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  • Haïti et les présidentielles dominicaines de 2020

    Haïti et les présidentielles dominicaines de 2020

    Que pensent d’Haïti les trois principaux candidats aux présidentielles dominicaines de 2020 ?

    Les élections présidentielles et législatives de la République dominicaine (RD) qui devaient se réaliser le 17 mai mais ont été reportées à cause de la pandémie auront finalement lieu le 5 juillet prochain. 32 postes de sénateur et 190 places de député sont à pourvoir. Six candidats sont attendus aux présidentielles. Guillermo Moreno du parti Alliance Pays est candidat pour une quatrième fois. Il ne compte pas pourtant parmi les favoris et c’est le cas depuis sa première candidature en 2008.

    Les plus chanceux, selon le dernier sondage Gallup du quotidien Hoy, publié le 22 juin, sont plutôt : l’économiste diplômé de Harvard et homme d’affaires Luis Abinader Corona (53.7%), âgé de 53 ans et candidat malheureux du Parti Révolutionnaire Moderne (PRM) aux dernières élections présidentielles de 2016 ; l’ingénieur Gonzalo Castillo Terrero de 60 ans (35.5%), ancien ministre des travaux publics (2012-2019) et candidat du Parti de la Libération Dominicaine (PLD) qui est actuellement au pouvoir avec le président sortant Danilo Medina ; en troisième lieu vient, Leonel Fernandez Reyna (8.6%), âgé de 66 ans et trois fois président de la RD (1996, 2004 et 2008) candidat et fondateur du parti Force du peuple, nouvellement créé à la suite d’une dissidence avec le PLD due à sa défaite contestée aux élections présidentielles primaires du parti en octobre 2019.

    Dans ce contexte, vu l’importance des relations haïtiano-dominicaines tant pour le présent que pour l’avenir d’Haïti, il est bon d’analyser la place accordée à Haïti dans le programme de gouvernement présenté par les trois principaux candidats présidentiels. Le journaliste Jean Michel Caroit a déjà présenté la vision haïtienne du candidat Abinader dans un excellent article publié récemment dans le journal Le Nouvelliste. Mon idée ici est de compléter ses propos en élargissant le cadre aux deux autres candidats favoris. Cela se fera sur la base d’une brève analyse comparative de l’offre politique et de la vision des trois candidats susmentionnés à partir de cinq thématiques clés des relations haïtiano-dominicaines à savoir : le commerce bilatéral, la migration, la frontière, le dialogue binational et la coopération haïtiano-dominicaine pour le développement intégral de l’île.

    présidentielles dominicaines

    Considérations initiales 

    Tout d’abord, il nous semble important de fournir quelques précisions sur la place occupée par Haïti dans les documents de programme présentés par les candidats. D’entrée de jeu, précisions que Luis Abinader est le candidat ayant pris Haïti le plus au sérieux dans son programme de gouvernement réparti en 35 lignes stratégiques. Il en parle plus longuement que les deux autres et en des termes pratiquement inhabituels. 

    Au 11ème point de la 26ème ligne stratégique de son programme portant sur sa politique extérieure, Abinader expose sa vision de renforcement des relations commerciales avec Haïti confirmant que ce commerce est une activité importante pour le changement qu’il entend incarner. Haïti est aussi très présent dans un autre document dédié spécialement au développement de sa politique extérieure. Le cinquième chapitre dudit document, intitulé « agenda du futur avec Haïti », témoigne d’une remarquable priorité accordée à ce pays. Non seulement c’est le premier chapitre à traiter des relations bilatérales, mais c’est aussi le chapitre le plus long de cette catégorie. Il fait treize pages, plus que le double des pages dédiées aux États-Unis (6 pages), plus que tout le chapitre sur le sous-continent latino-américain (5 pages) et autant que les chapitres réunis sur le Canada, l’Amérique centrale et l’Europe.

