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  • Accidents de la route: 8 morts dont 3 “madan sara”

    Accidents de la route: 8 morts dont 3 “madan sara”

    8 morts dont 3 “madan sara tel est le bilan des accidents de la route enregistrés au cours de la semaine écoulée.

    Alors que la pandémie de Coronavirus fait des ravages en Haïti, les accidents de la route continuent de faire des morts et des blessés dans le pays. Le dernier bilan des Services Techniques et Opérationnels pour Pallier aux Accidents fait état de 8 morts parmi lesquels, 3 “madan sara”.

    L’Organisation non gouvernementale qui confirme avoir recensé 21 accidents de la voie publique pour la semaine allant du 8 au 14 juin 2020, parle d’un total de 59 victimes dont le tiers a été pris en charge à l’hôpital Notre-Dame de Petit-Goâve en seulement 2 jours.

    Selon STOP-ACCIDENTS, les 21 accidents dont il est question ont été enregistrés notamment à Léogâne, Grand-Goâve, Morne Tapion, Lalue, Delmas 75, Carrefour Clérisse, Route 9, Arcahaie. La structure appelle les autorités et les usagers de la route à faire de preuves de responsabilité.

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  • Inauguration d’une stèle en marbe pour marquer l’âge d’argent de la PNH

    Inauguration d’une stèle en marbe pour marquer l’âge d’argent de la PNH

    Le PM Joseph Jouthe et le DG Normil Rameau inaugurent une stèle en marbe pour marquer l’âge d’argent de la PNH.

    Le 25e anniversaire de la Police Nationale d’Haïti célébré officiellement le vendredi 12 juin 2020 ne s’est pas arrêté aux activités coutumières – messe d’action de grâce et discours occasionnels – qu’on connaît tous. Cette année, les autorités ont convenu de le marquer par un acte majestueux arborant une portée historique et symbolique aux yeux du corps policier: l’inauguration d’une statue érigée au local de l’Académie Nationale de Police à Frères.

    La stèle appelée à perpétuer la bravoure et les sacrifices consentis par les valeureux membres de l’institution policière a été dévoilée en présence du Premier ministre Joseph Jouthe, du Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique Lucmanne Delille et d’autres membres du haut-état major de la PNH. Ce monument symbolise entre autres le respect et la discipline envers la hiérarchie; le ralliement et la fierté pour toutes les générations durant les 25 ans de la Police Nationale.

    L’inauguration a eu lieu autour du thème: ” S’unir , S’harmoniser pour mieux Sécuriser “. Elle symbolise le respect de la hiérarchie, la détermination et la volonté de la PNH de marcher soudée, unie, pour répondre à ses obligations de sécurité nationale, précise le numéro de la PNH.

    Ce monument semble être une façon pour Rameau Normil de donner de l’ampleur et de la hauteur aux 25 ans d’existence de la Police haïtienne. Dans la foulée, le Commandant en Chef, Rameau NORMIL, en compagnie du Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique, Me Lucmane DELILLE, a déposé une gerbe de fleurs au pied du mausolée érigé à l’ANAP en mémoire des policiers tombés dans l’exercice de leurs fonctions durant ces 25 ans. Il a aussi, dans un moment de solennité, fait observer une minute de recueillement à la mémoire des policiers disparus.

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    – Haïti – PNH – Normil Rameau – Jouthe Joseph – Lucmanne Delille

  • Haïti: le Dr Fritz Dorvilier presente sa thèse sur la question du mandat présidentiel

    Haïti: le Dr Fritz Dorvilier presente sa thèse sur la question du mandat présidentiel

    Le Dr Fritz Dorvilier presente une analyse éclairée avec des explications sur la question du mandat présidentiel

    Quant à la question de fin de mandat du président Jovenel Moïse, le Docteur en Sciences sociales et juriste Fritz Dorvilier, a produit une analyse éclairée avec des explications basées sur des théories de droit constitutionnel et administratif. Selon lui, l’élection présidentielle de 2015 a été anéantie par un arrêté présidentiel. Du fait qu’elle est réputée n’avoir pas existé, le Président élu (Jovenel Moïse) a pris fonction le 7 février 2017 suivant la date de son élection en l’occurrence le 20 novembre 2016 ou celle de la proclamation des résultats le 7 janvier 2017. Somme toute, connaissant la férocité des combats politiques en Haiti, il a prêché le consensus pour une sortie de crise.

