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  • Le Plus Long Vol Direct De L’histoire A Lieu Ce Weekend Et A Durée Plus De 19h

    Le Plus Long Vol Direct De L’histoire A Lieu Ce Weekend Et A Durée Plus De 19h

    Un Boeing 787-9 Dreamliner de Qantas est entré dans l’histoire comme étant l’avion ayant réalisé le plus long vol direct que le monde n’a jamais connu. L’avion a rallié New-york à Syndney en 19hrs de vol. Une première dans l’histoire de l’aviation civile.
    Le Boeing 787 a décollé depuis vendredi de New-York, tout en restant dans les airs, il a atterit ce matin à Sydney. Un exploit dont se félicite le PDG du Qantas, Alan Joyce : “C’est le premier des trois vols d’essai après lesquels nous pourrons voir quelles recommandations nous pouvons faire par rapport à la manière pour les pilotes de gérer leur fatigue, et pour les passagers de gérer le décalage horaire“, a-t-il dit. Avant d’affirmer qu’il a l’impression avoir effectué un vol d’une plus courte durée.
    C’est de l’aéroport JF Kennedy (New-york) que le Boeing 787-9 a décollé vendredi soir. Aux nombres de 49, seuls les employés du Qantas ont fait le trajet. Pour réussir ce grand coup, le Boeing 787-9 a dû compter sur le talent de 4 pilotes.
    La distance du trajet NewYork-SYDNEY est de 16.000Km.
    Avec les crashs des Boeing qui se multiplient ces derniers temps, l’on se demande si cet exploit suffit à rassurer les voyageurs aériens ?… En tout cas, c’est l’objectif de ce lobbying, qui veut redonner confiance dans les appareils Boeing.
     

  • Un autobus transportant des joueurs de Racing FC des Gonaives détourné à Carrefour-Paye (La Nationale #1)

    Un autobus transportant des joueurs de Racing FC des Gonaives détourné à Carrefour-Paye (La Nationale #1)

    La position radicale et de « je-m’en-foutisme » adoptée par Jovenel Moise dont presque tout le pays réclame la démission immédiate, et dimanche encore par des dizaines de milliers d’habitants, pour pratique ouverte de corruption et incapacité à diriger, ont donné lieu à un regain de tension et à la résurgence des actes de banditisme en Haïti, notamment dans le Haut Artibonite.
    Le journal autonome et indépendant en ligne Rezo Nòdwès a appris que des individus armés ont détourné dimanche de son parcours l’autobus transportant des joueurs de Racing de Football Club des Gonaives, vers Petite-Rivière de l’Artibonite, zone réputée pour les recèles de bandits avec leur butin emporté armes au poing.
    Ces individus appartenant à un groupe de gangs armés régional, de présumés « bandits illégaux » qui sont environ au nombre de 6, ont rançonné les occupants de l’autobus qui roulait sur la Nationale 1 au niveau de Carrefour-Paye (Kafou Pèy) entre Pont-Sondé et l’Estère (Bas-Artibonite).
    Toutefois, les Onze de Racing FC et autres membres et supporters de l’équipe qui seraient sortis indemnes de cet acte scandaleux, se trouvaient regroupés en début d’après-midi du dimanche au sous-commissariat de police de l’Estère.

  • Petrocaribe : Quatre milliards de dollars injectés dans l’économie, pour des effets nuls. Incroyable!

    Petrocaribe : Quatre milliards de dollars injectés dans l’économie, pour des effets nuls. Incroyable!