    Leonel Fernandez et Gonzalo Castillo sont très en dessous d’une telle entreprise. Le mot Haïti est même très rare dans le programme de chacun et ni l’un ni l’autre ne consacre au pays une partie spéciale de leur document qui pourtant dans les deux cas, 234 et de 220 pages respectivement, est même plus volumineux de plus d’une vingtaine de pages que l’ouvrage d’Abinader (192 pages). 

    Le programme de Fernandez comprend en effet 7 piliers développés et 33 objectifs stratégiques. Il parle très laconiquement d’Haïti en trois occasions :  la première fois, dans le troisième objectif spécifique du sixième objectif général sur la réorientation de la politique étrangère de l’État dominicain ; la deuxième fois, Haïti est juste mentionné parmi des pays et des régions où il propose d’ouvrir de nouvelles missions exclusivement commerciales selon le deuxième objectif spécifique du sixième objectif général sur la relance de la politique extérieure commerciale. Les relations haïtiano-dominicaines sont de nouveau mentionnées, et plus abondamment cette fois, dans le développement du deuxième objectif du cinquième pilier portant sur la sécurité et la défense nationales dans un contexte de contrôle frontalier. 

    Gonzalo Castillo qui est encore plus laconique sur Haïti que Fernandez dans son programme de gouvernement parle d’Haïti quasi uniquement et sans trop de détails dans la dernière sous-section (3.4.8) relative à la section consacrée à la politique extérieure du candidat. 

    Cela étant dit, découvrons maintenant ce que pensent vraiment ces trois candidats d’Haïti au regard des cinq thématiques clés des relations haïtiano-dominicaines qui seront successivement développées.

     La production industrielle et le commerce bilatéral

    Abinader croit qu’il faudra renforcer les relations commerciales avec Haïti, en luttant contre la contrebande et le marché informel et en favorisant des deux côtés de la frontière l’expansion des entreprises de manufacture et d’assemblage. Paradoxalement, il souhaite pouvoir contribuer à restaurer un certain équilibre dans les échanges commerciaux entre les deux pays en rappelant que le déficit commercial est trop largement défavorable pour Haïti : « les exportations ont atteint un pic en 2014 totalisant 1 423 millions de dollars mais de façon totalement asymétrique, car, au cours de la même année la RD n’a importé d’Haïti que pour 4,6 millions de dollars ». Par ailleurs, les échanges doivent se faire, dit-il, dans « le respect des intérêts mutuels à partir des actions visant la durabilité environnementale et la paix entre les deux pays ».

    Ni Fernandez ni Castillo ne se donne autant de soucis pour Haïti. Ils reconnaissent l’importance du marché haïtien où il voudra encore ouvrir comme ailleurs d’autres missions commerciales, mais la priorité, notamment pour Fernandez, doit être accordée à des efforts visant d’autres marchés notamment en Asie et en particulier le marché chinois suivant les récentes structures de coopération établies en mai 2018 avec la Chine continentale en rupture avec Taiwan.

    La migration 

    Selon Abinader, la migration haïtienne en RD est une conséquence de la pauvreté en Haïti dont le flux peut être réduit et contrôlé à partir d’un plan d’amélioration des conditions de vie dans le pays voisin que la RD sera prête à soutenir. En ce qui a trait aux politiques migratoires et à la jouissance du droit à la nationalité, il promet entre autres de prendre des mesures axées sur le respect des droits fondamentaux découlant des engagements internationaux de son pays. 

    Gonzalo Castillo écarte la problématique migratoire de son programme tandis que Leonel Fernandez se s’accorde dans le sien au mythe de l’invasion comme horizon indépassable de l’héritage balaguérien où la migration est perçue essentiellement de manière négative, c’est-à-dire clairement comme un problème de sécurité nationale dont la solution est en conséquence des initiatives de politiques migratoires basées sur le renforcement, militaire notamment, du contrôle frontalier. Ce n’est pas un hasard, il faut bien le souligner, si la question migratoire est traitée dans son programme au cinquième pilier intitulé « Pour un pays plus tranquille et plus sûr » et portant donc sur ses propositions de politique de sécurité et défense nationales contre la criminalité et la délinquance.  

