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  • 15,000 dollars récoltés à Boston pour doter Desdunes d’une ambulance

    15,000 dollars récoltés à Boston pour doter Desdunes d’une ambulance

    Desdunes, commune du département de l’Artibonite, pourra se voir bientôt avoir sa propre ambulance afin de desservir les habitants. Lors d’un gala de levée de fonds organisé, 20 octobre dernier, à Boston, par l’organisation Unissons-nous pour l’Avancement de Desdunes, une somme de 15 dollars a été récolté à cet effet.

    Unissons-nous pour l’Avancement de Desdunes entend, par cette initiative, apporter sa contribution au développement de cette commune. Regroupant des ressortissants issus de cette zone de l’Artibonite, l’UPAD, guidée par le sentiment patriotique et le sens du devoir citoyen, a voulu voler au secours de cette localité privée, comme beaucoup d’autres, d’infrastructures sanitaires. Outre l’activité de fundraising organisée en présence de compatriotes de la diaspora, les organisateurs ont de plus rendu hommage à un fils de Desdunes : Fernando Estimé.

    Professeur à l’université, politologue et consultant pour des institutions haïtiennes et étrangères, Fernando Estimé est aussi animateur d’émission axée sur les relations internationales à télévision Caraïbes et contribue quotidiennement à pousser plus loin le débat public sur les questions relatives au droit international et à la diplomatie, mais aussi à déceler les dessous de la géopolitique.

  • OPINION: Alors que la ville des Cayes sombre, le petit caporal PHTK de la mairie s’amuse

    OPINION: Alors que la ville des Cayes sombre, le petit caporal PHTK de la mairie s’amuse

    Depuis le lancement de l’opération Lock, un voile silencieux s’étend sur la ville des Cayes

    D’un côté, les soldats de nuit qui sèment la terreur et de l’autre côté le petit caporal démissionnaire rose de la marie des Cayes, Jean Gabriel Fortuné, qui gesticule dans les radios et lance de temps à autre un appel au dialogue avec le plus minable des pantins yankees.

    Le maire démissionnaire de la ville des Cayes Jean Gabriel Fortuné et l’ancien président de la république Michel Joseph Martelly

    Les autorités se taisent face à la situation chaotique de la ville des Cayes. Et la population qui passe aisément de la colère à la flamme dit son ras-le-bol face à ces dérives. Et comme toujours, les chiens dans les moments critiques se taisaient pour reprendre le poète martiniquais Césaire et ne font que constater les dégâts sans prendre des mesures appropriées pour freiner l’insécurité galopante. La plupart des gens restent cloîtrés chez eux autour de l’heure du thé. Ayant pour compagnie fidèle depuis un mois le black-out généralisé. 24 heures sur 24. Sept jours sur sept.

    Lire aussi: Aux Cayes, commerçants et hommes d’affaires s’associent aux bandits pour survivre

    Et aux Cayes, les gens essaient de ne pas mourir doucement sous les balles assassines des soldats de nuit qui sèment, au moindre vent, des cadavres, ces petits escadrons de la mort armés de machettes et de belles petites flingues aux gueules bien rondes qui nous forcent à aimer les décors grisâtres du sous-sol et à voyager sans nos souliers noirs bien neufs pour le pays sans-chapeau.

    Quand nous sortons, nous essayons de ne pas emporter nos terreurs, ces jolies terreurs que nous enseignent les petits escadrons de la mort comme comment dérouler un joli tapis rouge fait de nos hémoglobines pour laisser passer la belle balle assassine qui se logera dans nos tempes, comme comment apprendre à trimballer et à tripoter nos cercueils sous nos bras quand nous marchons sur les boulevards.

    À regarder « le petit caporal » (expression empruntée à Louis-Philippe Dalembert pour parler du Führer dans Avant que les ombres s’effacent) qui gesticule dans son hôtel Le Manguier et qui demande à tout bout de champ à dialoguer avec le plus minable des pantins des Yankees. Le petit caporal démissionnaire n’a même pas pu (su) gérer les problèmes d’une ville qui s’effondre et se meurt sous des yeux hagards et revient aux côtés de Jovenel Moïse pour essayer de lui sauver la face (allez savoir s’il y a encore quelque chose à sauver !).

    Lire aussi: Aux Cayes, la crise de leadership se transforme en crise humanitaire

    Entre les autorités roses, les « gens de bien », les petits bourgeois réactionnaires qui ne font rien et les petits escadrons de la mort, les jolis soldats de nuit. La population est dans la souricière. Sans oublier les forces policières et leurs violences répressives et démesurées (arrestations illégales, matraquages…) dans le but d’apeurer et de bâillonner les manifestants.