    Juno7: Dr Fritz Dorvilier, quelle est votre thèse juridique sur la question de fin de mandat du président en 2021 ou 2022?

    Dr Fritz Dorvilier: Ma thèse juridique, c’est que, du point de vue du droit administratif et du droit constitutionnel, le mandat de l’actuel Président doit régulièrement se terminer le 7 février 2022.

    On mobilise le terme de “processus électoral” pour asseoir la thèse de la fin du mandat en 2021, mais ce terme n’a aucun fondement juridique. Le processus électoral n’est pas, en bloc, un acte administratif unilatéral. De plus, ce terme se trouve nulle part dans la Constitution de 1987 amendée qui fait plutôt mention, en son article 191, d’opérations électorales.

    Il faut aussi faire remarquer que ni le décret électoral ni la Constitution n’établissent de rapport de connexité, pour ainsi dire, entre les postes ou fonctions électorales, au sens que l’interruption ou l’annulation d’un vote ou d’une élection n’agit pas sur tous les votes ou toutes les élections dans toutes les assemblées électorales. En témoignent les articles 235.1 et 235.2 du Décret électoral du 2 mars 2015. En conséquence, à contratio, le fait que le processus électoral ait été enclenché en 2015 n’implique pas de façon absolue que le mandat présidentiel doit débuter le 7 février suivant, en l’occurrence en 2016.

    Juno7: Que dit la constitution de 1987 amendée sur la durée de mandat du président ? Que dit le décret électoral de 2015?

    Dr Fritz Dorvilier: La Constitution de 1987 amendée dit, en son article 134-1, que ” la durée du mandat présidentiel est de cinq (5) ans. Cette période commence et se termine le 7 février suivant la date des élections”.
    Il faut noter qu’elle parle là d’élection au pluriel. Il est difficile de savoir ce que cela veut dire. Fait-elle référence aux deux éventuels tours de l’élection présidentielle ou aux élections pour les autres fonctions électives? L’article 134-2 permet d’opter pour la première. Cet article renseigne également sur le mandat présidentiel, et ceci dans deux sens.
    Le premier se rapporte à la cinquième année d’un mandat finissant, ce qui n’a pas existé pour le cas en question puisque la présidence de Privert est un ” objet constitutionnel non identifié “. Autrement dit, l’élection présidentielle de 2016 n’a pas lieu au cours de la cinquième année d’un mandat présidentielle. Il faudrait d’ailleurs déterminer la nature constitutionnelle de la présidence de Privert afin d’approfondir le débat sur la durée du mandat de l’actuel Président de la République.
    Le second renvoie à la date de l’élection présidentielle – au singulier cette fois, faut-il remarquer – et à celle de l’entrée en fonction du président élu. Cette disposition comporte toutefois un tempérament qui pose problème, à savoir celui qui dicte qu’au “cas où le scrutin ne peut avoir lieu avant le 7 février, le président élu entre en fonction immédiatement après la validation du scrutin et son mandat est censé avoir commencé le 7 février de l’année de l’élection”.

    Il faut noter que dans le second alinéa de l’article 134-2, il est question de la date du 7 février qui suit la date de l’élection du président élu et non la date de l’enclenchement du processus électoral. Et le tempérament introduit dans cet article concerne la date de l’élection du président élu. En qui concerne le Décret électoral de 2015, il reprend en partie en son article 37 les articles 134 et 134-1 de la Constitution de 1987 amendée.

    Juno7: Comment définir le temps constitutionnel et le temps électoral à la lumière du droit public ?

    Dr Fritz Dorvilier: Ces notions de temps constitutionnel et de temps électoral me posent un sérieux problème d’ordre à la fois épistémologique, juridique et sociologique. Je n’aurai pas le temps de développer ici ce problème.