    La frontière 

    Abinader propose une vision progressiste de la gestion et du développement de la frontière où il prévoit de collaborer avec Haïti dans « l’installation des services douaniers modernes des deux côtés de la frontière afin que les deux gouvernements puissent se conformer pleinement aux lois tarifaires respectives et ainsi réduire le commerce informel et contrôler la contrebande ». Afin de mieux desservir les besoins d’échanges commerciaux, les foires binationales, communément appelées « marchés frontaliers » devront même fonctionner, sous sa présidence, six jours par semaine. 

    A l’opposé, la vision de Leonel Fernandez du développement frontalier est limitée au territoire dominicain, c’est-à-dire aux cinq provinces frontalières et aux deux autres provinces adjacentes qui sont parmi les plus pauvres du pays. Contrairement à Abinader, Fernandez n’envisage pas une coopération binationale frontalière. Il est le seul parmi les trois à penser de la sorte, vu que Castillo, ayant une vision proche à ce niveau de celle du candidat du PRM, prévoit dans sa politique extérieure envers Haïti de « Promouvoir la coopération bilatérale haïtiano-dominicaine et la collaboration frontalière, afin de dynamiser ce domaine, en adoptant des incitations pour des projets et des investissements potentiellement bénéfiques pour les deux États, en misant toujours sur le renforcement des contrôles d’immigration et la lutte contre la traite de personnes, le trafic de drogue et tout autre type d’activité criminelle commise le long de notre frontière ». Dans la foulée, Castillo va même jusqu’à encourager, dans son soutien au développement du sport à la frontière, des échanges entre de jeunes sportifs des provinces de la région frontalière dominicaine et ceux des communautés limitrophes d’Haïti. 

    Le dialogue binational  

    Abinader promeut à la fois le maintien d’un dialogue binational institutionnalisé entre les deux États – il croit dans la Commission Mixte Bilatérale qu’il entend renforcer – et le raffermissement des liens personnels entre les deux peuples et leurs élites. Ces rapprochements serviront selon lui « à dépolitiser la question des relations bilatérales et à déconstruire les perceptions négatives construites des deux côtés de la frontière et basées fréquemment sur des mensonges historiques ». 

    Castillo, de son côté, ne s’exprime pas sur le dialogue binational, mais Leonel Fernandez confie clairement qu’il ne croit guère à l’utilité de la Commission. Une de ses principales initiatives de politique étrangère à l’égard d’Haïti consiste précisément, dit-il, à « créer un nouveau mécanisme de dialogue et de consultation permanente pour remplacer la commission mixte bilatérale ». 

    La coopération haïtiano-dominicaine et le développement insulaire 

    Abinader se dit conscient que les relations haïtiano-dominicaines sont “difficiles, complexes et mal coordonnées” mais reconnait que les deux peuples sont interdépendants. Pour cela, il croit qu’ils doivent s’entraider à travers des mécanismes de coopération dans de nombreux domaines tels que l’environnement, l’agriculture, la santé, la sécurité, etc. 

    En outre, un autre paradoxe majeur dans la vision haïtienne d’Abinader est le quatrième objectif de sa politique extérieure envers Haïti qui vise à encourager et à promouvoir le développement de ce pays qu’il appelle « la nation sœur ». Il est clair là-dessus : « Combler le fossé de la pauvreté et des inégalités entre la République dominicaine et Haïti est d’une importance vitale pour notre pays ». 

    Par ailleurs, soucieux de cet objectif, il parvient même à suggérer au gouvernement haïtien d’apprendre à tirer profit pour le développement d’Haïti des milliards de dollars qui lui arrivent annuellement sous forme d’envois de fonds de sa diaspora dont la République dominicaine représente la deuxième source. De même, Abinader entend offrir aux Haïtiens la coopération technique des Dominicains dans la lutte contre la dépendance haïtienne à l’utilisation du charbon et du bois de chauffage pour la cuisson des aliments : « C’est un domaine dans lequel nous pouvons collaborer compte tenu de l’expérience accumulée par notre pays en transit du charbon au gaz au cours des soixante dernières années ». 

