Blog

  • RD: un Haïtien retrouvé pendu, réaction du Consulat d’Haïti à Santiago

    RD: un Haïtien retrouvé pendu, réaction du Consulat d’Haïti à Santiago

    Le Consulat Général d’Haïti à Santiago tient à apporter certaines précisions concernant la mort tragique d’Eddy Joseph en République dominicaine.

    Dans un communiqué de presse parvenu à la rédaction de Loop Haiti, le Consulat déplore cet acte émouvant qui frappe une fois de plus la communauté haïtienne et mentionne qu’il « profite de l’occasion pour présenter ses sympathies et sincères condoléances à la famille et aux proche du défunt ».

    Un représentant du Service des Migrants du Consulat a confirmé la mort par pendaison du jeune haïtien à la suite de détails recueillis à l’ « Instituto Nacional de Ciencias Forenses (INACIF) » et au département d’homicide de la ville de Santiago.

    Lire : un Haïtien de 18 ans retrouvé pendu dans un champ de canne en République dominicaine

    « L’acte se serait produit dans la soirée du 30 octobre et le corps de la victime, Eddy Joseph âgé de 19 ans, a été retrouvé le jeudi 31 octobre », lit-on dans le communiqué.

    Aussi est-il relaté que des promesses ont été faites par les autorités dominicaines en vue de « faire toute la lumière sur cette mort tragique et de prendre le cas échéant toutes les mesures qui s’imposent. »

  • Haïti: Religions pour la Paix prône une trêve et un dialogue inclusif

    Haïti: Religions pour la Paix prône une trêve et un dialogue inclusif

    La plateforme Religions pour la Paix invite les acteurs concernés par la crise actuelle, à observer une trêve et entamer un processus de dialogue inclusif, en vue de faciliter une solution pacifique. Dans une note de presse conjointe rendue publique le 1enovembre dernier, « Religions pour la Paix Haïti » et Religions pour la Paix Internationale », disent craindre une catastrophe humanitaire dans le pays.

    Dans cette note portant la signature du Révérend Pasteur Clément Joseph, ces structures inter-religieuses se montrent préoccupées par rapport à la dégradation de la situation socio-politique que connait Haïti depuis plus de deux mois. Dans un premier temps, Religions pour la Paix Haïti souligne que la crise actuelle et les actes de violence qui y sont associées, sont en train de conduire le peuple haïtien vers une catastrophe humanitaire sans précédent.

    « La crise a déjà fait de nombreuses victimes innocentes. Des rues sont bloquées, les écoles sont fermées, privant des millions d’enfants d’accès à l’éducation. Ces effets ne feront qu’exacerber les injustices et les inégalités sociales au détriment des plus pauvres », se plaint Religions pour la Paix Haïti.

    Profondément préoccupée par la résistance « infructueuse » des parties en conflits, la RPPH exhorte les Haïtiens à renforcer l’esprit de dialogue, de négociation et de compréhension dans leur culture politique. Ceci, selon la structure inter-religieuse, est nécessaire pour faciliter une solution pacifique de cette crise et éviter plus de victimes parmi la population civile, en particulier parmi ceux qui sont les plus nécessiteux.

    Pour faire de cette crise une opportunité de transformation sociétale favorable à la dignité de chaque haïtien, « Religions pour la Paix Haïti » appelle les protagonistes à consentir une trêve pour faire cesser immédiatement la violence sous toutes ses formes. Elle les invite à s’engager sans délai dans un processus de dialogue inclusif pour trouver une issu profitable au peuple haïtien. Invitant la société civile à soutenir toute initiative de dialogue, le regroupement inter-religieux appelle les pays amis d’Haïti à apporter une aide humanitaire d’urgence et à jouer un rôle actif et concret dans la démarche proposée.

