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  • Haïti: L’essentiel de l’actualité du samedi 2 mai 2020

    Haïti: L’essentiel de l’actualité du samedi 2 mai 2020

    Haïti : l’essentiel de l’actualité

    Ne ratez aucune info, Retrouvez toutes les informations et l’essentiel de l’actualité Haïtienne tous les jours sur Juno7.

    1- Célébration de la fête de l’agriculture et du travail dans le contexte de la pandémie de Covid-19 !

    « Si des mesures urgentes n’étaient pas prises pour sauver les pays en développement, les conséquences économiques de la pandémie de coronavirus pourraient entraîner 500 millions de personnes supplémentaires dans la pauvreté » selon un rapport de l’Oxfam. Haïti à elle seule pourrait avoir plus de six millions de personnes en état de pauvreté et quelque 3 millions en situation d’extrême pauvreté, selon les analyses économiques. C’est éditorial est signé Marie Raphaëlle Pierre.

    2- MonCash annonce plus de 22 mille transferts d’argent du gouvernement

    Le service de transfert et retrait de la compagnie Digicel baptisé MonCash annonce dans un communiqué de presse que les transferts d’argent du gouvernement à la population ont déjà commencé. Pas moins de 22 888 personnes ont reçu une allocation de la part du gouvernement en date du jeudi 30 avril.

    1 million 500 mille familles sont ciblées dans le cadre de cet accompagnement financier qui se chiffre à 3 mille gourdes par bénéficiaire.

    3- Covid-19:la Fondation Réginald Boulos donne 500,000 gdes à la fondation Julia and Jade

    Pour limiter les impacts négatifs du nouveau Coronavirus en Haïti, la solidarité citoyenne poursuit son cours. Le plus réjouissant dans tout cela, c’est que les donateurs ciblent majoritairement les institutions non-gouvernementales impliquées dans la lutte contre la pandémie du covid-19. La Fondation Réginald Boulos fait partie de cette catégorie.

    En effet, le mardi 28 avril 2020, en visite à Jérémie, une délégation de la Fondation Reginald Boulos composée de Schultz Simpssie Cazir, Marc André Daniel et du Dr Emmanuel Samedy, a remis un chèque de 500,000 gourdes aux représentants de la Fondation Julia and Jade. Gabrielle Paul, en tant que coordinatrice, a reçu le chèque au nom de la fondation Julia and Jade.

    4- L’État octroie 50 millions de gourdes aux écoles professionnelles reconnues par l’INFP

    Le gouvernement a octroyé une enveloppe de 50 millions de gourdes à l’Institut national de la formation professionnelle (INFP). Cet argent est destiné à aider des centres de formation professionnelle durant la periode d’urgence sanitaire.

    Cette subvention accordée aux écoles professionnelles est un pari gagné pour la secrétaire d’État souligné Maguy Durce qui dit avoir entrepris des démarches sur de multiples fronts depuis tantôt 3 ans afin que l’INFP puisse bénéficier de dix pour cent (10% ) au moins de toute enveloppe budgétaire affectée au Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle.

    5- Prophane Victor remplace Denis Cadeau à la tête du parti BOUCLIER

    Le Parti politique Bouclier, allié du pouvoir en place, a tenu le jeudi 30 avril 2020, à Petite Desdunnes, commune de l’Estère, une réunion à l’extraordinaire. Cette rencontre avait trois objectifs : analyser la conjoncture sociopolitique et économique, réfléchir sur la pandémie mondiale du Covid-19 et procéder à l’élection d’un Nouveau Comité Exécutif à la tête du parti.

    Après l’épuisement de l’ordre du jour de la réunion et vote des 21 délégués, membres du directoire national , l’ancien député Prophane Victor a été élu à l’unanimité comme président du Nouveau Comité Exécutif du parti politique Bouclier. Il remplace à ce poste l’actuel sénateur des Nippes, Denis Cadeau, devenu l’un des vice-présidents du Directoire Naltional et Grand Conseiller du parti.

  • Covid-19: l’UE soutient I’Amérique latine et les Caraïbes

    Covid-19: l’UE soutient I’Amérique latine et les Caraïbes

    L’union européenne (UE) annonce son soutien à l’Amérique latine et les Caraïbes à l’heure de la pandémie du Covid-19.

    Alors que chaque État s’isole pour résoudre les problèmes liés au coronavirus, l’Union Européenne vient d’annoncer, dans une note, son appui financier à l’Amérique Latine. En Haiti, l’UE prévoit de mobiliser, en concertation avec le gouvernement haïtien, les fonds qui étaient encore disponibles sur l’enveloppe du programme bilatéral. Il s’agira notamment d’un soutien au Ministère de la santé pour la mise en oeuvre du plan de réponse à la crise du Covid 19. Le paquet global des actions nouvelles ou réorientées pour soutenir les efforts en réponse à la crise pourra totaliser jusqu’à 165 millions d’euros.

    Dans chacune de ces régions l’UE alloue une enveloppe ou encore renforce ses stratégies visant à répondre aux besoins liés au covid-19, 9 millions d’euros ont été décaissés au profit de l’Agence Caribéenne de Santé Publique (CARPHA). Cet argent est destiné à la réponse immédiate au COVID-19, ainsi qu’au renforcement des systèmes de santé dans la région.

