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  • Si Jouthe Joseph avait raison?

    Si Jouthe Joseph avait raison?

    “L’État n’existe ni sur papier ni dans le réel”.

    En écrivant ces lignes sur les propos du premier ministre haïtien, Jouthe Joseph, je voudrais tout simplement apporter une contribution intellectuelle dans l’éclairage de la population que beaucoup de personnes avisées ont déjà fait avant moi. En fait, je ne suis ni un donneur de leçon ni un partisan du régime, mais je voulais aller à contre-courant des réactions de certains leaders politiques et leaders d’opinion sur ce dossier. Je ne sais pas si Monsieur Jouthe avait fait cette déclaration par connaissance de cause ou par pure fantaisiste. Un fait est certain, une partie de cette déclaration a un peu de fondement. De ce fait, nous allons l’analyser de manière scientifique.

    “L’État n’existe ni sur papier ni dans le réel”.

    Voilà comment le deuxième chef exécutif haïtien du pouvoir PHTK, Jouthe Joseph a qualifié l’État dont il a la charge de diriger. A-t-il raison ou non? Nous ne savons pas, tout simplement, nous allons voir ce qu’on entend par l’État de papier et l’État réel (Pierre Bourdieu, 1991).

     

    Dans la partie “pour commencer “, 3e paragraphe.
    La phrase doit être ainsi :” dans le cadre de cet article, nous nous intéressons à la définition politique ”

    Pour commencer, il est important de définir l’État. En réalité, l’État n’a pas une définition fixe. Il existe plusieurs définitions : politique, juridique, économique, etc. Dans le cadre de cet article, la définition qui nous nous intéressons à la définition politique. Marx Weber dans le Savant et le politique définit l’État comme « une communauté humaine qui revendique le monopole de l’usage légitime de la force physique sur un territoire donné », (Weber, 1919). Selon cette conception, peut-on parler actuellement en Haïti de l’État de papier ou l’État réel? À notre avis, l’État réel n’existe pas en Haïti, ce que nous avons actuellement, est un État de papier. L’État réel est un État qui est en mesure de remplir ses fonctions essentielles : sécurité, santé, éducation, etc. D’après Bourdieu l’État réel n’existe pas sans la nation. Dans un tel État, « les droits de l’homme suivent les droits des citoyens » pour répéter Karl Marx, et « il faut faire entrer le peuple dans le jeu politique » ( Bourdieu, 1991, p. 564). Alors que l’État de papier ou l’État de juriste, selon lui, c’est un État qui existe, mais qui ne remplit pas ses fonctions sociales.

    Les théoriciens de la science politique pour différencier l’État de papier de l’État réel, nous parlent d’État failli (failed state), qui est synonyme d’État faible (weak states), fragile (fragile states), effondré (collapsed states) ou déliquescent (Bouchard, Dénis, 2011, p. 10). Pour l’ONU, l’État failli désigne généralement « un dysfonctionnement des institutions étatiques se traduisant par une incapacité à remplir les tâches normalement dévolues aux États modernes » (L’ONU, Opération de Paix). C’est en effet un État qui ne peut pas assumer ses fonctions régaliennes. Charles Philippe David dans la guerre et la paix, pour citer Fund For Peace décèle au moins 12 indicateurs justifiant la faillite d’un État. C’est en effet le nombre de réfugiés et déplacés; le sous-développement; l’absence des services publics; les violations des droits de la personne; le fractionnement des élites, l’insécurité, la corruption, etc. (David, 2013, p. 114).

    Haïti est-elle dans cette situation? Certes, ce n’est pas pour la première fois qu’elle se trouve dans cette « zone grise » (Philippe Boulanger, 2015, p. 147). L’État d’Haïti a effondré plusieurs fois durant son existence. Mais, cette situation que nous sommes en train de vivre actuellement commence en 2010-2011 avec deux événements majeurs : le tremblement de terre du 12 janvier 2010 et l’avènement de Michel Martelly au pouvoir. Ce sont ces deux situations qui surplombent l’État à ce stade-ci. Un coup d’œil rétrospectif sur l’histoire d’Haïti nous permet de mieux comprendre cette situation.