    Dans un second temps, « Religions pour la Paix Internationale », dit apporter son plein soutien au peuple haïtien, dans sa quête de paix, de sécurité et d’institutions fortes. Dans sa prise de position, la RFP appelle à la mise en place d’un corridor humanitaire efficace en faveur de ceux dont la vie a été profondément affectée par les violences directes et les effets connexes. Cette entité qui regroupe toutes les structures « Religions pour la Paix » à travers le monde, encourage toutes les communautés religieuses et toutes les personnes de bonne volonté dans le pays, à soutenir « Religions pour la paix Haïti », à la fois dans son appel au dialogue, mais également, dans le cadre de sa promotion pour la réponse humanitaire.

    Rappelons que la plateforme « Religions pour la Paix Haïti » avait indiqué clairement, au début du mois d’octobre dernier, qu’il lui était impossible de jouer le rôle de médiateur dans le cadre du dialogue proposé par le président Jovenel Moïse, avec les différents secteurs de la vie nationale. La RPPH avait justifié sa décision, par le fait que les principaux partis politiques concernés, n’avaient pas accepté de dialoguer avec le chef de l’Etat. Aucun des acteurs en question n’a changé sa position jusqu’ici.

  • Un individu tué à Limbé

    Un individu tué à Limbé

    Wendy Blaise a été tué hier par balle, ce mardi 5 novembre, à Limbé, département du Nord. Les premières données recueillies font montre d’une arme « volée » en sa possession.

    Wendy Blaise a vécu jusqu’à hier. Il été abattu par les agents de la Police nationale d’Haïti à Limbé, département du Nord, à l’arrière d’une motocyclette où il tentait de prendre la poudre d’escampette à cause qu’il détenait en sa possession une arme déclarée volée, appartenant à la PNH. C’est le quotidien Le Nouvelliste qui a relayé l’information, hier, à la mi-journée.

    1er novembre dernier, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme a dressé un tableau sombre de la situation sécuritaire en Haïti depuis le mois de septembre. Pas moins de 42 personnes ont perdu la vie dans des circonstances parfois douteuses, et 86 autres ont été blessées. Cette mort vient de renforcer

    Parmi ces morts, « les forces de sécurité sont responsables de 19, les autres ayant été tués par des individus armés ou des auteurs (d’attaques) inconnus », a expliqué une porte-parole, Marta Hurtado, au cours d’un point de presse à Genève, rapporte AFP.

  • La vie reprend à Port-au-Prince

    La vie reprend à Port-au-Prince

    Après plus de huit semaines de paralysie, la vie semble reprendre dans la zone métropolitaine de la capitale d’Haïti, Port-au-Prince. Ce mardi 5 novembre 2019, les banques commerciales, les supermarchés, le transport en commun, la plupart des secteurs d’activités avaient l’air de reprendre.
    Des lignes formées devant les banques commerciales, les supermarchés qui reçoivent des clients, des véhicules de transport en commun, bondés de passagers, des voitures privées qui arpentent les divers axes routiers et le commerce informel fonctionnant comme en temps normal, tout semble indiquer que la vie a repris ce mardi 5 novembre 2019 dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince.
    Les opérations policières de déblocage des rues lundi, laissait augurer une reprise des activités. Meme s’il faut souligner que dans certains endroits, les militants politiques qui réclament la démission du chef de l’Etat Jovenel Moïse, continuent d’ériger leurs barricades.
    Toutefois, les risques de perturbation des activités, dans le cadre de l’opération baptisée « pays lock », pays bloqué, sont loin d’être négligeables. Les activités sont restées paralysées sur une bonne partie du territoire national depuis plus de huit semaines.
    Le commerce, le transport en commun, l’école, pour ne citer que ces secteurs là, ont cessé de fonctionner, ralentissant considérablement les activités économiques.
    Cependant, les activités scolaires n’ont toujours pas repris à Port-au-Prince, à Cap-haïtien et aux Gonaives entre autres. Les rues portent encore, dans ces villes, les stigmates des mouvement de protestations politiques.
    Cette accalmie observée depuis plus de 24 heures arrive à un moment où certains acteurs de la communauté internationale, continuent de lancer des appels au dialogue.
    Cependant, une frange de l’opposition politique, qui ne jure que par le départ du chef de l’Etat haïtien, accusé entre autres de dilapidation des fonds publics, affirme être sur le point de nommer bientot un président provisoire.
    Ce nouveau président devrait entrer en fonction, selon l’opposition, avant le 18 novembre, date qui ramènera le 216e anniversaire de la bataille de Vertières, la dernière qui avait abouti à la proclamation de l’indépendance d’Haïti le 1er janvier 1804.
    Vant Bèf Info (VBI)
  • La SOGENER a 48 heures pour restituer 123 millions USD à l'Etat

