Blog

  • Pourquoi le dossier DERMALOG est un vaste scandale ?

    Pourquoi le dossier DERMALOG est un vaste scandale ?

    L’État haïtien a signé un contrat avec la firme allemande Dermalog, spécialisée dans la fabrication de dispositifs biométrique afin de fournir des cartes d’identification aux citoyens haïtiens. Cependant, des organisations de la société civile dénoncent la corruption qui entacherait l’accord

    Trois mois après son investiture, le président haïtien Jovenel Moïse, a adopté en conseil des ministres un projet de loi instituant la carte d’identification nationale unique et portant sur la protection des données personnelles. C’était le 19 avril 2017.

    La justification de l’initiative se trouve sur le site du secrétariat général du conseil des ministres. Il est écrit que « dans l’état actuel des choses, l’État haïtien est incapable de fournir des pièces d’identité à tous ses citoyens. Il ne dispose pas d’un système d’identification nationale sécurisé.» De ce fait, l’État haïtien a décidé d’introduire le projet de loi.

    Les différents changements 

    Avec ce projet de loi, la carte Carte d’identification nationale unique (CINU) remplace la Carte d’identification nationale (CIN). Et un Numéro d’Identification unique (NUNI) remplace aussi le Numéro d’Identification nationale (NIN). La CIN se renouvelait chaque 10 ans. La CINU, de son côté, se renouvellera chaque 15 ans.

    La CINU comporte le nom de son détenteur, le nom de l’épouse de la femme mariée, le (s) prénom (s), la date de naissance, le sexe, le statut matrimonial, le NINU, la photographie numérique, les armoiries de la République d’Haïti en filigrane et une puce intelligente.

    Cette puce intelligente recueille de son côté, l’empreinte digitale du détenteur de la carte, l’empreinte de l’iris (yeux), les données biographiques et la signature du citoyen.

    Un projet de loi non validé par le parlement 

    Constitutionnellement, seul le parlement dispose du pouvoir de discuter et de voter des lois. Cependant, le projet de loi DERMALOG n’a pas été voté par les parlementaires.

    Le sénateur Youri Latortue confirme qu’il n’y a aucun texte de loi sur le changement de la CIN. « C’est réellement la plus complète illégalité », déclare-t-il, tout en précisant qu’aucune provision légale ne permet ce tel remplacement.

    Deux avis défavorables de la CSCCA

    La cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSCCA) a été sollicitée pour donner son avis sur un contrat entre l’État haïtien et l’entreprise Dermalog. Cependant, le tribunal qui juge des litiges d’ordre financier et administratif a émis « deux avis défavorables » à la signature de ce contrat.

    Le premier avis est émis le 16 février 2018. Et, le second le 11 avril 2018.

    Pour justifier le choix du gouvernement de passer outre la position de la cour, le ministre de la Justice d’alors Heidi Fortuné, a précisé que l’avis de la CSCCA a été recueilli, comme le veut la loi. Mais l’approbation de ladite Cour dans ce cas précis n’est pas nécessaire.

    Dans les recommandations de la Cour des comptes, rapporte l’ancien ministre, il est demandé la reprise de la procédure de passation de marchés avec la participation d’autres entreprises.

    Le contrat Dermalog est signé

    Après le refus de la CSCCA, l’État a décidé de classer le contrat DERMALOG comme relevant de la « sécurité publique », ce qui rend l’avis favorable de la cour non nécessaire pour l’exécution du contrat en vertu de l’arrêté du 4 septembre 2017 fixant les règles de procédures de passation de certains marchés.

    Le gouvernement Moïse/Lafontant a adopté en conseil des ministres une résolution donnant autorité au directeur de l’Office National d’identification (ONI) d’alors Jude Jacques Élibert de mettre en œuvre le contrat.

    Lire aussi: Tout sa w dwe konnen sou nouvo kat idantifikasyon nasyonal la

    Le contrat a été signé. D’une part, l’État haïtien est représenté par le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Heidi Fortune et le directeur général de l’ONI, Jude Jacques Élibert. Et d’autre part, Jean François Kipp, directeur des ventes Afrique, a représenté DERMALOG.