    En fait, le premier effondrement de l’État a eu lieu avant même l’indépendance, le 1er janvier 1804. C’était l’époque où la colonie avait échappé au contrôle des autorités françaises, après 1789. C’était une situation de chaos. D’un côté, les colons planteurs avec l’Assemblée de Saint-Marc voulaient l’autonomie de Saint-Domingue. De l’autre côté, les affranchis avec Vincent Ogé, Jean-Baptiste Chavanne et autres réclamaient leurs droits politiques. Et les esclaves de leur côté avec Jeannot, Biassou, Jean François, etc., optaient pour la liberté générale. Cette situation chaotique a forcé la métropole française à faire certaines concessions administratives et politiques à Saint-Domingue. De 1789 à 1792, deux commissions civiles composées des commissaires de toute tendance idéologique se succédaient à Saint-Domingue dans le but de trouver un accord politique entre les différents acteurs. Toutes sont échouées, et cette situation a perduré jusqu’à l’affranchissement général des esclaves, le 29 août 1793 (David Rigoulet-Roze, 2011, p. 84). À partir de cette période, un nouveau leader surgit, il s’agit de Toussaint Louverture qui a pris en main cette situation, jusqu’à son arrestation le 7 juin 1802 (Dorsainvil, 1934, p. 139). Toutefois, en octobre 1802, avec le déclenchement de la guerre de l’indépendance la colonie s’effondrait à nouveau jusqu’à la proclamation d’un nouvel État, le 1er janvier 1804.

    Deux ans après, soit le 17 octobre 1806, avec l’assassinat de Jean Jacques Dessalines, le père fondateur de la patrie, un nouvel effondrement a eu lieu. Cette situation perdure jusqu’à l’avènement de Jean Pierre Boyer au pouvoir, en mars 1818 à la mort de Pétion (Ibid., 1934, p. 218). Toutefois, il faut préciser, si dans le Nord, Christophe a réussi à restaurer l’autorité l’État, après son échec pour contrôler toute l’île ; dans l’Ouest et le Sud, l’État restait faible, puisque Jean Baptiste Goman, André Rigaud, Borgela, Gérin, etc., ont déstabilisé la république instaurée par Pétion jusqu’à sa mort. C’est ce que nous appelons le deuxième effondrement.

    Le troisième a eu lieu après le départ de Boyer en 1843 et dure jusqu’à l’occupation américaine en 1915. Même si nous reconnaissons qu’il y a eu quelques progrès économiques sur Geffrard et Salomon, mais l’instabilité demeure. C’était une période de grandes turbulences politiques marquée par toute une série de gouvernements autoritaires et de doublures qui n’avaient pas projets pour démarrer l’économie du pays. Ils arrivèrent au pouvoir soit par les armes soit parce qu’ils participèrent à la guerre de l’indépendance. Vous vous souvenez de la fameuse déclaration de Faustin Soulouque qui disait « Si je suis nommé Président, je saurai me conduire en chef » (Ibid., 1934, p. 252). C’est pendant cette même période d’instabilité, surgissent les premiers partis politiques haïtiens, à savoir le Parti libéral et le Parti national. Aussi paradoxal que cela puisse paraitre, ces partis au lieu de structurer l’espace politique, se livrent dans une véritable guerre frontale jusqu’à la débâcle des libéraux à Miragoane en 1883 (Ibid., 1934, p. 315). De ce fait, on pourrait affirmer que les partis politiques haïtiens ont hérité d’une faiblesse structurelle dérivée d’une opposition farouche entre les élites dirigeantes depuis leur avènement au milieu du 19e jusqu’à aujourd’hui. Sauveur Pierre Étienne dans son ouvrage Haïti, la République dominicaine et Cuba, rapporte que, « de 1084 à 1845, on enregistre 29 insurrections dans le pays; en 1915, à la veuille de l’occupation américaine, on en comptera près d’une centaine » (Étienne, 2011, p. 147). Même pendant le centenaire de l’indépendance, en 1904, la guerre des élites faisait ravage dans le pays. L’économie était en lambeau. À telle enseigne que le vieux président avait déclaré : « Il n’y aurait pas une gourde dans la caisse publique, je vendrais ma chemise pour avoir de l’argent. Il n’y aurait pas de charbon pour faire marcher les navires de l’État, je m’embarquerais dans un canot. Et je serais à mon lit de mort, je me ferais porter sur un brancard. Mais j’irai aux Gonaïves le 1er janvier 1904 pour glorifier les Ancêtres » (Vernet Larose, 2012).

