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  • SOGENER contre-attaque et réclame $202 millions US de dettes de l’ED’H

    SOGENER contre-attaque et réclame $202 millions US de dettes de l’ED’H

    La polémique entre le pouvoir en place et la SOGENER autour des contrats d’achat d’énergie prend de l’ampleur. Après avoir reçu une sommation de la BMPAD, les responsables de la Société Générale d’Energie S.A réclament à son tour, le paiement intégral d’une forte somme due par l’Electricité d’Haïti. Ils ont adressé en ce sens une correspondance au gouverneur de la banque centrale ce 21 octobre.

    Dans cette lettre envoyée au gouverneur Jean Baden Dubois, le président Directeur Général de la compagnie, Jean Marie Vorbe, sollicite le paiement intégral de la somme de 202 millions 765 mille 290 dollars et 16 centimes. La Société Générale d’Energie S.A souligne que cette valeur est due par l’Electricité d’Haïti (ED’H) a la date du 30 septembre 2019.

    « Ces montants consignés dans les factures soumises à l’ED’H et non contestées par elle, ont fait l’objet de réclamation de paiement depuis 2012, mais n’ont jamais été honorés par cette institution en méconnaissance du contrat », a précisé la compagnie. La SOGENER demande à la Banque de la République d’Haïti (BRH) de faire diligence et de faire créditer son compte auprès de la BNC, conformément aux garanties qu’elle avait données concernant le paiement des factures impayées par l’ED’H.

    « J’espère que vous comprendrez l’urgence de la satisfaction de cette demande, vu que l’entreprise doit régler ses engagements avec des fournisseurs », a écrit la Société Générale d’Energie S.A. En ce sens, la compagnie privée dit attendre une réponse dans un délai de trois (3) jours ouvrables, à compter de la réception de la correspondance.

    « Pour que nul n’ignore ! Peye m poum peye w. Ou dwe m plis », a écrit Dimitri Vorbe, Vice-président de la SOGENER sur son compte Twitter. L’homme d’affaires qui utilise souvent les réseaux sociaux pour émettre ses opinions et ses positions, n’a pas cessé d’apporter son appui aux mouvements de protestation où des citoyens réclament le départ du président Jovenel Moïse.

    Rappelons que dans une sommation en date du 18 octobre 2019, le Bureau de Monétisation des Programmes d’Aide au Développement (BMPAD) avait exigé à la compagnie, de restituer plus de 233 millions de dollars américains à l’Etat haïtien. La SOGENER disposait d’un délai de trois (3) jours francs pour satisfaire les exigences de cette sommation. Notons qu’une réunion aura lieu ce mardi 22 octobre, autour des conditions de désengagement de l’entreprise privée, dans le cadre du contrat d’achat d’énergie.

  • Mobilisation: 7 protestataires blessés par balles à Jacmel

    Mobilisation: 7 protestataires blessés par balles à Jacmel

    Sept (7) jeunes hommes âgés entre vingt à trente ans ont été blessés par balles dans la nuit du dimanche 20 au lundi 21 octobre 2019 à Jacmel. Cette attaque est l’œuvre d’individus non-identifiés. Les victimes ont été atteintes de plusieurs projectiles au moment où elles étaient sur le point de dresser des barricades sur la route nationale afin de réclamer la démission du président Jovenel Moïse.

    Charly Claude ; Birotte Héval ; Marc Bonnier ; Claudelson Coq ; Junior Jeannis ; Robenson Belazi et Roody Jean-François ont été transportés en urgence à l’hôpital pour recevoir des soins de santé nécessaires.

    Le commissaire du gouvernement de la juridiction de Jacmel Me Lionel Chéryma annonce l’ouverture d’une enquête afin de déterminer les auteurs de cette attaque armée. Le parquetier appelle, en ce sens, à la collaboration de la population.

    Soulignons que depuis ce matin, des hommes à visages découverts lourdement armés ont occupé l’Avenue Baranquilla. La police n’a fait aucune intervention.

  • Enseignants, élèves et parents marchent dans plusieurs villes d'Haïti

    Enseignants, élèves et parents marchent dans plusieurs villes d'Haïti

    A Port-au-Prince, Jérémie, Saint-Marc et aux Cayes, professeurs, directeurs d’écoles, élèves et parents d’élèves ont organisé, lundi 21 octobre 2019, une marche pacifique pour réclamer, à l’instar d’autres secteurs de la vie nationale, la démission du président de la République Jovenel Moïse, condition sine qua non à la reprise des activités scolaires.

    Depuis la relance de la mobilisation en début de septembre contre Jovenel Moïse, les établissements scolaires sont contraints de garder leurs portes fermées. En conséquence, les élèves sont cloitrés à domicile pendant au moins sept semaines.