    Ce contrat, visé par le Premier ministre d’alors, Jacques Guy Lafontant, est établi pour une durée de sept ans. Malgré son classement dans la rubrique sécurité nationale, il y est écrit que l’accord sera effectif «à compter de la date d’entrée en vigueur, coïncidant avec celle de la signature du contrat par la Cour Supérieure des Comptes et du contentieux administratif (CSCCA)».

    Le contrat s’élève à 27 700 000 dollars américains. L’État haïtien doit verser une première somme de 30% dès réception de la notification d’approbation du contrat par la CSCCA (confusion puisque l’avis de la CSCCA n’est plus obligatoire). Une deuxième tranche de 50% au fur et à mesure que le système est mis en place et fonctionne. Une troisième de 20% après la mise en service définitive du système.

    Le premier versement 

    L’administration Moïse/Lafontant a transféré 8,2 millions de dollars américains à la firme allemande Dermalog le 13 juillet 2018. Le président du conseil d’administration de la BNC, Fernand Robert Pardo en a donné confirmation, dans une correspondance datée du 6 août 2018, adressée au président du Sénat d’alors, Joseph Lambert. Ce montant représente 30 % du montant total de 27,7 millions de dollars.

    Personne ne sait d’où provient exactement le montant. La copie de la résolution prise en Conseil des ministres le 30 avril 2018 autorisant le transfert des 8,2 millions de dollars américains à Dermalog n’est pas publique.

    Le second versement, entaché d’irrégularités

    Plus tard, le sénateur Youri Latortue a informé qu’un autre transfert de 2 000 000 dollars américains a été réalisé au profit de la Dermalog, sans que ce montant n’ait été prévu dans le contrat.

    Selon l’élu de l’Artibonite, ce transfert d’argent n’a pas été effectué directement d’une banque d’Haïti à l’Allemagne. De préférence, ce fonds transféré via une banque intermédiaire de New York aurait transité par une autre banque en Afrique du Sud. La Banque Nationale de crédit (BNC), de son côté, a confirmé le transfert, mais non sa traçabilité.

    «Le versement de ce montant n’est prévu nulle part dans le contrat de Dermalog. Est-ce que c’est normal ?» se demande le responsable du Réseau de défense des droits humains (RNDDH), Pierre Espérance.

    La première dame citée dans l’affaire Dermalog

    Dans les premières conclusions du rapport préliminaire concernant l’affaire Dermalog, la commission éthique et anticorruption du Sénat a souligné, entre autres, qu’il y a détournement de fonds et plusieurs erreurs graves dans le contrat signé entre l’Etat et la firme Dermalog.

    La première dame teste la technologie DERMALOG lors d’une tournée en Europe. Photo : Youtube / Martine Moïse

    Questionné par la commission le 7 décembre 2018, le directeur de l’ONI eut à déclarer que Martine Moïse, l’épouse du président Jovenel Moïse, était présente avec lui à Cannes. Selon lui, c’est la première dame qui a fait choix de la firme Dermalog.

    Dans une note, le 11 décembre 2018, le bureau de communication de la première dame de la République dément les informations selon lesquelles Madame Martine Moïse aurait été dans une délégation avec le directeur général de l’ONI Jude Jacques Elibert.

    Pourtant, une vidéo disponible sur la chaîne YouTube de la première Dame prouve techniquement qu’il était dans la délégation. La Première Dame a visité plusieurs institutions en France en compagnie du Directeur Général de l’ONI contrairement au communiqué du bureau de la communication. On la voit même essayer la technologie de DERMALOG.

    Politiciens et organisations de la société civile protestent

    Comme déjà mentionné, le contrat liant l’État haïtien et la firme Dermalog a été signé, malgré deux avis défavorables de la CSCCA.