    Mais, je dirais qu’il y a plusieurs temps dans la Constitution : le temps symbolique, mythique ou fondateur qu’est le 7 février; le temps des mandats électifs; le temps de la révision constitutionnelle. Quant au temps électoral, c’est plus spécifiquement le temps des opérations électorales, les délais de dépôt de candidature, les délais de contestation des candidatures, la durée de la campagne électorale, la date du scrutin, les délais de recours contentieux, la date de publication des résultats, la durée des mandats des fonctions électives.

    Je pense néanmoins que la question concerne beaucoup plus l’achoppement ou l’harmonisation des temps constitutionnel et électoral, notamment le temps des mandats. Dans ce cas, le problème est beaucoup plus sociologique que juridique puisque les mandats des différentes fonctions électives ne sont pas obligés d’être harmonisés. L’harmonisation se révèle beaucoup plus être un paramètre politico-social, au sens d’éviter d’avoir trop d’élections afin d’épargner le pays de récurrents troubles politiques et les petites caisses de l’État de trop de débours. Autrement dit, un État peut avoir autant d’élections ou de temps électoraux qu’il veut; il suffit qu’il se donne
    les moyens sociaux (niveau d’éducation, consensus social) et économiques appropriés.

    Juno7: Avez-vous lu la position de Madame Manigat? Si oui, quel est votre avis juridique et sociologique ?

    Dr Fritz Dorvilier: Oui, j’ai lu la position écrite de la Professeure Manigat sur la question des dates d’entrée et de sortie du Président Jovenel Moïse. Je ne suis pas convaincu par cette position, et ceci pour deux principales raisons. Premièrement, la position n’est pas juridiquement argumentée. Elle n’a mobilisé ni le droit administratif ni le droit constitutionnel pour étayer sa position. Deuxièmement, le récit historique qu’elle a fait n’est pas approprié à la nature du problème posé. Cela ne veut pas dire que l’approche historique n’est pas importante, mais elle ne peut pas être mobilisée pour déterminer la date de fin du mandat du Président actuel. D’autant que ces faits historiques ont contribué non pas à renforcer le système politique du pays, mais à le déstructurer et l’affaiblir.

    Contrairement à sa position, je pense que l’élection présidentielle de 2015 n’existe pas. Elle a été anéanti par un arrêté présidentiel. L’élection présidentielle qui a existé, puisqu’elle n’a pas été régulièrement contestée par par-devant qui de droit, c’est celle de 2016. C’est pourquoi le Président élu a pris fonction le 7 février 2017 suivant la date de son élection en l’occurrence le 20 novembre 2016.

    Juno7: Quelle est votre compréhension globale sur une éventuelle transition en Haïti au cas où les élections n’auront pas lieu à temps pour une passation démocratique en douceur ?

    Dr Fritz Dorvilier: Ma compréhension est que nous continuerons à perpétuer dans notre être d’entité chaotique ingouvernable. Nous ne faisons que recommencer les mêmes expériences politiques qui n’ont donné aucun résultat positif. Il y aurait donc une transition de plus. Et la lutte à mort pour le pouvoir va continuer jusqu’à l’effondrement total de notre Nation.

    Il faut dire que la cause du problème politique haitien n’est pas seulement juridique ou constitutionnelle. C’est surtout un problème de modèle de citoyens et de citoyenneté.

    En guise de denier mot, je dirais qu’il importe plutôt de trouver un consensus afin d’éviter une nouvelle crise politique dans le pays. Cette entente peut se faire autour de deux éléments : le changement de Constitution et l’acceptation par le Président Jovenel Moïse d’écourter d’un an son mandat. Ce qui permettra, en autres, d’harmoniser les mandats des élus et d’avoir une Constitution plus rationalisée et adaptée.

    Fritz Dorvilier

    Docteur en Sciences sociales et juriste

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  • Covid-19 : Haïti, 144 nouveaux cas et 3 morts, le bilan s’élève à 4 309 cas positifs

    Covid-19 : Haïti, 144 nouveaux cas et 3 morts, le bilan s’élève à 4 309 cas positifs

    Le bilan officiel de la pandémie du Coronavirus (Covid-19) en Haïti s’élève à 4 309 cas testés positifs et 73 morts.