    En Jamaïque par exemple, l’UE a financé 29 respirateurs pour des unités de soins intensifs. En outre, la Banque Européenne d’Investissement (BEI) a déjà annoncé qu’elle mobiliserait jusqu’à 5,2 milliards d’euros pour répondre aux besoins urgents de financement dans plus de 100 pays à travers le monde.

    La crise sanitaire ne connaît pas de frontières entre régions ou entre pays. Le défi ne fait que commencer. L’ UE mise sur la solidarité entre les États “Le coronavirus est aussi en train de causer une crise économique mondiale qui augmentera les inégalités et affectera plus durement les plus vulnérables.

    L’Europe et l’Amérique latine peuvent faire beaucoup plus si nous agissons ensemble, en promouvant un agenda multilatéral au G20, à l’ONU et au sein des institutions financières multilatérales, afin qu’il y ait plus d’espace fiscal pour prévenir l’effondrement des systèmes sanitaires et la crise économique et sociale en résultat” écrit l’UE dans une note.

    A lire aussi: Covid-19: l’Union européenne travaille sur la réaffectation de 160 millions d’euros pour Haïti

  • Allemagne : Début des essais d’un vaccin Covid-19 sur l’homme

    Allemagne : Début des essais d’un vaccin Covid-19 sur l’homme

    Les spécialistes en la matière espèrent également étudier la réaction de ce prototype dans l’organisme humain. Les résultats des premiers essais ne seront pas connus pas avant la fin du mois de juin.

    Vendredi 1er mai 2020 ((rezonodwes.com))–Des scientifiques de diverses régions du monde ont travaillé sur des vaccins contre COVID-19.En ce sens, la société allemande BioNTech, en partenariat avec la société pharmaceutique américaine Pfizer, a commencé à tester son prototype chez l’être humain.

    Depuis le 23 avril dernier, le vaccin nommé BNT162 a été administré à un groupe de 12 personnes et cette solution possible à la pandémie sera maintenant testée sur 200 citoyens en bonne santé âgés de 18 à 55 ans, pour être ensuite appliquée dans les groupes à risque et présentant des symptômes du nouveau coronavirus.

    Les spécialistes du domaine espèrent également étudier la réaction de ce prototype dans l’organisme. Les résultats des premiers essais devraient être connus d’ici la fin du mois de juin.

  • Haïti, pays essentiellement agricole : mythe ou réalité?

    Haïti, pays essentiellement agricole : mythe ou réalité?

    par Lopkendy Jacob

    Mail : lopkendyjacobrne@gmail.com 

    Si Haïti est « essentiellement agricole», selon les promoteurs de cette idée, ceux-ci devraient être en mesure de répondre à certaines questions : Quelle sont les filières d’excellence de l’agriculture haïtienne?

    Vendredi 1er mai 2020 ((rezonodwes.com))– En ce qui concerne l’économie, chaque pays dans le monde peut avoir un comportement ou faire des choix de différentes activités de production de richesse. Conséquemment, des grandes lignes économiques sont définies  suivant les ressources disponibles, ainsi que des stratégies de production pour faire asseoir leurs économies. De sorte qu’il y a des pays qui ont sélectionné une ou plusieurs activités dépendamment de leurs potentialités et/ou de leurs objectifs. Ainsi, l’industrie touristique, la technologie, l’agriculture sont entres autres des secteurs d’activités développés par certains pays. 

    Haïti fut longtemps qualifié de pays  « essentiellement agricole ». C’est une  idée très répandue dans la population; elle est reprise dans les médias, enseignée dans les écoles. Si l’idée est très répandue, c’est justement parce qu’elle est très ancienne.

    Pendant longtemps, la principale source de revenus de plus de 60℅ de la population était l’agriculture. On le sait, depuis les grands mouvement de libéralisation de l’économie entamée au début des années 1980, la production agricole a chuté de manière conséquente, au point que plus de la moitié de ce qui se trouve dans l’assiette de l’haïtien moyen est issu de l’importation. Donc, peut-on continuer à répéter, sans analyse, qu’Haïti est un pays essentiellement agricole? Ou devrait-on continuer à ignorer d’autres secteurs d’activité comme l’industrie et rester au rang de pourvoyeur de matières premières agricoles ?

    C’est, il nous  semble, ce qui se dessine si on considère les battages médiatique autour de la question de la production nationale réductible à la seule production agricole. Donc, une réflexion profonde s’impose sur cette affaire par les esprits les plus brillants de la société, puisqu’il s’agit de l’orientation économique du pays.

    Fort de toutes ces considérations, un examen objectif doit être entrepris, non pas uniquement pour évaluer la pertinence de ce postulat «Haïti est essentiellement agricole », mais aussi pour provoquer un débat sérieux sur ce qui devrait être fait.  Ce qui nous permettra d’établir si cette idée tient plus d’un mythe ou de la réalité.  