    Trois organisations dénoncent des cas de corruption : le Conseil national des acteurs non étatiques (CONHANE), le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), la Commission épiscopale nationale Justice et Paix (CE-JILAP) et le Centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme ( CARDH).

    Selon ces structures, le contrat constitue une violation flagrante de la constitution. L’article 200 alinéa 4 dispose : «La cour supérieure des comptes et du contentieux administratif est consultée sur toutes les questions relatives à la législation sur les finances publiques et sur tous les projets de contrats, accords et conventions à caractère financier et commercial auxquels l’État est parti».

    De plus, selon ces organisations, le contrat viole le décret du 4 mai 2016 portant sur la préparation et l’exécution des lois de finances. L’article 85 de ce décret mentionne que : «Tous les projets de contrats, accords et conventions à caractère financier ou commercial où l’État est parti doivent faire l’objet d’une consultation de la CSCCA avant leur signature par les parties».

    RNDDH, CARDH et CONHANE ont précisé dans un rapport rendu public en aout 2019 que ce contrat n’aurait pas dû démarrer en raison du fait que la CSCCA, sollicitée, avait donné, à deux reprises, un avis défavorable. « Les suspicions deviennent alors légitimes puisque l’État haïtien a donné l’impression d’avoir à tout prix voulu donner suite à ce contrat», dénonce le directeur du RNDDH.

    Pas d’informations fournies aux citoyens

    Depuis le début de ce dossier, aucune note officielle émanant des autorités étatiques ne vient informer le peuple haïtien. Les autorités n’ont fourni aucune information pour justifier le changement de la base de données et le changement des numéros d’identification, qui passe de dix-sept (17) à dix (10).

    Cependant, l’article 40 de la Constitution précise : « Obligation est faite à l’État de donner publicité par voie de presse parlée, écrite et télévisée, en langues créole et française aux lois, arrêtés, décrets, accords internationaux, traités, conventions, à tout ce qui touche la vie nationale, exception faite pour les informations relevant de la sécurité nationale. »

    Deux cartes d’identification sur un seul territoire

    Les Haïtiens fonctionnent toujours avec l’ancienne carte de l’ONI. Cependant, dans un communiqué publié le 17 septembre 2019, le ministère de la Justice et de la Sécurité publique (MJSP) invite tous les citoyens à se munir de la nouvelle carte d’identification émise par la firme allemande Dermalog. Il est précisé que la nouvelle carte d’identification nationale sécurisée, émise par l’ONI, remplace la précédente. Elle sera reconnue et acceptée par toutes les institutions publiques et privées du pays sur simple présentation.

    Un délai expirant le 31 décembre est accordé aux citoyens ayant l’âge requis pour se procurer leur nouvelle carte d’identification nationale au bureau de l’ONI le plus proche.

    Et si le contrat concernait la sécurité publique ?

    Le lundi 4 septembre 2017, un arrêté fixant les règles de procédures de passation de certains marchés de travaux de fournitures, de prestations intellectuelles et de services dans les domaines de défense ou de sécurité nationale a été publié dans le journal le moniteur.

    Selon cet arrêté, la CSCCA devrait donner seulement une consultation sur les contrats de ces types passés entre l’Etat haïtien et une autre personne. S’il était avéré que le contrat DERMALOG concerne les domaines de défense ou de sécurité nationale, il s’agirait d’un exercice légal puisque la CSCCA ne peut que prodiguer des recommandations.

    Cependant, le contrat Dermalog mentionne que : « La date d’entrée vigueur est la date à laquelle l’État haïtien aura notifié à Dermalog que la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif a approuvé le présent contrat». Il n’y a pas eu approbation.