    Comme un verre d’eau destiné à étancher une immense soif en plein désert, l’injection d’une somme astronomique de 4 milliards de dollars dans l’économie haïtienne, au produit intérieur brut (PIB) de moins que 8 milliards de dollars, devait drainer des effets directs, immédiats et durables sur tous les secteurs de la vie nationale. Malheureusement, le Venezuela a juste jeté des perles aux pourceaux.
    Imaginer une hausse du salaire de votre mère de 10 000 à 15 000 dollars, sur une période donnée. Les retombées positives en seraient visibles, audibles et perceptibles dans le nouveau salon, par l’acquisition de nouveaux ordinateurs, de matériels didactiques, de meilleurs matelas, des habits neufs, des téléviseurs écran plat et une diète alimentaire plus quantitative et qualitative. Une saine gestion des 50% d’entrée financière additionnelle afficherait, avec un brillant éclat, une amélioration substantielle du niveau de vie de la famille.
    La coopération économique bilatérale Petrocaribe, totalisant une somme d’environ 4 milliards de dollars, canalisée dans une économie au PIB de moins que 8 milliards de dollars, devait aussi se sentir, s’exhiber et s’exposer dans les assiettes, les poches, les logements, les services médicaux, le transport, dans les initiatives culturelles, sportives, les bureaux et dans les rues. Les projets de loisirs, d’électricité, de construction d’immeubles publics, de logements sociaux, d’édifices scolaires, d’hôpitaux, de parcs sportifs, centres professionnels, complexes de cinémas, de théâtres, campus universitaires, ne devaient pas souffrir, faute de pénuries financières. Les reflets lumineux de ces milliards devaient rayonner sur les visages des jeunes, les sourires des enfants, les conforts des familles, dans l’odeur aromatisée de l’environnement, dans les rémunérations des professeurs, les salaires des employés, la qualité des tréteaux des commerçants, les contrats signés par les compagnies en contrepartie de services loyaux, dans les chiffres d’affaires et dans les profits des Petites et Moyennes entreprises.
    Au niveau macroéconomique, cette coopération aurait dû être une bouffée d’oxygène pour décongestionner les routes, revigorer la monnaie nationale asphyxiée et assurer la stabilité des prix des produits alimentaires. D’intenses mouvements d’attraction au tourisme national et de massifs investissements étrangers auraient dû suivre à travers la sécurité, la paix, la justice sociale, l’harmonie, les emplois décents, la fierté, la dignité, la cohésion sociale, la transparence et l’efficacité qui devaient prédominer dans le cadre des affaires du pays. Les effets d’entrainement et les externalités positives devaient sauter à l’œil dans un décor économique et social chatoyant.
    Cet accord économique devait générer des bonheurs immenses, des joies indescriptibles, des changements positifs réels, sur le plan des infrastructures sociales, sportives, culturelles et économiques sur les 27 750 km carrés. Les jeunes auraient dû manifester des intérêts pour étudier chez eux, travailler et investir dans leurs économies au lieu de se jeter aveuglément au Brésil, au Chili et en République Dominicaine pour essuyer des humiliations, des échecs, des décapitalisations, des injustices et des barbaries dans une indignité révoltante.
    Avec la mort dans l’âme, Haïti a plutôt assisté à un déchirement du tissu social, des frustrations, des injustices et des fossés béants dans les inégalités économiques et sociales, car cet argent dévolu originellement au développement, faisait l’objet d’une gestion calamiteuse par un régime politique amateur, inculte et cupide.
    Le niveau de richesse du pays, coincé dans un rachitisme singulier
    De nombreux pays du globe ont marqué d’énormes progrès pour embellir leurs économies et converger vers les objectifs du développement durable (ODD), la prospérité partagée et l’éradication de la pauvreté fixés pour 2030. Le Chili, le Pérou, le Rwanda, l’Afrique du Sud ont dessiné des sentiers florissants en vertu du niveau de climat sociopolitique, ponctué d’un contexte de stabilité et de sécurité favorisant les investissements dans des secteurs porteurs qui ont créé de la richesse et de la prospérité économique pour les générations présentes et futures. A l’autre bout, Haïti se conforte, depuis des décennies, à étaler les mêmes expressions péjoratives et conjuguer les mêmes verbes misérables qui dessinent une amplification poignante de la pauvreté.
    L’inflation galope, flambée spectaculaire du taux de change, les déficits publics s’accroissent, les exportations s’annihilent, les importations touchent les plafonds, diminution drastique des salaires réels, les entreprises sont pillées, chute des chiffres d’affaires. Tous les indicateurs sont au rouge vif ; les records négatifs ont atteint le paroxysme, au cours du règne de l’indignité et l’inculture couplées de l’insouciance et la cupidité au pouvoir.
    Au cours de la dernière décennie, Haïti a connu un taux de croissance annuel moyen du PIB de seulement 1.77% et un faible indice de développement humain de 0.50, le classant en 163e position sur 188 pays en 2016. Avec un revenu mensuel moyen en 2018, de seulement 60$ par habitant (Source : Banque Mondiale) ; la précarité et la vulnérabilité économiques putréfient les familles haïtiennes. Selon la même source, la République Dominicaine occupe une position intermédiaire sur l’échelle mondiale avec un indice de développement humain de 0.74 pour un revenu moyen mensuel par habitant per capita de 645 dollars. Le Chili se range tout près des champions et des géants du développement avec respectivement un IDH de 0.84 et un revenu mensuel moyen per capita de 1260 dollars. En raison des marginalisations et des xénophobies dont ils sont l’objet, les Haïtiens en fuite de la misère au terroir, ne jouissent malheureusement pas, avec des chances égales et de manière convenable, les opportunités offertes par l’économie chilienne.
    Tel que le montre la figure 1, sur la période des résolutions Petrocaribe, 2008-2017, le produit intérieur brut du pays (PIB) a stagné avec des croissances rachitiques, affichant une moyenne annuelle de 7.35 milliards de dollars (données de la Banque Mondiale).
    Au cours de cette même période, les fonds engrangés de l’accord petrocaribe, à eux seuls, ont avoisiné 4 milliards de dollars. Cette énorme injection financière dans une économie si chétive aurait dû servir un « Big Push » pour embellir et faciliter la respiration à plein poumon de cette économie congestionnée. Lorsque l’on sait que de nombreuses autres sources financières s’ouvraient au pays, telles que les fonds des organisations internationales, des coopérations bilatérales et multilatérales, il est à se questionner si une grande malédiction n’a pas frappé ce beau pays, toujours dans la malchance de se laisser gouverner par des incapables qui l’enfoncent dans l’asthénie, la méfiance, le « lock » continuel et des crises multiformes aiguës. Echec de coordination, gourmandises dans la corruption et les malversations, de graves crimes financiers et la mal gouvernance, ce sont les principaux obstacles qui hypothèquent la bonne circulation financière des fonds investis dans le cœur et les poumons de cette économie qui compte des millions d’habitants croupis dans la vulnérabilité et la misère abjecte.