    Haïti, son histoire à l’agriculture et des considérations 

    Les premiers Européens sont arrivés sur ce territoire en 1492. Ainsi,  commencèrent-ils par exploiter l’île en utilisant les natifs comme main d’œuvre servile, soit dans le travail agricole; ou pour l’extraction des minerais métalliques comme l’or, particulièrement dans les rivières; Dans l’année 1626, près de 5000 écus d’or sont extraits et exportés vers l’Espagne, donc les rivières étaient très riches en minerais, l’or en particulier. Compte tenu de l’abondance des ressources minières sur l’île, les espagnols faisaient de son exploitation leurs principales activités, tout aussi avec eux,  l’agriculture a belle et bien commencé sur l’île. Arrivé vers 1625, les flibustiers français, débarquèrent au nord d’Hispaniola , ce qui provoqua un peu plus tard des conflits  entre les Espagnoles et les Français. Le traité de Ryswick mit fin à ce conflit en 1697; l’île était divisée en deux parties, la partie Est était accordée à l’ Espagne et l’Ouest à la France. Entre temps, l’activité minière s’est considérablement ralenti  à Hspaniola; l’or est devenu de plus en plus rare. Ce qui restait, était de moindre valeur: c’est de la terre cultivable. À la faveur de ces circonstances, les Européens se sont reconvertis en exploitant agricole. Les français,par exemple, dans la partie Ouest  devenue Saint-Domingue, commencèrent par exploiter les terres de manière intensives; elles étaient très productives, et n’étaient pas si épuisées comme aujourd’hui.

    Ils cultivaient de la canne-à-sucre, plante originaire de l’Inde; du café, du cacao, du coton, de l’indigo, entre autres jusqu’à la fin du XVIIIème siècle. Bien qu’à travers l’histoire, on a surtout parlé de production de la canne-à-sucre sans doute à cause des transformations  apportées dans la colonie de Saint-Domingue entre 1698 et 1742 pour imposé la canne-à-sucre comme culture principale. Il n’en demeure pas moins que, le café a été aussi l’une des cultures très productives de la colonie française à Saint-Domingue dans la mesure où l’exportation atteignait 30000 tonnes en 1791. Par contre, la production sucrière de 793 sucreries représentait plus de la moitié de l’exportation de la colonie dans le bilan économique de Saint-Domingue vers 1789. Le pays est alors devenu le premier producteur de sucre et la colonie française la plus riche grâce à l’agriculture.

    En dépit de l’importance de  ces données, la bonne chose n’est pas d’accepter que le réel du secteur agricole haïtien reste  figé dans l’histoire en pensant à exhiber des chiffres du passé et a faire d’Haïti un pays «essentiellement agricole», sans prendre en compte les nouvelles réalités climatiques, environnementales, sociales, économiques et géographiques du pays. Car ces facteurs sont modifiables, l’agriculture en est probablement aussi, puisqu’elle dépend en partie de ces facteurs. Le sol  d’ Haïti, après plus de deux siècles qu’il subit les assauts  via des aléas naturels et des actions anthropiques presque sans repos, il est fortement dégradé, enfin ils se sont fait démarqués  de l’agriculture à  petit pas. Donc, les dégâts sur ce plan sont considérables et la productivité ne sera pas la même.

    Autres considérations, les terres étaient grandement destinées à l’agriculture dans les périodes coloniales et la colonie a été prospère à la faveur de cette activité. Cependant, les esclaves ont été quasiment sans droit et privilège mais seulement avec des obligations, celle de travailler au profit de leurs maîtres. Ils produisaient principalement pour la métropole française, ce qui est consommé par les esclaves dans la colonie est une miette dans la production. Ils n’avaient pas pouvoir de décision sur la production ni sur la quantité ni sur la qualité de produits à consommer, malgré la quantité et les qualités récoltées. Dans les périodes postcoloniales, surgir une nouvelle réalité tant sur le plan social que géographique. Une augmentation de la population  de manière exponentielle, ce qui était différent pendant l’esclavage, et l’obtention de certains droits et privilèges.

    La consommation des produits agricoles locaux a également augmenté, c’est la destruction des biens. Aussi, l’occupation des espaces par d’autres activités réduit considérablement les espaces agricoles et ce qui n’était pas envisageable. Car dans la colonie, ils (les nouveaux libres) étaient en captivité, ils les ont entassés, dépouillés de toute liberté de circulation. Ils n’avaient pas à décider de l’utilisation des terres. Libérés de l’esclavage, avec la jouissance de leur liberté, une diversification des activités humaines est développée et des modifications des facteurs socio-économiques et environnementaux sont entrés en ligne de compte. Si bien que, la production agricole sera affectée. Lorsqu’on compare la production des produits agricoles pendant la période coloniale, celle du postcoloniale et l’ère moderne, la différence est considérable.

    Le relief et le climat d’haïti au regard de l’agriculture

    Au point de vue topographique, les trois quart de la superficie du territoire sont dominés par les montagnes et la hauteur moyenne des montagnes est de 180 mètres environ d’où vient son nom terre montagneuse tandis que les plaines ne représentent que 20 % du territoire. Parallèlement, le climat du pays est varié d’une zone à une autre; ainsi deux grandes tendances sont dégagés à savoir une zone humide dans certaines régions du pays  avec des endroits arides un peu partout dans ces régions dites humides; et il y a les zones montagneuses humides. Entre autres, les zones à climat arides couvrent 60 % du territoire or les zones humides et les mornes d’altitudes représentent chacune d’eux 19 % du territoire. Ainsi, les espaces sont configurés de montagnes humide d’une superficie de  près de 37 %;  des zones sèches agricoles de 26 %; des zones plaines à culture unique de 12 %; et des espaces agro-pastorales semi-humide de  6 %. Dans de telle condition, les courbes isohyètes du pays n’expriment qu’une pluviométrie  maximale inférieur à 4000 millimètres de pluie chaque année.

