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  • Les cas positifs à Covid-19 ont atteint 4 441 en Haïti lundi, avec un total de 76 décès

    Les cas positifs à Covid-19 ont atteint 4 441 en Haïti lundi, avec un total de 76 décès

    Lundi 15 juin 2020 ((rezonodwes.com))–Le ministère de la Santé a annoncé que 132 nouveaux cas de Covid-19 ont été diagnostiqués, ce qui porte le total à 4 441 depuis le 19 mars, date à laquelle le premier cas a été détecté.

    Les 76 décès dûs au coronavirus auxquels s’ajoutent dimanche 14 juin, 3 nouveaux cas, représentent 1,71% des personnes infectées en Haïti qui ont succombé à la pandémie.

    Le bulletin #75 de la direction de l’épidémiologie qui ne fait pas état de personnes guéries du coronavirus, exception faite à la règle seulement en Haïti, indique toutefois que des 4 441 cas confirmés, 57 importés et 4 384 liés à la transmission locale.

    Ce même communiqué souligne que 40.2% des personnes infectées sont du sexe féminin et 59.8% touchent la gente masculine.

  • Dans l’Haïti d’ « état de droit démocratique », les portes des tribunaux sont fermées depuis deux semaines

    Dans l’Haïti d’ « état de droit démocratique », les portes des tribunaux sont fermées depuis deux semaines

    Le Palais national est dénoncé pour avoir bloqué le renouvellement des mandats des juges des tribunaux de première instance et d’appel.

    Lundi 5 juin 2020 ((rezonodwes.com))–Pour la deuxième semaine consécutive, les juges des tribunaux sont toujours en grève pour protester contre le budget Moise-Jouthe qui, selon eux, traite le syndicat en « parent pauvre ».

    Dans une note commune, plusieurs associations de juges ont réitéré que la grève qui a commencé mardi dernier au niveau de la magistrature se poursuivra jusqu’à ce que leurs revendications soient entièrement satisfaites.

    La semaine dernière, l’Association nationale des magistrats haïtiens (Anamah) a lancé la grève dans tout le pays et a expliqué qu’au cours des deux dernières années, les avocats avaient présenté des demandes concrètes aux autorités judiciaires, telles que l’amélioration des conditions de travail et d’autres, qui devraient être résolues avec un plus grand investissement économique.

    Cependant, le 5 juin, le gouvernement de fait a présenté un budget national qui a accordé à ce secteur quelque 1,5 milliard de gourdes (environ 13,6 millions de dollars), ce qui, pour les avocats, constitue un traitement de « parent pauvre ».

    Jean Wilmer Morin, président de l’Anamah, a reconnu que son mouvement aura de graves conséquences pour des milliers de prisonniers et ceux qui attendent que justice soit faite, mais, a-t-il révélé, qu’il entame la création d’un corridor de discussion avec le gouvernement.

    Ils demandent également le renouvellement des mandats des juges des tribunaux de première instance et d’appel, le transfert de la compétence du personnel judiciaire (secrétaires, huissiers) au Conseil supérieur de la magistrature, le paiement des arriérés de salaires des procureurs, entre autres revendications.

    Les juges protestent lorsque le gouvernement insiste pour décongestionner les prisons, qui fonctionnent à trois fois leur capacité, face au nombre croissant de personnes infectées par le Covid-19, et aux épidémies dans les prisons. Le projet annoncé à la mi-mars n’a jusqu’à présent bénéficié qu’à quelque 800 détenus, dont beaucoup sont en détention préventive prolongée.

    Les autorités ont déjà reconnu qu’il s’agit d’un problème dans le pays, car près de 75 % des 11 500 détenus n’ont pas encore été jugés et pourraient se trouver dans cette situation pendant des années, voire des décennies.