    Le petit caporal rose a préféré s’enfuir – démissionner – et se réfugier dans l’antre du palais (et laisse aller à vau-l’eau la mairie des Cayes qui devient en peu de temps la poule aux œufs d’or à chaque cataclysme – détournement de fonds provenant de l’aide humanitaire ou du gouvernement) et sans aucune honte monsieur le petit caporal revient avec un joli mot à sa belle petite gueule d’animal politique (il le clame toujours haut et fort bombant d’arrogance et de vent sa poitrine dans son costard bleu marine dans toutes les stations de radio hormis VKM -Vwa Klodi Mizo) de dialogue.

    Les hommes et les femmes se meurent. Les plantes et les bêtes se meurent. Les enfants et les chiens se meurent. Toute une ville se meurt – on parle même d’une ville au bord de la crise humanitaire. Tandis que les petits caporaux démissionnaires ; les autorités ; les délégués roses. Tous se cachent dans leurs belles résidences dans les jolies hauteurs de Bergeaud. Loin des feux, des flammes et de la colère de la foule. Loin du chant des balles assassines des soldats de nuit. Loin des cris, des supplications et du ras-le-bol des médecins, des blessés et des mourants de l’Hôpital Général. Encore des hôpitaux qui se ferment. N’allez pas croire que les soldats de nuit allaient épargner les hôpitaux quand même ! Ce sont eux qui détiennent droit de vie et droit de mort et ils violent même les vieilles dames.

    Et où sont passés les petits caporaux roses ? Ceux qu’on appelle « les autorités » ? Où est passé le plus minable des pantins yankees ? Où sont-ils tous passés ? Tous se terrent et attendent que le torrent passe. La seule évidence : Les pneus, les flammes et les colères ne manqueront pas pour que les va-nu-pieds, les indigents et les non-civilisés puissent gouverner la rosée qui se lèvera demain. Et du haut de leurs montagnes, ils sentiront l’odeur de la fumée tout en espérant que les pneus ne seront pas déjà à leurs portes.

    Ervenshy Jean-Louis

  • Les catholiques manifestent pour exiger le départ de Jovenel Moïse

    Les catholiques manifestent pour exiger le départ de Jovenel Moïse

    Une foule de fidèles catholiques a défilé mardi dans les rues de la capitale haïtienne Port-au-Prince pour réclamer à son tour la démission du président, alors que la crise politique paralyse le pays depuis fin août.

    Rassemblés sur le parvis de l’une des principales églises de la ville, les prêtres et religieuses qui avaient lancé un appel à une marche silencieuse ont eux préféré rester apolitiques.

    « Notre marche n’est pas pour dire à un gouvernement de partir ou de rester. Nous voudrions qu’il y ait de meilleures conditions de vie pour le peuple, de la sécurité, qu’il y ait accès à l’éducation, un meilleur accès à la santé, que nous puissions vivre en paix sur ce coin de terre », a expliqué avec prudence le Père Jean-Denis Saint Félix, ajoutant « vouloir s’associer à la marche de tout un peuple en quête de justice ».

    Mais la foule de fidèles ayant répondu à l’appel n’a elle pas caché sa colère contre le président Jovenel Moïse.

    « Jovenel prenez une décision de sagesse, démissionnez: vous êtes président de quoi? Il n’y a plus rien dans le pays, il n’y a pas de nourriture, pas d’hôpital, pas d’école », a hurlé Fausta Maisonneuve, chapelet en main.

    Si ses opposants les plus radicaux contestent sa légitimité depuis son arrivée au pouvoir en février 2017, le président haïtien a catalysé l’ensemble du mécontentement populaire.

    Après la société civile qui manifeste contre la corruption depuis l’été 2018, les secteurs universitaires et artistiques ont rejoint ces dernières semaines le mouvement de contestation appelant au départ du pouvoir de M. Moïse.

    À travers les principales villes du pays, les manifestant exigent d’autant plus la démission du chef de l’État que des entreprises qu’il dirigeait avant son entrée en politique ont été épinglées par la Cour supérieure des comptes comme étant « au coeur d’un stratagème de détournement de fonds ».

    À Port-au-Prince, devant les fidèles défilant mardi en chantant des prières, les contestataires majoritairement jeunes ont enchaîné chants et slogans devenus populaires au fil des manifestations répétées contre Jovenel Moïse.