    Fragilisé par la déforestation, l’érosion qui fait son cours étant dominé par des montagnes, les terres sont donc lessivées car les pentes ne sont pas négligeables dans les procédés culturales, puisqu’elles sont supérieurs à 20 %, et qui constituent un obstacle naturel à l’agriculture sur le plan agro-écologique. Aussi, l’agriculture pratiquée en Haïti est celle de subsistance, qui est fortement tributaire des précipitations, semi-archaïque et qui ne prenne pas en compte la technologie et les progrès techniques. Comment ne pas mettre emphase sur ces facteurs alors qu’on prétend l’agriculture est le principal moteur économique du pays. De fait, l’agriculture familiale est celle la plus convenable en Haïti, avec 80 % de montagne, il est incontestable que c’est à la main que les agriculteurs fassent leurs opérations agricoles, une agriculture à petite échelle. Car les espaces ne sont pas accessibles aux engins agricoles et  facilite les opérations agricoles ainsi que l’irrigation, malgré 60 % du territoire constitue des zones arides.

    À tout cela, il faut ajouter le problème de la disponibilité de l’eau, un élément très essentiel dans l’industrie agricole or la majorité des exploitations agricoles restent à la merci de la pluie. On pourrait éventuellement opter pour des cultures qui sont moins gourmande en eau comme au temps temps de la colonisation, le problème de volume dans la production restera intact. Il est vrai que, dans la colonie, une production à grande échelle était de mise. Cependant, les esclaves ont étés forcés de travailler dans de conditions inhumaines, les travaux que devraient réalisés par des machines par exemple, ils leurs ont faits faire sous la contrainte du fouet. Ce ne sont pas les mêmes réalités. 

    Envisager un scénario où l’on arriverait à utilisé les 20 % de plaine du territoire de manière rationnelle avec des moyens technologiques et techniques, l’autosuffisance alimentaire restera par contre probablement un doute par rapport à la quantité d’habitants qui est aux environs de 13 millions. Donc, du point de vue de la configuration topographique, technique, climatique, géographique et environnementales, Haïti présente de complications et beaucoup d’exigences en matières d’agriculture.

     De l’agriculture dans l’économie haïtienne 

    Le secteur agricole est  l’une des activités importante de production de richesse dans un pays. Son apport dans l’économie sera donc déterminé au regard du PIB par secteur. Dans le cas d’Haïti, le secteur agricole est classé au second rang avec 38,1 %, le secteur service au premier rang avec 50,4 % et l’industrie est classée au troisième rang avec 11,5 %. L’écart entre le premier et le deuxième est de 12,3 % et ce du deuxième et du troisième est de 26,6 %. Néanmoins, la population des exploitants agricoles du pays est estimée à un million sur près de 13 millions habitants et représente près de 60 % de la population active. Généralement, la part d’estimation de PIB du secteur agricole haïtien est alors calculé en tenant compte des filières de la sylviculture, de l’agriculture et de la pêche. Près de 45 % des produits alimentaires issus de l’agriculture locale et environ 55% sont des produits de l’extérieur. Les importations des produits agricoles représentent une charge considérable dans la balance commerciale du pays car les exportations des produits agricoles sont largement inférieur aux importations.

    De telle sorte que, 22 % des produits agricoles sont importés en 2015 et seulement 5 % des produits agricoles sont exportés de la même année. Par ailleurs, l’essentiel des exploitations agricoles est en polyculture-élevage et fait avec des matériels rudimentaires. Quant aux importations globales du pays, les produits manufacturiers sont en tête à 52 % et les produits agricoles s’en suivi à 22 %. Bien que les produits agricoles sont en deuxième positions dans les exportations.  Par ailleurs, les principaux produits importés en Haïti entre 2015 et 2017 sont : le riz, maïs, lait, blé, viande, voiture et pétrole. Au niveau de la pêche, malgré entouré d’eau de presque tous les côtés, une pêche artisanale est jusqu’ici pratiquée dans la presqu’île. Le secteur de la pêche n’est pas encore développé : une fois encore ce sont des activités à petite échelle. Cependant, les politiques commerciales du pays sont celles du libéralisme depuis les années 80. En conséquence, le produit intérieur diminue alors que les importations des produits alimentaires augmentent, la production locale agricole est fortement touchée.

    Il est vrai que l’agriculture fait partie intégrante de l’économie comme d’autres secteurs dans son contenu. Mais, comme toute autre activité économique, elle suscite de l’investissement dans un processus d’industrialisation et une ampleur considérable lui sera susceptible. En plus de son industrialisation, son développement dépend aussi de plusieurs autres paramètres comme des politiques économiques raisonnée et elle peut se trouver dans un rang estimable pour son apport dans l’économie nationale. Or manipuler une mauvaise politique économique, d’autres secteurs peuvent partiellement ou totalement l’affecter également. Alors qu’elle peut classer même au premier rang par rapport à la faiblesse de la production globale, mais en substance cela ne sert pas vraiment à de grandes choses. Et, compter sur le secteur comme le poumon d’une économie est une farce à destin.