    En somme, ne cherchez pas des idées similaires dans les programmes de gouvernement de Leonel Fernandez ou de Gonzalo Castillo. Abinader est le seul des trois candidats favoris à exprimer autant d’indulgence envers Haïti et autant de confiance dans l’avenir de ce pays et dans les bienfaits d’une coopération binationale pour son développement. 

    Considérations finales 

    Le candidat du PRM considère clairement Haïti comme un pays qui peut se relever avec l’aide sincère de l’État et du peuple dominicains sans prétendre, dit-il, qu’il y aurait « une solution dominicaine à l’odyssée haïtienne ». Dans la vision qui est dégagée de son programme de gouvernement, Haïti figure en résumé à la fois comme une opportunité commerciale à consolider, une réalité historique à mieux saisir et une nation sœur à aider à sortir des gouffres de la pauvreté dans une perspective de coopération pour le développement intégral de l’île. C’est un acte courageux qui mérite d’être salué avec révérence, car ni Leonel Fernandez ni Gonzalo Castillo n’a osé aller aussi loin. Ces derniers savent très bien ce que peut coûter une telle posture pro-haïtienne en République dominicaine à un candidat présidentiel. De fait, malgré l’existence bruyante du vieux Vinicio Castillo et sa bande de la Force Nationale Progressiste, alliés fidèles de Fernandez, la situation est certes meilleure aujourd’hui qu’avant, mais personne n’est naïf au point de croire que sont totalement vaincus les vieux démons antihaïtiens que les présidentielles dominicaines ont l’habitude de ranimer depuis les virulentes campagnes racistes et déshumanisantes qui ont été systématiquement menées contre Peña Gómez dans les élections présidentielles de 1990, de 1994 et de 1996.   

    En fin de compte, tout n’est pas vraiment gagné d’avance pour Abinader malgré sa place triomphante dans la majorité des sondages. Sa meilleure chance sera donc de remporter les élections dès le premier tour ou tout au moins d’avoir à affronter au second tour le candidat du PLD qui ne pourra pas facilement bénéficier du support d’un Leonel Fernandez dont la défaite, le 5 juillet, pourra le faire revivre la frustration et la rancune de son échec aux dernières primaires du PLD. En revanche, même si c’est peu probable qu’advienne un tel cas de figure, la tâche la plus ardue sera de vaincre Leonel Fernandez au second tour. Si cela arrive, Fernandez n’aura pas de la peine à séduire l’électorat du PLD qui est habitué à le suivre et qui de fait suit encore son épouse, Margarita Cedeño, l’actuelle vice-présidente, candidate de surcroit à sa réélection comme colistière de Castillo au PLD. 

    Smith AUGUSTIN
    Sociologue, Juriste,
    Spécialiste des relations haïtiano-dominicaines

     

    À lire aussi: De la régularisation définitive du statut des étudiants haïtiens en République dominicaine

     

    Tag: Présidentielles Dominicaines de 2020 – Actualité – République Dominicaine – Haïti

  • Harcèlement sexuel au Parc Industriel de Caracol: S&H Global apporte des précisions

    Harcèlement sexuel au Parc Industriel de Caracol: S&H Global apporte des précisions

    Allégations de Harcèlement Sexuel et de corruption au Parc Industriel de Caracol: étonnée, l’usine S&H Global apporte des précisions.

    Nouveaux rebondissements dans l’affaire relative aux allégations de harcèlement sexuel et de corruption visant une compagnie du Parc Industriel de Coracol, situé dans le département du Nord’Est. Dans une note de presse, la S&H Global S.A, se dit surprise par l’attitude du syndicat dénommé ROHAM qui a fait ces révélations par voie de presse sans avoir suivi les couloirs de communication et administratifs préétablis par l’institution elle-même suivant son règlement intérieur.