    La SOGENER a 48 heures pour restituer 123 millions USD à l'Etat

    La compagnie privée fournisseur de courant électrique, SOGENER, est frappée d’une nouvelle sommation de l’Etat haïtien. En effet, l’entreprise de la famille Vorbe est sommée de restituer à l’Etat haïtien la somme de 123 millions de dollars.
    Ce montant représente plusieurs cas de surfacturations et de paiements indument effectués par l’EDH à la SOGENER pour la période allant de 2007 à 2015, au cours de l’exécution du contrat liant les parties…
    La Société Générale d’Energie S.A est ainsi accusée de dol, d’escroquerie et d’abus de confiance au cours de l’exécution de ce contrat. Toujours selon l’acte, si la SOGENER n’obtempère pas à la sommation et à l’injonction dans le délai imparti, la restitution du montant sera augmentée de 10% devant représenter les honoraires des Avocats engagés…
    Notons que l’Etat haïtien est représenté dans cette affaire par une batterie d’avocats composée de Me Osner Févry, Me Newton Louis St-Juste, Fritzo Canton entre autres.
    GEA/Radio Métropole Haïti
  • Incendie au Marché communal de Petit-Goâve, la police critiquée pour son « insouciance »

    Incendie au Marché communal de Petit-Goâve, la police critiquée pour son « insouciance »

    Le marché communal de Petit-Goâve, situé à proximité du commissariat, a été partiellement incendié, vendredi 1er novembre, par des individus non identifiés. Les pertes sont considérables, selon le maire assesseur, Deslors Desgranges.

    Vendredi 1er novembre, aux environs de deux heures de l’après-midi, une fumée noire ressortait de l’enceinte du marché communal de Petit- Goâve. Des individus malintentionnés ont mis le feu. Plusieurs tréteaux, tables à tréteaux ainsi qu’un conteneur rempli de marchandises ont été consumés, rapporte le maire assesseur de la commune Deslors Desgranges.

    Des agents de la Mairie de Petit-Goâve, des jeunes de « Nan Persin » se sont payés de leurs efforts pour éteindre les flammes et circonscrire la propagation du sinistre, mais leur aide se révélait insuffisante.

    À cet effet, les agents communaux ont du faire appel à la Police nationale d’Haiti. La demande est soldée par un échec. « J’ai appelé la police pour venir en aide, ils m’ont répondu qu’il n’est pas de leur mission d’intervenir à une pareille situation », rouspète Monsieur Desgranges. « La police a un minimum de responsabilité dans ce qui s’est passé », regrette-t-il.

    L’édile a annoncé l’ouverture d’une enquête qui permettra de découvrir l’origine du sinistre et ses principaux auteurs. Ne pouvant pas se fier à l’autorité communale, certaines marchandes ont du transporter et placer, en lieux sûrs, leurs principaux objets.

  • VLP: Deux journalistes haïtiens racontent leur journée aux USA

    VLP: Deux journalistes haïtiens racontent leur journée aux USA

    Deux jeunes loups de la presse haïtienne séjournent actuellement aux États-Unis dans le cadre du Programme des Visiteurs internationaux américain (IVLP), piloté par le département d’État américain. « Ce sera bénéfique pour le pays », soupèse l’un d’entre eux.