    Conclusion

    Dire qu’Haïti est essentiellement agricole c’est donc être partisan de l’idée selon laquelle le secteur agricole haïtien est particulièrement le moteur de l’économie haïtienne. Cette pensée est plus qu’une prétention, d’abord c’est une bêtise véhiculée à la faveur d’une caprice héritée d’un sous-développement chronique. Car les pays sous-développés, de très souvent, ont tendances à se réfugier uniquement dans l’agriculture, faute de n’a avoir pas attraper le grand mouvement d’industrialisation débuté en Europe dans la seconde moitié du XVIIIème siècle. Dans la division internationale du travail, ces pays sont classés comme pourvoyeur de mains-d’œuvre et de matière première agricole et/ou minière.  

    Si Haïti est « essentiellement agricole», selon les promoteurs de cette idée, ceux-ci devraient être en mesure de répondre à certaines questions : Quelle sont les filières d’excellence de l’agriculture haïtienne? C’est-à-dire dénombrer les filières de l’agriculture haïtienne qui ont un poids considérables sur le marché international en terme de volume. Quel est le fort apport de l’agriculture dans le bilan économique d’Haïti? Selon les données existantes, ces questions n’auront pas probablement de réponses intéressantes. Au moins, une activité dite essentielle dans un pays doit pouvoir répondre même à  travers une filière dans le secteur. Par exemple : le Brésil qui n’a même pas considéré l’agriculture comme une activité économique essentielle, le PIB du secteur est seulement  6,6 %. Alors que, le café est l’une des filières d’excellences du pays. Il produisait 3,7 millions de tonnes de cafés en 2018.

    Imaginez-vous une activité dite motrice d’une économie n’est jusqu’ici pas encourageante à travers les chiffres dans la mesure où l’une des cultures les plus exportés dans le temps, le café, est à  son plus bas niveau, soit seulement 1000 tonnes sont exportés en 2017. Sur le plan politique, on peut constater une absence de stratégies  de la part de l’État en vu de faire progresser le secteur. Au contraire, certaines décisions de l’État sont décourageantes, telle que la politique néolibérale appliquée depuis les années 80; il n’existe aucune protection pour les exploitants agricoles. Par ailleurs, ceux qui se consacrent à l’agriculture, les paysans, subissent des discriminations. Comment une activité qui serait le moteur de  économie n’est pas encouragée de part et d’autre?

    En tout état de cause, l’agriculture n’est pas le principal potentiel productif du pays, non plus elle n’est pas le principal secteur de développement économique jusqu’à dâte. Car les données topographiques, climatiques, géographiques, politiques et environnementales nous montrent l’impossibilité pour Haïti de faire de l’agriculture à grande échelle et mécanisée, c’est-à-dire moderne.  Il est certain que cette activité, quoique très important, ne peut être inscrite comme promoteur de la croissance économique tant désirée. Dire qu’ Haïti est «essentiellement agricole» ou faire de la promotion pour la production nationale réductible à la production agricole comme fer de lance  de l’économie nationale est du pur angélisme voire de la mascarade.

    Notices bibliographiques

    1. Paul Moral, 1995. La culture du café en Haïti : des plantations coloniales aux jardins actuels, dans les cahiers d’outre-Mer, revue géographie, No 8-31. Pages 233-256.
    2. Disponible sur le https://www.herodote.net/D_Hispaniola_a_Haiti-synthese-174.php
    3. Disponible sur le http://www.fao.org/haiti/fao-en-haiti/le-pays-en-un-coup-doeil/en/
    4. Disponible sur le https://publications.iadb.org/publications/french/document/Restauration-de-la-D  comp%C3%A9titivit%C3%A9-du-secteur-du-caf%C3%A9-en-Ha%C3%AFti.pdf
    5. Disponiblesurle  http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMImportExportPays?codePays=HTI
    6. Disponible sur le http://agriculture.gouv.ht/statistiques_agricoles/Atlas/parcelles.html
    7. Disponible sur le http://www.acs-aec.org/index.php?q=fr/trade/le-developpement-durable-base-sur-l-agriculture
    8. Disponible sur le  https://www.fellah-trade.com/fr/filiere-vegetale/fiches-techniques/canne-a-sucre
    9. Disponiblesurlehttp://agriculture.gouv.ht/statistiques_agricoles/Atlas/thematique_generale.html
    10. Disponible sur le http://opendata.investhaiti.ht/kequwld/agriculture-commerce
    11. Disponible sur le https://www.google.com/amp/s/lenouvelliste.com/article/177092/la-repartition-du-nouveau-budget-vue-par-kesner-pharel/amp
    12. Disponiblesurlehttps://www.cahiersagricultures.fr/articles/cagri/full_html/2017/05/cagri160197/cagri160197.html
  • Le rationnement drastique d’électricité à Port-au-Prince se poursuit jusqu’à la mi-mai, annonce le DG de l’Ed’H ne misant plus sur Varreux 3

    Le rationnement drastique d’électricité à Port-au-Prince se poursuit jusqu’à la mi-mai, annonce le DG de l’Ed’H ne misant plus sur Varreux 3

    Mais l’Ingénieur Hervé Pierre-Louis a-t-il pensé aux classes en ligne établies par le Ministre Agénor ?

