs semaines, le débat récurrent sur le maintien ou non du président haïtien de la République au pouvoir au-delà du 7 février 2021 s’agite et occupe une place importante dans l’actualité politique en Haïti. Si certaines positons se divergent, elles sont toutes pertinentes en ce qu’elles apportent une avancée considérable à l’évolution de la démocratie et permettent également de déceler les lacunes rédactionnelles de la Constitution de 1987 amendée. Ce qui risque d’entraîner des tumultes bouleversants à la stabilité politique en Haïti au début de l’année 2021.

    À l’instar d’autres juristes , des politiques et directeurs d’opinions, c’est d’ailleurs par cette appréhension dont semble être interpellé le juriste et professeur à l’Université Ricardo AUGUSTIN.

    En effet, professeur AUGUSTIN, dans une belle plume incontestable, a conclu que la fin du mandat du président MOÏSE prendra fin le 7 février 2022. À l’appui de sa réflexion, il a évoqué l’annulation de la présidentielle de 2015 et l’organisation d’une autre élection présidentielle par l’ancien président provisoire Jocelerme PRIVERT en 2016. Alors, il apparaît évident que le professeur souhaite faire valoir une scission dans le processus électoral; d’autant qu’il s’oppose à la thèse de Madame le professeur Mirlande MANIGAT sur l’idée que « l’annulation d’un acte juridique n’emporte aucun effet sur la nature de celui-ci ». Reconnaissant la pertinence de l’article de Madame MANIGAT, nous nous alignons sur la même position que professeur AUGUSTIN en ne partageant pas l’idée que l’annulation de la présidentielle n’influe pas sur le processus électoral.

    En réalité, la réflexion du Centre d’Analyse et de recherche en droits de l’homme ( CARDH) dans laquelle nous étions contributeur en date du 25 mai 2020 a bien CHIADÉ ce problème à travers des analyses objectives. Pour rappel, CARDH a conclu à la date du 7 février 2021 comme la fin du mandat du chef de l’État.

    Par ailleurs, à l’instar de CARD, Madame MANIGAT a relevé subtilement dans sa réflexion l’emploi gênant de l’expression « être censé » insérée à l’article 134-2 de la Constitution qui précise : «  L’élection présidentielle a lieu le dernier dimanche d’octobre de la cinquième année du mandat présidentiel.

    Le Président élu entre en fonction le 7 février suivant la date de son élection. Au cas où le scrutin ne peut avoir lieu avant le 7 février, le Président élu entre en fonction immédiatement après la validation du scrutin et son mandat « est censé » avoir commencé le 7 février de « l’année de l’élection ».

    Il est regrettable que la constitutionnaliste n’ait pas approfondi son analyse sur l’expression «  être censé », puisque celle-ci est mal employée au risque de rendre l’article 134-2 ambigu. Car le verbe « censer », synonyme de « pouvoir être tenu pour vrai, ou supposé » rendrait discutable la date du 7 février 2021 comme point de départ du mandat du président MOÏSE. Comme nous avons mentionné, les parlementaires qui ont amendé la Constitution aurait dû préférer l’expression « être réputé » à celle « être censé ».

    Monsieur AUGUSTIN semblerait en être conscient puisqu’il a lui-même utilisé « est réputé » dans son article. Si son article pourra être utile pour un débat très large sur la nécessité d’accoucher d’une autre Constitution en Haïti, il est dommageable que l’éminent professeur AUGUSTIN ne s’est pas efforcé pour rester objectif dans sa réflexion. Mais, cette émotion est compréhensible humainement du fait que l’auteur ait été l’un des conseillers accusés, peut-être à tort, de partialité à la présidentielle annulée de 2015. En tout état de cause, selon Ricardo AUGUSTIN, le chef de l’État a été élu dans le cadre d’un nouveau processus électoral et le point de départ de son mandat court à partir de son élection. Notre éminent professeur semblerait se fonder sur une appréciation générale de l’article 134-2 susmentionné pour hâter sa conclusion. Car l’expression « de l’année de l’élection » insérée dans ledit article démontre que le mandat présidentiel est détachable du processus électoral ( I) et que le mandat du président de la République ne commence pas à courir à partir de son élection mais de « de l’année de l’élection » ( II) . Pour faire cette remarque, il n’est pas nécessaire d’être constitutionnaliste. Avec un peu de bon sens, une lecture littérale de l’article querellé suffit.

