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  • La journée internationale du Jazz en Haïti, célébrée sur la toile

    La journée internationale du Jazz en Haïti, célébrée sur la toile

    La journée internationale du Jazz en Haïti célébrée sur la toile, une initiatiative de la fondation Haïti jazz et de l’ambassade des États-Unis en Haïti

    À l’instar d’autres pays, Haiti a elle aussi marqué la journée internationale du jazz le 30 avril. À l’initiative de la fondation Haïti jazz et de l’ambassade des Etats-unis en Haïti, les fanatiques ont pu, malgré le confinement, savourer les prestations de quelques artistes, à travers de courtes vidéos postées sur les réseaux sociaux. Une quinzaine d’artistes, parmi lesquels James Germain, Pauline Jean, Joël et Mushy Widmaier ont embelli cette journée de célébration virtuelle baptisée “jazz at home”. Divertir les gens tout en les encourageant à rester chez eux pour lutter contre la pandémie, la fondation peut se féliciter d’avoir fait d’une pierre deux coups à l’occasion de cette journée.

    Il est coutume que l’ambassade, chaque année, à l’occasion de cette Journée Internationale, sponsorise le voyage d’un groupe de jazz américain en Haiti, en vue de rapprocher les deux cultures et offrir aux etudiants en musique et musiciens un espace propice à leur developpement professionnel, artistique et personnel. Mais cette année, face à l’isolement imposé par la pandémie, plus qu’en toute autre circonstance, cet echange demeure crucial. L’Ambassade a donc apporté l’art américain jusqu’à nos maisons à travers une série de vidéos des grands musiciens de jazz américains dont Gabrelle Stravelli, Paul Jost et autres, qu’elle partage sur les réseaux sociaux.

    Créée en 2011 par l’ambassadeur de l’UNESCO, Herbie HANCOK, la journée internationale du Jazz met en relief le caractère transcendant de la musique ainsi que son pouvoir pacificateur à travers les vertus du jazz, aux fins de promouvoir le dialogue interculturel, la coopération et la communication internationales.

    “Origines et routes du Jazz Africain”, c’est autour de ce thème que le Cap en Afrique du Sud devait accueillir, cette année, les célébrations malheureusement annulées à cause de la crise sanitaire dans le monde causée par le Covid-19 et qui a déjà emporté la vie de pas mal de légendes du jazz comme Manu Dibango, Henry Grimes et autres.

    Pierre Emmanuella Tanis

    A lire aussi : Journée mondiale de la presse: l’ONU met en lumière le rôle des médias au temps du Covid-19

  • Journée mondiale de la presse: l’ONU met en lumière le rôle des médias au temps du Covid-19

    Journée mondiale de la presse: l’ONU met en lumière le rôle des médias au temps du Covid-19

    Pour cette 27e célébration de la Journée mondiale de la presse, les Nations-Unies allument les projecteurs sur le rôle des médias au temps du Covid-19.

    Ce 3 mai ramène la Journée mondiale de la presse, initiée depuis 1993 sur recommandation de la Conférence générale de l’UNESCO. « Le journalisme sans crainte ni complaisance», est le thème retenu cette année par les Nations-Unies.

    Pour l’ONU, ce thème a toute son importance dans ce contexte épidémique marqué par le Coronavirus. Il permettra de responsabiliser les journalistes et défendre la nécessité d’une presse libre pour contrer les fausses nouvelles qui mettent des vies en danger et sapent la réponse à la pandémie de COVID-19 en promouvant de faux remèdes, des théories du complot et des mythes.

    l’UNESCO et sa Directrice générale, Audrey Azoulay, organiseront un débat en ligne ce 4 mai sur l’importance des médias libres pour fournir au public une information indépendante et fiable, essentielle en temps de crise. Ce débat réunira le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, le journaliste Younes Mujahid, Président de la Fédération internationale des journalistes et d’autres personnalités importantes du milieu médiatique.