    En fait, l’année 1956 était marquée par de grandes turbulences politiques. Cinq gouvernements provisoires se sont succédé dans l’espace d’un an (Ibid., 2011). Mais, il n’y a pas lieu de parler de l’effondrement, puisque les pouvoirs de l’État et les institutions de la République résistaient jusqu’à la prise du pouvoir par François Duvalier en1957. Pendant ces 29 ans du régime, il y a eu des insurrections, mais toutes étaient matées dans le sang. C’était une forme « d’État sultaniste » (Sauveur, Pierre Étienne, 2007), il n’y a pas eu d’effondrement. Toutefois, la décomposition de l’État a eu lieu en 1986 avec la chute du régime, et par la suite, des coups d’État en sursaut des militaires, malgré l’adoption d’une nouvelle constitution. Cette période d’effondrement demeure jusqu’à l’avènement de René Préval au pouvoir en 1996. C’était une période de crises chroniques dans notre histoire de peuple qui est marquée par le renvoi de l’armée, l’institution malgré ses erreurs, qui a fondé l’État d’Haïti. Elle est aussi marquée par une deuxième intervention militaire sur notre sol en moins que 100 ans. C’est pendant cette même période, soit en octobre 1994, que le parlement haïtien a octroyé l’amnistie à ceux et celles qui ont porté atteinte à l’État pendant les régimes militaires (Ibid., 2007). C’est ainsi l’époque où le Conseil de sécurité de l’ONU par la résolution 917 (S/RES/917/ 1994) a imposé un embargo économique total sur Haïti. Tous ces évènements n’avaient d’autres fonctions que de démembrer l’État.

    Malgré la présence de l’ONU à travers cette mission de paix, les victimes du coup d’État n’ont pas trouvé justice et réparations. C’était une période d’impunité, pour ne pas parler de déni de justice. Tous les escadrons de la mort et les criminels de ce forfait ont trouvé refuge dans les pays voisins, spécialement aux États-Unis d’Amérique et en République dominicaine. En1994, un arrêté présidentiel (17 décembre 1994) créa la Commission nationale de vérité et de justice (CNVJ) pour enquêter sur des crimes commis pendant les trois ans du régime militaire. Après deux ans d’enquête, cette commission « a recueilli près de 5 500 témoignages, identifié 8 867 victimes qui ont souffert de plus de 18 000 violations des droits de l’Homme » (OIF, 2014, p. 42). Jusqu’à présent, à part le procès de Raboteau, aucune autre action n’a encore entrepris pour avoir d’autres procès. Cette justice transitionnelle serait une occasion pour le peuple haïtien de connaitre la vérité sur le coup d’état et de panser des plaies qui méritent d’être pansées.

    En fait, le cinquième effondrement de l’État a eu lieu en 2004. Ces évènements ont fait voler en éclat l’autorité de l’État sur le territoire national. Le paternalisme instauré au lendemain des élections de 2000 avait vitement renforcé par un clientélisme politique (les OP). Avec la prise de pouvoir de Fanmi Lavalas, toutes les institutions du pays étaient réduites à la volonté de M. Aristide (papa Titid ou Ti pè a). Le parlement était à 99% lavalas, le système judiciaire, la police nationale et même le rectorat de l’Université d’État d’Haïti étaient sous la mainmise du président. Comme Aristide symbolisait les institutions, à son départ le 29 février 2004, l’État a complètement effondré. Le chaos régnait à Port-au-Prince et dans certaines villes du pays, avec les Rats qui ne cessaient pas d’imposer leurs lois. Le secrétaire général des Nations Unies d’alors, pour justifier l’envoi d’une deuxième force de maintien de la paix dans ce pays, a écrit ceci : « Lors des troubles récents, la PNH s’est totalement effondrée. Aujourd’hui avec un effectif ne dépassant pas 2 500 fonctionnaires, elle présente un taux de 1 policier pour 3 300 citoyens » (Rapport secrétaire général, 16 avril 2004).

    Comme déjà mentionnés en haut, les deux autres évènements majeurs qui réduisent l’État à néant pendant cette décennie sont le tremblement de terre du 12 janvier 2010 et l’avènement de PHTK au pouvoir avec Michel Martelly et Jovenel Moise. Le premier a quasiment détruit toutes les institutions physiques représentant symboliquement les pouvoirs de l’État (palais national, palais législatif, palais de justice, etc.). Il est considéré par les spécialistes comme le plus meurtrier des derniers siècles et l’un des plus terribles de l’histoire de l’humanité (Robin Lacassin et al., 2013). Il a fait plus que 316 000 morts, 350 000 blessés et 1,5 million de sans-abri (Lucie Guimier, 2011, p. 184). Selon le FMI, la perte enregistrée par ce tremblement de terre est équivalente à 120 % du PIB (Agence France-Presse, 6/08/1/2010). Les conséquences sont désastreuses et les séquelles psychologiques sont gravées encore dans notre conscient. La reconstruction est un échec patent. Jusqu’à présent, certains bâtiments considérés comme patrimoines historiques ne sont pas toujours reconstruits. Ceux qu’on a essayé de reconstruire ne répondent pas la grandeur de notre fierté de peuple.