  • L’UE envisage d’accorder une subvention à Haïti et 15 autres pays des Caraïbes pour mieux se préparer à répondre aux menaces climatiques

    L’UE envisage d’accorder une subvention à Haïti et 15 autres pays des Caraïbes pour mieux se préparer à répondre aux menaces climatiques

    Le projet compte créer une approche interdisciplinaire unifiée et répondre directement aux recommandations qui ont émergé du plan d’action des Caraïbes sur le changement climatique et la santé, signé par 15 ministres de la santé et de l’environnement en 2018.

    Lundi 15 juin 2020 ((rezonodwes.com))–Au moins 16 pays des Caraïbes, vont devoir recevoir une aide de l’Union européenne (UE) « afin de mieux se préparer et prêt à répondre aux menaces climatiques tout en cherchant à accroître la résilience des systèmes de santé« , a indiqué Caricom Today.

    Conformément à l’environnement régional, l’UE, par l’intermédiaire du Fonds européen de développement et de l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS), collaborera au renforcement des capacités et à la mise en réseau des agences, centres et instituts de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) liés aux services de santé, au changement climatique, à la météorologie et à l’hydrologie.

    La subvention profitera aux pays suivants : Antigua-et-Barbuda, Bahamas, Barbade, Belize, Cuba, Dominique, République dominicaine, Grenade, Guyana, Haïti, Jamaïque, Saint-Christophe-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Suriname et Trinidad-et-Tobago.

    Selon Caricom Today, le projet s’articulera autour de quatre lignes d’action qui consistent à soutenir les responsables de la santé des Caraïbes dans leur engagement aux niveaux national, régional et international, ainsi qu’à élaborer des politiques d’atténuation des risques et des vulnérabilités climatiques.

    De même, le projet de collaboration du bloc européen soutiendra les efforts de surveillance des populations des Caraïbes face à la pandémie de Covid-19.

    La coordinatrice du programme sous-régional pour le bureau de l’OPS dans les Caraïbes, Jessie Schutt-Aine, s’est félicitée de l’opportunité de travailler avec l’UE et a souligné que les fonds de la subvention seront utilisés de diverses manières pour renforcer les systèmes de santé dans la région et pour partager les connaissances et les meilleures pratiques.

    Le secrétaire général adjoint de la Caricom, Douglas Slater, a pour sa part souligné que le changement climatique mondial constitue une menace existentielle pour les petites Antilles et les États côtiers en développement de faible altitude.

  • L’ Organisation de Promotion pour le Développement émet de sérieux doutes sur la volonté du régime autoritaire de Jovenel Moise « à s’attaquer à la famine »

    L’ Organisation de Promotion pour le Développement émet de sérieux doutes sur la volonté du régime autoritaire de Jovenel Moise « à s’attaquer à la famine »

    Le 5 juin, après trois ans avec un budget rectificatif qui n’était pas conforme à la réalité, le Conseil des ministres du gouvernement de facto, a approuvé un budget de fonctionnement de quelque 198,7 milliards de gourdes (1 806 millions de dollars), qui privilégie le ministère des Travaux publics, des Transports et des Communications avec une dotation de 26 milliards de gourdes (quelque 236 millions de dollars), soit un peu plus de 13,1 % du total et la grande caisse noire du Palais national.

    Lundi 15 juin 2020 ((rezonodwes.com))–Malgré le fait que dans de récents discours, le président Jovenel Moïse ait insisté sur la relance de l’agriculture, pierre angulaire de l’économie nationale, les organisations déplorent aujourd’hui la faible production économique du secteur.

    Le budget Moise-Jouthe présenté au début de ce mois a alloué au ministère de l’agriculture, des ressources naturelles et du développement rural quelque 6,7 milliards de gourdes (près de 61 millions de dollars), soit 3,4 % du budget national, a fait remarquer l’organisation de promotion pour le développement.