    Le dernier rapport de la Banque Mondiale[1] a fait état de plus de 6 millions d’Haïtiens vivant sous le seuil de pauvreté relative de 2,41 $ par jour et plus de 2,5 millions sous le seuil de la pauvreté extrême, de 1,23 $ par jour. Les promesses présidentielles fallacieuses n’avaient jamais atteint les assiettes et les poches des couches les plus défavorisées. La situation des masses se détériore, celle de la prétendue classe moyenne va decrescendo. Résultat de la mauvaise gouvernance et de l’indifférence d’une élite politique et économique crasseuse qui s’enrichit déloyalement dans un système inique et prédateur qui s’en fout du bien-être collectif.
    Les conditions de vie, au de piteux états, sous le règne du régime PHTK
    Le graphique 2 dresse, avec une sombre clarté, le délabrement, la détérioration et la chute vertigineuse des conditions de vies de la population haïtienne. Le taux d’inflation et le taux de change sont deux indicateurs très pertinents pour décrire les chocs et les frustrations économiques encaissés par les différentes bourses, qu’elles soient de la masse ou de la classe moyenne.
    Figure 2 : Haïti – Taux d’inflation et taux de change, au cours des 4 dernières présidences
    A travers ces deux indicateurs macroéconomiques composites, qui ont des répercussions sur tous les autres facteurs économiques, point n’est besoin de visualiser les images pitoyables des enfants des rues, des familles croupies dans la boue immonde, des étudiants frustrés et inquiétés de leur présent et leur avenir, des élèves incapables de manger un pâté, au cours d’une recréation, pour se faire des idées lumineuses accablantes de la précarité de la situation. Cela ne vaudrait pas la peine de fouiller dans les encyclopédies, les multiples rapports techniques, fouler les sols des milieux urbains et ruraux pour cerner la tristesse, la fragilité et la vulnérabilité économiques et sociales qui s’abattent sur cette population bafouée, ridiculisée et oubliée dans les projets sociaux.
    Michel Martelly, la figure emblématique du régime kwashiorkor PHTK, a reçu les clés de l’Administration du pays en Mai 2011, avec un taux d’inflation de seulement 7.9%. A la même époque, l’agent économique avait besoin de seulement 40.25 gourdes en contrepartie d’un dollar américain, pour entreprendre ses activités comme consommateur ou entrepreneur. A sa sortie de la fonction présidentielle en février 2016, l’amateur administratif Michel Martelly a laissé le pays avec un creux économique titanesque, se reflétant dans des hausses vertigineuses du taux d’inflation et du taux de change, passant respectivement de 7.9% à 14.3% et de 40.25 gourdes à 60.1 gourdes pour un dollar. Pendant l’année de transition 2016-2017, l’administration de Jocelerme Privert a su maintenir l’inflation et le taux de change quasiment au même niveau dont il a hérité. Entre Martelly et Privert, ces indicateurs sont passés respectivement de 14.3% à 13.9% ; et de 60.1 gourdes à 68.1 gourdes pour un dollar. Le taux d’inflation a donc connu une légère diminution pendant que la gourde avait perdu seulement 7 points, au cours de cette année de transition politique occasionnée par les acteurs principaux de Sweet-Micky qui ont pris la politique d’assaut, comme dans une prestation improvisée pour interpréter Michael Jackson ou Marvin Gaye.
    Aujourd’hui encore, ces deux indicateurs macroéconomiques mettent en lumière, les reflets et les effets négatifs de l’amateurisme politique. L’ingénieur Jovenel Moïse, intronisé à la Maison Blanche Haïtienne en février 2017, a pris les clés entre les mains de Jocelerme Privert avec un taux d’inflation de 13.9% pour le mettre en ce mois d’octobre au niveau colossal de 19.5%. Il a hérité d’un taux de change de 68.1 gourdes pour un dollar qu’il a placé à la barre spectaculaire de 93.12 gourdes pour un dollar. Définitivement, ce mauvais Moïse, qui a déjà étonné les esprits par ses exhibitions, ses cruautés, ses violations des principes institutionnels, en profanant le territoire national avec des mercenaires étrangers, à son service, bat des records sur tous les fronts. Il détrône son prédécesseur dans les mensonges multicolores ; il a raflé la ceinture de champion aux criminels financiers, il a damé le pion au champion de l’indécence et de l’impudeur personnifiée. Si son prédécesseur récompensait les « gouyad » par des motos ; lui, il n’hésite pas de fourrer ses mains dans les maigres caisses de l’Etat pour octroyer une voiture à une fillette en contrepartie de « gouyad » dédiés à la présidence. Parallèlement, les petits génies qui obtiennent des moyennes scolaires proches de 10/10 sont négligés et ne fascinent pas une présidence qui n’a d’yeux, d’oreilles et de financements que pour les activités Ti-Sourit et Ti-Mamoun. BIC ne cessera de demander « Eske Tèt Nou Drèt ? ».
    Définitivement, les crises aiguës, la descente aux enfers, le cynisme, les préjudices, les violences économiques et sociales, enveloppés dans des gabegies et des corruptions à outrance, des insouciances et des insensibilités inhumaines ont pris des degrés extraordinaires au pays avec l’amuseur public Michel Martelly et se sont amplifiés avec l’ingénieur actuel à la Maison Blanche. Ces deux imposteurs et usurpateurs, d’un régime politique kwashiorkor, ont battu tous les records négatifs. Au niveau socioéconomique, le pays n’a jamais été aussi fragilisé, vilipendé, humilié et pulvérisé. A ce stade d’entêtement farouche d’un certain Moïse traître, hypocrite et instable, passionné de la chaise bourrée, mais décrié et dégouté par tous les secteurs de la vie nationale qui exige sa démission, Haïti est comme une véritable poudrière que la moindre étincelle peut en faire sauter.
    Contre toute attente, le Petrocaribe est plutôt générateur de frustration et d’inégalité
    Si l’ancien président R. Préval exerçait une grande prudence dans les dépenses des fonds Petrocaribe, qu’il percevait comme une source exceptionnelle, un dernier recours à interpeller pour répondre aux besoins urgents du pays ; les capitaines cupides du PHTK s’y jetaient, sans retenu, comme de fous amateurs de casinos à Las Vegas.
    Des centaines de contrats[2], sans respect des normes démocratiques de passation de marchés publics, ont été signés sous l’Administration Martelly-Lamothe. Dans une myriade de programmes[3] bidon de type Ti-Manmi Cheri, “Ban m Limyè Ban m Lavi”, Kore Etidyan, EdePèp, ces amateurs administratifs ont mobilisé des milliards de dollars qui n’ont donné aucun résultat probant dans les poches ni dans les assiettes d’une population, devenue encore plus pauvre. Pendant que le signataire originel de cette coopération y a dépensé, dans la discrétion, en quatre résolutions, 577 millions de dollars; les gestionnaires cancres, issus de la matrice du Group Konpa Sweet-Micky, promus aux postes les plus prestigieux de la nation, ont saboté les rêves et les objectifs poursuivis dans cette coopération Bolivarienne qui visait l’érection des infrastructures et des structures vitales qui devaient assurer une assise économique pour attirer les investissements et promouvoir le développement équilibré au pays.