    La production d’électricité est l’un des grands problèmes du pays, mais qui serait moins grave que la corruption. Malgré les promesses de campagne de Jovenel Moïse, d’électrifier le pays 24 heures sur 24, la plupart des régions peuvent bénéficier de ce service entre trois et quatre heures par jour. Avec le rationnement actuel, plusieurs quartiers de la capitale sont privés d’électricité depuis des jours. Les lampadaires solaires de Lamothe, dont les services d’entretien n’ont jamais été entrepris, font penser tout justement à un autre gaspillage de fonds de Petro Caribe…

    Vendredi 1er mai 2020 ((rezonodwes.com))–Le sévère rationnement de l’électricité que la capitale haïtienne a connu ces dernières semaines devrait se poursuivre jusqu’à la mi-mai, ont confirmé les responsables du secteur de l’énergie.

    Hervé Pierre Louis, directeur de l’électricité en Haïti, une institution d’Etat en faillite, a déclaré à une radio locale que les turbines de la centrale hydroélectrique de Péligre, actuellement en panne en raison de la saison sèche, peuvent être redémarrées à cette date.

    L’installation, située sur le fleuve Artionite, qui prend sa source en République Dominicaine, a une capacité d’environ 36 mégawatts et, avec d’autres centrales, fournit de l’électricité à Port-au-Prince. Pour l’instant, la production totale ne dépasse pas 70 mégawatts, ce qui est insuffisant pour la zone métropolitaine, qui a besoin de plus de 200 mégawatts.

    Pierre Louis a également signalé l’impossibilité d’utiliser les infrastructures de Varreux 3, situées à l’entrée nord de cette capitale, en raison d’une procédure judiciaire.

    À la fin de l’année 2019, rappelons-le, le gouvernement haïtien a entamé un contentieux avec la société Sogener, qu’il a dépouillée de ses installations de production d’électricité, et l’a accusée de contrats injustes avec l’État, de surfacturation et d’autres crimes.

    Cependant, depuis lors, elle se bat, toujours sans succès, pour stabiliser ce service, dans la ville la plus importante du pays, et dans d’autres régions.

  • Après le cuisant échec d’Agritrans converti subtilement en $100 millions Sofidai, Jovenel Moïse promet de relancer l’agriculture en Haïti

    Après le cuisant échec d’Agritrans converti subtilement en $100 millions Sofidai, Jovenel Moïse promet de relancer l’agriculture en Haïti

    Des promesses, encore des promesses ! Jovenel Moise, pour le dernier discours de 1er mai de sa présidence, a déclaré avoir passé des instructions à son ministre de l’Agriculture qui, en fait, est totalement impuissant face « à cette famille » versée dans la surenchère des sacs d’engrais dans la vallée de l’Artibonite.

    Jovenel Moïse s’est adressé à la nation vendredi et a exhorté les différents ministères à mettre en œuvre le plan récemment élaboré pour gérer ce secteur plus rapidement.

    Vendredi 1er mai 2020 ((rezonodwes.com))–Si le président Jovenel Moise avec la compagnie Agritrans (un projet électoral trompeur) n’a pas su réellement « ouvrir la voie à l’exportation » des produits haitiens, des figues-bananes en particulier, on est maintenant en droit de se demander par quelle filière, il va devoir arriver à relancer l’agriculture en Haïti quand le pays, avant covid-19, ne dépendait que des importations en dépit d’une itinéraire de caravane inclue dans une prolifération de propagande bien ficelée.

    Au milieu de la lutte contre le Covid-19 qui touche Haïti, le président Jovenel Moïse a réitéré vendredi « l’urgence du développement agricole, afin de faire face à la période post-pandémique« . Pourtant, le 1er mai 2017 était vu comme une ère du changement que traînait derrière elle une caravane dont aujourd’hui, les conclusions ne correspondent plus aux objectifs définis dans le plan de mission voilé et aux constatations détaillées. La caravane passe, Agritrans sort du marasme financier en changeant de nom, mais avec la même mission. Du faire-semblant !

    Pendant que le président Jovenel Moise récitait son papier tout en en s’assurant que les pauvres paysans de la campagne « kap gade’m la konni-a« , la FAO met en garde quelque 65 pays sur 77 incluant Haïti, qui ont connu une augmentation de la sous-alimentation entre 2011 et 2017, contre un nouveau risque de l’augmenter en raison du ralentissement économique annoncé par les agences internationales.

    « Nous sommes déjà en mai, la saison des ouragans est en juin. Cela n’augure rien de bon. Le secteur agricole est le secteur le plus touché par les catastrophes naturelles« , a indiqué le président Jovenel Moise qui pense pouvoir arriver uniquement par des promesses à juguler le problème de l’agriculture en Haïti alors que son projet de bananes a connu un cuisant échec et que pas une seule cargaison de bananes n’a réellement été vendue sur le marché européen.

    Moise a profité pour annoncer qu’une douzaine de systèmes de pompage solaire, dons de Taiwan, ont déjà été installés dans le pays, capables de produire de 900 à 1.200 gallons d’eau par jour, et l’exécutif s’apprêterait à « commander » un autre groupe d’équipements de ce type. Parallèlement, FAO a déclaré vendredi que la coopération et l’assistance internationales seront nécessaires pour aider les nations les plus pauvres et soutenir l’accès à la nourriture quand leur terre n’a rien produit ou en quantité suffisante pour nourrir leurs habitants. Haïti, avec toutes ses pompes dites installées, inclus dans la liste.