    Les États-Unis sont la première puissance du monde. Cela va sans dire. Pour maintenir ce statut, ils entretiennent- parmi tant d’autres- des programmes d’échange internationaux qui mettent face à face les (futurs) leaders du monde entier. Le cas du Programme des Visiteurs internationaux américain (IVLP) auquel prennent part depuis le 28 octobre dernier (et jusqu’au 16 novembre prochain) le PDG de l’agence en ligne Juno 7, John Fritz Moreau et le journaliste Luckner Garraud, l’un des présentateurs vedettes de la rubrique Le Point sur Radio Télé Métropole.

    Plusieurs figures emblématiques de la politique en Haïti y ont passé par là. Certaines dans leur prime jeunesse, d’autres au stade d’une carrière déjà auréolée de gloire. Le feu Leslie François Manigat (1959), intellectuel haut gamme et ancien président de la république d’Haïti, l’ancien Premier ministre Jacques Edouard Alexis (1983) et la seule Dame jusqu’à date chef d’État en Haïti, Ertha Pascal-Trouillot (1980) sont les plus illustres jusqu’à date. À ce qu’il parait, l’expérience n’a pas de prix. Moreau et Garraud, sélectionnés pour « le Projet Edward R. Murrow – la Recherche & l’Enquête », racontent leur journée dans l’Amérique de Donald Trump depuis la Nouvelle Orléans et la Caroline du Nord.

    Loop Haïti : Que faut-il retenir de cette expérience, en apparence, enrichissante ?

    Luckner Garraud (Nouvelle Orléans): C’est une très belle expérience qu’on n’est pas prêt à oublier. Une formation assez consistante sur le journalisme d’investigation qui est censé le terme de prédilection des rencontres. C’est aussi un ensemble de rencontres d’échange variées, riches avec les plus hauts cadres du pays. Nous avons également beaucoup appris sur le fédéralisme américain.

    John Fritz Moreau (Caroline du Nord) : Garraud a tout dit (rires). Je peux simplement y ajouter que cette expérience m’a permis de comprendre le fonctionnement des médias aux États-Unis. Elle nous aidera (Juno 7, l’agence en ligne qu’il dirige, ndlr) à améliorer notre manière de faire du journalisme en Haïti, et aussi trouver d’autres canevas pour véhiculer l’information dans le pays. En gros, ce sera bénéfique pour le pays.

    Loop Haïti : IVLP est un programme d’échange international qui vous permet de croiser le regard avec d’autres collègues issus, parfois, du même sérail que vous. Combien de cultures se frottent-elles, à présent ?

    Luckner Garraud : En vrai, ce programme facilite l’échange entre plusieurs cultures, notamment avec nos frères africains qui viennent du Bénin, Gabon, Tunisie, Kenya, Nigeria, etc. C’est aussi une occasion d’apprendre davantage de leur culture, et rassembler des connaissances sur des choses intéressantes qui se passent chez eux. Il y a aussi une expérience chez l’habitant qui nous permet de voir et de comprendre le mode de fonctionnement des familles américaines.

    John Fritz Moreau : Je dis la même chose que Garraud (rires).

    Loop Haïti : Croyez-vous que des opportunités en découleront ?

    Luckner Garraud : Bien sûr. J’en ai déjà vu en termes de fraternisation, de collaboration efficace, harmonie au sein du groupe. Et le fait que le programme se réalise sur plusieurs Etats (Washington, Maryland, Baltimore, Tampa FL), ça nous permet de se mettre en réseau avec d’autres personnes venues de divers endroits.

    John Fritz Moreau : Je n’ai rien d’autre à ajouter (rires).

    Loop Haïti : Pensez-vous qu’il y a convergence ou divergence dans les modes de fonctionnalité des médias entre les deux pays ?

    Luckner Garraud: Mon constat c’est qu’aux États-Unis il n’y a pas d’organe régulateur de la presse, pas de ministère à l’information. Il y a simplement uns instance décisionnelles pour distribuer les fréquences, similaire à CONATEL (Conseil national des télécommunications).