    Le ministère de la santé publique et de la population (MSPP) a informé le dimanche 14 juin que le pays compte 4 309 cas testés positifs au covid-19. “Le ministère de la santé publique informe la population autour de 144 nouveaux cas de contamination en date du 13 juin dans le pays. Ce qui fait un total de 3 662 personnes testées positives au Covid-19 et 56 décès”, peut-on lire dans le communiqué numéro 74 du MSPP.

    Parmi les communes les plus touchées on trouve Delmas (862) Port-au-Prince (815), Petion-Ville (551),Tabarre (444), Carrefour (273), Croix-des-Bouquets (257, St marc (100), Jéremie (71), Mirebalais (67), Cap-Haïtien (66), Jacmel (66), Port-de-Paix (61), Gonaïves (59), Cayes (58), Cité Soleil (58), Petit-Goâve (56), Kenscoff (36)…

    La majorité des cas se trouve dans le département de l’Ouest, 3 434 cas et 37 morts. Artibonite, 22 cas et 13 morts. Centre, 125 cas et zéro mort. Nord, 105 cas et 5 morts. Sud-Est 85 cas et 2 morts. Grand’Anse 48 cas et 5 morts. Sud, 80 cas et 4 morts. Nord-Ouest, 70 cas et deux morts. Nippes, 57 cas et 2 morts.Nord-est, 49 cas et 3 morts.

    Le ministère de la santé publique rappelle, par ailleurs, à la population la nécessité de respecter les gestes barrières pour se prémunir contre la propagation du covid-19.

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  • Judes Charles Faustin nouveau secrétaire de la Primature

    Judes Charles Faustin nouveau secrétaire de la Primature


    Judes Charles Faustin, est un fervent défenseur du pouvoir en place. Sa nomination au secrétariat général de la Primature arrive toutefois comme une surprise.

    Son prédécesseur , Hugues Joseph, a servi plusieurs Premier ministre dont Jack Guy Lafontant.

    L’ancien secrétaire général de la Primature, Hugues Joseph, ne fait pas bonne presse à la Primature. Il est réputé d’être quelqu’un qui a des difficultés à s’entendre avec tout le monde, notamment ses supérieurs hiérarchiques. Il a été le chef de cabinet de Wilson Laleau alors Ministre du commerce et de l’industrie.

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  • Fin du mandat présidentiel : le BINUH plaide pour une réforme constitutionnelle

    Fin du mandat présidentiel : le BINUH plaide pour une réforme constitutionnelle

    La polémique autour de la fin du mandat du président Jovenel Moïse découle des ambiguités de la Constitution qui ne réflète pas la réalité et les besoins du pays, de l’avis du BINUH. L’organisation onusienne souligne aussi l’absence du Conseil constitutionnel qui pourrait arbiter le débat dans ce contexte particulier.

    Rappelant toutefois qu’il n’a pas la vocation de se substituer aux institutions nationales, le BINUH plaide en faveur du respect du mandat des élus et l’organisation régulière d’élections en vue de l’alternance du pouvoir.

    “L’organisation périodique d’élections libres, crédibles et transparentes, conformément aux échéances fixées par une constitution, garantissent le pluralisme politique et les libertés fondamentales consacrés dans les instruments internationaux ratifiés par Haïti”, argumente la structure de l’ONU.

    Reconnaissant son l’impact négatif de la crise sur la vie nationale, le BINUH voit dans celle actuelle une opportunité unique offerte au pays pour “initier un cercle vertueux en rebâtissant des fondations solides et durables et en s’attaquant à l’un des nœuds gordiens qui entravent la marche en avant du pays”.

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  • Etats-Unis-Racisme: Démission de la cheffe de la police d’Atlanta

    Etats-Unis-Racisme: Démission de la cheffe de la police d’Atlanta

    Alors que la lutte contre le racisme est au cœur des récents mouvements de protestations enregistrés aux États-Unis d’Amérique, au lendemain de la mort, par des policiers blanc, de l’afro-américain, Georges Floyd, une nouvelle bavure policière enregistrée à Atlanta, en début du week-end écoulée, a amplifié les manifestations et occasionné la démission de la police de la ville.

    Moins de 24 heures après qu’un policier a battu un homme à Atlanta vendredi dernier, la cheffe de la police de la ville, Erika Shields, a rendu son tablier.