    Ce sera l’occasion pour l’UNESCO de présenter également les dernières données de son rapport sur les tendances mondiales 2020, sur l’indépendance des médias et la liberté de la presse en temps de COVID-19, qui sera lancé le 5 mai. Celui-ci montre que près de 42% des plus de 178 millions de tweets liés à la pandémie ont été produits par des robots et que 40% de ces messages n’étaient pas fiables.

    “La désinformation est une épidémie dangereuse”,selon le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

    Le journée mondiale de la presse, célébrée le 3 mai, est une occasion pour : tracer un portrait de la liberté de presse dans le monde; défendre l’indépendance des médias face au processus politique et au système judiciaire; se souvenir des journalistes censurés, emprisonnés ou assassinés et rendre hommage à ceux décédés au travail; sensibiliser sur l’importance du journalisme indépendant; protéger l’accès à l’information et la liberté d’expression.

    A lire aussi :Coronavirus: La liberté de la presse est-elle négociable? Non!!!

  • Haïti-Covid-19: le gouvernement rend obligatoire le port du masque

    Haïti-Covid-19: le gouvernement rend obligatoire le port du masque

    Le gouvernement impose le port du masque dans les lieux publics à partir du lundi 11 mai.

    Le premier ministre Joseph Jouthe, dans un communiqué publié ce samedi, annonce que le port d’un masque pour se protéger contre le nouveau Coronavirus est obligatoire dans les lieux publics du pays. “Le Gouvernement de la République fait obligation à toutes les concitoyennes et à tous les concitoyens de porter un masque dans les lieux publics, à partir du lundi 11 mai 2020, ce, jusqu’à nouvel ordre”, a décidé le chef du gouvernement.

    Cette mesure, dit-il, qui vise à lutter contre la propagation du COVID-19 concerne particulièrement: Les employés sur leurs lieux de travail ; les chauffeurs de camions, d’autobus, de taxis, de motocyclettes; les passagers de transports en commun (routier, aérien, maritime); les citoyennes et les citoyens circulant dans les rues, sur les places publiques, dans les marchés, ou tout autre lieu public ; Toute personne fréquentant les hôpitaux, les magasins, les banques ainsi que d’autres institutions publiques et privées.

    Sans fournir de précision sur la nature des sanctions et les textes de lois qui les ont instituées, le communiqué du premier ministre Jouthe avance que “tous contrevenants à ces mesures seront passibles de sanction conformément à la loi”. Le respect de la décision et les sanctions à infliger pour la violation de cette mesure sont à la charge des Ministères de l’intérieur et des collectivités territoriales (MICT), de la justice et de la sécurité publique (MJSP). Mais si les gens ne disposent pas de masques comment espérer une application stricte de cette mesure?

    À la mi avril, le Premier ministre Joseph Jouthe lui-même, lors de son intervention en direct au CIPC, a confié que le gouvernement  ne dispose pas encore des 20 millions de masques escomptés. Pour l’instant, on sait que l’Association des industries d’Haïti (ADIH) a fait don à l’État haïtien d’un million de masques. Mais quand est-il des 10 millions qui devraient être confectionnés dans les usines du pays ?

    Selon l’annonce faite par le ministre Guy André François Junior en date du jeudi 23 avril, le gouvernement haïtien a déjà procédé à la distribution de seulement 500 mille masques coûtant 50 gourdes chacun pour prévenir le Covid-19. 150 mille de ces masques ont été distribués dans les marchés publics et 90 000 sont distribués dans les neuf départements du pays, à raison de 10 000 masques par département. Pourtant le président Jovenel Moïse avait annoncé le 14 avril la distribution de trois millions de masques notamment dans les marchés publics.

    A lire aussi : Covid-19- Haïti: le ministre Claude Joseph rencontre le Cardinal Chibly Langlois

  • Haïti : L’essentiel de l’actualité du dimanche 3 mai 2020

    Haïti : L’essentiel de l’actualité du dimanche 3 mai 2020

    Haïti : l’essentiel de l’actualité

    Ne ratez aucune info, Retrouvez toutes les informations et l’essentiel de l’actualité Haïtienne tous les jours sur Juno7.