    « Nous voyons que le président ne peut pas diriger le pays, il est incompétent. Il doit démissionner car la situation sociale est devenue très critique et déplorable », a résumé Osma Joseph, étudiant en sciences de l’éducation.

    Face aux nombreuses manifestations de contestation et par peur des violences qui surviennent parfois en marge des rassemblements, la majorité des établissements scolaires haïtiens gardent porte close depuis plus d’un mois.

  • Haïti-Météo : 4 départements concernés par des averses ce soir

    Haïti-Météo : 4 départements concernés par des averses ce soir

    22 octobre 2019. L’Unité Hydrométéorologique d’Haïti (UHM) prévoit de possibles averses sur quatre départements du pays.

    Selon l’UHM, « la teneur en humidité de l’atmosphère des régions des Grandes Antilles demeure faible aujourd’hui. Cette situation n’y est donc toujours pas favorable au développement des grandes activités convectives. »

    Toutefois, ces conditions ne suffisent pas à écarter la possibilité d’averses de pluie faibles et parfois modérées sur les départements de l’Ouest, du Centre, de la Grand’ Anse et du Sud en fin d’après-midi et en soirée.

    Même cas de figure pour Port-au-Prince et ses environs.

    Température

    * Tmax comprise entre 30 à 34 degrés Celsius ;

    * Tmin comprise entre 22 à 25 degrés Celsius ;

    Lever et coucher du soleil pour Port-au-Prince

    Lever : 06h46mn Coucher :18h21mn

  • Haïti-Crise: Des hôtels ferment leurs portes, des employés mis à pied

    Haïti-Crise: Des hôtels ferment leurs portes, des employés mis à pied

    La situation actuelle est des plus alarmantes. La communauté d’affaires du pays, en particulier le secteur touristique, est touché de plein fouet. Hier, l’Hôtel Best Western Premier qui avait ouvert ses portes officiellement à Pétion-Ville le 4 avril 2013, a annoncé son retrait du pays à partir du 31 octobre prochain en raison de la situation socio-économique et politique qui prévaut dans le pays depuis plus deux mois. En conséquence, une centaine d’employés ont été mis à pied.

    D’un autre côté, Stercha Hôtel, dans une note rendue publique en date du 16 octobre dernier, et dont la rédaction a obtenu copie, a alerté le grand public, en particulier ses principaux consommateurs, la cessation de ses activités. « Chers clients et amis, Stercha Hôtel fermera définitivement ses portes le 20 octobre dans ce dit local. L’ouverture prochaine se fera en temps et lieu dans un nouveau local », selon une note de l’institution.

    L’Hôtel Karibe a trouvé un autre moyen pour faire face à la crise ; quelques employés a ont été mis à temps partiel. « Ce n’est pas de gaieté de cœur que nous nous sommes trouvés dans l’obligation de mettre à temps partiel une partie de notre personnel dont la compétence et la loyauté ne sont pas à remettre en question », lit-on dans une note émanant de la direction de l’Hôtel Karibe.

    Il faut dire que l’institution n’est pas à sa première, en ce qui a trait à cette mesure. On se souvient qu’en février, des employés de l’Hôtel Karibe ont été touchés par d’autres mesures. « Depuis le mois de février, l’Hôtel Karibe comme toute communauté d’affaires du pays, fait face à une situation particulièrement difficile. Comme vous en êtes témoins, avons déjà dû prendre des décisions douloureuses dans le but de soutenir nos coûts », avait indiqué la note, à l’époque.

    Quant à la Brasserie de la Couronne, elle a décidé de suspendre certains contrats de travail. « En raison de cette situation de force majeure se caractérisant par des troubles sociaux à travers tout le pays, nous sommes contraints de procéder à une suspension temporaire de certains collaborateurs pour une période de 15 jours », apprend-on.

    L’imprimerie Deschamps se voit contrainte, elle également, de réduire le nombre d’heures. L’horaire de travail passe de cinq à trois jours. Ce qui a entrainé une réduction de 30% du salaire des employés.

    Depuis le début de l’année 2019, ils sont nombreux les employés qui ont été révoqués. Si aucune étude approfondie ne prend en compte cette situation, son impact est pourtant bien réel dans les familles haïtiennes.