    C’est la maire de la ville, Keisha Lance Bottoms qui en fait l’annonce : « la cheffe de la police s’est retirée de ses fonctions suite à l’incident qui a eu lieu vendredi après-midi», a-t-il déclaré.

    En effet, un homme, sous l’effet d’un test d’alcoolémie bloquait la circulation. Une altercation a éclaté entre l’homme, un afro-américain et des agents de police déployés sur place. L’un de policiers a ouvert le feu, alors que Rayshard Brooks tentait de fuir. Il est décédé de ses blessures à l’hôpital.

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  • “Il n’y aucun lien entre les élections de 2015 et celles de 2016”, soutient Yves Germain Joseph

    “Il n’y aucun lien entre les élections de 2015 et celles de 2016”, soutient Yves Germain Joseph

    Pour l’ex-numéro un du MPCE, les élections de 2016 n’ont pas été la suite de celles de 2015. Pour preuve, M. Joseph a rappelé que le président provisoire d’alors, Jocelerme Privert, avait annulé les joutes de 2015 et relancé les inscriptions à la course électorale de 2016.

    De 54 candidats en 2015 à 27 en 2016, les présidentielles ayant conduit à la victoire de Jovenel Moïse ne sauraient être la suite du processus enclenché sur l’Administration Martelly-Paul, de l’avis de M. Joseph. “Peut-on considérer légalement les élections d’octobre 2016 comme la suite de celles de 2015?”, s’est questionné Yves Germain Joseph.

    “Point n’est besoin d’expliquer à quiconque que si à ces nouvelles élections le vainqueur n’avait pas obtenu une forte majorité de plus de 50%, on devrait avoir un second tour entre les deux vainqueurs. CQFD. C’est ou bien un troisième tour ou un autre second tour dans ce cas”, a argumenté l’ex-ministre haïtien de la Planification.

    Les élections de 2015 et celles de 2016 n’ont pas les mêmes fondements juridiques, avance Yves Germain Joseph. “Il n’y a donc aucun lien entre les deux élections qui sont fondées sur deux régimes complètement différents”, argumente-t-il.

    “Ce ne sera autre chose- quelle que soit la formule utilisée-qu’un coup d’Etat, si le président ne démissionne pas de son propre gré”, a conclu Yves Germain Joseph.

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  • Nouvelle manifestation nocturne de policiers à Paris

    Nouvelle manifestation nocturne de policiers à Paris

    Quelques centaines de policiers se rassemblent dimanche soir à Paris sur l’esplanade du Trocadéro pour protester contre les dernières annonces gouvernementales, quelques heures après l’allocution d’Emmanuel Macron et au lendemain d’une action similaire devant l’Arc de Triomphe.

    Lundi 15 juin 2020 ((rezonodwes.com))– Gyrophares bleus allumés, sirènes hurlantes: quelques centaines de policiers se sont rassemblés dimanche soir à Paris sur l’esplanade du Trocadéro pour protester contre les dernières annonces gouvernementales quelques heures après l’allocution d’Emmanuel Macron.

    « Nous ne sommes pas du tout rassurés par le discours de ce soir, au contraire. Nous, ce que l’on veut c’est du concret et surtout on veut que le ministre de l’Intérieur fasse machine arrière » sur les annonces de lundi, a expliqué à l’AFP un policier venu avec deux coéquipiers mais qui tient à rester anonyme. 

    « Se faire lâcher par son patron, c’est quand même terrible! On a l’impression que c’est la rue qui commande et nous on se sent complètement abandonnés », a renchéri une autre policière en uniforme qui a souhaité, elle aussi, garder l’anonymat. Elle se dit prête à revenir tous les soirs « s’il le faut ».

    Plusieurs policiers ont déposé leurs menottes à terre en signe de protestation malgré les déclarations quelques heures plus tôt du président de la République qui a assuré que les policiers et gendarmes « méritent le soutien de la puissance publique et la reconnaissance de la Nation ».

    « Sans ordre républicain, il n’y a ni sécurité, ni liberté », a déclaré le président de la République, « cet ordre ce sont les policiers et gendarmes sur notre sol qui l’assurent ». « Ils sont exposés à des risques quotidiens en notre nom », a-t-il dit.

    Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, a reçu vendredi les syndicats policiers très remontés depuis ses annonces lundi, notamment sur la fin de l’utilisation de la technique d’interpellation dite « d’étranglement ».

    Devant les syndicalistes, Christophe Castaner avait reconnu en outre « une connerie », « une maladresse » de langage quand il a annoncé lundi la suspension de tout fonctionnaire en cas de « soupçon avéré » de racisme selon les syndicalistes.

    Le syndicat Alliance demande à être reçu par le président de la République et attend « des actes fort », assurant « maintenir les mobilisations ».

    tib-kap/tib/ob

    © Agence France-Presse

  • Flashback – « Petro Caribe : le DG de la DGI se transforme en avocat des entreprises de Jovenel Moïse »

    Flashback – « Petro Caribe : le DG de la DGI se transforme en avocat des entreprises de Jovenel Moïse »

    Du jamais vu jusqu’où peuvent aller certains hommes pour sauvegarder leurs petits intérêts mesquins…Chez nous, avons-nous des cadres travaillant pour le compte de l’Etat d’Haïti ou simplement des soumis aux caprices d’une équipe au pouvoir ?

    Lundi 15 juin 2020 ((rezonodwes.com))–Flashback–lien original du billet de la rédaction du 6 juin 2019.


    un billet de la rédaction

    Chez nous, avons-nous des cadres travaillant pour le compte de l’Etat d’Haïti ou simplement des soumis aux caprices d’une équipe au pouvoir ?

    Jeudi 6 juin 2019 ((rezonodwes.com))– Deux des entreprises de Jovenel Moïse, Agritrans et Betex, ont trouvé au sein de l’État haïtien, une batterie d’avocats qui se sont gratuitement mis à leur disposition après la sortie de la seconde et dernière partie du rapport d’audit de la Cour des Comptes sur la dilapidation des fonds du Programme Petro Caribe.

    De Guychard Doré au Commissaire du Gouvernement, en passant par le directeur général de la DGI qui, pourtant un soir de septembre 2018, avait permis de garder ouvertes les portes de sa boutique pour permettre à des ministres-Céant mais pro Tèt kalé, de venir se mettre en règle avec le fisc, un acte malhonnête et arbitraire, personne ne s’efforce de minimiser la gêne occasionnée aux porteurs d’ un message de la honte et de confusion.

    Peu de temps après les sorties tapageuses du conseiller de la Présidence Guichard Doré et du Directeur Général des Affaires Sociales pour tenter de décrédibiliser la Cour des Comptes et blanchir ces deux firmes qui ont été indexées dans le rapport, le directeur Général de la DGI (Direction Général des Impôts) est lui aussi monté au créneau pour essayer de réussir là où ces deux autres employés de l’État ont piteusement échoué.

    Prétextant avoir pris connaissance de certaines informations véhiculées sur les réseaux sociaux, et faisant fi de la réalité d’un dossier se trouvant au cabinet d’instruction, Muradin Morlan, a déclaré vouloir apporter des précisions sur les numéros de patente et numéros d’identification fiscale des deux compagnies pré-citées et a affirmé que celles-ci ont chacun leur propres numéros, différents l’un de l’autre.

    Pourtant, sur les contrats signés par Jovenel Moïse (qui, pour l’occasion s’est fendu du titre d’ingénieur, sans avoir entamé des études dans le domaine), on peut clairement lire le même numéro pour les deux firmes.

    D’ailleurs, les nouveaux administrateurs de Agritrans ont confirmé l’authenticité de ces contrats, dans une note de presse distribuée cette semaine.

    Mais, le DG de la DGI n’en a cure et a préféré s’ériger en défenseur des deux firmes, alors qu’il avait en personne, conformément à ses attributions, introduit une plainte en justice contre les dilapidateurs des fonds PetroCaribe au nom de l’État haïtien.

    Comment des hauts fonctionnaires de l’État peuvent impunément se livrer à un tel exercice public et, du coup, participer à une campagne de dénigrement d’une institution de l’État?

    Leta kont Leta, mais quel est bien ce genre de République ! Juste pour faire plaisir à un homme qui s’est embourbé dans le pétrin.

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