    En second lieu, l’avènement de Michel Martelly au pouvoir explique la décomposition de l’État et la déchéance morale de notre société. Comme preuve, le PHTK a réduit l’État à sa plus simple expression. Les mythes de solennité, de protocole, de bienséance, de respect, etc., que doivent obéir les fonctionnaires de l’État sont volés en éclat sur ce régime. L’État devient au cœur de tous les scandales et ses agents y sont impliqués jusqu’au coup. La « tissimonie », l’ignorance, l’arrogance, la corruption, les massacres d’État, la chute de la gourde face au dollar US, la faim, le gaspillage des ressources financières, etc., sont des grands maux que souffre le régime. Les rapports de « Petrocaribe » et la « Caravane changement » sont deux éléments qui peuvent justifier nos propos. L’avènement de Jovenel Moise (Nonm Bannann nan) témoigne l’inexistence même de l’État dont Jouthe Joseph avait parlé. Sans diplôme, sans expérience politique et administrative, l’homme de banane arrive à la plus haute magistrature de l’État. Après six mois de gouvernance, ce qui restait de l’économie avait disparu comme une lettre à la poste. L’État n’arrive même pas à honorer ses engagements envers ses créanciers voire de payer ses fonctionnaires régulièrement. Les gangs armés font la loi et contrôlent presque tout territoire de la République. La Commission nationale de désarmement réactivée en 2018 a décelé plus de 76 gangs armés sur tout l’espace national (Nouvelliste, 2/11/2019).

    En somme, nous d’accord sur un point avec le premier ministre, Jouthe Joseph, lorsqu’il affirme que « l’État n’existe pas dans la réel ». Par contre, nous sommes en désaccord avec lui, en affirmant que « l’État n’existe pas sur papier ». Au contraire, ce que nous avons actuellement en Haïti, c’est l’État de papier. Celui-ci existe dans la lettre et dans la forme, puisqu’il y a une constitution définit ses grandes lignes. Même le principe de la séparation des pouvoirs n’est pas respecté. Le président de la République actuel est tout. Il est l’exécutif, le parlement et dans certaines circonstances le judiciaire, puisqu’il peut prendre des décrets. Dans un État réel, ce sont les institutions qui commandent, ce n’est pas la volonté d’un individu. Dans les États de papiers (États faillis), le monopole de la force armée échappe au contrôle des institutions légitimes pour tomber aux mains groupes armés. C’est ce que nous avons actuellement en Haïti. La libre circulation des personnes est réduite et se trouvent à la volonté des bandits. Dans une telle situation, il est impossible de parler de l’État réel, autre que l’État de papier. Sur ce point, Jouthe a raison.

    Mais qu’est-ce qu’il fait pour remédier à la situation comme Grand argentier de l’État? Personne ne sait, sauf lui qui peut répondre. Le premier ministre a-t-il la moralité nécessaire pour dire une telle chose? Oui, si cela entre dans un projet de refondation de l’État qui doit se faire avec la participation de toutes les couches de la société. Ce projet doit avoir comme objectif de faire passer l’État de papier à l’État réel dans un délai défini. Non, si cela entre dans cette logique de propagande pour montrer à l’opinion que rien n’était fait depuis 1804, et que ce sont eux qui vont changer les choses. Il se pourrait bien que cette déclaration fasse partie de cette même logique de propagande, puisque le premier ministre a déclaré dans ce même discours qu’il a déjà terminé avec la réforme de l’État. De quelle réforme parle-t-il? Ce même monsieur quand il avait la commande du ministère de l’Économie et des Finances avait déclaré qu’il allait chercher l’argent de « Petrocaribe », même dans les mains de Jovenel Moïse. À date, combien d’argents a-t-il déjà récupérés? On ne sait pas. Monsieur le Premier ministre quelles mesures avez-vous prises contre le déboisement du pays et le changement climatique quand vous étiez au ministère de l’Environnement? Quelles mesures avez-vous prises dans l’économie pour stopper la déchéance de la gourde face au dollar? Aujourd’hui, vous êtes le premier ministre de cet État de papier, qu’allez-vous faire pour passer de l’État de papier à l’État réel ?

    Si Jouthe Joseph avait raison?

    Maximot Saintima
    Maîtrise en droit international et politique internationale
    À l’Université du Québec à Montréal
    Diplômé en science politique avec une spécialisation en relation internationale toujours à l’uqam

    A lire aussi: Qui veut la peau du Premier Ministre Joseph Jouthe ?

  • Covid-19-Haïti: un employé du MICT testé positif

    Covid-19-Haïti: un employé du MICT testé positif

    Covid-19: un employé du MICT est testé positif à la COVID-19, mais la situation est sous controle, rassure le MICT.