    À cause des dégâts que peuvent causer de telles allégations, la S&H Global S.A, dit prendre très au sérieux l’affaire qui selon elle, ne peut qu’affecter sa réputation. Dans une note de presse acheminée à la rédaction de Juno7, la S&H Global S.A, exprimant sa consternation, annonce que d’importantes investigations sont actuellement en cours et ceci, à tous les niveaux de la compagnie.

    “À l’issue de celles-ci, les mesures qui s’imposent seront, suivant les procédures propres à la compagnie et conformes aux lois en vigueur seront appliquées avec l’extrême rigueur”, annonce l’usine dans ce document.

    Ce communiqué adressé à la presse, est un moyen pour la &H Global S.A de vanter aussi les mécanismes mis en place depuis 2012, afin d’entretenir une communication parfaite avec les ouvriers. Ce qui l’a poussé à se demander ” Quel est le vrai mobil du crime et à qui profite-t-il?

    Enfin, la compagnie a souligné l’existence de cinq syndicats de différentes tendances en son sein. S’agissant du syndicat ayant fait les révélations, celui-ci n’est pas encore reconnu officiellement par la S&H Global S.A à cause d’une irrégularité figurée dans l’attestation qui avait été soumise à l’administration de l’usine.

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    – Haïti- Harcelement Sexuel – Parc industriel – Caracol

  • L’Iran lance un mandat d’arrêt contre le président Donald Trump

    L’Iran lance un mandat d’arrêt contre le président Donald Trump

    L’Iran lance un mandat d’arrêt contre Donald Trump pour le meurtre du général Soleimani considéré comme “actions terroristes”.

    Pour la mort du général Qassem Soleimani à Bagdad, La République islamique d’Iran veut que Donald Trump soit arrêté. Elle a réclamé l’émission d’une «notice rouge» auprès d’Interpol contre «36 personnes», dont le président américain Donald Trump, pour leur implication dans l’assassinat du puissant général en janvier dernier à Bagdad.

    «Trente-six personnes parmi celles qui ont participé à l’assassinat de Qassem Soleimani, dont des responsables politiques et militaires des États-Unis et d’autres gouvernements, ont été identifiées. En tête de liste figure le président américain Donald Trump, qui sera poursuivi même après la fin de son mandat », a déclaré le procureur général de Téhéran, Ali Alqassi-Mehr.

    Interpol a réagi en affirmant que, selon l’article 3 de sa constitution, l’organisation ne peut intervenir dans un cadre «politique, militaire, religieux ou racial». Elle annonce par ailleurs qu’aucune requête de cette nature ne sera examinée.

    Qassem Soleimani, chef de la Force Al-Qods — unité d’élite chargée des opérations extérieures des Gardiens de la révolution, l’armée idéologique d’Iran —, a été tué le 3 janvier dans un raid américain près de l’aéroport de Bagdad avec son lieutenant, l’Irakien Abou Mehdi al-Mouhandis, le leader des paramilitaires pro-Iran dans ce pays.

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    – USA- IRAN – Donald Trump- Mandat d’arrêt-

  • Haïti assure la présidence du Conseil interaméricain pour le développement intégré (CIDI) de l’OEA

    Haïti assure la présidence du Conseil interaméricain pour le développement intégré (CIDI) de l’OEA

    Haïti assure  la présidence du Conseil interaméricain pour le développement intégré (CIDI) de l’Organisation des États américains.

    L’ambassadeur Léon Charles, représentant permanent d’Haïti auprès de l’Organisation des États américains (OEA), est le nouveau président du conseil interaméricain pour le développement intégré ( CIDI), pour une période de deux mois, a annoncé l’organisation des Etats américains (OEA), ce mercredi 1er juillet 2020. Il devient ainsi le successeur de  Riyad Insanally, représentant permanent du Guyana et assurera cette présidence pour une periode de deux mois. Le Honduras assurera la vice-présidence du CIDI.