    Le président a également insisté auprès du ministère de l’agriculture sur la nécessité d’adopter des mesures de culture dans différentes régions du pays, ce qui permettra de faire face à la période post-pandémique, qui doit être marquée par une profonde récession économique au niveau mondial, en particulier dans les pays en développement. Mais rien n’est indiqué dans cette partie du discours qu’il fait allusion à Haiti, rongé par la corruption, et l’impunité, des entraves l’entraînant davantage dans la profondeur du sous-développement.

    Sans loi de finances depuis 2018, sans le renouvellement du personnel politique au Parlement, des fonctionnaires a.i. dans les missions diplomatiques d’Haïti, un directeur général de police a.i., un gouvernement illégitime, bientôt des maires intérimaires…le président Jovenel Moise, sans pince de rire, s’est fait sienne cette petite phrase : »Gouverner, c’est anticiper. »

    « En tant que chef d’État« , s’il en est besoin de le rappeler, « je dois me demander ce qui nous attend après le coronavirus« , a indiqué Jovenel Moise, au lieu de se demander comment faire pour bien gérer cette crise ensemble qui ne tiendra pas au fil des promesses. Le chef du régime PHTK, par anticipation, a souligné « la nécessité de nous préparer au scénario à venir.« 

    Mais, en Haïti, les choses n’allaient-elles pas souvent de mal en pis ? Voyons-nous maintenant, il nous faut environ 105 Gourdes pour $1 et nos bananes, nos yan’m, nos melons d’eau, nos oranges… viennent de la république voisine. Vive la fête de l’agriculture…et du travail !

  • Haïti enregistre 4 nouveaux cas confirmés de Covid 19 et deux nouvelles guérisons

    Haïti enregistre 4 nouveaux cas confirmés de Covid 19 et deux nouvelles guérisons

    Au cours de ces vingt-quatre heures, le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) ont recensé 4 nouveaux cas confirmés deCoronavirus et deux nouvelles guérisons

    Vendredi 1er mai 2020 ((rezonodwes.com))– Dans l’avis # 32 portant la signature de son titulaire, Marie Gréta Roy Clémen, le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP)a annoncé vendredi, suite aux résultats des analyses effectuées par le Laboratoire National de Santé Publique, 4 nouveaux cas confirmés de Covid 19 et deux personnes guéries.

    Par ailleurs  les chiffres officiels  des personnes  contaminées par le Covid sont passés  à 85 dont 67 cas actifs (c’est-à-dire des personnes toujours en vie et ayant encore le virus dans leur organisme), alors que 10 personnes ont été déclarées guéries et 8 décès ont été enregistrés.

    Le Ministère exhorte  la population  à  respecter les principes d’hygiène et les règles de distanciation  sociale annoncés par le gouvernement pour faire face à cette pandémie.

    Pascal  Fleuristil 

    pfleuristil@yahoo.fr

  • MonCash annonce plus de 22 mille transferts d’argent du gouvernement

    MonCash annonce plus de 22 mille transferts d’argent du gouvernement

    MonCash annonce plus de 22 mille transferts d’argent du gouvernement à la population ont déjà commencé

    Le service de transfert et retrait de la compagnie Digicel baptisé MonCash annonce dans un communiqué de presse que les transferts d’argent du gouvernement à la population ont déjà commencé. Pas moins de 22 888 personnes ont reçu une allocation de la part du gouvernement en date du jeudi 30 avril.

    “Le processus de décaissement a commencé mais nous voulons porter à l’attention de tous qu’ils ne vont pas recevoir d’un coup cet argent. Le gouvernement a identifié un groupe de 22 888 personnes qui doivent recevoir de l’argent en premier le jeudi 30 avril. Le décaissement se fera graduellement et les bénéficiaires ne seront informés qu’après le décaissement. La confirmation leur sera parvenue par un sms”, a écrit le service MonCash.

    Comme l’a annoncé le chef de l’État depuis un certain temps, la distribution de l’argent cash au profit des familles vulnérables est passée d’une promesse à la réalité. 1 million 500 mille familles sont ciblées dans le cadre de cet accompagnement financier qui se chiffre à 3 mille gourdes par bénéficiaire.

    Par ailleurs, MonCash invite la population et les usagers de ses services à ne pas se fier aux messages qui pourraient être envoyés par des particuliers leur disant de rentrer des codes ou une combinaison de chiffres. La seule façon de vérifier sa balance consiste à composer *202*41*PIN ou code secret#. Aussi à ceux qui n’ont pas encore de compte client MonCash, la Digicel les invite à s’inscrire en composant *202#.

    A lire aussi: Enomy Germain prône une révision à la baisse du prix du carburant à la place des transferts MonCash

  • L’État octroie 50 millions de gourdes aux écoles professionnelles reconnues par l’INFP

    L’État octroie 50 millions de gourdes aux écoles professionnelles reconnues par l’INFP

    L’État octroie 50 millions de gourdes au profit des écoles professionnelles reconnues par l’INFP.

    Le gouvernement a octroyé une enveloppe de 50 millions de gourdes à l’Institut national de la formation professionnelle (INFP). Cet argent est destiné à aider des centres de formation professionnelle durant la periode d’urgence sanitaire.