    Dans ses derniers messages lus en public, souligne-t-elle, Jovenel Moise dont la fin de mandat constitutionnel arrive le 7 février prochain, a mis en garde contre une possible famine générée par la crise Covid-19, qui a paralysé les activités économiques et agricoles, et a appelé à la relance des plantations à cycle court pour limiter les pénuries alimentaires, face à la faible production internationale.

    L’organisation Promotion for Development a mis en doute la prétendue volonté des autorités du régime autoritaire PHTK 2 « à s’attaquer à la famine et à la dégradation de l’environnement sur le territoire national« .

    Selon un communiqué émis par l’organisation, les faibles allocations budgétaires, accordées aux ministères de l’Agriculture et de l’Environnement (0,6 %), « montrent clairement à quel point nous sommes loin d’atteindre réellement la sécurité alimentaire et le développement durable« .

    Ils ont exhorté le gouvernement à reconnaître que les priorités du moment sont l’agriculture, l’environnement, la santé et la sécurité, suite à la détérioration des conditions de vie de la population, et à la crise sanitaire provoquée par le Covid-19.

  • Covid-19 : très peu de guérison après trois mois, le MSPP explique

    Covid-19 : très peu de guérison après trois mois, le MSPP explique

    Le ministère de la santé publique et de la population explique comment les personnes atteintes de Covid-19 sont rétablies ou récupérées.

    On se posait la question pourquoi le ministère de la santé publique et de la population ne mentionnait plus le nombre de cas de guérison dans ses avis sur l’évolution de la maladie. Le responsable de la direction d’épidémiologie, de laboratoires et de recherche, Patrick Delly, en conférence de presse, ce lundi 15 juin, a apporté des précisions sur la façon dont une personne est considérée comme rétablie.

    Avant toute chose, le Dr Dély explique que sept à 10 jours après l’absence de signes et symptômes, une personne infectée n’est plus contagieuse. Une fois cette période de contagiosité écoulée , elle est considérée comme rétablie. Même s’il s’est démené pour ne pas citer le mot « guéri » mais « rétabli ou récupéré » veut dire retrouver son état avant. Donc avant la maladie.

    « On a apporté ces modifications sur la base des données probantes. Au lieu de 30 jours, après 7 à 10 jours de la disparition des signes et symptômes de la Covid-19 toute personne infectée est déclarée récupérée, selon les nouvelles dispositions. Si cette personne n’est pas affectée psychologiquement, elle peut reprendre ses activités tout en continuant à respecter les gestes barrières », a-t-il déclaré.

    4 309 cas de la Covid-19 , Haïti a atteint le pic

    Pour l’épidémiologiste Haïti a atteint le pic entre le 24 et le 30 mai. Ce qui explique que nous sommes dans la phase 3 de la pandémie ; elle se caractérise par une augmentation de la transmission communautaire des cas de Covid-19 dans le pays. Il est donc difficile de rechercher les cas contacts. Toute personne peut potentiellement transmettre le virus. Mais « nous n’avons pas autant de décès ou autant de cas sévères que ce à quoi nous nous attendions. Nous pensons que le virus, qui fait tant de dégâts dans d’autres pays, ne se comporte pas de la même façon chez nous », a indiqué le Dr Patrick Dely,

    « Jusqu’au13 juin, le système a capté 4 309 contaminations pour 9 006 tests effectués. On a enregistré 73 décès pour un taux de létalité de 1, 7%. Ces chiffres donnent le reflet de la réalité. Ces données ne sont pas exhaustives. Elles sont collectées en fonction de ce qu’on fait. Si le ministère arrive à augmenter sa capacité à réaliser les tests, les données peuvent être différentes », a-t-il ajouté soulignant qu’il est plus que jamais nécessaire d’impliquer plusieurs autres institutions par une coordination intra et intersectorielle pour combattre la maladie.

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  • Jude Charles Faustin nommé secrétaire général de la Primature

    Jude Charles Faustin nommé secrétaire général de la Primature

    L’ancien député Jude Charles Faustin nommé secrétaire général de la Primature.