    I- L’autonomie du mandat présidentiel par rapport au processus électoral

    En fait, le mot « processus » s’entend comme un ensemble d’opérations réalisées sur une période déterminée. En l’espèce, au regard de la Constitution amendée, le processus électoral consiste à l’ensemble d’opérations que le Conseil électoral provisoire ( CEP) est tenu de réaliser dans une période fixée par un arrêté présidentiel. Par exemple, c’est à partir d’un arrêté présidentiel que les dates des deux tours des législatives ou de la présidentielle sont fixées.

    Dans ce contexte, à l’opposition de Mirlande MANIGAT, l’annulation de la présidentielle de 2015 emporte une interruption du processus électoral. En revanche, contrairement à Ricardo AUGUSTIN, cette interruption n’entraîne pas pour autant l’annulation du processus électoral. Car il est reconnu qu’en droit administratif le retrait d’un acte administratif affecte le passé dudit acte, c’est-à-dire l’acte est « réputé » et non « censé » n’avoir jamais existé. Or, l’annulation d’un acte administratif engendre des effets pour l’avenir. Partant, l’annulation de la présidentielle par la commission PRIVERT ne rétroagit pas dans le passé, autrement dit celle-ci n’a pas annulé le processus électoral, mais de préférence a annulé tous les effets attachés à ce processus pour l’avenir. C’est précisément sur la base de cette transformation juridique, comme a rappelé CARDH, un nouvel arrêté présidentiel a fixé la continuité de l’élection présidentiel et le CEP était logiquement tenu de demander aux compétiteurs de confirmer leur candidature.

    Sincèrement, cette parenthèse relative à la continuité du processus électoral importe peu dans ce débat. Pourquoi ? L’élément justificatif se trouve dans une seule expression. Il est vrai que de nombreux juristes expérimentés et bien formés évoquent des arguments solides basés sur diverses phrases que comporte l’article 134-2.

    D’emblée, il faut rappeler que l’article 134-2 est très mal rédigé. De fait, il est incompréhensible que la phrase « Le Président élu entre en fonction le 7 février suivant la date de son élection » se trouve dans l’alinéa 2 dudit article puisque celle-ci s’attache au principe posé par l’article dans son alinéa 1er. C’est dire que le rédacteur devait écrire dans l’alinéa 1er « L’élection présidentielle a lieu le dernier dimanche d’octobre de la cinquième année du mandat présidentiel. Le Président élu entre en fonction le 7 février suivant la date de son élection,

    et dans l’alinéa 2 « Au cas où le scrutin ne peut avoir lieu avant le 7 février, le Président élu entre en fonction immédiatement après la validation du scrutin et son mandat « est censé » avoir commencé le 7 février de « lannée de l’élection». C’est l’expression même « de l’année de l’élection » qui confère une autonomie au mandat présidentiel en le détachant du processus électoral, interrompu ou pas.

    II- L’expression «  de l’année de l’élection » : caractère absolu du point de départ du mandat présidentiel

    Cette remarque n’est pas négligeable puisque l’expression «  de son élection » se différencie de l’expression « de l’élection ». Car « de son élection » s’entend comme la date de la proclamation de la victoire du chef de l’État après la validation du scrutin dans la date constitutionnelle de principe . Toutefois, comme a souligné Me Sonet SAINT-LOUUS dans son article pertinent, l’élection de 2016 est tributaire des bouleversements politiques survenus en 2015, ce qui sous-entend que le deuxième alinéa de l’article 134-2 constitue le tempérament dans l’hypothèse de tout inconvénient. À la différence de l’expression «  de son élection », l’expression «  de l’année de l’élection ou de l’élection » consiste en l’année de l’organisation de l’élection indépendamment de la date de la validation du gagnant. En l’espèce, le chef de l’État entre dans le schéma de l’alinéa 2 de l’article 134-2 en posant le tempérament des circonstances exceptionnelles qui ont empêché l’organisation de la présidentielle dans le temps constitutionnel prévu à l’alinéa 1er dudit article, puisque le chef de l’État est élu suite à l’élection de 2016. De ce fait, ce n’est pas la date de la validation du scrutin qui fait courir le point de départ du mandat présidentiel, mais la date de « l’année de l’élection » étant 2016. L’article est clair en ne précisant pas « de son élection » mais de préférence « de l’année de l’élection ».