    A Port-au-Prince, la marche a démarré à la rue Capois en face du Lycée du Cent cinquantenaire communément appelé Lycée de jeunes filles. Vêtus d’uniformes d’écoles, les élèves ont simulé une journée de classe : sac d’écoles, cahiers, livres et stylos en mains, ils ont récité plusieurs leçons relatives aux devoirs de l’Etat envers ses citoyens. Ils ont d’une seule voix repris cette partie tirée du livre « j’aime Haïti » et de la constitution haïtienne ainsi stipulée : “L’Etat doit garantir à tous les citoyens le droit à la vie, à la santé, à l’éducation, à l’alimentation et à la sécurité sociale”.

    Avant de parcourir plusieurs rues de la capitale, les élèves qui étaient accompagnés de leurs parents, des enseignants et de directeurs d’écoles ont procédé à la montée symbolique du bicolore, la fierté de l’Haïtien. Partis de la Rue Capois, les protestataires ont arpenté divers coins de la ville de Port-au-Prince. A Carrefour de l’Aéroport, ils ont scandé: « Il faut que Jovenel Moïse remette sa démission afin que les écoles puissent rouvrir leurs portes. S’il part aujourd’hui, les activités scolaires reprendront au lendemain ».

    Les protestataires n’ont pas hésité à tirer boulets rouges le chef d’Etat, qui selon eux, prend le pays en otage. « Le blocage des activités scolaires est celui de tout le pays. Aucun Etat ne peut exister sans l’école. Nous voulons retourner en classe », exige cette élève qui fait la troisième au Lycée Marie-Jeanne.

    Pour Magalie Georges de la confédération nationale d’éducateurs d’Haïti (CNEH), l’attitude adoptée par Jovenel Moïse prouve qu’il n’a aucun intérêt à la réouverture des classes. Il justifie ses arguments par les propos tenus par Jovenel Moïse au Palais national récemment lors de sa conférence de presse.

    « Nous voulons que les activités scolaires reprennent afin que nous puissions poursuivre notre mission qui consiste à éduquer les enfants du pays », indique Magalie Georges.

    « Nous avons décidé de gagner les rues pour faire entendre nos cris. Moïse refuse de plier bagages alors qu’il se révèle incapable de répondre aux besoins de la population. Il veut garder le pouvoir en dépit du fait que les conditions de vie dans le pays se détériorent de plus en plus. Nous ne pouvons pas accepter qu’il détruise l’avenir de nos enfants, martèle Georges Wilbert Franck de l’Union nationale des normaliens haïtiens.

    Aux Cayes, à Jérémie et à Saint-Marc, le spectacle n’était pas différent. A l’appel de plusieurs syndicats d’enseignants et d’organisations de parents d’élèves, plusieurs centaines d’écoliers et leurs parents, de responsables d’établissements scolaires ont battu le bitume pour réclamer la démission de Jovenel Moïse afin que les écoles puissent recommencer à fonctionner.

  • Crise humanitaire à La Gonâve : la FONED lance un cri d’alarme

    Crise humanitaire à La Gonâve : la FONED lance un cri d’alarme

    Depuis environ un mois, des habitants de l’ile de la Gonâve font face à une crise humanitaire aigüe. Privée d’eau, de nourriture, la population ne sait à quel saint se vouer. Les échanges entre les habitants de l’ile et le reste du pays sont impossibles.

    Cette crise humanitaire est la conséquence de la mobilisation lancée depuis début septembre pour exiger le renvoi du président de la République Jovenel Moïse.

    Lors d’une visite, dimanche 20 octobre 2019, sur l’ile de La Gonâve, les responsables de la Fondation Nestor ont porté secours à plusieurs centaines de Gonâviens. Ils ont procédé à la distribution d’environ deux mille de kits hygiéniques et alimentaires aux membres de la population.

    Une clinique mobile y a également été organisée par la FONED au profit de ces gens qui sont privés depuis plus d’un mois de soins de santé, d’eau, de nourriture, entre autres.

    Le fondateur de cette structure, Michelet Nestor se dit préoccupé par le sort de ces compatriotes. Il s’insurge contre l’indifférence des autorités étatiques par rapport à cette situation.

    L’ancien candidat à la présidence appelle les dirigeants haïtiens à assumer leurs responsables en volant au secours de ces concitoyens.

    La FONED a également fait don de deux motocyclettes au Commissariat de La Gonâve pour faciliter, dans un certain niveau, les déplacements des policiers dans le cadre de leurs interventions.