    Face aux rumeurs faisant croire que plusieurs employés du MICT sont infectés par le Coronavirus, le Ministère a publié une note, le 17 mai 2020, afin d’informer et rassurer la population.

    Le ministère précise que seulement un membre de son personnel a été testé positif à la COVID-19. Les autorités du MICT ont donc pris les mesures appropriées en vue d’eviter une contamination à grande échelle. Ainsi tout le service en question a été mis en quarantaine.

    “Outre cette quarantaine domiciliaire, les membres du personnel concernés seront également testés au bout de neuf(9) jours, avant d’être autorisés à reprendre le travail. Des opérations de fumigation et de désinfection notamment au clore, ont été également entreprises au niveau du bâtiment central du Ministère le 17 mai.”lit-on dans cette note.

    Le MICT rassure également que, conformément aux procédures de surveillance épidémiologique liées au nouveau  Coronavirus, toutes les dispositions ont été mises en place afin d’assurer la  sécurité de son personnel et des demandeurs de service en ces périodes difficiles dominées par la propagation de la pandémie.

    A lire aussi : L’ancien sénateur Sorel Jacinthe testé positif au coronavirus

  • Covid-19: Madagascar promet son remède à Haïti

    Covid-19: Madagascar promet son remède à Haïti

    Madagascar promet son remède curatif et préventif contre la Covid-19 à Haïti.

    Pour une lutte plus efficace contre la pandémie de Coronavirus, Haïti se tourne vers l’Afrique. Ce mardi 19 mai, une réunion par visioconférence planifiée par le ministre des affaires étrangères et des cultes Claude Joseph, s’est tenue entre le président haïtien Jovenel Moïse et son homologue malgache, Andry Rajoelina.

    De courts extraits de la vidéo de cette réunion ont été mis en ligne par l’équipe de communication des deux présidents. On y voit un Jovenel Moïse en train de saluer la prouesse du peuple Madagascar d’avoir proposé un remède naturel à base d’artemisia, CovidOrganics, pour aider à combattre la Covid-19, ce fléau mortel mondial.

    Le chef de l’Etat, en plus de proposer une collaboration entre la cellule scientifique travaillant sur la pandémie et les scientifiques malgaches pour une plus grande mise en valeur des plantes médicinales locales dans la lutte, a demandé à son homologue de mettre à la disposition d’Haïti le remède malgache, le CovidOrganics en vue d’aider le pays à soigner ses malades atteints du virus en Haïti. Une demande à laquelle le président du Madagascar Andry Rajoelina a répondu favorablement.

    De son côté, le président malgache a réagi sur son compte twitter. Dans son tweet publié peu après la réunion, il exprime son plaisir d’échanger avec son homologue haïtien Jovenel Moïse. Il donne la garantie qu’il enverra du CVO CovidOrganics à Haïti et mettra ses scientifiques en relation avec ceux d’Haïti.

    Haïti compte aujourd’hui plus de 530 cas de contamination et 21 morts. Le pays commence à faire face à la phase ascendante de la pandémie. Soulignons que la communauté scientifique n’est toujours pas convaincue de l’efficacité de la décoction CovidOrganics.

    A lire aussi: Jovenel Moïse s’entretient avec Danilo Medina autour de la Covid-19

  • Vaccin- Covid-19: l’euphorie chez Wall Street après des premiers essais

    Vaccin- Covid-19: l’euphorie chez Wall Street après des premiers essais

    L’espoir d’un vaccin contre le coronavirus a provoqué lundi 18 mai l’euphorie sur les bourses mondiales. Wall Street s’est emballée.

    Après les premiers résultats encourageants d’essais thérapeutiques d’un vaccin expérimental contre le Covid-19 conduits par la start-up américaine Moderna Therapeutics, Wall Street s’est envolée à la hausse, suivi par le CAC 40 et le DAX qui ont pris plus de 5%. Mais les analystes mettent en garde contre cet emballement. Cette euphorie a gagné le lundi 18 mai toutes les bourses mondiales, rapporte rfi.

    Son nom mrna_1273, ce vaccin est développé par la start-up Moderna Therapeutics, spécialisée en biotechnologie qui est dirigée par le français Stéphane Bancel, ingénieur en chimie biomoléculaire. Cette start-up développe des applications thérapeutiques innovantes.

    Le mrna_1273 consiste à n’inoculer qu’un fragment de l’ADN du virus, dont le potentiel à déclencher une réponse immunitaire est élevé. Les essais de phase 1 ont été réalisés sur 45 volontaires. Les résultats se révèlent positifs selon le laboratoire.