    Je rajoute : Il y a aux États-Unis une pratique de média à but non lucratif. Beaucoup en sont ainsi. Des médias qui se tiennent aux dons pour financer leur production. Je trouve également que le secteur de la presse a beaucoup de pouvoir, parfois il est même mieux protégé que le président de le République (rires). Tout ceci, grâce au premier amendement.

    John Fritz Moreau: Nous avons visité des studios et salles de rédaction, tels que : le New York Times, Washington Post, Real News Network qui diffuse des informations en temps réel et des reportages d’information au même titre que Juno 7. Je dois préciser que je reçois la partie technique de la formation puisque j’ai une agence de presse en ligne.

    Loop Haïti : Quel journaliste devient-on au lendemain de cette formation ?

    Luckner Garraud: Cette formation m’a donné beaucoup plus de velléité, de zèle pour me lancer dans le journalisme d’investigation. Laisser un peu le factuel pour me verser dans des sujets plus approfondis qui peuvent prendre des mois, voire un an de recherche. Une initiative alléchante, mais, comme vous le savez, cela dépend des medias pour lesquels nous travaillons. J’espère mette cette connaissance à profit d’Haïti.

    John Fritz Moreau: Cette expérience m’a permis de me recadrer dans le métier, changer mon fusil d’épaule, m’intéresser à d’autres sujets mieux travaillés. J’ai appris et compris beaucoup de chose à travers cette expérience. Maintenant, il faut voir comment le mettre en application au profit d’Haïti.

    Le Programme international de formation des visiteurs (IVLP) existe depuis 1940, et reçoit le financement du Bureau des affaires éducatives et culturelles du département d’État des États-Unis. Il est spécialement conçu pour répondre aux attentes professionnelles des visiteurs internationaux dans le cadre des relations internationales des États-Unis.

    Dans quelques jours, Garraud qui se trouve actuellement à la Nouvelle Orléans et Moreau en Caroline du Nord se retrouveront en Floride pour la suite du programme, avant de plier bagages pour Haïti samedi 16 novembre prochain.

    Propos recueillis par Websder Corneille/ @webscorneille

  • Cayes : Un employé de la Natcom kidnappé, puis libéré contre rançon

    Cayes : Un employé de la Natcom kidnappé, puis libéré contre rançon

    Yves Bertrand Louis, chauffeur de la Natcom dans la ville des Cayes, a été enlevé ce week-end, puis libéré contre une rançon de 150,000 gourdes.

    Enlevé, puis libéré après quelques heures, Yves Bertrand Louis, chauffeur de la Natcom, a échappé aux pires samedi 2 novembre dernier dans la ville des Cayes. Il a été kidnappé au moment de se rendre à Carrefour Boyer, aux Cayes, rapporte Radio Vision 2000, ce lundi.

    Les malfrats ont exigé la somme de 250,000 gourdes pour la libération de Louis. Ils ont accepté 150,000 gourdes après négociations. Le père de la victime s’était chargé de remettre l’enveloppe aux ravisseurs. Ainsi, Monsieur Louis a été libéré.

    Dimanche 3 novembre, grâce à une opération musclée lancée par la Police nationale d’Haiti à la suite de l’incident, trois suspectés ont été appréhendés. D’après le directeur départemental de la PNH, Jacques Jorel Orival, les ravisseurs s’apprêtaient à quitter la métropole du Sud pour se rendre à Port-au-Prince à bord d’un pick-up. L’autorité policière a appelé la population au calme, les rassurant que rien de tel ne se passera à nouveau.

    Entre-temps, la rédaction de Loop a appris que Monsieur Louis a été bastonné. Mais il faut encore cumuler d’autres éléments pour compléter l’information.

  • 44 Maires appellent à la signature d’un document commun sur la transition

    44 Maires appellent à la signature d’un document commun sur la transition

    D’autres acteurs et secteurs rejoignent la population dans sa quête de changement, avec chacun sa propre proposition de sortie de crise. Ce qui, pour beaucoup, constitue un frein au lieu d’être un avantage. C’est dans cette optique qu’une quarantaine de responsables d’administration communale de la République appelle à la signature d’un document commun sur la transition.