    Dans une rédaction comme « Au cas où le scrutin ne peut avoir lieu avant le 7 février, le Président élu entre en fonction immédiatement après la validation du scrutin et son mandat « est censé » avoir commencé le 7 février de «son élection», professeur AUGUSTIN aurait raison. Mais, malheureusement les parlementaires ont préféré «  de l’année de l’élection » à « de son élection » évoqué par le juriste.

    C’est évidement cette nuance qui a certainement échappé au professeur AUGUSTIN dans son excellent article pour avoir conclu, dans une erreur de bonne foi, la date du 7 février 2022 comme la fin du mandat du président de la République. Tout en encourageant un accord politique réfléchi entre les acteurs, au regard de la disposition constitutionnelle susmentionnée ( alinéa 2 de l’article 134-2), combinée avec l’article 239 du décret électoral, le mandat du président de la République prendra fin sans équivoque le 7 février 2021.

    Me Guerby BLAISE

    Doctorant finissant en Droit pénal et Procédure pénale

    Enseignant-chercheur attaché à l’École doctorale de Paris Nanterre

  • La BRH et l’AUF financent 6 jeunes entrepreneurs à hauteur de 60 mille $

    La BRH et l’AUF financent 6 jeunes entrepreneurs à hauteur de 60 mille $

    La BRH et l’AUF vont financer 6 projets de jeunes entrepreneurs à hauteur de 60 mille dollars.

    La banque de la République d’Haïti ( BRH) et l’Agence universitaire de la Francophonie dans la Caraïbes ont annoncé, le 12 juin 2020, la selection de six projets de création d’entreprises dans le but de promouvoir l’entrepreunariat et favoriser l’insertion économique des étudiants et diplômés haïtiens. Ces projets d’entreprises entre dans le cadre du programme de Réseau Solidaire d’Accompagnement à la Création d’entreprises (RéSACE), en partenariat avec la FOKAL et la Fondation SOGEBANK.

    Les projets présentés par une trentaine d’étudiants d’Universités membres de l’AUF en Haïti diplômés après janvier 2018 et venus des dix départements géographiques du pays ont été sélectionnés dans le cadre de ce programme. “Les étudiants ont pu suivre 180 heures d’ateliers sur la création d’entreprises entre février et mars 2020 et parmi les plans d’affaires soumis, six (6) projets à fort impact social ont été retenus et bénéficieront d’un financement de 10. 000 USD chacun”, précise un communiqué conjoint.

    Trois hommes et trois femmes venus des départements de la Grand’Anse, du Centre, du Nord, du Sud-est et des Nippes vont bénéficier de ce financement pour des projets comme la production de charbon écologique, production et transformation de sorgho etc. La BRH a contribué a hauteur de 30 milles dollars américains pour la réalisation de ce programme.

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  • “Evolisyon live”, Izolan donne rendez-vous pour ce 28 juin

    “Evolisyon live”, Izolan donne rendez-vous pour ce 28 juin

    “Evolisyon live”, Izolan vient en aide à un centre de santé à Arcahaie

    Après un long silence, Izolan annonce enfin son live pour ce 28 juin. Dans une interview accordée a Juno 7 , il nous explique les raisons qui l’ont motivées à réaliser ce live.

    JUNO7: Artiste, entrepreneur et entraîneur d’un club de football, cela fait beaucoup de tâches. Comment t’en sors tu?

    IZOLAN: Je suis le président du club de football d’Arcahaie. Sans te cacher, ce n’est pas chose facile de diriger un club de football en Haïti. Le football haïtien ne génère pas beaucoup. Si dans d’autres pays, être entraîneur dit beaucoup, s’apparente à la richesse, chez nous c’est tout le contraire. Si vous voulez devenir pauvre, choisissez la profession d’entraîneur. J’ai un faible pour le social. Cela fait que ce que je gagne de la main droite, je le donne de la main gauche.

    JUNO7 :Tout le monde s’adapte au confinement. Les fanatiques apprécient leur nouvelle forme de divertissement, les lives. Mais on ne te voit pas encore sur la toile, tu y penses ?