    La lecture du rapport de la Cour des Compte interdite aux fainéants et aux cardiaques, classant ces gabegies de crime financier du siècle, a exposé avec une triste lumière les immenses dégâts causés par les chefs de file de ce pouvoir qui n’ont que l’argent comme référence dans les exploits et les succès humains. Au lieu de cibler les intérêts collectifs pour sortir les masses de la misère ignoble, assurer l’éducation des enfants, offrir des cadres adéquats pour des soins de santé à la population, octroyer des sièges à l’université pour accueillir les étudiants, favoriser des emplois décents aux professionnels, les sommes accumulées du fonds petrocaribe ont été déviées pour enrichir des poches individuelles, des insensibles, des corrompus et des dilapidateurs qui sont aujourd’hui dans l’œil du cyclone du réveil populaire du petrochallenge.
    Insouciance, indifférence, mépris et insensibilité des faussaires de ce régime politique, couplés d’une arrogance, d’une avarice, d’une cupidité et d’une avidité surprenantes, les milliards de dollars octroyés par le Venezuela à Haïti, dans le cadre de cet accord économique, ont plutôt aggravé les fossés entre les classes sociales. Les plus faibles sont engloutis, les moyennes sont transformées en pauvres, les nantis se sont enrichis illicitement en paraphant des contrats juteux, avec des lettres de crédits de dizaines de millions de dollars, avec l’Etat haïtien en contrepartie de services qu’ils ne fournissent pas adéquatement.
    Des contrats avec des firmes inexistantes et entre des petits copains et des officiels subalternes incapables de défendre les intérêts collectifs, les fonds Petrocaribe ont été détournés par les criminels financiers, sans commisération pour les plus vulnérables. D’une part, les représentants de l’Exécutif s’arrangeaient pour remplir leurs poches dans des délits d’initiés, des trafics d’influence, des surfacturations et des pluri-facturations pour accroître déloyalement leurs comptes en banque dans des commissions illégales et des pots de vin. D’autre part, les sénateurs, députés, ministres, directeurs généraux et conseillers spéciaux, ont créé de connivence avec des acteurs influents du pouvoir, des firmes bidon pour décrocher des contrats en toute déloyauté.
    Ces crimes, ces fraudes et ces trafics d’influence commis par des personnalités sans science ni conscience, sont punis par la loi et donc ne sont pas approuvés par l’institution et les textes de lois du pays. Ce n’est pas le système qui a poussé ces caméléons politiques, avec de nombreux anneaux chez les orfèvres, à commettre leurs forfaits sur la population. Ils sont tout bonnement, pour la plupart, des êtres indignes dotés ni de compétence ni de raison pour représenter convenablement les intérêts supérieurs de la nation et défendre les projets de société au profit des enfants, des jeunes et de la société. Haïti ne peut réitérer la bêtise de se laisser gouverner par de telles déceptions.
    L’avenir et le devenir d’un pays est assuré par des personnalités de science et de conscience
    Le gouvernail d’un navire est assuré par des capitaines formés à cet effet. Des individus immatures et incompétents ne peuvent pas se réveiller un beau matin avec à l’esprit le rêve de concrétiser leurs chimères de diriger un pays et qu’on les laisse faire. Un ministre, un premier ministre, un président sont censés être des experts et des connaisseurs des rouages du système et de l’Administration Publique. Les dossiers stratégiques d’une nation – exposant des enjeux de taille avec les relations diplomatiques internationales, des réflexions, des discussions avisées et des négociations intenses et dynamiques pour renforcer, orienter, canaliser et éventuellement repenser les coopérations bilatérales et multilatérales- doivent être délégués à des citoyens avisés. De telles fonctions, exigeant science et conscience, ne peuvent être dévolues à n’importe qui venant de n’importe où et entreprenant n’importe quoi. La carte accusatrice du système, comme responsable de nos malheurs, est juste un prétexte classique des dilapidateurs au pouvoir. Ce sont les hommes et les femmes convoqués à piloter le système qui doivent être à la hauteur. Paul Kagame du Rwanda, Fidel Castro du Cuba, Nelson Mandela de l’Afrique du Sud sont des exemples notoires de capitaines ayant conduit leurs navires au bon port. Sens du devoir, sentiment d’appartenance à leurs pays, recherche du bien-être collectif, respect des deniers publics sont des éléments communs à ces leaders et grands visionnaires de l’humanité. Haïti doit calquer sur ces exemples pour comprendre que l’harmonie sociale et la prospérité équilibrée dans un pays ne saurait être l’apanage de la stupidité et de l’idiotie.
    Ce n’est décidément pas une grande surprise que nous ayons atteints ce bas niveau, car nous avons pris ou nous avons été imposés de très mauvaises options, lors des dernières élections. Des présidents, des sénateurs et des députés sans image, sans prestige, sans expérience, sans capacité, sans dignité, on ne saurait espérer récolter de la farine à partir d’un sac de charbon. Aucun pays ne peut gagner à la loterie. La gouvernance avisée requiert de la culture ; elle s’apprend et elle se renforce dans les échanges diplomatiques, avec des conseillers et des instituts voués dans la mission de former des cadres. Sous cette administration inculte, Haïti est devenue une entité chaotique ingouvernée ; elle patauge dans les bas-fonds de l’insalubrité, de l’immoralité, l’usurpation, l’imposture, l’indécence et l’indignité.
    En raison de la gourmandise, des intérêts mesquins, de la cupidité et de l’avarice des acteurs politiques du régime politique en place, le constat d’une croissance équilibrée et soutenue, visée par l’accord Petrocaribe, n’a pas été au rendez-vous. Au contraire, la pauvreté est devenue plus aigüe, la peur, les frustrations, l’insalubrité, le blackout, les odeurs puantes, la précarité des structures et des infrastructures sociales et économiques hypothèquent le bonheur des plus de onze millions d’habitants et enlèvent la saveur à la vie sur ce beau territoire transformé en un espace effroyable pour monter des films d’horreurs.
    A ce stade, le pays a besoin de ses forces vives pour se mobiliser à nettoyer les écuries d’Augias, pour redresser la barque de la nation et redorer son blason. Les engagements politiques et sociaux ne sont définitivement pas une option, mais une obligation imposée aux hommes et aux femmes dignes de la République pour donner de l’espoir et sauver des vies.
    Les enfants ont besoin d’aller à l’école, les jeunes à l’université, les professionnels au travail. Les commerçants sont impatients de s’installer devant leurs tréteaux, les chauffeurs derrière leurs volants et les entrepreneurs dans leurs compagnies pour répondre aux exigences quotidiennes de subvenir aux besoins de leurs familles. La vie a besoin de récupérer son sens sur cette surface de 27 750 km carrés, en feu et en sang. Cela s’assure avec des personnes de valeurs, de vrais leaders et des visionnaires ; pas avec des usurpateurs, des traîtres, des hypocrites, des flatteurs et des cupides.
    Femmes et hommes de bien du terroir et de la diaspora, la presse haïtienne, Haïti a trop souffert avec des sénateurs, députés, magistrats et présidents sans science ni conscience, impliquez-vous autrement pour assurer le bien-être et le bonheur de ces plus de onze millions d’âmes désespérées et en détresse !
    Carly Dollin
    carlydollin@gmail.com
    [1] https://www.banquemondiale.org/fr/country/haiti/overview
    [2] https://www.youtube.com/watch?v=XYksCufX01w&fbclid=IwAR2XWBs8ZEz-Nu5iLsCGyJPX7SS7ugzRnIUhisoz-IOZf0qqV_1wEI9r6hA
    [3] https://www.miamiherald.com/latest-news/article184819023.ece/binary/Rapport_PETRO_CARIBE_OCTOBRE_2017_Final_Complet.pdf