    “Une enveloppe de ( cinquante ) 50 millions de gourdes est mise à la diposition du sous secteur en vue de venir en aide aux personnels des centres de formation ” a souligné Maguy Durce, secrétaire d’État à la formation professionnelle précisant que cette subvention accordée par le gouvernement aux écoles privées professionnelles sera distribuée strictement aux centres professionnels privés accrédités par l’INFP

    Cette subvention accordée aux écoles professionnelles est un pari gagné pour la secrétaire d’État qui dit avoir entrepris des démarches sur de multiples fronts depuis tantôt 3 ans afin que l’INFP puisse bénéficier de dix pour cent (10% ) au moins de toute enveloppe budgétaire affectée au Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle.

    Madame Durcé a remercié l’administration Moïse/Jouthe d’avoir été à l’écoute du secteur de la formation Professionnelle. Elle salue par ailleurs le Ministre Pierre Josué Agénor Cadet qui l’a accompagnée dans ce combat et souhaite que cette mesure soit pérenne pour le secteur de la formation professionnelle.

    A lire aussi: Covid-19:la Fondation Réginald Boulos donne 500,000 gdes à la fondation Julia and Jade

  • Célébration de la fête de l’agriculture et du travail dans le contexte de la pandémie de Covid-19 !

    Célébration de la fête de l’agriculture et du travail dans le contexte de la pandémie de Covid-19 !

    « Si des mesures urgentes n’étaient pas prises pour sauver les pays en développement, les conséquences économiques de la pandémie de coronavirus pourraient entraîner 500 millions de personnes supplémentaires dans la pauvreté » selon un rapport de l’Oxfam. Haïti à elle seule pourrait avoir plus de six millions de personnes en état de pauvreté et quelque 3 millions en situation d’extrême pauvreté, selon les analyses économiques.

    Bien avant la crise sanitaire provoquée par le Covid-19, plusieurs millions d’Haïtiens étaient déjà dans une situation de chômage, de misère, dans l’insécurité alimentaire, dans l’extrême pauvreté. C’est dans ce contexte économique extrêmement difficile qu’Haïti a célébré ce 1er mai la fête de l’agriculture et du travail.

    En ces temps de Coronavirus, aucune foire gastronomique ni artisanale n’a été organisée pour exposer tant bien que mal les produits agricoles et artisanaux de nos agriculteurs et artisans en ce 1er mai 2020, jour de l’agriculture et du travail. Mais pire encore, nous n’avons pas remarqué une volonté des autorités pour anticiper les projections du Ministère de l’Economie et des Finances qui ne présagent aucune amélioration de la situation économique Haïtienne. Le MEF prévoit une contraction du PIB de 2.7% pour 2020 avec un taux d’inflation proche de 30% à la fin de l’exercice dans les cinq prochains mois.

    Les Ministères de l’Agriculture et des Affaires Sociales et du travail sont totalement absents dans ce contexte de crise sanitaire provoquée par le Coronavirus où des gouvernements ont arrêté les activités économiques pour limiter la propagation du Covid-19 dans leurs pays, ce qui aura certainement un impact négatif sur les pays qui dépendent de l’exportation dont Haïti.

    Aucun programme, en tout cas officiel, du ministère de l’agriculture pour renforcer le secteur agricole, encadrer les agriculteurs dans le but d’accroitre la production des denrées. Ce qui permettrait à coup sûr de réduire l’insécurité alimentaire et augmenter du coup la croissance économique.

    Le Ministère des Affaires Sociales et du Travail, en ces temps de Coronavirus, même à travers ses organes déconcentrés dont OFATMA, CAS, ONA entre autres n’a mis en place aucun programme de protection sociale en faveur des couches les plus vulnérables de la société dont les personnes handicapées, les familles démunies des quartiers précaires et des zones rurales. Les assurés de l’ONA et de l’OFATMA n’ont bénéficié d’aucun accompagnement dans cette situation exceptionnelle.

    La distribution de 3 mille gourdes annoncée par le Chef de l’Etat en faveur de 1 million 500 mille familles ne rentre pas dans le cadre d’une gestion stratégique compte tenu du fait qu’il n’existe aucune donnée statistique fiable pouvant permettre à chacune de ces familles de recevoir ce montant.

    Les grands chantiers annoncés par le Président Jovenel Moise depuis les premiers mois de son quinquennat pour renforcer le secteur agricole dans plusieurs régions du pays dont l’Artibonite, le Sud, le Nord-est, le Nord-Ouest, le Centre…demeurent encore des projets. En ce 1er mai 2020, le chef de l’Etat n’a fait que renouveler ses promesses aux agriculteurs en mettant en cause le Covid-19 qui dit-il a handicapé les actions de son administration dans le sens de la concrétisation de ces projets.

    Dans le contexte de la pandémie de Covid-19 qui pousse de nombreux pays à imposer des restrictions sur l’exportation des denrées dans le but de sécuriser leur population, d’aucuns pensent que le secteur agricole devrait bénéficier d’importants investissements afin de réduire les risques pour que des millions d’Haïtiens tombent dans la pauvreté et l’extrême pauvreté. De ces millions de dollars de prêts et d’aide annoncés ou déjà décaissés par des institutions financières combien seront investis dans la production nationale dont l’agriculture ?

    MRP

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