    “Suite à ces résultats encourageants, Moderna Therapeutics doit lancer très rapidement la phase 2 de ses essais cliniques, cette fois ci, sur 600 personnes. Quant à la phase 3 qui doit démontrer la réelle efficacité du vaccin, elle est prévue pour début juillet”,selon rfi.

    Sur les marchés la valeur de l’action de Moderna a augmenté de 30% à l’ouverture de la Bourse américaine grâce à cette avancée même si le laboratoire n’a encore aucun médicament sur le marché.
    Soulignons qu’il faut environ 18 mois pour élaborer un vaccin, selon les scientifiques.

    A lire aussi: La Chine fabrique à grande échelle un possible vaccin au Covid-19

  • Le Brésil, 3e pays au monde le plus touché par la Covid-19

    Le Brésil, 3e pays au monde le plus touché par la Covid-19

    Le Brésil est le 3e pays au monde en terme de cas de contamination, le plus touché avec pas moins de 261 milles cas testés positifs.

    Avec 13 140 nouveaux cas de contamination, le Brésil accuse un bilan de 261 567 cas positifs. Ce qui fait du plus grand pays de l’Amérique latine, le 3e pays le plus touché après les États-Unis et la Russie. Même si les cas de décès restent relativement bas avec 18 375 morts, le pays de Jair Bolsonaro occupe la sixième place mondiale en termes de décès liés à la maladie. Le nombre de cas de guérison est de 100 459.

    En 72 heures seulement, le Brésil a dépassé la France, l’Italie et l’Espagne, bondissant du 6e au 3e rang mondial. Il a dépassé aussi le Royaume-Uni qui en compte près de 250.000.

    Le ministère de la Santé a récemment annoncé qu’il était en train de mettre au point de nouvelles directives pour soigner les personnes infectées. “L’objectif est de commencer le traitement avant que la maladie ne s’aggrave et qu’il soit nécessaire de recourir à une unité de soins intensifs”, affirme le communiqué, sans préciser le type de traitement

    A lire aussi: Covid-19 – Haïti: 533 cas positifs, 77 nouveaux cas et un décès en 24 heures

  • Jovenel Moïse s’entretient avec Danilo Medina autour de la Covid-19

    Jovenel Moïse s’entretient avec Danilo Medina autour de la Covid-19

    Jovenel Moïse et Danilo Medina ont parlé de la Covid-19 et d’autres sujets par vidéo-conférence.

    Pour la première fois depuis la découverte des premiers cas de contamination sur l’île, le président d’Haïti, Jovenel Moïse et le président de la République dominicaine, Danilo Medina ont eu une discussion virtuelle autour de la pandémie ce mardi 19 mai.

    “Je viens de terminer une visioconférence avec mon homologue dominicain, Danilo Medina, sur l’harmonisation de nos interventions face à la COVID-19. Échanges très fructueux”, a écrit le président de la République, Jovenel Moïse sur son compte Twitter.

    Du côté de nos voisins dominicains, c’est le ministère des affaires étrangères qui a annoncé la nouvelle via Twitter. “Lors de cette réunion virtuelle,les présidents de la République dominicaine et d’Haïti ont discuté du traitement de la COVID-19 dans les deux pays, des questions frontalières et du commerce”, précise le tweet.

    Danilo Medina était accompagnée du porte-parole et directeur général de la communication du gouvernement, Roberto Rodríguez Marchena. Jovenel Moïse était lui accompagné du ministre des affaires étrangères, le Dr Claude Joseph.

    La semaine écoulée, les ministres des Affaires étrangères de la République dominicaine, Miguel Vargas Maldonado, et d’Haïti, Claude Joseph, se sont également rencontrés virtuellement pour discuter de la nécessité pour les deux pays de travailler ensemble pour contenir la propagation de la pandémie de la Covid-19 dans les deux pays voisins.

    A date, 13 223 personnes ont contracté la Covid-19, en République dominicaine et 498 sont décédées. Tandis qu’en Haïti le bilan s’élève à 533 cas positifs et 21 décès.

    A lire aussi: L’ancien sénateur Sorel Jacinthe testé positif au coronavirus

  • Haïti : L’essentiel de l’actualité du mardi 19 mai 2020

    Haïti : L’essentiel de l’actualité du mardi 19 mai 2020

    Haïti : l’essentiel de l’actualité

    Ne ratez aucune info, Retrouvez toutes les informations et l’essentiel de l’actualité Haïtienne tous les jours sur Juno7.

     

    1- Covid-19 – Haïti:533 cas positifs, 77 nouveaux cas et un décès en 24 heures

    Le ministère de la santé publique et de la population (MSPP) a informé ce lundi 18 mai que le pays compte 533 cas testés positifs au covid-19. “Le ministère de la santé publique dit avoir recensé 77 nouveaux cas de contamination en date du 17 mai dans le pays. Ce qui porte le bilan à 533 personnes testées positives au Covid-19, 491 actifs, 21 décès et 21 cas de guérison “, peut-on lire dans le communiqué numéro 48 du MSPP.