  • Analyse : Suivez mon regard, car les fils de Dessalines partent en mission !

    Analyse : Suivez mon regard, car les fils de Dessalines partent en mission !

    Par Douby Jean

    Le 17 octobre nous ramène à la 213e année de l’assassinat du père de la nation, Jean Jacques Dessalines. Et depuis 3 jours la sélection haïtienne des moins de 17 ans se trouve en terre brésilienne pour faire les derniers ajustements avant d’effectuer son entrée à la 18e édition de la coupe du monde réservée à cette catégorie. À un moment, où tout est sombre dans le pays qui fait face actuellement à un lot de mouvements révendicatifs, le sport à travers ces petits Grenadiers va-t-il projeter une meilleure image d’Haïti?

    Lors du tirage au sort réalisé en juillet dernier, les partenaires de Dany Jean ont hérité du groupe C et tiennent compagnie à la France, le Chili et la Corée du Sud. Sans se voiler la face, les Français restent les grands favoris de cette poule et le Chili représente également un obstacle de taille car il s’est hissé en 2e position lors des qualifications sud-américaines derrière l’Argentine pourtant l’autre protagoniste paraît celle le plus à la portée des petits Grenadiers en parlant de la Corée du Sud.

    Il est clair que les ambassadeurs du bicolore national n’ont pas eu la meilleure des préparations mais se sont donnés à fond dans les tests amicaux disputés contre plusieurs formations évoluant en élite nationale. Et sur le sol du Roi Pélé, ils joueront deux parties avant de passer au choses sérieuses.

    Les petits Grenadiers devraient marcher sur les pas de leurs grands frères qui avaient défrayer la chronique au cours de la Gold Cup 2019. Qui pouvait croire qu’ils allaient pu renverser le Costa Rica et le Canada d’une telle façon et tenir tête au Mexique. C’est sûr qu’ils avaient pris très au sérieux leurs conccurrents et ont mis en série le travail, la motivation, l’esprit d’équipe pour ces résultats si flatteurs. De ce fait, il revient aux poulains de Miguel Pedermo de conjuguer toutes leurs forces pour réaliser un joli coup.

    À un moment oú tous les tissus sont déchirés, où l’inquiétude s’installe sur tous les visages, où le pays vit des jours très très sombres, ces pépites ont pour devoir de faire rêver à nouveau le peuple haïtien et envoyer un signal pour montrer à plus d’un que cette nation peut encore faire des prouesses ou encore accomplir de grandes choses.

  • Le trophée YouTube de créateur Argent décerné à « Pi Lwen Ke Zye »

    Le trophée YouTube de créateur Argent décerné à « Pi Lwen Ke Zye »

    Le « trophée YouTube de créateur Argent » a été attribué à l’émission « Pi Lwen Ke Zye » de l’animateur J. Junior Dorcin AKA Junior Rigolo parce qu’elle se retrouve dorénavant dans le rang des chaînes ayant atteint les 100 000 abonnés sur ledit média social.

    Artistes, sponsors… Junior Rigolo témoigne sa gratitude envers tous ceux qui l’ont aidé à franchir ce palier dans la production de « Pi Lwen Ke Zye » qui s’impose comme l’une des émissions télévisées les plus populaires en Haïti, depuis sa mise en branle il y a 7 ans, en juin 2012.

    Outre la plateforme YouTube, « Pi Lwen Ke Zye » gagne du terrain sur d’autres réseaux sociaux, comme en témoignent ses centaines de milliers d’abonnés sur Instagram ou sur Facebook. Une émission à caractère divertissant abordant parfois des sujets variés à travers des rubriques comme « Et si ça arrive maintenant ; À question osée, réponse osée, […] ».

    YouTube décerne des trophées à ses créateurs dépendamment de la croissance de leurs chaînes sur la plateforme et suivant certaines règles établies. Ce faisant, les avantages offerts varient en fonction du nombre d’abonnés : « Le Trophée de créateur Argent, pour 100,000 abonnés ou plus. Le Trophée de créateur Or, pour 1 million d’abonnés ou plus. Le Trophée de créateur Diamant, pour 10 millions d’abonnés ou plus. Le Trophée de créateur Personnalisé, pour 50 millions d’abonnés ou plus. Le Trophée de créateur Diamant rouge, pour 100 millions d’abonnés ou plus ».

    Junior Rigolo se dit fier de ce trophée pour lequel il estime avoir travaillé du bec et des ongles. Dans la foulée, il détaille qu’il n’était pas « bien imbu » de ce qu’il pouvait réaliser en se servant de la plateforme YouTube dès la création de la chaîne « Pi Lwen Ke Zye ». « Ma première émission sur YouTube – en octobre 2012 – avait recueilli 140 vues. J’étais tellement enthousiasmé à cette époque que je n’en croyais pas mes yeux. Je me vantais de présenter un show international », raconte-t-il.

    « Pi Lwen Ke Zye » s’étale jusque-là sur 10 saisons. Depuis des années, elle est diffusée sur la Télévision Caraïbes (Ch. 22). De surcroît, vous trouverez toutes les émissions disponibles sur sa chaîne YouTube récoltant déjà plus de 25 millions de vues.