  • Haïti-Crise : « KONEKTE-AYITI » opte pour un projet de société durable

    Haïti-Crise : « KONEKTE-AYITI » opte pour un projet de société durable

    Comme beaucoup d’autres mouvements politiques, KONEKTE-AYITI est partisan d’un départ du pouvoir du président Jovenel Moïse afin de « trouver une issue à la grave crise » qui gangrène le pays. Toutefois, l’organisation insiste sur certaines erreurs à éviter si tant est que, cette fois, l’on souhaite s’orienter vers « une transition avisée ».

    Dans une note portant la date du 16 octobre 2019, KONEKTE-AYITI communique quatre propositions de sortie de crise dans le but d’aboutir – pour ainsi dire – à un véritable projet de société :

    1. Continuer d’exiger le départ du président Jovenel Moïse ;
    2. Organiser un conseil de transition. Repenser la constitution durant les deux années de transition post-Jovenel Moïse, avec la participation populaire ;
    3. Réaliser un procès équitable et historique contre les dilapidateurs des caisses de l’Etat ;
    4. Créer une cellule d’élaboration d’un projet de société pour les 25 prochaines années.

    « Les prochains gouvernements auront à exécuter ce projet de société avec la possibilité de modifier certains points en cas de besoin […] », peut-on lire dans la note en question, signée par quatre membres de la structure dont son coordonnateur général, Allwitch Joly, et son coordonnateur communal, Youry Chevry, maire titulaire de la commune de Port-au-Prince.

    En outre, la formation d’un Conseil Electoral Permanent, avec des techniciens indépendants sous l’observation des représentants de la société civile, devrait être prioritaire en vue d’organiser des élections sur tout le territoire national pour un renouvellement des élus.

    Pour justifier ses propositions, KONEKTE-AYITI mentionne un ensemble de choix effectués à travers notre histoire politique ayant contribué à générer cette crise en Haïti. Le regroupement politique soutient que les périodes postérieures aux diverses luttes menées par les Haïtiens au cours des ans ne sont pas souvent planifiées en faveur de la masse populaire.

    Dans l’ensemble, KONEKTE-AYITI estime qu’après 1986 (départ de Jean-Claude Duvalier) ou encore 2004 (celui de Jean Bertrand Aristide), nous nous retrouvons avec les mêmes problèmes et pataugeons toujours dans de graves crises, sans aucun projet de société résultant de « la concertation de toutes les forces vives et conscientes du pays ».

  • New-York: sit-in devant le siège de l’ONU pour la démission de Moïse

    New-York: sit-in devant le siège de l’ONU pour la démission de Moïse

    Ce sont plusieurs dizaines de citoyens haïtiens qui se sont rendus devant les locaux des Nations-Unies à New-York pour exiger à l’internationale de retirer son soutien au président de la République Jovenel Moïse.

    Plusieurs dizaines de ressortissants haïtiens qui se disent concernés par la mauvaise gestion du pays faite par l’équipe au pouvoir entendaient envoyer un signal clair à la communauté internationale pour lui demander de débarrasser Haïti de Jovenel Moïse, selon l’un des initiateurs de ce mouvement, Edens Desbas, qui s’exprimait sur les ondes de Radio Vision 2000.

    Brandissant des pancartes sur lesquels on pouvait lire entre autres « Stop supporting Jovenel Moïse’s corrupt government ‘ Enough is enough ; stop the bloodshed » (traduction française : arrêtez de supporter l’administration corrompue de Jovenel Moïse ; assez c’est assez ; arrêtez l’’effusion de sang en Haïti) les manifestants s’en sont pris notamment au Core Group qui a récemment a appelé les acteurs politiques haïtiens au dialogue pour résoudre la crise qui sévit en Haïti.

    « Je suis ici parce que la situation est vraiment intenable en Haïti. Le peuple haïtien meurt chaque jour. Jovenel Moïse feint ne pas comprendre la situation. Nous entendons faire comprendre aux Nations unies qu’elles ne peuvent pas continuer à supporter Jovenel Moïse qui se révèle un ennemi puissant de la population haïtienne », a martelé une manifestante.

    Les protestataires n’ont pas raté l’occasion de soulever la question liée à l’implication du président dans la dilapidation des fonds Petrocaribe, selon le rapport de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSCCA).

    « Il est un corrompu. Il participé au détournement des fonds qui devaient mettre le pays sur la voie du développement. Dans aucun pays, on ne doit accepter qu’un corrompu soit président”, ont clamé des protestataires.

    Les contestataires ont dénoncé les différentes missions des nations Unies en Haïti qui, selon eux, n’ont pas donné de résultats satisfaisants.