    Le représentant permanent d’Haïti, Léon Charles, affirme que le travail du CIDI est au cœur de la mission de l’OEA, et insiste sur le fait que, dans le contexte actuel, son mandat comme président visera à “réduire les impacts de la COVID 19 sur les populations les plus vulnérables, la réduction de la pauvreté et la garantie de la sécurité alimentaire dans la région”.

    Le président sortant du CIDI et Représentant permanent du Guyana, Riyad Insanally, quant à lui, a remercié les délégations pour leur flexibilité face aux exigences imposées par la pandémie de COVID 19.  “Je tiens à féliciter toutes les délégations pour leur volonté de s’adapter au nouveau format des réunions virtuelles et leur engagement à travailler ensemble pour réaligner les priorités du CIDI afin de répondre aux besoins urgents et aux exigences de la crise”, declare ll’Ambassadeur Insanally.

    Le Conseil interaméricain pour le développement intégré a pour finalité de promouvoir la coopération entre les Etats américains en vue de leur développement intégré, et tout particulièrement de contribuer à l’éradication de la pauvreté absolue conformément aux normes de la Charte et spécialement de celles qui sont consignées au chapitre VII de cet instrument et qui se réfèrent aux secteurs économique, social, éducatif, culturel, scientifique et technologique.

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  • KRI FANM AYITI (KRIFA) lance une semaine de sensibilisation contre la Covid-19

    KRI FANM AYITI (KRIFA) lance une semaine de sensibilisation contre la Covid-19

    KRI FANM AYITI (KRIFA) a procédé le 30 juin au lancement d’une semaine de sensibilisation contre la Covid-19.

    l’organisation “KRI FANM AYITI (KRIFA)” a lancé hier mardi 30 Juin 2020, une semaine de sensibilisation autour de la pandémie de Coronavirus. Cette activité réalisée en son local habituel à l’intention, spécialement, des femmes en conflit avec la loi, a pour objectif de mieux outiller les femmes et les filles contre la pandémie de Coronavirus qui a déjà tué une centaine de personnes dans le pays et fait près de 6 000 infectés en l’espace de trois mois et quelques jours.

    Cette activité sert de prétexte pour cette structure de procéder également à la distribution de kits de prévention aux anciennes detenues incarcérées à la prison civile de la Commune de Cabaret.

    “Cette activité a été réalisée dans le cadre du projet Accès à la justice et lutte contre l’impunité en Haïti, mis en œuvre par les Avocats sans frontières Canada avec l’appui financier du gouvernement du Canada accordé par l’entremise d’Affaires Mondiales Canada, selon la Coordonnatrice générale de la KRIFA, Guerlyne RESIDOR. Elle a fait savoir que cette campagne rentre dans le cadre du projet de Réinsertion des Femmes et Mineures détenues dans la prison civile des femmes de Cabaret.

    Depuis l’apparition officielle de la Covid-19 en Haiti le 19 mai 2020, la mobilisation citoyenne se fait sentir au jour le jour. Elle a porté ses fruits de l’avis de plus d’un.

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  • Haïti-Coronavirus: 5 975 infectés dont 45 nouveaux et 105 morts

    Haïti-Coronavirus: 5 975 infectés dont 45 nouveaux et 105 morts

    Le bilan du Coronavirus en Haïti passe à 5 975 infectés dont 45 nouveaux et 105 morts.

    Le dernier bilan communiqué par le Ministère de la Santé Publique et de la Population fait état de 45 nouveaux cas d’infection et zéro morts pour la journée du 30 juin 2020. L’effectif total se chiffre à 5 975 cas d’infection et 105 décès pour tout le pays selon les données des autorités sanitaires du pays.