  • La sortie de Jovenel Moïse est une provocation selon Youri Latortue

    La sortie de Jovenel Moïse est une provocation selon Youri Latortue

    La dernière sortie, en conférence de presse, du président Jovenel Moïse, lui a attiré la colère de plus d’un, dont celle ses opposants.

    Le sénateur Youri Latortue qualifie de provocation la sortie du président de la République Jovenel Moïse. Le chef de l’Etat est passé totalement à côté de la plaque lors de la conférence de presse au palais national, mardi 15 octobre 2019, juge le parlementaire.

    « Dans son intervention, Jovenel Moïse n’a pas abordé les vraies raisons qui poussent le peuple à battre le pavé pour exiger sa démission », selon Youri Latortue indiquant que la population a révoqué, depuis plusieurs semaines, le mandat du président.

    En ce qui concerne l’annulation des contrats évoquée par le chef de l’Etat, Youri Latortue rappelle que les contrats dont il est question ont été signés en 2017 et que le président a créé ses propres compagnies afin d’en bénéficier.

    Conférence De Presse Du Président De La République Sem Jovenel Moïse

    Pour le sénateur, le chef de l’Etat est un corrompu qui prétendait combattre la corruption. « Lors de la campagne électorale, Jovenel Moïse avait promis de déclarer la guerre à la corruption qui handicape le développement du pays. Pourtant, depuis son accession au pouvoir, il alimente ce phénomène. De ce fait, il faut coûte que coûte qu’il plie bagages » exige l’Élu de l’Artibonite.

    Cette semaine, le président a appelé ces protagonistes à prendre la voie des urnes s’ils veulent accéder au pouvoir. En réaction à ces déclarations du président, Latortue rappelle que le mandat d’un chef d’Etat ne peut se résumer en une durée. Il s’agit surtout d’une mission, précise le parlementaire de l’opposition.

    Depuis la sortie de Jovenel Moïse, le pays qui était déjà en ébullition est devenu beaucoup fragile. Certains estiment que ses déclarations visent à conduire le pays dans le chaos et la guerre civile.

    Quatre des membres de la commission présidentielle de facilitation du dialogue ont déjà remis leur démission. Ces derniers estiment que le chef de l’Etat, dans ses propos, notamment le fait pour lui de soutenir catégoriquement qu’il ne démissionnera pas, allait rendre plus difficile leur tâche.

  • Ce journaliste «activement recherché» par un membre du groupe B29

    Ce journaliste «activement recherché» par un membre du groupe B29

    Le journaliste Gérard Maxineau, collaborateur au quotidien Le Nouvelliste et évoluant au Cap-Haïtien, serait « activement recherché » par un membre du groupe B29, réputé très violent.

    Le travailleur de la presse, ce soir du 18 octobre 2019, vient de faire une publication sur sa page Facebook dans laquelle il souligne avoir été « alerté par un collègue de radio Zénith ».

    « Un collègue de Radio Zénith m’a alerté, ce soir, que je serais recherché activement par un membre de B29 pour avoir publié sa photo, avec une manchette en main, sur ma page Facebook dans le cadre du dossier de l’hôtel Mont Joli », a-t-il écrit.

    D’après les bruits qui courent, l’homme en question « aurait l’intention de me mutiler à coup de manchettes », poursuit Maxineau, qui collabore par moment avec Loop Haïti.

    Contacté par notre rédaction, le journaliste rapporte que le groupe B29 est très violent et est connu pour ses agissements. Il indique avoir pris certaines dispositions sécuritaires et alerté ses rédactions ainsi que la police nationale d’Haiti (PNH) sur ces menaces dont il fait l’objet.

    « B29 est une organisation de quartier qui aurait attaqué l’hôtel Mont Joli, hier jeudi 17 octobre, selon le manager de l’hôtel Steve Mackentoch », informe Gérard Maxineau. Il nuance sur page Facebook: « Cependant, des sources parallèles indiquent que l’incident d’hier ne visait pas l’hôtel et est plutôt considéré comme un duel entre les quartiers de Carrenage et de Calvaire ».

    Rappelons que le 10 octobre, Néhémie Joseph, journaliste correspondant pour radio Mega à Mirebalais, a été retrouvé tué par balles dans le coffre de sa voiture. Il recevait des menaces avant cet assassinat.

    Joseph est le deuxième membre de la presse haïtienne descendu en quatre mois, sans compter les nombreuses agressions perpétrées contre d’autres journalistes. Une situation qui préoccupe l’UNESCO, l’association Reporters sans frontière et les associations de média locales.

    Raoul Junior Lorfils

  • ONU : Guterres appelle la PNH à s’acquitter de ses fonctions dans le respect des droits de l’homme

    ONU : Guterres appelle la PNH à s’acquitter de ses fonctions dans le respect des droits de l’homme

    Encore une fois, Haïti est figuré au menu du Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU pour le vendredi 18 octobre 2019.

    Alors que 4 membres sur 7 d’une commission de « dialogue » présidentielle mort-née viennent de se retirer d’un énième numéro de cirque, l’ONU mettant de côté les aspirations réelles du peuple haitien et leurs cris de dénonciation de corruption et de malversation entourant le président Jovenel Moise et son régime, « exhorte toutes les parties prenantes haïtiennes à engager un véritable dialogue » même quand M. Guterres n’est pas sans savoir que le chef de l’Etat haitien n’inspire presque plus confiance à la grande majorité des Haïtiens réclamant sa démission sans condition depuis tantôt 5 semaines. 

    L’ONU envoie dimanche en Equateur une équipe pour « enquêter jusqu’au 8 novembre sur des allégations de violations et abus des droits de l’homme commis dans ce pays dans le contexte des récentes manifestations« .

    Dans un communiqué publié jeudi après-midi, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a réaffirmé l’engagement continu des Nations Unies « à soutenir le peuple haïtien sur la voie de la paix et du développement, par le biais d’un nouveau partenariat« . Toutefois, aucun développement réel n’est possible actuellement en Haïti avec l’institutionnalisation de la corruption et de l’impunité dans toutes les composantes de l’appareil d’état, rétorque un membre de l’opposition contacté par Rezo Nòdwès.