    IZOLAN :Au départ, j’avais décidé de ne pas faire de live. Mais après avoir visité un centre de santé à Arcahaie, j’ai revu ma décision. Ceci dit, oui je vais faire un live, pas dans un esprit de compétition mais plutôt pour apporter mon soutien à l’hôpital de l’Arcahaie. Je dois faire quelque chose qui soit digne de moi. En tant que natif de cette région, il est de mon devoir de venir en aide à ce centre de santé qui ne dispose même pas d’une ambulance. Des gens meurent parce qu’ils ne peuvent pas être transportés à l’hôpital à temps. C’est une honte pour la cité du drapeau. J’appelle donc à la solidarité des fans afin de m’aider à concrétiser ce rêve.

    JUNO7 : En tant que rappeur, ton parcours inspire beaucoup de jeunes. Tu as un conseil à leur prodiguer?

    IZOLAN: Ce n’est pas sans raison que j’ai décidé de baptiser mon live “Evolisyon”. L’idée est de retracer un peu mon parcours. Montrer aux gens, comment à partir de rien, j’ai pu construire la personne que je suis aujourd’hui. Mais je dois avouer que le combat est loin de terminer, il me reste encore du chemin à parcourir afin d’éviter aux jeunes qui veulent se lancer dans le domaine de ne pas avoir à confronter les mêmes problèmes auxquels j’ai fait face durant mon parcours.

    C’est la raison pour laquelle Je travaille d’arrache-pied afin d’avoir un label digne de ce nom. J’invite les jeunes qui veulent faire de la musique à embrasser une cause, sinon ils n’iront pas loin. Car en 15 ans de carrière, j’ai rencontré pas mal de barrières et c’est ce qui m’a permis de tenir. Je leur dis également de songer à exercer parallèlement d’autres professions. Ne négligez donc pas vos études et respectez les aînés.

    JUNO7 : combien de spectateurs en direct espères tu pour ce live?

    IZOLAN : Si tous les 900K abonnés de mon compte pouvaient être connectés, cela ferait ma joie. Mais ce qui importe le plus c’est qu’une fois de plus je vais pouvoir contribuer à l’avancement du rap Kreyol. Je profite de cette occasion pour féliciter les rappeurs qui ont déjà réalisé des lives et annoncer au public que je n’etais pas informé du live de dead crazy qui aura lieu le même jour. Mon live se réalisera entre 8h et 10 h et celui de Dead crazy entre 9h et 11h. J’invite donc les fans à rejoindre le live Dead crazy, une fois le mien terminé.

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  • Rayshard Brooks, un noir abattu par des agents de police à Atlanta

    Rayshard Brooks, un noir abattu par des agents de police à Atlanta

    Rayshard Brooks, un noir abattu par des agents de police à Atlanta, la cheffe de la police a démissionné

    22 jours après le meurtre de George Floyd à Minneapolis, un autre incident survenu à Atlanta a rajouté de l’huile au feu. Rayshard Brooks, un afro américain de 27 ans, a été abattu par un agent de la police d’Atlanta, dans la nuit du vendredi au samedi alors qu’il était en état d’ébriété. Indignée, la cheffe de la police d’Atlanta a démissionné moins de 24heures après. En colère, les manifestants ont incendié un restaurant et bloqué une autoroute.

    Endormi dans sa voiture sur l’allée du drive-in d’un restaurant Wendy’s, Rayshard Brooks bloquait le passage des clients du restaurant. Les employés ont dû appeler la police. Ivre, Brooks a résisté à l’arrestation et a tenté de s’enfuir quand un policier lui a tiré dessus. Il n’a pas survécu à ses blessures et est mort à l’hôpital, selon le rapport officiel du Georgia Bureau of Investigation (GBI).

    “Je ne crois pas que la situation justifiait l’usage de la force mortelle, cest la raison pour laquelle j’ai décidé de renvoyer immédiatement l’officier en question”, a déclaré hier après-midi, Keisha Lance Bottoms, la maire d’Atlanta lors d’une conférence de presse. Un avis partagé par les avocats qui représentent la famille de Brooks. L’officier qui a tué Brooks a été limogé et son collègue a été mis en congé administratif, a confirmé Carlos Campos, le porte-parole de la police.

    Erika Shields, cheffe de la police depuis plus de 20ans, convaincue qu’une réforme significative doit être faite dans tout le pays, a immédiatement remis sa démission. Elle est allée parler aux manifestants pour leur dire que leurs revendications sont justes et que tout comme eux, elle comprend la nécessité du changement.

    Rayshard Brooks etait le père d’une petite fille qui vient tout juste de fêter son anniversaire samedi.