  • 1.1 millions pour 28 organisations (liste des bénéficiaires et projets

    1.1 millions pour 28 organisations (liste des bénéficiaires et projets


    Lancé pour la 1ère fois en 2017 le fonds PISCCA (Projets Innovants des Sociétés Civiles et Coalitions d’Acteurs) est le principal instrument de l’Ambassade de France visant au renforcement, à la structuration et à la professionnalisation des associations haïtiennes.
    Encouragée par les résultats et déterminée à renforcer son action auprès de la société civile haïtienne, l’Ambassade de France a mobilisé 1.1 millions de dollars américain pour le PISCCA 2019/2020
    Suite à l’appel a projet lancé par l’Ambassade de France en Haïti en avril 2019, destiné à financer des initiatives d’organisations de la société civile haïtienne 28 projets ont été retenus parmi plus de 250 candidatures.
    Afin de les appuyer et garantir la réalisation et l’aboutissement de leurs projets, l’Ambassade de France en Haïti a confié à Initiative Développement, une ONG française présente en Haïti depuis 1994, une mission de formation et de suivi des porteurs de projets débutera par l’organisation d’un premier séminaire de formation initiale en octobre 2019 à l’Institut Français en Haïti ; elle se poursuivra par un accompagnement personnalisé et un suivi régulier des projets.
    Liste des Associations bénéficiaires du Fonds PISCCA 2019 / 2020 :
    1. SineNouvel « 4ème édition du Festival Nouvelles Vues Haïti et soutien à la création » ;
    2. Bureau des Droits Humains en Haïti « Encadrement des futurs professionnels du droit et plaidoyer artistique en faveur des droits humains » ;
    3. Fédération Haïtienne des Sports Aquatiques « Développement de la natation » ;
    4. Fondation Wynne pour l’environnement « Autofinancement scolaire à travers une agriculture durable » ;
    5. Association haïtienne pour la promotion d’un développement autonome « Projet d’amélioration de la qualité de l’éducation des élèves et des compétences des instituteurs du/en français » ;
    6. Fédération Haïtienne de Taekwondo « Projet social et scolaire 2019 » ;
    7. Réseau Sud pour la Défense des Droits Humains « Lutte contre les violences faites aux enfants et pour le respect de leurs droits fondamentaux » ;
    8. Institut Montfort pour enfants sourds « Développement d’une ferme école » ;
    9. Club Sportif St Louis « Foot et citoyenneté » ;
    10. Action pour le Climat, l’Environnement et le Développement durable « Haïti Climat » ;
    11. Foyer Maurice Sixto « Libérer les enfants et les jeunes de la domesticité » ;
    12. Collectif des Jeunes de Gros Balancé pour un autre Ganthier « Accompagnement des jeunes pour le développement socio-culturel de la commune de Ganthier à travers la lecture » ;
    13. Mouvement Paysan Papaye « Le tourisme solidaire pour encourager le développement local participatif et améliorer durablement la vie des gens » ;
    14. Gwoup Pou Enfomasyon Sitwayen « Projet multimédia d’éducation civique » ;
    15. Flore des Femmes des Cayes-Jacmel « Intégration des jeunes, handicapés et LGBTIs » ;
    16. Défenseurs Plus « Renforcement de la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles dans le Bas Plateau central » ;
    17. Centre PEN « Développement de l’aide aux auteurs et à la vie littéraire » ;
    18. Centre culturel Pyepoudre « L’imaginarium : multiples et communs » ;
    19. Jeunesse et Développement « L’enfant : un éco-citoyen » ;
    20. Association pour le Développement du Nord-Est « Eco-citoyen de demain » ;
    21. Centre de Développement et de Croissance Humaine « Réutilisation de déchets plastiques et utilisation de l’énergie solaire pour le développement durable de l’île de la Gonave » ;
    22. Vin Goute « Engagement Communautaire pour la sensibilisation et l’insertion professionnelle de jeunes de Petit-Goâve » ;
    23. Collectif des Femmes Actives du Nord – Ouest « Contribution à la réduction de l’insalubrité à Port-de-Paix » ;
    24. Val des écoliers «Éducation à l’autonomie alimentaire et à la solidarité par le travail manuel à l’école» ;
    25. Initiative Artisans « Solidarité jeunesse et environnement » ;
    26. Fondation de l’Ecole Professionnelle Sainte-Marie « La formation professionnelle au service du développement » ;
    27. EDUQUAT « Education de qualité pour tous » ;
    28. Lavi Pou Timoun Yo « Capotille an nou li, an n aprann ansamn ».