    Le département de l’Ouest est le plus touché avec 396 cas, dont 43 nouveaux cas de contamination en 24 heures. Port-au-Prince est la commune la plus touchée avec 109 cas. Delmas (102) Petion-Ville (87), Tabarre (30), Croix-des-Bouquets (30), Carrefour (17), Cité Soleil (7) sont les communes de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince où plus de cas de coronavirus sont recensés.

    2- Pour le MSPP, il n’y a pas d’épidémie de fièvre

    Les responsables du ministère de la santé publique mettent en garde ceux qui croient qu’il y a une épidémie de fièvre actuellement en Haïti.

    Dans une interview accordée au Nouvelliste, le directeur général du ministère de la Santé publique, le Dr Lauré Adrien a indiqué que la seule épidémie que le pays connait actuellement est la Covid-19. Il entend mettre en garde ceux qui croient qu’une épidémie de fièvre sévit dans plusieurs régions de la zone métropolitaine. Pour lui toute personne constatant une fièvre doit se référer au système de santé pour une évaluation approprié de son cas.

    3- L’ancien sénateur Sorel Jacinthe testé positif au coronavirus

    Le leader politique très connu et membre de l’opposition institutionnelle, Sorel Jacinthe a publié une vidéo dans laquelle il confirme sa contamination au nouveau Coronavirus.

    “Moi Sorel Jacinthe, ancien député et ancien sénateur confirme avoir été testé positif au nouveau Coronavirus. Samedi matin j’avais un malaise. Mon médecin et moi on s’est rendu au centre Gheskio pour faire le test. Dans l’après-midi on m’a appelé pour me dire que je suis positif à la covid-19”, a-t-il dit avec le calme dans la voix, un masque sur son visage.

    4- La direction de la Radio-télé Ginen informe que la Covid-19 a touché ses employés

    Sans indication particulière sur le nombre et l’identité des personnes contaminées par la Covid-19, la direction de la Radio-télé Ginen a annoncé la nouvelle sur Twitter. “Pour la santé et le bien-être de tous, nous avons pris les mesures nécessaires. On a désinfecté le bâtiment logeant la radio et la télévision. Les employés sont en quarantaine. Soyez prudent restez chez vous !”, a écrit la direction de la RTG.

    Selon les informations dont nous disposons, une employée de la Radio-télé Ginen qui souffrait de fièvre et symptômes grippaux est décédée au cours de la semaine écoulée. Elle n’a pas été testé positive avant de mourir, son cas reste suspect, seul un test post-mortem pourra dire si elle avait vraiment le Coronavirus.

    5- La messe de la St-Yves du barreau de Port-au-Prince sera retransmise sur la TNH

    Les avocats du barreau de Port-au-Prince célébreront la St-Yves le 19 mai prochain. A l’occasion une messe sera celébrée à la cour de Cassation et retransmise à la télévision nationale et sur les réseaux sociaux.

    La Covid-19 oblige, un nombre très restreint de personnes pourra prendre part à cette messe. Par conséquent la messe sera retransmise sur la télévision nationale et sur les réseaux sociaux.

    6- Le commissaire du gouvernement estime imprudent de manifester en ce temps de covid-19

    Ce lundi 18 mai qui marque la 217ème commémoration du bicolore national, l’opposition qui réclame toujours la démission de Jovenel Moïse a décidé de fouler le macadam pour une nouvelle fois contre le pouvoir en place. Dans un communiqué de presse, le Commissaire du gouvernement près le Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince exhorte les membres de l’opposition, organisateurs des rassemblements du 18 mai à se questionner sur les conséquences néfastes de ces initiatives dans un contexte si difficile marqué par la pandémie du Coronavirus.

    7- 217e fête du drapeau : Jovenel Moïse m’entend pas négocier un jour de son mandat

    Alors que l’opposition réclame sa démission ou son départ le 7 février 2021, considérant que son mandat a commencé en 2016, le président de la République Jovenel Moïse a fait un discours pour tirer à boulets rouges sur ceux, dit-il, qui veulent déstabiliser le pays et compromettre son développement. Il a dénoncé des faux “prophètes, des hommes du système” qui prennent le pays en otage, empêchant son développement.