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  • USA: une facture de plus d’un million de dollars pour un patient de la Covid-19

    USA: une facture de plus d’un million de dollars pour un patient de la Covid-19

    Une facture de plus d’un million de dollars pour un patient guérit de la Covid-19 aux USA.

    Admis le 4 mars au centre médical Swedish Issaquah de Seattle pour y être soigné pendant 62 jours, le coeur de Michael Flor, 70 ans, a failli s’arrêter après avoir remporté le combat contre la maladie. Il a eu la mauvaise surprise de recevoir une facture de 181 pages totalisant un montant de 1 122 501,04 dollars.

    Cette révélation a été faite samedi par le quotidien Seattle Times révélant que
    M. Flor qui vient de frôler la mort à cause du virus, bénéficie du Medicare, la couverture santé des personnes âgées. Ce qui sous-entend que normalement, Michael Flor ne devrait toutefois pas avoir à sortir son portefeuille.

    La facture détaille les soins qui lui ont été administrés et leur prix: 9736 $ par jour pour la chambre en soins intensifs, près de 409 000 $ pour sa transformation en chambre stérile en raison de la contagiosité du coronavirus pendant 42 jours, 82 000 $ pour l’utilisation d’un respirateur artificiel pendant 29 jours, ou 100 000 $ pour les soins de la «dernière chance», quand son pronostic vital avait été engagé pendant deux jours. Soulignons que M. Flor était sorti de l’établissement le 5 mai dernier.

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  • Les produits pétroliers se font encore rares en Haïti

    Les produits pétroliers se font encore rares en Haïti

    Malgré l’assurance du gouvernement, les produits pétroliers se font encore rares en Haïti.

    Le jeudi 11 juin, le Secrétaire d’Etat à la communication, Eddy Jackson Alexis, avait annoncé l’arrivée à Torland
    de 150 mille barils de diesel en attendant l’arrivée 24 heures plus tard d’une cargaison de gazoline et de kérosène. 72 heures après cette annonce pour le moins rassurante, l’essence n’est toujours pas disponibles dans les stations-service pour les consommateurs.

    Pour pouvoir mieux comparer l’annonce du gouvernement et la situation dans les pompes à essence, une équipe de Juno7 a pris l’initiative de visiter plusieurs stations-service de la zone métropolitaine de Port-au-Prince. À Delmas, Lalue, Pétion-Ville entre autres endroits, la réalité est partout pareille: pas de carburant – gasoline ni diesel- pour desservir les consommateurs. La plupart des stations visitées sont fermées. Les pompistes nous confirment que la distribution des produits pétroliers n’a toujours pas commencé.

    Selon ce qu’a fait savoir Eddy Jackson Alexis sur son compte twitter, plus de 200 mille barils de gazoline et 40 mille barils de kérosène devaient arriver au pays au début de ce week-end. Ces cargaisons devraient satisfaire l’attente des consommateurs pendant un certain temps, a-t-il rassuré.

    Les automobilistes rencontrés dans les parages des pompes à essences ne savent à quel saint se vouer. Leur frustration est grande. Ils dénoncent tous l’irresponsabilité d’un pouvoir qui selon eux, n’a même pas la capacité d’honorer sa promesse.

    Devrait-on s’attendre à une rareté prolongée des produits pétroliers sur le marché local?

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  • Woolmay Pierre, une étoile haïtienne à São Paulo en train de conquérir le monde.

    Woolmay Pierre, une étoile haïtienne à São Paulo en train de conquérir le monde.

    Un jeune haïtien brille dans le monde de la mode brésilienne. Il n’a que 24 ans. Il est mannequin, designer, athlète de mini-marathon, entrepreneur et militant antiraciste. Fier, beau, jovial et audacieux, il multiplie les atouts autant que les succès et bâtit peu à peu un avenir lumineux. Le monde ne lui fait pas de cadeaux. Il est l’artisan de sa vie. Il travaille dur et refuse de croire qu’il est un simple produit de la migration. « En Haïti, dit-il, je rêvais déjà tout jeune de briller, de devenir ce que je suis, mais le sommet est encore loin de ce qui est déjà atteint ». 

    Woolmay Pierre est pourtant conscient du chemin parcouru. « J’ai commencé modestement en Haïti, dit-il, avec le photographe Gio Casimir qui a cru en moi. J’ai aussi fait du théâtre à la TNH avec la Troupe Pè Toma » (…) En Haïti, ajoute-t-il, les choses pouvaient quand même s’arrêter en chemin ou ne pas aller si vite ». 