    Le conseiller politique du président Jovenel Moïse et ancien député de la circonscription Borgne/ Port Margot, Jude Charles, Faustin a été nommé secrétaire général de la Primature. L’arrêté de nomination a été publié ce lundi 15 juin dans le journal officiel le Moniteur.

    Il remplace à ce poste Hugues Joseph qui a pris ses fonctions en mars 2017 alors que Jack Guy Lafontant était Premier ministre.

    Jude Charles Faustin est enseignant, juriste, syndicaliste. Il a fait partie de la 49ème législature.

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    – Haïti – Nomination – Primature

  • Me André Michel répond à Helen La Lime.

    Me André Michel répond à Helen La Lime.

    Me André Michel, porte-parole du Secteur Démocratique et Populaire répond à Helen La Lime, Chef du Bureau intégré des Nations Unies en Haïti

    Dans une note publiée ce lundi, Me André Michel réagi à la note des nations unies parue dans le Nouvelliste, le même jour. Si pour la cheffe du bureau des nations Unies, la réforme constitutionnelle est possible avec Jovenel Moïse, André Michel par contre ne voit aucune possibilité d’éviter cette crise constitutionnelle avec Jovenel Moïse comme Président.

    André Michel rappelle que Jovenel Moïse est encore au pouvoir parcequ’il a le soutien de la Communauté internationale. Il n’est donc pas légitime pour conduire une réforme Constitutionnelle à sept(7) mois de la fin de son Mandat Constitutionnel. “[…] le processus de mise en place de cette Nouvelle Constitution ne sera pas engagé avec Jovenel Moïse, l’un des principaux dilapidateurs des 4.2 milliards de dollars américains du fonds PETROCARIBE.”,fait-il savoir dans cette note.

    “[…] Madame LA LIME, il n y’a pas de controverse sur la fin du Mandat Constitutionnel de Jovenel Moïse. C’est tellement évident ! Jovenel Moïse a été élu en Novembre 2016 dans le Cadre du Processus électoral initié en 2015.
    L’arrêté du 30 Mars 2016 a clairement dit que le Conseil Électoral Provisoire qui a réalisé les élections de 2016 avait la responsabilité de poursuivre le Processus électoral initié en 2015, conformément à l’Accord Politique du 5 Février 2016. Bref,conformément à l’article 134-2 de la Constitution, le Mandat de Jovenel Moïse, malgré les retards observés dans l’organisation des Élections, a commencé le 7 Février 2016 et prendra fin le 7 Février 2021. C’est au nom de cette même Constitution que le BUREAU Intégré des Nations Unies( BINUH) avait supporté la décision de Jovenel Moïse de renvoyer deux tiers du Sénat. Je rappelle pour le Bureau Intégré des Nations Unies que c‘est en application de l’Article 134-2 de la Constitution que le Président Martelly avait laissé le pouvoir le 7 Février 2016 alors qu’il avait prêté Serment le 14 Mai 2011. J’invite le Bureau Intégré des Nations Unies à Comprendre enfin la Nécessité d’accompagner le Peuple Haitien pour réussir la Transition inévitable qui s’annonce en vue de doter le Pays d’institutions Capables de matérialiser le Changement économique et social tant rêvé par la population.”,indique-t-il dans cette note.

    “Seul un Accord Politique inclusif, basé sur le Respect de l’Article 134-2 de la Constitution, nous permettra d’éviter le Chaos et d’engager le Pays dans une Transition de Rupture ayant pour Feuille de Route: Le Procès PETROCARIBE, la Conférence Nationale, la Nouvelle Constitution et l’organisation d’élections crédibles et honnêtes. Entre Temps, la Mobilisation doit continuer pour forcer Jovenel Moïse à quitter le pouvoir bien avant le 7 Février 2021”, conclut-il.