     

    1-Électricité 24/24: Jovenel Moïse prêt à affronter les boycotteurs

    Si les intempéries, la sécheresse, et le réchauffement climatique sont vus par les experts comme les premiers ennemis de la production et le développement agricole, Jovenel Moïse y ajoute le problème de l’électricité. De là étant, il est revenu sur son projet visant à électrifier tout le pays. Le président ne voit pas de développement sans le courant électrique. Celui-ci doit être de très bonne qualité et à un prix abordable, a-t-il souligné.

    Déterminé, il promet de continuer à déranger certains intérêts particuliers afin de défendre l’intérêt de la collectivité. Pour y parvenir, le locataire du palais national demande le soutien du peuple haïtien.

    2-Accusé d’abus sexuel: Dadou Jean Bart dénonce un complot

    Yves “Dadou” Jean Bart continue de clamer son innocence en dénonçant un complot contre sa personne, son honneur et contre le football haïtien. Dans un communiqué publié ce samedi 2 mai, le président de la Fédération haïtienne de Football a dit “réfuter ces accusations d’abus sexuel et les place dans le contexte enclenché depuis 20 ans pour l’évincer de la présidence de la FHF”. Il a déclaré que ses détracteurs, après avoir vainement tenté de le renverser pendant 20 ans avec des accusations de corruption, reviennent à la charge, cette fois-ci en s’adjoignant des collaborateurs étrangers, avec un dossier d’abus sexuel sur des mineures.

    3-Covid-19- Haïti: le ministre Claude Joseph rencontre le Cardinal Chibly Langlois

    Contre la pandémie de Coronavirus, la mobilisation gouvernementale poursuit son cours. Dans cette lignée, le ministre des affaires étrangères et des cultes a effectué une visite de courtoisie dans la métropole du Sud pour rencontrer le cardinal Chibly Langlois et d’autres leaders religieux dont le révérend Alneve Émile de la mission évangélique MEBSH.

    4-Ronald Gabriel parle des opportunités à l’édition virtuelle de la Fintech

    Dans son discours d’ouverture à l’édition 2020 de la Fintech, le directeur général de la banque de la République d’Haïti (BRH) Ronald Gabriel a mis l’accent sur certaines opportunités que les acteurs économiques du pays peuvent saisir considérant les adaptations déjà opérées dans les modes de vie à cause de la pandémie. Selon lui, les acquis des technologies qui ont fait leur preuve dans les économies de transition illustrent la capacité des applications technologiques à transformer l’organisation sociale du travail et les choix individuels à un degré beaucoup plus large de flexibilité dans le cadre d’un marché de l’emploi libéré d’un niveau trop coercitif de contraintes physiques.

  • Venezuela : huit individus abattus, les autorités dénoncent une tentative d’invasion

    Venezuela : huit individus abattus, les autorités dénoncent une tentative d’invasion


    Au moins huit individus impliqués dans ce coup avorté ont été tués lors de cette opération déroulée à l’aube, ce dimanche 3 mai 2020.


    Des fusils d’assaut, des armes de points et des explosifs ont également été saisis, selon ce qu’a rapporté le ministre vénézuélien de la Justice, Nestor Reverol.

    Selon lui, ces mercenaires avaient une double mission : assassiner des officiels du gouvernement vénézuélien et semer la confusion au sein de la population afin de faciliter un coup d’Etat contre le dauphin de Hugo Chavez.

    M. Reverol pointe du doigt les impérialistes qu’il accuse de tout manigancer afin de chavirer le gouvernement légitime de Nicolas Maduro.

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  • AAA reduit de plus en plus en peau de chagrin, 2 membres abandonnent

    AAA reduit de plus en plus en peau de chagrin, 2 membres abandonnent

    L’un des responsables du parti politique « Bouclier », Arios Jean-Charles, a confirmé a Haïti 24 que les deux anciens membres de AAA font maintenant partie de la structure politique dirigée par l’ancien député Prophane Victor.

    Toutefois, Daniel Jean Charles et Evenel Rock n’ont donné aucune précision sur les motifs de leurs décisions.

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  • Qu’en est-il de la liberté de la presse en Haïti ?