    Les initiateurs de ce sit-in annoncent une marche pacifique très bientôt pour continuer de demander à l’ONU de lâcher le chef de l’Etat haïtien. Ils projettent de parcourir plusieurs rues de New-York.

  • E-Power réagit et rappelle à l’État ses engagements contractuels

    E-Power réagit et rappelle à l’État ses engagements contractuels

    E-Power une société anonyme, composée de 126 investisseurs haïtiens qui ont investi 57 millions de dollars américains pour construire en Haïti une centrale électrique neuve de 30 Mw https://www.haitilibre.com/article-2112-haiti-economie-e-power-inaugure-sa-centrale-electrique-de-30-megawatts.html afin d’exécuter un contrat signé avec l’État Haïtien et l’Électricité d’Haïti en 2008 est aujourd’hui au centre d’un conflit naissant avec le Gouvernement, qui tente de lui faire signer un nouveau contrat en total infraction avec les engagements contractuels pris envers E-Power.
    Dans une lettre adressée à E-Power S.A. https://www.haitilibre.com/article-29035-haiti-politique-le-gouvernement-prend-des-mesures-pour-ameliorer-la-distribution-d-electricite.html « Le Ministère des Travaux publics, Transports et Communications (TPTC) a ordonné à la Direction Générale de l’Ed’H de vous informer que des dispositions sont prises de manière à uniformiser les contrats d’achat d’énergie.
    Les recommandations de la Commission de pilotage sont appliquées en tenant compte des propositions de changement mentionnées dans le document.
    Le Ministère des TPTC vous transmet pour signature le nouveau contrat qui vous a été proposé lors des réunions avec la Commission en octobre 2015. Du même coup, le Ministère de l’Économie et des Finances attend le retour du document signé par votre institution de manière à ce que le nouveau contrat puisse, dans un bref délai, rentrer en vigueur. »

    Réagissant à cette tentative de l’État, Daniel-Gérard ROUZIER, Président du Conseil d’Administration dans une correspondance adressée aux Ministres Fritz Caillot (Travaux Publics) et Joseph Jouthe (Économie) rappelle les termes du contrats signés avec l’État et met ce dernier en face de ses obligations et responsabilités contractuelles :
    Lettre de E-POWEr S.A :
    Objet : Proposition de nouveau contrat
    Messieurs les Ministres,
    Nous accusons réception de votre courrier en date du 14 octobre 2019 relatif à la proposition de contrat […]
    Premièrement, il convient de rappeler que le contrat existant entre l’État haïtien, l’EDH et E-Power S.A. a été conclu au terme d’un long et transparent processus d’appel d’offres international dont E-Power est sortie gagnante, sans aucune contestation des six autres firmes concurrentes ayant participé à cette compétition.
    Deuxièmement, vous voudrez bien noter que la signature du contrat en vigueur a été accompagnée de l’approbation expresse de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif ainsi que de celle de la Commission Nationale des Marchés Publics, chacune en ce qui la concerne.
    Troisièmement, avant que la Société Financière Internationale, filiale de la Banque mondiale, et que la FMO, Banque néerlandaise de Développement, n’octroient le financement au projet, elles ont exigé que l’État, par l’organe du Ministère de l’Économie et des Finances, atteste par écrit de la légalité et de la validité du contrat du 17 janvier 2008. Les avocats de l’État haïtien ont donc garanti au consortium de prêteurs internationaux du projet que le contrat avait scrupuleusement respecté tous les prescrits prévus par les lois de la République d’Haïti en la matière, y compris, mais ne se limitant pas à celles ayant rapport à l’EDH, aux Zones franches, au Code des Investissements, à la loi sur les marchés publics etc…
    Quatrièmement, nous nous permettons de rappeler que la législation sur les marchés publics prévoit la modification de contrats signés mais elle ne le permet qu’avec l’accord des deux parties et non de manière unilatérale. En effet, tant la loi de 2009 que celle qui l’a précédée conditionnent toute modification d’un contrat conclu sous l’égide de la loi sur les marchés publics à l’accord des deux parties. Malgré tout, la Commission de Pilotage de la Réforme du Secteur de l’Energie, tant dans la forme que dans le fond de ses courriers, a voulu imposer, unilatéralement, un nouveau document à son partenaire contractuel qui, lui, s’est toujours montré scrupuleux dans le respect de tous ses engagements.
    La loi permet, certes, des modifications contractuelles sous la forme d’un avenant, accepté librement par les deux parties. Néanmoins, l’avenant, selon la pratique contractuelle, intervient pendant l’exécution du contrat et ne concerne qu’une partie de celui-ci.
    Par ailleurs, le régime des avenants étant strictement défini dans la loi du 10 juin 2009 sur les marchés publics, et le contrat actuel n’étant pas arrivé à son terme, il ne peut être modifié qu’avec l’accord des parties. Il ne peut pas être complètement remplacé. Or, le document soumis par la Commission de Pilotage est, tant dans la forme que dans le fond, un tout nouveau contrat. De surcroît, en cas de nouveau contrat, le respect de la légalité et de la transparence commande que l’on se soumette, à nouveau, au processus concurrentiel d’appel d’offres imposé par la législation sur les marchés publics. Le contrat que vous proposez est un contrat gré à gré, ce qui est interdit par la loi.
    Enfin, pour pouvoir satisfaire à ses engagements contractuels face à EDH et face à l’État, E-Power a dû obtenir un financement d’investisseurs locaux et internationaux. Ces financements et particulièrement ces prêts ont été obtenus sur la foi du contrat existant et la garantie exprimée par l’État de sa validité. Toute redéfinition des termes qui altérerait substantiellement les stipulations en vigueur, notamment celles portant sur les engagements financiers des parties, nécessiterait, selon les engagements pris par E-Power, l’agrément écrit et préalable des prêteurs.
    En conclusion, Messieurs les Ministres, sans entrer dans le détail du nouveau projet de contrat, les questions de principe évoquées plus haut ne nous permettent pas de signer le document que vous nous avez soumis. Fort de ce qui précède, nous nous permettons de vous rappeler le caractère exécutoire du contrat en vigueur, dans toutes ses stipulations […] »