    A lire aussi :

    – Haïti – André Michel – La Lime – ONU

  • 15 juin 2020, 12 ans depuis la mort tragique des  quatre musiciens de Barikad Crew

    15 juin 2020, 12 ans depuis la mort tragique des quatre musiciens de Barikad Crew

    Le 15 juin est la fête du drapeau au Danemark.

    15 juin 1667 : La première transfusion sanguine est effectuée avec le sang d’un agneau par Jean Baptiste Denis.

    15 juin 1752 : Invention du paratonnerre par Benjamin Franklin.

    15-06-1792 : Première Commission civile.- Le decret de la Législative en France accorde les pleins pouvoirs aux membres de la première commission civile à Saint-Domingue, les Commissaires : Roume, Mirbeck et Saint-Léger. Ils disposent d’une force armée de 14.000 hommes.

    15 juin 1799 : marque le début de la guerre du Sud.- Le Général Rigaud  accepte la guerre que veut lui livrer le Général en chef de Saint-Domingue, Toussaint-Louverture.

    15-06-1802 : Embarquement de Toussaint Louverture sur le « Héros ». – Il a été arrêté le 7 juin à Ennery, suite à un acte de trahison du général Brunet.  Il  fut conduit d’abord aux Gonaïves où on l’embarqua sur la frégate « Le Créole » en direction du Cap. Une fois arrivé à destination, il fut transféré sur le navire « Le Héros » qui le porta, durant un voyage de 25 jours, en France où il rendit l’âme le 7 avril 1803.

    15 juin 1811 : Remise en vigueur du Code civil français dans le Sud. – Le département du Sud, alors en rébellion contre l’Ouest (République d’Haïti), dirigée par Alexandre Pétion, avait à sa tête André Rigaud.

    15 juin 1943 : naissance de Johnny Hallyday, chanteur français  qui est décédé le 5 décembre 2017

    15 juin 1957: Le gouvernement militaire, par la publication d’un décret, interdit  au commerce de se mettre en grève.

    Le 15-06-2008 ramène la mort de trois jeunes rappeurs du groupe Barikad crew. K-Tafalk (Jean Walker Sénatus), Déjà-Voo (Junior Badio), Dade (Jhonny Emmanuel), un batteur ainsi qu’un chauffeur ont péri dans un tragique accident de la route. Tout le pays etait sous le choc. Cet accident a eu lieu sur la route de l’aéroport alors qu’ils se rendaient au spectacle que donnait radio Caraïbes à la rue Chavannes pour son 59e anniversaire.

    Le 15 juin est aussi la Journée mondiale de lutte contre la maltraitance des personnes âgées et la Journée mondiale du vent.

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  • Haïti-Justice : poursuite de la grève des magistrats

    Haïti-Justice : poursuite de la grève des magistrats

    Prolongement de la grève, les magistrats ne comptent pas baisser les bras

    Dans une note conjointe, l’association professionnelle des magistrats (APM), le réseau national des magistrats haïtiens(RENAMAH), l’association des juges ee Paix haïtiens ( AJUPHA) et l’association nationale des magistrats haïtiens (ANAMAH) annoncent le prolongement de la grève générale décrétée au sein de la magistrature haïtienne.

    Ces professionnels ne comptent pas abandonner tant que leurs revendications ne soient pas satisfaites. Ils réclament de meilleures conditions de travail, dont des matériels de travail nécessaires et appropriés à cette période pandémique; le renouvellement, sans délai, des mandats des Juges des Tribunaux de Première Instance et de ceux des Cours d’Appel;

    Le transfert de compétence du personnel judiciaire (greffiers, huissiers audienciers) au Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) conformément aux engagements pris à cet effet par le Pouvoir exécutif à travers le Protocole d’Accord conclu avec le Conseil en date du 20 octobre 2017; le transfert du budget d’investissement du Pouvoir Judiciaire au CSPJ; le paiement des arriérés de salaire des Magistrats du Parquet et de meilleurs traitements face à la montée galopante de l’inflation.