    Avec ces 5 975 cas, Haïti se rapproche de plus en plus vers le seuil des 6 000 infectés (Coronavirus). Les 45 nouveaux cas sont enregistrés dans l’Ouest(27), l’Artibonite(1), le Nord(3), le Nord-Ouest(1) et le Nord-Est(10). À date, le Ministère de la Santé Publique dénombre 12 188 cas suspects pour tout le pays.

    Des 5 975 cas cités plus haut, 5 918 sont dus à la transmission locale et les autres sont importés. 40.68% des personnes infectées sont de sexe féminin et les 59.32% sont des hommes.

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  • La BRH invite les institutions financières au respect de certains principes sur les prêts

    La BRH invite les institutions financières au respect de certains principes sur les prêts

    La BRH invite les institutions financières au respect de certains principes sur les prêts commerciaux, au logement et à la consommation.

    Elle annonce l’annulation des frais du SPIH jusqu’au 30 septembre.

    La banque de la République d’Haïti, dans une circulaire publiée, le 30 juin 2020, a rappelé aux banques et autres institutions financières dont les banques, les sociétés financières de développement, et les sociétés de crédit-bail, ci-après dénommées « institutions financières » l’obligation qui leur est faite de respecter les dispositions relatives aux prêts commerciaux, au logement et à la consommation.

    Les institutions financières peuvent accorder, à tout débiteur du système qui souhaite en bénéficier, un moratoire allant jusqu’au : 30 septembre 2020 pour les prêts accordés aux particuliers ; 31 décembre 2020 pour les prêts octroyés aux entreprises. Au cours de cette période, seulement le paiement des intérêts sur les créances sera exigé.

    La BRH estime aussi que d’un commun accord avec leurs clients, les institutions financières peuvent procéder à la redéfinition des modalités d’un prêt lorsque la situation financière de leurs clients se détériore. Pour un prêt ainsi restructuré, les institutions financières sont autorisées, pour une période d’un (1) an : à ne pas constituer de provisions spécifiques sur les prêts qui étaient sains au 31 mars 2020 ; à constituer des provisions spécifiques de 5% sur tous les prêts qui étaient sains au 30 septembre 2019, conformément à la circulaire No 87 sur la classification des prêts et la constitution de provisions pour créances douteuses.

    Pendant la période du moratoire, le client peut opter ou non pour le moratoire. Toutes les créances sont exonérées de frais de retard, excluant celles sur les cartes de crédit. Par ailleurs, pour consolider les fonds propres des institutions financières face aux risques découlant de cette crise sanitaire, la BRH interdit toute distribution de dividendes pour l’exercice 2019-2020.

    Un avis sur l’annulation des frais du SPIH

    La Banque de la République d’Haïti (BRH) avise les institutions financières que la mesure annulant les frais de trente-cinq gourdes (HTG 35.00) relatifs aux virements effectués à travers le Système de Paiement Interbancaire Haïtien (SPIH) est maintenue jusqu’au 30 septembre 2020, en vue de réduire le coût des transactions pour la clientèle. Les limites applicables lors de la fourniture des services financiers en dehors des succursales traditionnelles établies par avis du 19 mars 2020 demeurent en vigueur jusqu’au 30 septembre 2020.

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  • Le gouvernement surseoit à la libération des prisonniers graciés

    Le gouvernement surseoit à la libération des prisonniers graciés

    ” Voulant protéger la société et sauvegarder l’ordre républicain, le premier ministre JoutheJoseph appelle à la suspension provisoire de la libération des graciés. Un document officiel viendra soutenir la décision”, a tweeté le secrétaire d’État à la communication, Eddy Jackson Alexis.

    Cette décision a été prise suite à la note rendue publique par le protecteur du citoyen révélant que sur 415 prisonniers ayant bénéficié de la grâce pleine et entière du président Jovenel Moïse, une dizaine a été condamnée à de lourdes peines pour crimes et d’autres sont en attente de jugement.