    Qu’en est-il de la liberté de la presse en Haïti ?

    Cela semble passer sous silence et sans bruit. Est-ce un oubli ? Pourtant, la célébration de cette journée revêt une importance significative, tenant compte des combats menés contre des régimes totalitaires dans les années antérieures pour établir un climat favorable à l’exercice de la profession de journaliste en toute liberté.

    En effet, cela n’a pas toujours été aisé de critiquer, d’exprimer ses opinions, ses pensées librement, tout en informant la population selon les codes déontologiques du métier de journaliste. L’on se souvient que des anciens chefs d’État et leurs sbires qui opprimaient et menaçaient la vie de ceux et celles qui se risquaient à dire à voix haute leur pensée ou à rapporter les faits.

    Combien en sont morts pour la liberté de la presse en Haïti ? Si les chiffres ne nous informent pas vraiment du nombre, mais beaucoup de militants et d’agents de la presse se sont démêlés et ont donné leurs vies pour que cette génération puisse s’exprimer. Compte tenu de cela, a-t-on le droit d’oublier ?

    De plus, ces derniers ont prouvé que l’on ne peut parler de démocratie sans liberté d’expression et de la presse.

    _Dire, écrire pour se libérer_

    Avant le 7 février 1986, date qui renvoie à la reconquête de la liberté de la presse en Haïti, l’on ne peut et l’on ne doit oublier ceux et celles qui se sont sacrifiés pour permette cette liberté de partager sans crainte et sans aucune forme de représailles ses opinions.

    _Classement d’Haïti au tableau de la liberté de la presse_

    Si les lois relatives à la liberté de la presse ont évolué, les conditions dans lesquelles travaillent les journalistes haïtiens restent précaires. Ils sont victimes du manque de ressources financières, de l’absence de soutien de la part des institutions et d’un accès difficile à l’information.

    Face à tout cela, il est plus qu’urgent de rappeler aux gouvernements la nécessité de respecter leurs engagements en faveur de la liberté de la presse en Haïti, ainsi que les droits des journalistes. Il est plus qu’important de favoriser et faire respecter la liberté de la presse, des médias et des journalistes à faire leur travail dans les règles conformes du métier.

    La situation est telle que Haïti est classée à la 83eme place au Classement mondial de la liberté de la presse cette année. Une nette régression, vu qu’en 2019, l’on se situait à la 62eme place.

    Cela prouve qu’un travail n’a pas été fait et qu’il faut remédier à ce problème.

    Laïka Mezil
    En mémoire des journalistes décédés dans l’exercice de leur profession.

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  • Le coronavirus vient d’un laboratoire chinois, selon Mike Pompeo

    Le coronavirus vient d’un laboratoire chinois, selon Mike Pompeo

    Le virus à l’origine de la pandémie du Covid-19 vient d’un laboratoire de Wuhan, en Chine. Mike Pompeo a dit détenir des preuves immenses qui soutiennent la position de l’administration américaine. «Il existe des preuves immenses que c’est de là que c’est parti», a affirmé M. Pompeo, rapporté par RFI.

    A date, les Etats-Unis restent le pays le plus frappé par la pandémie, avec plus d’un million de cas de contamination dont plus de 66 000 morts.

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  • Yves Jean-Bart accusé d’abus sexuels : Gary Bodeau demande une enquête indépendante

    Yves Jean-Bart accusé d’abus sexuels : Gary Bodeau demande une enquête indépendante

    Depuis la publication de l’enquête du journal anglais « The Guardian » sur les accusations d’abus sexuels sur de jeunes footballeuses, les réactions fusent de tout part. C’est au tour de Gary Bodeau, ancien député de Delmas, de demander à ce qu’une enquête indépendante soit ouverte dans le souci d’établir la vérité.

    « Je me rallie du côté de l’office de la protection du citoyen et des organisations féminines qui sollicitent une enquête indépendante autour de cette affaire. Dadou doit se mettre de côté pendant 90 jours pour attendre les conclusions de l’enquête. Au moins, il doit cela à la société, au football, à sa famille et au pays. Il doit laver son honneur après avoir tant accompli », a écrit Gary Bodeau.