    Cette distribution qui s’est effectuée ce dimanche était prévue pour samedi mais avait été reportée en raison de différentes difficultés rencontrées en cours de route. La route nationale numéro 1 a été complètement barricadée par des protestataires qui exigent la démission de Jovenel Moïse.

  • L'hôtel Best Western annonce la fermeture définitive de ses portes

    L'hôtel Best Western annonce la fermeture définitive de ses portes

    L’hôtel Best Western Premier, situé dans les hauteurs de Pétion-ville, va fermer ses portes définitivement ce 31 octobre. C’est le directeur général de l’entreprise, Karan Kampani, qui a confirmé la nouvelle à notre rédaction ce 21 octobre.

    L’hôtel Best Western Premier, la toute première (branche) en Haïti de la chaîne américaine « Best Western International », va fermer ses portes à la fin de ce mois d’octobre 2019, après six (6) ans d’opérations dans le pays. Son directeur général Karan Kampani, contacté par notre rédaction, n’a pas souhaité donner plus de détails pour le moment sur les raisons de cette décision. Mais sur Twitter, la radio RFM souligne que cette mesure est prise “en raison de l’instabilité” que connait le pays depuis des mois. Une information confiée, selon le média, par “l’un des principaux actionnaires”.

    Best Western Premier, c’est, en chiffres : 106 chambres de standard international, avec chacune son décor distinct ; deux suites exécutives et deux suites présidentielles impériales ; une vue panoramique sur les montagnes, les rues de la ville ; une SPA, une piscine, des salles de réception, des espaces de réunion et une salle de conférence. Aussi, dans le but de promouvoir la culture d’Haïti, l’hôtel renferme de nombreuses œuvres artisanales haïtiennes (soit plus de 500) et plus d’une quarantaine d’œuvres de créateurs haïtiens.

    Pour le personnel, ce dernier est constitué en majorité d’Haïtiens, avec moins d’une dizaine d’étrangers, selon ce que nous confiait le directeur Kampani dans une entrevue réalisée en mars 2018.

    Lire aussi > Best Western Premier: satisfaire les clients et promouvoir Haiti

  • Deux morts et quatre blessés recensés en marge de la manif du 20 oct.

    Deux morts et quatre blessés recensés en marge de la manif du 20 oct.

    A Pétion-Ville, deux personnes dont un jeune garçon de 21 ans et un braqueur ont été tués en marge de la manifestation anti-gouvernementale de ce dimanche 20 octobre 2019.

    Cela s’est produit au moment où un chauffeur de motocyclette, braqué par un bandit, tentait de s’échapper. Pour le stopper, l’homme armé a tiré en sa direction. Le taxieur n’a pas été atteint mais le jeune garçon nommé Idal Jempson a été mortellement blessé, explique le porte-parole adjoint de la police nationale d’Haïti, Garry Desrosiers.

    Après avoir commis son forfait, le criminel qui tentait de s’échapper a été attrapé par des membres de la population qui l’ont abattu et ont remis l’arme qu’il avait en sa possession à la police, précise l’inspecteur divisionnaire Desrosiers.

    Quatre autres personnes ont été blessées lorsque les freins du véhicule abord duquel était le prophète autoproclamé Mackenson Dorilas ont lâché à rue Lamarre, selon Monsieur Desrosiers qui présentait le bilan de cette nouvelle journée de manifestation visant à réclamer la démission de Jovenel Moïse.

    D’autres incidents ont été enregistrés lors de cette manifestation. Les protestataires ont tenté d’incendier le Complexe Quality et un studio de beauté à la rue Faubert. Le bâtiment logeant l’Office national d’assurance vieillesse (ONA) a été attaqué à coups de pierre. Toujours à Pétion-Ville, les contestataires ont un lancé de cocktail Molotov sur une résidence privée.

    A Lalue, un camion a été calciné, a fait savoir le porte-parole de la PNH précisant toutefois qu’aucune arrestation n’a été effectuée. Garry Desrosiers salue le professionnalisme dont les agents de la PNH ont fait preuve au cours de cette nouvelle journée de mobilisation.

    Aux Cayes, trois pistolets de calibre 12 dont deux volés dans une école Hôtellerie ont été récupérés par la police, selon Garry Desrosiers.

  • Artistes, chrétiens et vodouisants dans la rue contre Jovenel Moïse

    Artistes, chrétiens et vodouisants dans la rue contre Jovenel Moïse

    Des milliers de personnes ont manifesté dimanche à Port-au-Prince, à l’appel de dirigeants religieux et artistes populaires, pour réclamer la démission du président haïtien Jovenel Moïse, mot d’ordre d’un mouvement de contestation lancé fin août.