    8- Le SDP condamne le débarquement de Lucmane Delille devant la maison de Nenel Cassy

    Dans la matinée du dimanche 17 mai, le ministre de la justice et de la sécurité publique, Lucmane Delille accompagné de plusieurs agents lourdement armés a débarqué devant la résidence privée de l’ex-senateur Nenel Cassy dans la commune de Gressier à Mariani. Certaines personnes se trouvant dans les parages auraient reçu l’odre de s’allonger par terre dans le cadre d’un contrôle de routine effectué par les agents.

    Dans un communiqué publié le même jour, le Secteur Démocratique et Populaire dit condamner avec la plus grande rigueur cet acte qu’il interprète comme une répression politique ciblant principalement l’ancien parlementaire, opposant farouche au régime “Tèt Kale”. Un acte qui voudrait tuer dans l’oeuf la reprise de la mobilisation, selon le SDP.

    9- Le Comité Central du SPNH-17 présenté officiellement

    Exactement six mois après sa création, le Syndicat de la Police Nationale d’Haïti ayant pour sigle SPNH-17, est officiellement présenté à la nation. Tous les noms qui cachaient derrière cette initiative qui a beaucoup fait parlé d’elle ont été révélés à la presse ce dimanche 17 mai 2020 lors d’une cérémonie organisée au bas Delmas.

    Si Yannick Joseph, coordonnatrice générale du SPNH-17 n’était pas présente pour cause de maladie selon ses frères d’armes, quinze autres membres du syndicat ont répondu présent à l’appel du Comité Central.

    10- MonCash annonce un deuxième décaissement pour 9 198 personnes

    Dans le cadre du programme de subvention du gouvernement haïtien au plus nécessiteux, le service de paiement mobile de la Digicel, MonCash a annoncé dans une note en date du 16 mai, un deuxième décaissement  pour 9 198 personnes.

    Les bénéficiaires verront leur compte moncash augmenter de 3072 gourdes, les 72 gourdes couvrent les frais de retrait. Ils recevront un sms portant le nom du service, les informant du dépot. Notons que le 30 avril 2020, Moncash avait annoncé un décaissement pour 22 888 personnes et ces dépots ont été effectués aussitôt que le service a reçu la liste des bénéficiaires.

  • Mandat d’amener contre celui qui a enregistré la voix de Joseph Jouthe à son insu

    Mandat d’amener contre celui qui a enregistré la voix de Joseph Jouthe à son insu

    Le commissaire du gouvernement près le tribunal de Première Instance de Hinche a écrit au commissariat de police de cette ville, pour demander aux responsables de prendre des mesures nécessaires aux fins de rechercher, de conduire et d’amener devant lui Socrate Simon. Ce dernier accusé de délit de presse et de diffamation a enregistré à son insu le chef du gouvernement, Joseph Jouthe, qui s’est laissé emporté lors d’une rencontre à Hinche, dans le Plateau Central, au cours de laquelle il tentait de désamorcer un mouvement de protestations politiques intenses.

    Après avoir enregistré le chef de la primature, Socrate Simon a rendu publique cette note vocale dans laquelle Joseph Jouthe affirme, sans ambages, qu’Haiti est un pays qui n’existe ni sur papier, ni dans la réalité.

    Cette déclaration dégradante a suscité des vagues de réactions dans les médias et sur les réseaux sociaux. Des membres de plusieurs secteurs du pays ont même appelé Joseph Jouthe à la démission.

    M. Jouthe était obligé de présenter des excuses à la population, reconnaissant avoir utilisé des mots ” un peu trop fort” dans ce fichier audio dans lequel il s’en est pris au ministre des finances, Patrick Boisvert, qui lui avait présenté un budget qui ne reflète pas la vision du président de la République, Jovenel Moïse.

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  • SPNH: Yanick Joseph interdite de quitter le territoire !

    SPNH: Yanick Joseph interdite de quitter le territoire !


    Dans une correspondance adressée au directeur général de l’immigration et de l’émigration, Joseph CIANCIULLI, le commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince , Me Jacques Lafontant, lui demande de prendre toutes les dispositions afin d’interdire la coordonnatrice générale du syndicat de la PNH, Yanick Joseph de quitter le pays.

    « Monsieur le Directeur, le commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince vous présente ses compliments et vous demande de bien vouloir passer des instructions nécessaires, via le service susmentionné, pour que la nommée Yanick Joseph, identifiée par son NIF:009-725-254-7 soit interdit de quitter par les voies aérienne, maritime et terrestre », lit-on dans cette correspondance adressée au numéro 1 de l’immigration.

    Le chef du parquet n’a, cependant, pas donné trop de détails sur cet ordre de d’interdiction de départ.

    Rappelons que Yanick Joseph avait brillé par son absence, lors de la presentation du comité exécutif du syndicat de la PNH.

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