    De plus, Gary Bodeau qui dit privilégier la présomption d’innocence, a rappelé que lors d’une rencontre avec Dadou sur les problèmes du football féminin, il a vu de la passion pour le football féminin dans ses yeux. Il avait l’air d’un bon père de famille, d’un homme de bien qui se soucie de l’avenir des footballeuses.

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  • Haïti – L’absence de transparence dans l’utilisation des fonds pour covid-19 et la mauvaise gestion de la crise sanitaire pourraient exacerber le mécontentement politique, analyse un journal latino-américain

    Haïti – L’absence de transparence dans l’utilisation des fonds pour covid-19 et la mauvaise gestion de la crise sanitaire pourraient exacerber le mécontentement politique, analyse un journal latino-américain

    Haïti est toujours au premier stade de la pandémie, s’accordent à dire les experts.

    Dimanche 3 mai 2020 ((rezonodwes.com))–La stabilité politique précaire d’Haïti ne tient qu’à un fil au milieu de la pandémie mortelle de Covid-19 qui balaie le monde et commence à faire des ravages dans la nation des Caraïbes.

    Avec les nombres de 85 cas confirmés, huit morts et dix cas récupérés, annoncés en fin de cette semaine, les experts s’accordent à dire que le pays se trouve aux premiers stades de ce fléau, et que si des mesures strictes ne sont pas prises pour enrayer sa propagation, la situation pourrait s’avérer « catastrophique ».

    Ils ont même indiqué que, si les pires prévisions se réalisent, 86 % des 12 millions d’habitants pourraient tomber malades et 20 000 perdre la vie.

    Dans ce contexte, à la mi-mars, le gouvernement a déclaré l’état d’urgence sanitaire, un couvre-feu de nuit, la fermeture des frontières et l’interdiction des rassemblements de plus de 10 personnes pour arrêter la transmission du virus dans un pays dont le système de santé est faible et les infrastructures sanitaires insuffisantes.

    Cependant, les crises sociopolitiques récurrentes menacent de perturber les réglementations gouvernementales à un moment où les cas positifs sont en augmentation, sans que la maladie n’ait encore atteint son point culminant.

    La semaine dernière, des groupes de policiers ont manifesté dans la capitale pour exiger de meilleurs salaires, des primes économiques et du matériel pour faire face à la maladie, qui a déjà dépassé les trois millions d’infections dans le monde.

    Les agents ont procédé à une mobilisation avec l’affichage des comportements violents, qui ont expulsé des employés de plusieurs institutions publiques, paralysé les artères et mis le feu à des voitures officielles.

    Cette manifestation s’inscrit dans une saga de protestations qui remonte au début de l’année et a provoqué des affrontements avec l’armée, faisant au moins deux morts et une douzaine de blessés.

    En outre, l’opposition commence à montrer son mécontentement face à la gestion de la crise sanitaire par l’administration Jovenel Moïse, et exige la transparence dans l’utilisation des fonds de l’État et des dons internationaux.

    Le Secteur Démocratique et Populaire, qui a mené en 2019 les manifestations anti-gouvernementales, a dénoncé une prétendue politisation de l’aide accordée en temps de pandémie en faveur des proches du gouvernement, tandis que d’autres plateformes ont mis en garde contre les promesses non tenues du président.

    La faible perception du risque, l’incapacité de la plupart des citoyens à rester chez eux en raison de leur dépendance à l’égard d’une économie informelle, en plus du faible accès à l’eau, et la surpopulation dans de nombreux quartiers vulnérables, font de la lutte contre le Covid-19 en Haïti un complexe qui n’a pas encore été soustrait à l’impact des tremblements de terre, des ouragans et du choléra.

    Même si les pires prévisions ne se réalisent pas, la crise sanitaire peut exacerber le mécontentement politique et mettre à nu les profondes inégalités sociales qui persistent dans le pays, la majorité de la population se situant en dessous du seuil de pauvreté.

    source : Prensa Latina

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