    Caprice de la destinée, en quelques années seulement, São Paolo lui a ouvert ses portes et il est entré par les plus grandes : a posé pour des magazines prestigieux dont Elle, Vogue-Brésil, Vogue-Italia, Marie-Claire, Revista Trip, Revista Catarina, Revista Raça, Yup Magazine, Fougue (Canada), Polo Lifestyles (Haïti-USA) et fait la couverture de Runner’s World (2018) et Mob Journal (2020.) tout en créant entre temps sa propre marque baptisée Mayden Brand. Celle-ci comprend des maillots et casquettes mettant en vedette à la fois des monuments historiques d’Haïti tels que la Citadelle et des slogans antiracistes en créole du genre «M pa chwazi pou m black, m jis gen chans». La deuxième collection de sa marque, réalisée en collaboration avec John Roger, comprend des jackets et des pantalons tout-à-fait spéciaux.

    Woolmay

    Et comme si ça ne suffisait pas. Woolmay devint en 2018 ambassadeur de Olympikus et de John Roger en 2019. En deux ans seulement, il travailla sur plus d’une douzaine de campagnes publicitaires dont celles des compagnies Fila, Riachuelo, Renner, À la garçonne, Just approve, Lab Fanstasma, Cavalera, Victor Belchior, Redbull, Smartfit, Baw clothing et “ Forever 21”. Il défile aussi à São Paulo Fashion Week depuis 2017 et Osasco Fashion Week depuis 2018. 

    D’importants photographes auxquels il est très reconnaissant ont été déterminants pour sa carrière. De Ivan Stamato qui l’a pratiquement découvert à Eric Ruiz, le photographe d’Emicida, l’un des plus grands rappeurs du Brésil, à qui il a fait poster un clip de l’artiste sur son compte Instagram. 

    Woolmay n’a peur de rien. Ni des on-dit ni des tabous. Le petit monde fermé d’Haïti est derrière lui. Bisexualité joyeusement assumée, il défile en jupe pour des collections No Gender de Vogue, de Jess et de bien d’autres. Conscient néanmoins des enjeux et d’éventuels malentendus, il fait le point : « Le monde de la mode, il est vrai, exige beaucoup de proximité voire d’intimité entre les collaborateurs. On peut être un homme et être obligé pour une belle photo de se coller à un autre homme, mais c’est faux que c’est le lieu où tout le monde couche avec tout le monde. Dans ce métier, la discipline et le respect existent aussi. Et on ne doit jamais se prostituer pour réussir. Si on laisse se mélanger sa vie privée et sa vie professionnelle, on est foutu. Personne ne vous prendra au sérieux ».

     Saint-Louisien, les parents de Jean Woolmay Denson Pierre rêvaient pourtant que leur fils prenne le chemin des métiers traditionnels. Sa mère avait très peur, raconte-t-il, de ses sorties qui finissaient à l’aube. Il a pourtant essayé de suivre leur voix plutôt que la sienne. Après avoir rejoint son père en 2015 à Joinville dans le sud du Brésil, il a pris le chemin universitaire conventionnel. Pour cela, il a même dû immigrer à São Paulo pour de meilleures opportunités. Et c’est à São Paulo que la vraie vie a commencé. La vie difficile qui précède la gloire comme pour tout le monde où pour survivre, il faut humblement multiplier de petits boulots et compter sur la solidarité en cohabitant avec des amis tout aussi pauvres que soi. Cela ne l’a pas découragé pourtant. Il a fait le préfac brésilien pour devenir médecin. Ensuite, il passa trois ans à étudier la chimie à l’Université UNIFIEO avant de tout abandonner en 2019 pour devenir l’homme qui fait tourner la tête des photographes brésiliens. Celui en qui ces derniers voient déjà un conquérant du Brésil entier, de l’Amérique, de l’Europe et pourquoi pas… du monde ! 

    Aujourd’hui, Woolmay suit à la prestigieuse école de cinéma Wolf Maya de São Paulo des cours de performance cinématographique pour devenir acteur. Bientôt, pour se faire embaucher, dit-il, il commencera par envoyer des clips à Globo TV. La chance peut bien lui sourire, qui sait ? Il se croit talentueux et les producteurs, nous confie-t-il, sont toujours à l’affût de nouveaux visages. 