  • L’opposition radicale annonce une journée de mobilisation nationale

    L’opposition radicale annonce une journée de mobilisation nationale


    Mercredi, pour le 3è jour, toutes les activités de la Capitale et des grandes villes de provinces étaient de nouveau paralysés.
    Des jets de pierres sur des automobilistes et des actes des rackets de commerçants ont été rapportés, ainsi que le lots habituel d’affrontement policiers et de vandalisme de biens publics et privés.
    La DINEPA à court de carburant craint les conséquences de cette pénurie, en raison de l’arrêt des stations de pompages…
    En fin de journée, Eddy Jackson Alexis, le Secrétaire d’État à la communication, à appeler les manifestants à débloquer les routes afin de permettre aux camions citernes d’approvisionner les Stations-services en carburants.
    Alors que depuis 3 jours l’économie du pays déjà mal en point est complètement paralysée par des mouvements sociaux liés à pénurie de carburants, des organisations politiques de l’opposition radicale notamment : « Pitit Dessalin », le mouvement dit « Secteur démocratique et populaire », Haïti en action entendent profiter de la mobilisation populaire et lancent un appel à une grande manifestation anti-gouvernementale, le vendredi 20 septembre.
    Selon l’opposition radicale cette mobilisation nationale vise à dénoncer l’extrême pauvreté, la corruption, l’insécurité et exiger la démission du Président Jovenel Moïse afin selon ces organisations d’installer « un Gouvernement de transition » et « juger les coupables de détournements des fonds PetroCaribe »…
    Un appel qui intervient alors que les stations services commencent a être progressivement approvisionnées en carburant et que les commerces peinent à se remettre et à reprendre timidement leurs activités économiques…

  • Tous les policiers du CIMO consignés en prévision d’éventuelles émeutes

    Tous les policiers du CIMO consignés en prévision d’éventuelles émeutes


    Suite à l’annonce du Gouvernement d’ajuster à la hausse les prix du Diesel à la pompe (sans préciser de date), sur ordre de la Direction Générale de la Police Nationale d’Haïti (PNH), tous les policiers de l’unité spéciale du Corps d’Intervention et de Maintien de l’Ordre (CIMO) sont consignés à leurs bases respectives jusqu’à nouvel ordre pour faire face aux éventuels troubles qui pourraient être liés à l’augmentation du Prix du diesel à la pompe, comme ce fut le cas pour la tentative d’augmentation en juillet 2018 qui a provoqué 3 jours d’émeutes , avant le retrait des augmentations du Gouvernement
    Texte de l’AVIS au CIMO :
    « 18 septembre 2019
    1.- Il est porté à la connaissance de tous les policiers du CIMO que, sous ordre du Directeur Général de la PNH, ils sont consignés au local du corps dès la partition de cet avis Jusqu’à nouvel ordre, ce pour faire face aux éventuels troubles qui pourraient être liés à la montée prochaine du prix des produits pétroliers.
    2.- Tout contrevenant sera sévèrement sanctionné suivant les Règles de Discipline Générale de la PNH.
    Vladimir Cherubin
    Responsable du Corps

  • La nouvelle carte (Dermalog) émise par l’ONI remplace la précédente, annonce le ministère de la justice

    La nouvelle carte (Dermalog) émise par l’ONI remplace la précédente, annonce le ministère de la justice

    Le ministère de la Justice et de la Sécurité publique (MJSP) invite tous les citoyens à retirer la nouvelle carte d’identification émise par la firme allemande Dermalog. Le ministère l’a fait savoir dans un communiqué publié le 17 septembre. “La nouvelle carte d’identification nationale sécurisée, émise par l’ONI, remplace la précédente. Elle sera reconnue et acceptée par toutes les institutions publiques et privées du pays sur simple présentation”, peut-on lire dans le communiqué.