    Cette note est signée par le Magistrat Wando SAINT-VILLIER, Président de l’APM, le Magistrat Ikenson EDUME, Président du RENAMAH, le Magistrat Michel DALEXY, Président de l’AJUPHA et le Magistrat Jean Wilner MORIN, Président de l’ANAMAH

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    – Haïti – Grève – Magistrat

  • Le BINUH encourage la réforme constitutionnelle comme une opportunité pour relancer le pays

    Le BINUH encourage la réforme constitutionnelle comme une opportunité pour relancer le pays

    Le BINUH encourage la réforme constitutionnelle comme une opportunité pour relancer le pays

    Le Bureau intégré des Nations Unis en Haïti (BINUH) a publié une tribune sur la situation socio-politique du pays en mettant accent sur les problèmes politiques créés par la constitution en vigueur. Dans ce contexte, aggravé par l’impact de la pandémie de la COVID-19, le BINUH dit noter une reprise avec une intensité renouvelée ces dernières semaines, de la polémique autour de la durée du mandat des élus notamment le président.

    « Cette controverse trouve son origine, entre autres, dans les ambiguïtés d’une constitution qui, produit de son époque, peine à refléter la réalité et les besoins d’un pays qui a évolué au cours des trois dernières décennies. Elle reflète également l’absence d’un conseil constitutionnel, seul apte à arbitrer de tels débats ; une illustration parmi des nombreux dysfonctionnements institutionnels qui paralysent l’action de l’État et le fragilisent davantage, avec de lourdes conséquences sur tous les aspects de la gouvernance du pays », écrit le bureau politique de l’ONU en Haïti.

    Dans cette tribune, les Nations unies plaide ouvertement pour une reforme constitutionnelle pour éviter des crises politiques liées à l’exercice du pouvoir et à aux interprétations différentes du dispositif constitutionnel. « Malgré ses effets néfastes sur l’ensemble de la vie nationale, la crise actuelle offre au pays une opportunité unique d’initier un cercle vertueux en rebâtissant des fondations solides et durables et en s’attaquant à l’un des nœuds gordiens qui entravent la marche en avant du pays. Une réforme constitutionnelle profonde permettrait de remédier aux défaillances du système de gouvernance actuel et de créer des conditions plus propices à la stabilité institutionnelle, à la bonne gouvernance, et au respect de l’état de droit; trois caractéristiques plus que jamais indispensables à l’essor du pays », a indiqué le BINUH.

    Toujours pour le BINUH, une réforme de la charte constitutionnelle fait l’objet d’un large consensus au sein de la société haïtienne. Alors, il appartient donc aux différents acteurs de surmonter leurs différends afin de parvenir à un terrain d’entente permettant de la réaliser. « Haïti a besoin que toutes ses forces vives soient fédérées pour le bien du pays et de sa population, et que les prochaines élections soient caractérisées par une participation active et responsable de tous. Nous nous tenons prêts à appuyer les institutions nationales et les différents acteurs dans l’organisation d’élections crédibles, transparentes et inclusives, contribuant à un retour à la normalité institutionnelle dans un climat apaisé », ont inusité les Nations-Unis.

    Loin de prendre position, le BINUH dit n’avoir aucune vocation à se substituer aux institutions nationales dans l’interprétation de la Constitution. Toutefois il précise que « dans un régime démocratique, les élections représentent la seule voie d’alternance au pouvoir et que les mandats qui en découlent doivent être respectés par tous les acteurs de la société. » Il poursuit en soulignant que l’organisation périodique d’élections libres, crédibles et transparentes, conformément aux échéances fixées par une constitution, garantissent le pluralisme politique et les libertés fondamentales consacrées dans les instruments internationaux ratifiés par Haïti. Leur tenue constitue un pilier essentiel de la démocratie et est indispensable à la désignation de dirigeants légitimes et représentatifs.

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