    De toute façon, s’il vous dit qu’il y réussira, il faut bien croire, car sa détermination est inébranlable : « Rêvez grand, dit-il à la jeunesse haïtienne. Cesser de penser négativement. Ouvrez votre esprit sur le monde, il n’y a pas que les métiers traditionnels tels que la médecine, le droit ou l’agronomie. (…) Lorsque vous avez un rêve, quitte à vous tromper, foncez. Concentrez-vous dessus. Ne vous inquiétez de personne ni de rien. Ce que disent les gens ne devrait jamais vous faire arrêter de rêver… les hommes mannequins ne sont pas forcément des masisi comme on dit.  Et quand c’est le cas c’est le cas, mannequin ou pas. L’essentiel c’est que vous ne deviendrez pas artiste du jour au lendemain… On ne dort pas la nuit et le lendemain en se réveillant on est une star. C’est un processus. Il faut travailler dur, se battre tous les jours. Tomber plusieurs fois, se relever plusieurs fois… ».

    Toutefois, faut-il bien se demander combien ils sont ces Woolmay à crever en Haïti ? 

    Quand on sait qu’il n’y a même pas une école des arts de la mode dans ce pays. Quand on pense aux beaux corps de nos jeunes qu’on dirait être faits pour ce métier mais que, vieux jeu et l’homophobie aidant, on décourage bêtement. Le mannequinat, pratiqué par des femmes ou des hommes, peu importe, n’est-il pas pourtant un métier comme un autre ? Un beau métier ou le métier même de la beauté, de la beauté lumineuse des corps et des visages fascinants. 

    Enfin, quand on pense hélas à tous ces jeunes qui doivent obligatoirement partir pour devenir quelqu’un, nous ne pouvons ne pas avoir le cœur gros. Si on applaudit Woolmay parmi nos héros qui brillent aujourd’hui à l’étranger, on ne peut que regretter les talents gaspillés d’ici : ce sont ces jeunes qui finissent ou finiront peut-être, désorientés et frustrés, par devenir des assassins ou rien du tout pour avoir été obligés de croire au final qu’ils ne valent plus rien, qu’ils n’ont aucun talent et que leurs rêves d’enfant n’ont été en somme que de tristes folies.

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    Covid-19: Haïti dépasse la barre des 4 000 cas d’infection

    Haïti dépasse officiellement la barre des 4 000 cas d’infection dus à la Covid-19.

    Selon un dernier avis du Ministère de la Santé Publique et de la Population, 224 nouveau cas ont été enregistrés au pays en date du 12 juin 2020. Ce même document fait état de 6 nouveaux décès causés par la pandémie du Coronavirus (COVID-19).

    A date, le pays compte officiellement 4 165 personnes testées positives au nouveau Coronavirus (COVID-19) et 70 décès dus à la maladie en l’espace de trois mois mais toujours 24 cas de guérisons .

    De ces 4 165 cas d’infection confirmés, 40.4% sont des femmes et 59.6% des malades sont des personnes de sexe masculin. Aujourd’hui, le nombre de cas suspects s’élèvent à plus de 8 488 pour 4 108 cas transmis localement.

    S’agissant des 6 nouveaux décès, 4 ont été enregistrés dans le département du Centre, 1 au niveau de l’Artibonite et 1 autre dans le département du Nord.

    En ce qui a trait aux 224 nouveaux cas de contamination, le département de l’Ouest vient en tête de liste avec 112. Ensuite viennent les départements de l’Artibonite (25), Nord (21), Sud (20), Grand’Anse (15), Nippes (9), Centre (8), Nord-Ouest (8) et Sud-Est (6).

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  • Dorénavant, la SEMANAH devient membre de l’AISM

    Dorénavant, la SEMANAH devient membre de l’AISM

    « Le nom du Service maritime et de navigation d’Haïti figure dorénavant sur nos listes de membres et d’envois », lit-on dans cette correspondance précisant que l’adhésion du SEMANAH à l’AISM sera renouvelée annuellement.

    À moins que le SEMANAH adresse une correspondance au secretariat général de l’AISM le dernier jour de l’année précédant son renouvellement, pour lui fait part de sa volonté de se retirer de l’association.

    Soulignons que l’Association Internationale de Signalisation Maritime est une association internationale sans but lucratif créée, en 1957, par une vingtaine de pays, dont la France, pour homogénéiser et améliorer la qualité du balisage et répondre aux attentes des usagers de ces aides à la navigation.

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