    M. Guterres considère comme « nouveau partenariat« , notons-le, le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) qui a commencé ses activités en Haïti, il y a à peine 48 heures. Il s’est dit préoccupé par la crise politique actuelle et ses conséquences néfastes pour la sécurité et la vie des Haïtiens. Antonio Guterres exhorte donc toutes les parties prenantes haïtiennes à engager un véritable dialogue et à empêcher une nouvelle escalade de la violence. 

    Pour les policiers haitiens qui se font remarquer lors de leurs exactions sur la population durant les journées de manifestations anti-Jovenel Moise, le Secrétaire Général de l’ONU appelle « la Police nationale haïtienne, qui a pris en charge l’entière responsabilité de la sécurité et de la protection du peuple haïtien, à s’acquitter de ses fonctions dans le respect des droits de l’homme« . 

    Le Secrétaire général réitère l’engagement indéfectible de l’ONU en faveur de la stabilité et de la prospérité d’Haïti. Mais, cette prospérité est-elle toujours possible avec ce « système » qui n’a accouché que misère, désespoir, inégalité, impunité, corruption et dictature ? Port-au-Prince et les autres endroits régionaux sortiront-ils enfin des nuages de « pays-lock » pour éviter une 6ème semaine d’instabilité et d’absence totale de l’Etat ?

    Par ailleurs, il est important de signaler de l’envoi dimanche en Equateur par le Haut-Commissariat aux droits de l’homme d’une équipe « pour enquêter jusqu’au 8 novembre sur des allégations de violations et abus des droits de l’homme commis dans le pays dans le contexte des récentes manifestations« .

  • Fraudes électorales: la démocratie sous tension en République Dominicaine

    Fraudes électorales: la démocratie sous tension en République Dominicaine

    Des élections primaires se sont déroulées le 6 octobre dernier en République dominicaine. Après les résultats du scrutin, le PLD, parti politique au pouvoir, connaît des divisions dans son sein

    La Junta central electoral (JCE) est l’organisme responsable de l’organisation des élections en République dominicaine. Elle est aussi responsable de l’État civil, c’est-à-dire de l’identification des citoyens.

    Avant les élections générales de 2020, notamment pour remplacer Danilo Medina à la Présidence, des élections primaires sont organisées au sein des partis. Ces primaires ont eu lieu de manière simultanée entre les deux grands partis PLD (Partido de la liberación dominicana) et PRM (Partido revolucionario moderno).

    C’est aussi la JCE qui est responsable du déroulement de ces primaires, et des contestations qui peuvent en découler. Au cours de ce scrutin, pour la première fois, les votes ont été électroniques.

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    Ces élections primaires étaient une sorte de répétition générale pour les élections de 2020. 11 427 candidats concouraient pour être choisis. 6710 candidats étaient sur la liste du PLD et 4717 sur celle du PRM.

    Toutes les citoyennes et tous les citoyens enregistrés sur les listes électorales de la JCE, plus de 7 000 000, pouvaient voter pour les candidats du PLD. Mais pour le PRM, seuls les militants du parti, soit 1 296 483 adhérents avaient le droit de choisir leurs représentants.

    Un scrutin présidentiel passionnant

    Au sein des deux partis, le scrutin au niveau des candidats à la Présidence a retenu le plus l’attention.

    Au PLD, deux tendances différentes et puissantes étaient face à face, les « léonélistes » pour Leonel Fernandez, et les « danilistes » pour Danilo Medina.

    Leonel Fernandez, trois fois présidents de la République dominicaine s’opposait à Gonzalo Castillo. Ce dernier est un ex-ministre de l’administration de Danilo Medina, qui le soutient officiellement. Deux autres candidats complétaient la liste.

    Lire aussi: Haïti : Aller à Cuba peut coûter moins cher que voyager en République Dominicaine

    Après le scrutin du 6 octobre 2019, Gonzalo Castillo a été déclaré vainqueur avec 911 324 voix, contre 884 630 voix pour Fernandes, après un comptage manuel.

    Pour le Partido revolucionario moderno, la confrontation était également de haut niveau. L’ancien président Hipólito Mejía était en lice face à Luis Abinader, ainsi que quatre autres candidats minoritaires. Luis Abinader a gagné la bataille électorale avec plus de 70 % des voix. Contrairement au PLD, Hipólito Mejía a reconnu la victoire de son adversaire.

    Allégations de fraudes

    Après la publication des résultats de ces primaires, Leonel Fernandez a crié au scandale. Il s’est estimé victime de fraudes, et a accusé l’algorithme de comptage électronique des voix. Selon lui et son équipe de campagne, 4,8 % des personnes qui sont allées voter n’ont pas pu le faire. Ils ajoutent que 4,5 % des voix en faveur de Leonel Fernandez sont allées à Gonzalo.

    Après la publication des résultats de ces primaires, Leonel Fernandez a crié au scandale. Il s’est estimé victime de fraudes, et a accusé l’algorithme de comptage électronique des voix.

    Lors d’une manifestation organisée le 7 octobre 2019 dans les rues de Santo Domingo, le candidat et ses sympathisants ont exigé le recomptage manuel des voix.

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    Dans un premier temps réticente, la JCE s’est finalement décidée à recompter 100 % des voix des présidentielles. Pourtant, après cette annonce, Leonel Fernandez estime qu’il est trop tard, parce qu’il sera difficile de retracer les votes. Il exige un audit technique du code source informatique qui a servi à transmettre les résultats des élections.

    Cette crise électorale a causé des fractures au sein de l’administration de Danilo Medina. Plusieurs membres de l’équipe au pouvoir, dont des ministres ou des ambassadeurs, sympathisants de Leonel Fernandez ont décidé de quitter leurs fonctions. Gedeon Santos, représentant permanent de la République dominicaine à l’OEA, aurait lui été remplacé par Danilo Medina pour s’être déclaré en faveur de Leonel Fernandes.

    Cette crise électorale a causé des fractures au sein de l’administration de Danilo Medina.

    Meilleurs ennemis de toujours

    Les difficultés que connaît le PLD dévoilent l’antagonisme profond qui existe entre les deux courants du parti. Leonel Fernandez et Danilo Medina ont une longue histoire d’adversité, bien qu’ils soient au sein du même parti politique.