    Le MJSP a également fait savoir qu’un délai expirant le 31 décembre 2019 est accordé aux citoyennes et aux citoyens ayant l’âge requis pour se procurer leur nouvelle carte d’identification nationale au bureau de l’ONI le plus proche.

    Pour retirer la nouvelle carte, le MJSP indique les citoyens à un bureau de l’ONI munis de leur ancienne carte d’identification nationale si elle leur a été délivrée. “L’ancienne carte devra être accompagnée soit de la copie de l’acte de naissance, ou de la copie de l’extrait des archives ou de la copie du certificat de baptême. Celles et ceux qui auront 18 ans, dans un avenir pas trop lointain, se présenteront à un bureau de l’ONI, à la date de leur anniversaire et si ce jour est férié le jour ouvrable le plus proche. Ils seront également munis de la copie de l’acte de naissance, ou de la copie de l’extrait des archives ou de la copie du certificat de baptême pour l’accomplissement des formalités requises, ce, en vue de jouir des prérogatives énumérées aux articles 11,12 et 13 du décret susdit”, détaille le communiqué. 

    Avec cette communication du MJSP, la BRH avait, elle aussi, autorisé l’utilisation de la nouvelle carte d’identification nationale dans les transactions bancaires. Le gouverneur adjoint Georges Henry l’avait fait savoir dans une correspondance adressée à Franck Helmcke, le président du conseil d’administration de l’association professionnelle des banques (APB). « Suite aux préoccupations exprimées par certains de vos membres quant à la présentation par des clients d’une carte d’identification récente différente de celle en circulation depuis des années, la BRH a adressé la problématique à l’attention de l’office national d’identification (ONI). Ce dernier a confirmé qu’il émet et délivre depuis plusieurs mois un nouveau format de carte d’identification et a encouragé son utilisation dans les transactions financières. Par conséquent la BRH vous demande d’aviser les membres de votre association qu’ils peuvent accepter l’une ou l’autre carte en circulation comme pièce d’identification officielle valide », a écrit le gouverneur adjoint.
    Pour sa part, Youri Latortue a critiqué la décision de la Banque de la république d’Haïti. Il a exprimé son opposition dans une correspondance adressée au président du Sénat Carl Murat Cantave. « Le président de la commission Ethique et Anti-corruption vous demande de rappeler au conseil de la BRH l’obligation qui lui est faite de se conformer au décret-loi du 1er juin 2005 sur l’identification nationale. Il importe pour lui de suivre les prescrits de la législation en la matière et de ne point improviser son rôle en approuvant une carte (Dermalog) qui ne correspond point aux critères fixés par la loi », peut-on lire dans la lettre. 

    Le sénateur, qui avait enquêté sur l’affaire Dermalog, rappelle que seule la première carte d’identification répond aux critères spécifiés par le décret-loi du 1er juin 2005. « Par conséquent, le conseil de la BRH ne saurait valider une autre carte d’identification, tant que le décret-loi en vigueur n’ait pas été modifié », estime le sénateur. 