    “Jovenel est incapable et incompétent, il faut qu’il plie bagages parce qu’Haïti doit vivre”, déclare l’un des manifestants, Jean Ronald. “Il n’est pas normal de vivre dans un pays aussi inégalitaire”, ajoute-t-il, devant le char de “Prophète Mackenson”, un dirigeant religieux haïtien aussi populaire que controversé.

    Mackenson Dorilas, autoproclamé “prophète”, a été sanctionné par le ministère haïtien des Cultes fin 2018 après avoir annoncé pouvoir guérir le sida avec un remède à base de punaises de lit.

    La foule de ses fidèles a sillonné les rues de la capitale, suivie par de larges groupes de manifestants répondant à l’appel de chanteurs populaires. Prières et slogans hostiles au président ont été scandés pendant des heures à Port-au-Prince.

    En raison des manifestations répétées et des barricades régulièrement installées sur les principaux axes routiers, la majorité des établissement scolaires gardent leurs portes closes depuis plus d’un mois.

    “J’ai mis mon uniforme aujourd’hui, il est tout neuf, et la première occasion que j’ai de le mettre, c’est dans une manifestation” déplore Nelly Delamet, 19 ans.

    Me Johnny Trov Salomon manifeste lui avec sa robe d’avocat et un exemplaire de la constitution en main. “Toutes les couches sociales sont présentes: on veut que le monde entier voit qu’on n’est pas favorable à Jovenel”.

    La colère populaire contre Jovenel Moïse, décrié par les opposants les plus radicaux depuis son arrivée au pouvoir en février 2017, s’est accentuée fin août à la suite d’une pénurie de carburants généralisée à travers le pays.

    Majoritairement issus des quartiers les plus pauvres, les manifestants exigent d’autant plus la démission du chef de l’État que des entreprises qu’il dirigeait avant son entrée en politique ont été épinglées par la Cour supérieure des comptes comme étant “au cœur d’un stratagème de détournement de fonds”.

  • Petit-Goâve : Le Maire Limongy aide les manifestants mais pas les victimes d'inondations

    Petit-Goâve : Le Maire Limongy aide les manifestants mais pas les victimes d'inondations

    L’ancien candidat à la Mairie Félix Salomon Jeune, déplore et critique l’attitude du Maire de Petit-Goâve Limongy Samson Jean, dont la réputation n’est plus à faire https://www.icihaiti.com/article-27813-icihaiti-petit-goave-manifestation-contre-le-maire-limongy.html qui selon lui, affiche une attitude de mépris et d’indifférence vis -à-vis des victimes des dernières inondations https://www.haitilibre.com/article-29052-haiti-meteo-petit-goave-sous-les-eaux-appelle-au-secours.html
    « Le Maire se comporte comme un traître […] Ces jours-ci, il passe à l’opposition et finance les manifestations locales » a affirmé Félix Salomon Jeune ajoutant, que le Maire Limongy ne remplit pas ses tâches et n’assume pas ses responsabilités auprès de la population.
    Il explique que le maire refuse catégoriquement d’envoyer un « backoe loader » pour l’enlèvement des alluvions et des débris qui empêche la circulation, affirmant que ce matériel est utilisé pour ériger sur la route nationale #2 et au centre-ville des barricades dans la perspective de paralyser la circulation et de verrouiller la cité. »

  • La crise au pays serait l’œuvre d’un mauvais esprit…

    La crise au pays serait l’œuvre d’un mauvais esprit…

    Ce dimanche 20 octobre des leaders religieux dont le « Prophète » auto-proclamé Marckenson Dorilas annoncent une marche pacifique à Port-au-Prince pour protester contre la corruption, l’insécurité, les violences et l’injustice qui éloignent le pays de la puissance Divine.
    La marche qui s’appuiera sur l’évangile chrétien, partira de la route de l’aéroport, se poursuivra sur la route de Delams menant vers Pétion ville avant de se diriger vers le Champs de Mars où elle prendra fin.
    Pour le « Prophète » Marckensosn Dorilas dont les propos et les prises de positions sont vivement contestées, la situation d’instabilité socio-politique qui paralyse le pays « n’est pas que l’œuvre des humains » mais accuse « Lengesou Basen San » un mauvais esprit de se servir des leaders politiques pour plonger le pays dans le trouble et le chaos.
    Rappelons que le mois dernier, le Ministère des Cultes a interdit Marckenson Dorilas, après une audition de plusieurs heures, de prendre la parole à son église, sur les réseaux sociaux et en public en général, jusqu’à ce qu’il fournisse les pièces attestant de ses études en théologie et de son droit d’assermentation…
    TB/ iciHaïti

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