    Le protecteur du citoyen Renan Hedouville n’a pas tardé à réagir sur la mesure prise par le tandem Moïse/Jouthe de reculer la libération des prisonniers graciés. Il dit salué la sagesse du président de la République et du premier ministre qui, de concert avec les autres membres du gouvernement, ont accepté de prendre cette décision. Pour lui, décongestionner la prison est une obligation juridique au regard du respect des droits humains dans le contexte actuel.

    Cependant, le Protecteur souligne la nécessité pour que cela soit fait dans le strict respect de la loi. En ce sens, Renan Hedouville invite le président de la République à consulter les acteurs qui œuvrent pour le respect des droits humains dans le processus qui vise à gracier des prisonniers.

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  • Grâce présidentielle : la Fédération des Barreaux dément le MJSP

    Grâce présidentielle : la Fédération des Barreaux dément le MJSP

    Les responsables de la FBH ont affirmé avoir travaillé ces derniers temps sur un “plan de désengorgement des prisons”, mais aucune liste n’avait été établie pour la libération de prisonniers. De plus, la FBH dit n’avoir pas pris part à l’élaboration des “critères établis” pour l’élaboration de cette fameuse liste des personnes susceptibles de jouir de la grâce présidentielle.

    La FBH se dédouane de toute responsabilité et demande au Ministère de la Justice et la Sécurité publique (MJSP) d’assumer “le manque de rigueur dans le traitement de ce dossier sensible”.

    À noter que deux organismes de Droits Humains, l’Office de Protection Citoyen (OPC) et la Fédération des Barreaux d’Haïti (FBH) ont porté des démentis formels à la note mise en circulation par le Ministère de la Justice et de la Sécurité publique (MJSP) quant à une quelconque collaboration sur la libération des 415 prisonniers par grâce présidentielle.

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  • Économie : nouveau moratoire de trois mois sur les prêts bancaires

    Économie : nouveau moratoire de trois mois sur les prêts bancaires

    ” Les institutions financières peuvent accorder, à tout débiteur du système qui souhaite en bénéficier, un moratoire allant jusqu’au 30 septembre 2020 pour les prêts accordés aux particuliers, 31 décembre 2020 pour les prêts octroyés aux entreprises “, a noté la BRH dans cette circulaire.

    Au cours de cette période, seulement le paiement des intérêts sur les créances devra être exigé. ” Que le client ait opté ou non pour le moratoire, toutes les créances sont exonérées de frais de retard, excluant celles sur les cartes de crédit “, exige la BRH.

    Cette disposition a été prise en application des dispositions des articles 83 et 161 de la loi du 14 mai 2012 portant sur les banques et autres institutions financières, les banques, les sociétés financières de développement, et les sociétés de crédit-bail, ci-après dénommées « institutions financières ».

    Selon cette circulaire émanant de la banque centrale, les institutions financières peuvent procéder à la redéfinition des modalités d’un prêt lorsque la situation financière de ces clients se détériore. Pour un prêt ainsi restructuré, les institutions financières sont autorisées, pour une période d’un (1) an : à ne pas constituer de provisions spécifiques sur les prêts qui étaient sains au 31 mars 2020 ; constituer des provisions spécifiques de 5% sur tous les prêts qui étaient sains au 30 septembre 2019, conformément à la circulaire No 87 sur la classification des prêts et la constitution de provisions pour créances douteuses.

    Par ailleurs, pour consolider les fonds propres des institutions financières face aux risques découlant de cette crise sanitaire, la BRH interdit toute distribution de dividendes pour l’exercice 2019-2020.

    Dans une note en date du 30 juin, la Banque de la République d’Haïti (BRH) avise les institutions financières que: 1) le Système de Paiement Interbancaire Haïtien (SPIH) est maintenu jusqu’au 30 septembre 2020, en vue de réduire le cout des transactions pour la clientèle. 2) Les limites applicables lors de la fourniture des services financiers en dehors des succursales traditionnelles établies par avis du 19 mars 2020 maintenues en vigueur jusqu’au 30 septembre 2020. La BRH en a profité pour encourager les institutions financières à faciliter les transactions électroniques.

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