    En mai dernier, la commission Ethique et Anti-corruption avait présenté son rapport d’enquête sur le scandale de corruption impliquant des autorités de l’exécutif et les responsables de la firme allemande Dermalog dans le dossier de renouvellement des cartes d’identification nationale. A l’époque, Youri Latortue avait recommandé que l’action publique soit mise en mouvement contre la première dame Martine Moïse et le DG de l’ONI Jacques Élibert. 
    En août dernier, le Conseil national des acteurs non étatiques (CONHANE), le Réseau national de défense des droits humains ( RNDDH), la Commission épiscopale nationale Justice et Paix ( CE-JILAP) et le Centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme ( CARDH) avaient publié leur rapport sur le contrat entre l’État haïtien et la firme allemande Dermalog en vue de la production de la carte d’identification nationale unique. Ces organisations ont appelé l’Office national d’identification (ONI) à surseoir à l’enregistrement et à l’émission de la nouvelle carte d’identification nationale unique et à se pencher sur l’opportunité d’épurer la base de données existante. Elles ont demandé à la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif CSC/CA) de se saisir du dossier, conformément à la loi du 4 mai 2016, en raison des « soupçons de corruption entourant le processus ».
    Ces organisations avaient indiqué que le contrat passé avec la firme Dermalog soulève de nombreuses préoccupations. “Il viole le décret du 4 mai 2016 portant sur la préparation et l’exécution  des lois de finances qui exigent un contrôle a priori de tout contrat liant l’État haïtien. Il viole les dispositions légales relatives à la passation, l’exécution et le règlement des marchés publics, car le choix du marché gré à gré n’a pu convaincre la CSC/CA qui avait déjà émis deux avis défavorables à ce sujet. Il viole le principe selon lequel l’avis de la CSC/CA est contraignant puisqu’il a été signé en contravention de l’avis émis par cette entité. (…) Le fait que la première dame a participé à un niveau ou à un autre au processus de choix de la firme Dermalog n’a pas aidé le gouvernement. Cette situation pour le moins inusitée ainsi que les circonstances entourant la conclusion de ce contrat suscitent de sérieuses interrogations quant à la transparence et à la régularité du processus », avaient-elles avancé.
    Source: Le Nouvelliste

  • Activités pluvieuses et orageuses

    Activités pluvieuses et orageuses


    Suite aux prévisions de l’Unité Hydro Météorologique (UHM) d’Haïti, annonçant un temps plus humide et instable, la Direction de la Protection Civile (DPC) tient à attirer l’attention de la population en générale et les habitants de la presqu’ile du SUD d’Haïti en particulier sur le fait que des activités pluvieuses et orageuses sont attendues sur le pays a partir de mardi 17 septembre en raison du passage de la 37ème onde tropicale sur la Région.
    Selon ces prévisions, notons également que le temps restera humide et instable mercredi 18 et jeudi 19 septembre. Entre temps, une nouvelle onde tropicale se rapproche du Sud du pays ce qui explique la persistence des activités pluvieuses et orageuses durant toute la semaine.
    La DPC appelle la population à la prudence et à respecter et appliquer les consignes de sécurité en cas d’inondation, d’éboulement, etc… Elle demande à la population :
    De ne pas rester sous les arbres pendant qu’il pleut ;
    De ne pas traverser les rivières en crue ;
    De placer leurs papiers et affaires importantes au-dessus du niveau que les eaux pourraient atteindre, ou si possible à l’étage.

  • Formation de 100,000 jeunes aux gestes de premiers secours

    Formation de 100,000 jeunes aux gestes de premiers secours


    Dans le cadre de la Journée mondiale des premiers secours (14 septembre) le Dr. Didié Hérold Louis, Directeur du Centre Ambulancier National (CAN) a dit viser la formation aux gestes de premiers secours, de 100,000 jeunes avec au moins une personne formée en premiers secours dans 500,000 familles haïtiennes.
    « Nous voulons atteindre une masse critique de gens formés en geste de premiers secours afin d’éviter de nombreuses pertes de vie », a déclaré le docteur Louis informant aussi de la disponibilité du CAN à distribuer cette formation aux institutions ou groupement organisés désireux d’en bénéficier.
    Le Responsable du CAN a souligné également que les groupes souhaitant la formation gratuite en premiers secours peuvent solliciter l’institution sur les réseaux sociaux et aussi au téléphone de secours 116.

  • L’application d’une carte d’identification nationale unique à partir du 31 décembre 2019, informe Jean Roody Aly

    L’application d’une carte d’identification nationale unique à partir du 31 décembre 2019, informe Jean Roody Aly

    Fabriquée à partir d’un contrat passé sans l’avis de la Cour Supérieure des Comptes, la carte « Dermalog » va devenir la seule carte d’identification nationale d’ici fin décembre 2019. C’est ce qu’a indiqué le Ministère de la Justice et de la Sécurité dans un communiqué.