    Depuis des années, le PLD est le principal parti au pouvoir en République Dominicaine. Son hégémonie sur la vie politique de la république voisine n’a été troublée que de 2000 à 2004, lors de la présidence de Hipólito Mejía.

    Pendant toutes ces années, les deux visages du PLD ont été Danilo Medina et Leonel Fernandez. L’actuel président dominicain a été une fois le Premier ministre de Leonel Fernández, qui lui a brigué la présidence pendant 3 fois.

    Les divisions entre les deux hommes se sont amplifiées en 2007 quand Danilo Medina s’est présenté aux primaires du PLD, face à Leonel Fernandez qui voulait se représenter aux élections. Le léonelisme remporta la primaire par 71 % des voix.

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    À cette époque, Danilo Medina a fait des déclarations polémiques insinuant que l’appareil de l’État dominicain s’était mis contre lui. Il dénonça que les ressources de l’État étaient utilisées dans la campagne.

    Ce n’est qu’en 2012 que Danilo Medina arrivera à ravir la présidence dominicaine, à la fin du 3e mandat de Leonel Fernandez. Il briguera deux mandats successifs, dont l’actuel qui prendra fin en 2020.

    Un règlement de compte ?

    En 2019, la situation au sein du parti est similaire, mais en sens inverse. Danilo Medina est président de la République et Leonel Fernandez brigue la candidature du parti aux élections présidentielles.

    Même s’il ne se porte pas candidat à sa propre succession, Danilo Medina a endossé la candidature de l’adversaire de Leonel Fernandez, Gonzalo Castillo. Certains analystes de la vie politique de la République dominicaine estiment qu’il s’agit là d’un mesquin jeu de trônes.

    Certains analystes de la vie politique de la République dominicaine estiment qu’il s’agit là d’un mesquin jeu de trônes.

    Lorsque Danilo Medina est arrivé au pouvoir en 2012, succédant à Leonel Fernandez, les deux hommes ont conclu des accords pour gouverner. L’un d’entre eux prévoyait que l’épouse de Leonel Fernandez, Margarita Cedeño devienne vice-présidente. Le léonelisme devait aussi avoir une certaine influence au niveau du pouvoir.

    Mais en 2019, la lutte pour le pouvoir reprend, comme Danilo Medina ne se représentera pas en 2020. Leonel Fernandez est en face de lui, alors le président dominicain met tout son poids dans la balance pour que Gonzalo Castillo remporte ces primaires. C’est un règlement de compte pour ce qui s’est passé en 2007, selon des opinions sur la crise du PLD.

    Source: Ayibopost

  • Une jeune écrivaine remporte le plus grand prix littéraire d’Haïti

    Une jeune écrivaine remporte le plus grand prix littéraire d’Haïti

    Le journaliste-écrivain Fédia Stanislas a remporté la 44e édition du Prix littéraire Deschamps, le plus prestigieux du genre en Haïti.

    « Je m’engage à travailler avec plus d’intensité pour le bien-être de la littérature haïtienne », a réagi Fédia Stanislas, lauréate de la 44e édition du Prix littéraire Henry Deschamps, à la rédaction de Loop Haïti ce matin. Toute auréolée de gloire, la plume montante de la littérature haïtienne se met déjà au travail.

    Fédia Stanislas vient d’inscrire son nom dans les annales du Prix littéraire Henri Deschamps en remportant la 44e édition du concours avec son roman titré « Konfidans ». Elle succède à Ronald C. Paul, lauréat de l’édition précédente avec l’ouvrage « La couturière de Martissant ». La jeune lauréate ne cache pas sa joie et est impatiente de recevoir officiellement le prix au mois de décembre prochain.

    Auteur en signature à Livres en folie 2018 avec son recueil de nouvelles « Un été à Jérémie », Fédia Stanislas qui est elle-même originaire de la cité des poètes (Jérémie) a su capter les membres du jury du Prix littéraire Deschamps avec « Konfidans ». Cet ouvrage de 105 pages, rédigé en créole raconte les péripéties d’une femme obligée de s’adonner à la prostitution, à l’homosexualité, qui a dû subir un mariage forcé, tout cela sous la pression de sa famille qu’elle devait à tout prix nourrir. Une histoire de vie que la protagoniste (Wozi) raconte de la prison où elle a été enfermée après avoir accidentellement tué son mari qui ne cessait de la violenter.

    Violence conjugale, migration, déportation, prostitution voilà entre autres les thèmes que Fédia Stanislas a su pointer du doigt entre les pages de son roman. « Konfidans » est le cri des femmes victimes de leur partenaire et condamnée par la société pour s’être révoltée. «Wozi » a été déclarée coupable par la justice alors que les violences de son compagnon étaient ignorées par tous. Une réalité vivante que l’auteur décrit avec une dextérité sans faille.

    Lancé depuis 1975, le Prix littéraire Henri Deschamps donne chaque année la possibilité aux férus de la littérature de faire leur preuve. Le concours leur permet d’aller jusqu’au fond de leur imagination et de ravir le cœur du jury. C’est justement ce qu’a fait Stanilas cette année avec « Konfidans », elle qui avoue recevoir ce prix avec un sentiment de fierté et de joie. « Les membres du jury savent ce qu’ils font », ajoute Stanislas qui est convaincue de mériter amplement ce titre.

    À noter que le jury était composé pour cette 44e édition de : Évelyne Trouillot (présidente), André Vilaire Chéry, Farah Martine Lhérisson Lamothe, Emmelie Prophète Milcé, Évains Wèche, Rhoddy Attilus, Ronald C. Paul, Marie Laurence Jocelyn Lassègue (secrétaire général).

    Le prix sera officiellement décerné à la lauréate en décembre prochain où elle empochera un chèque de 175 000 gourdes. Comme veut la tradition de cette compétition, l’ouvrage de la gagnante, en l’occurrence, « Konfidans » sera tiré à mille exemplaires.

    Saïka Céus en 2017, Ronald C. Paul en 2018 et Fédia Stanislas en 2019, le Prix littéraire Henri Deschamps serait-il devenu l’alternance des générations ?

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