  • Du 14 au 20 octobre 2019, 22 accidents, 50 victimes

    Du 14 au 20 octobre 2019, 22 accidents, 50 victimes

    Garnel Michel Coordonnateur de l’organisation haïtienne Services Techniques et Opérationnels pour Pallier aux Accidents (STOP-Accidents), nous informe que du 14 au 20 octobre 2019, 22 accidents de la circulation ont fait au moins 50 victimes : 3 morts et 47 blessés dont plusieurs grièvement.
    Cap haïtien, Dondon , Port-au-Prince et Pétion-ville, sont les principales communes et zones où ces accidents ont été enregistrés.
    Rappelons que ce bilan hebdomadaire a été réalisé en partenariat avec le Centre Ambulancier National (CAN) et la Croix-Rouge haïtienne. Toutefois, faute de moyen l’organisation STOP-Accident n’est pas en mesure de faire le suivi de l’état de santé des blessés dont certain décèdent des suites de leurs blessures et ne sont pas comptabilisés.
    STOP Accidents réitère son appel à la prudence sur nos routes, et continue de demander aux autorités compétentes de prendre des mesures visant à réduire les risques d’accidents sur la voie publique.

  • 9e jour : 8 grévistes de la faim hospitalisés

    9e jour : 8 grévistes de la faim hospitalisés

    Lundi après-midi 9e jour de grève de la faim, 8 étudiants sur les 15 grévistes ont dû être transférés par la Croix-Rouge haïtienne dans un centre de santé pour y recevoir des soins médicaux, leur état de santé s’étant très détériorée. Au moins l’un des grévistes a été transporté sur une civière, a expliqué Mackenson Jean, 28 ans, l;une des gréviste, étudiante en sciences juridiques à la Faculté de Droit. Économie de l’Université d’État d’Haïti « Notre situation s’aggrave, les draps sur lesuqles nous dormons sont sales, nous commençons à avoir des boutons sur notre peau. Certains d’entre nous ont la diarrhée […] »
    Rappelons que la semaine dernière quatre des grévistes avaient été évacués pour recevoir des soins en raison de leur santé, bien qu’ils soient revenus par la suite reprendre leur grève.
    « Certains cas sont plus graves que d’autres. Nous en sommes à notre neuvième jour de grève, aucune autorité n’a réagi. Le Président a parlé, mais n’a rien dit sur notre situation. Cela signifie que la vie ne signifie rien pour lui. Il a perdu toute son humanité » a ajouté Mackenson Jean au nom de ses collègues grévistes qui réclame le départ du Chef de l’État pour mettre un terme à leur gréve et qui se disent prêt a poursuivre leur lutte jusqu’au bout s’il le faut… »
    Jusqu’à présent, le Gouvernement n’a pas réagi, à l’exception d’une note demandant à la Croix-Rouge de suivre l’état de santé des étudiants grévistes

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