    « La nouvelle carte d’identification nationale sécurisée, émise par l’ONI, remplace la précédente. Elle sera reconnue et acceptée par toutes les instituions publiques et privées du pays sur simple présentation », lit-on dans ce communiqué daté du 17 septembre 2019.

    Les Haïtiens et Haïtiennes ayant atteint l’âge de la majorité ont désormais jusqu’au 31 décembre 2019 pour se procurer la nouvelle carte.

    Un délai expirant le 31 décembre 2019 est accordé aux citoyennes et aux citoyens ayant l’âge requis pour se procurer leur nouvelle carte d’identification nationale au Bureau de l’ONI le plus proche » indique-t-on dans ce communiqué portant la signature de Jean Roody Aly.

    Cette décision intervient quelques jours après la mise en garde du président de la commission éthique et anti-corruption au Sénat contre l’autorisation de la BRH à utiliser cette nouvelle carte qui, selon lui, est illégale. Youri Latortue, dans une correspondance en date du 13 septembre, avait demandé au président du Sénat Carl Murat Cantave de rappeler à la Banque de la République d’Haiti (BRH) de respecter le décret-loi du 1er juin 2005 qui concerne l’identification nationale.

    La nouvelle carte d’identification nationale (CIN), selon le parlementaire, va à l’encontre du décret-loi sur l’identification. Il a précisé que le décret-loi doit être modifié afin que la nouvelle carte puisse être mise en circulation à travers le pays.

  • Gary Bodeau invité par le Congrès et le Département d’État

    Gary Bodeau invité par le Congrès et le Département d’État


    Mardi à l’invitation du Congrès américain et du Département d’État, le Député de Delmas Gary Bodeau, Président de la Chambre basse, a laissé le pays dans l’après-midi à destination de Washington pour discuter de la conjoncture politique actuelle en Haïti.
    Durant son séjour dans la capitale américaine, Gary Bodeau aura un agenda très chargé puisqu’il devra s’entretenir de nombreux officiels américains.
    Parmi les personnalités que doit rencontrer Gary Bodeau citons : la sous-secrétaire adjointe des États-Unis pour Haïti, le Canada et les Caraïbes, Cynthia Kierscht, la Présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, Nancy Pelosi, la Conseillère spéciale du Président Donald Trump et Kellyan Comway, entre autres…
    Ces discussions se dérouleront au Congrès, au Département d’État américain ainsi qu’à la Maison Blanche.

  • La République Dominicaine ferme sa frontière avec Haïti

    La République Dominicaine ferme sa frontière avec Haïti


    Le Ministre dominicain des Affaires étrangères, Miguel Vargas Maldonado, a annoncé mardi la fermeture temporaire de la frontière dominicaine avec Haïti en raison des troubles sociaux en Haïti suite à la rareté de carburant qui perdure depuis plusieurs semaines et après l’annonce du Gouvernement haïtien d’augmenter prochainement le prix du diesel ce qui risque de provoqué des émeutes comme en juillet 2018
    Il a expliqué que cette décision avait été prise par le Ministère de la Défense afin de préserver la sécurité nationale. Précisant que malgré l’instabilité et les violences en Haïti, la délégation diplomatique et le personnel déployé en Haïti ne sont pas en danger.
    Rappelons que le Ministre de la Défense, Rubén Darío Paulino Sem pour lutter contre la contrebande de carburant servant à alimenter le marché noir en Haïti, après avoir militarisé les stations services dominicaine à Dajabón , multiplié les saisies de carburant avait envoyé lundi des renforts a la frontière mardi

Televizyon Lakay
Televizyon Lakay
Jwe Jwèt Gratis!
Quiz, Solitaire ak Mo Kaché
Jwèt Ayiti & Karayib — 100% gratis!
Jwe Kounya — 100% Gratis →
English · Français · Kreyòl