    « Tous les acteurs doivent se mettre d’accord sans perdre de temps sur un seul document qui trace la voie de la transition […] » écrivent ces édiles dans une note de presse acheminée à la rédaction de Juno7. Selon eux, la première réponse à la crise humanitaire qui terrasse le pays est d’abord la résolution de la crise politique. Ce qui permettra, selon la note, de reprendre le contrôle du territoire, de ramener l’ordre, la paix, la stabilité politique et économique dans le pays.

    Se disant prêts à participer et à contribuer à la recherche d’une solution à la crise, ces maires invitent la Conférence Épiscopale, Pote Kole, la Commission de passation de pouvoir, l’Alternative Consensuelle, le Secteur Démocratique, les Petrochallengers, les dirigeants politiques, la Passerelle, la société civile, les vodouisants, les membres du secteur privé, entre autres, à s’asseoir afin de finaliser ce document.

    « Nous voulons d’un autre État et d’un autre système qui octroient des moyens aux conseillers municipaux et aux Casecs pour qu’ils fassent leur travail. […] Un système où l’État central ne sanctionnera pas toute la population d’une commune dont le Maire ne partageant pas la même chapelle politique que lui » poursuivent-ils.

    À l’occasion du centenaire de l’assassinat de Charlemagne Péralte, ces élus se disent prêts à se mettre aux côtés du peuple haïtien. « Nous nous engageons à constituer un front de résistance nationale contre toute forme d’occupation étrangère masquée sous un soi-disant déploiement logistique d’aide humanitaire » martèlent-ils.

    Parmi les signataires de cette note figurent entre autres les maires de la Croix-des-Bouquets Rony Colin, celui de Port-au-Prince Ralph Y. Chévry, celui de Saint-Marc Nicolas Dorvilus, celui des Gonaïves Neil Latortue, mais également la Mairesse de l’Arcahaie Rosemila Petit-Frère. Cette dernière, signalons-le, se trouve actuellement à Kigali, au Rwanda. Elle doit participer à une conférence sur le leadership politique, la santé, entre autres.

    Rappelons que depuis huit semaines le pays est en mode « lock ». Citoyens et leaders politiques réclament la démission du président Jovenel Moïse, accusé de corruption. L’international hausse le ton face à un gouvernement « incapable » et répressif. L’école n’a toujours pas fonctionné. L’administration publique, le commerce, le transport sont paralysés. Alors que les activités reprenaient timidement en cette fin de semaine, l’opposition politique a décrété l’assaut démocratique sur tout le territoire national ce 3 novembre.

  • L’abstinence et ses adeptes en Haïti

    L’abstinence et ses adeptes en Haïti

    Prêchée à l’église et recommandée par des ONG, l’évangile de l’abstinence en Haïti compte beaucoup de disciples. Regards sur un phénomène complexe qui noue dans un même mouvement, la contrainte sexuelle et la liberté de choix, l’incapacité de séduire et l’indigence économique

    Fritz, musicien et menuisier, joue au piano et à la guitare aux cultes de son église. Dans son temps libre, il pratique la menuiserie.

    Depuis 2002, Fritz n’entretient aucune relation sexuelle. «Il y a 17 ans que je me suis converti au protestantisme. Depuis, je suis resté chaste au service du seigneur», avance le maestro, qui avant sa conversion sortait avec des filles.

    La religion a une grande influence sur la sexualité des jeunes croyants. Sur dix personnes [religieuses] ayant accepté de témoigner pour cet article, sept ont déclaré avoir pratiqué l’abstinence pour honorer leur foi en Dieu.

    «Pour des raisons religieuses, je m’abstiens de la sexualité», affirme fermement Jonathan, un étudiant finissant en Service social. Il n’a jamais connu un baiser, une étreinte amoureuse et surtout n’a jamais été à un rendez-vous galant.

    Lire aussi: Sexe Anal: est-ce une pratique courante chez les jeunes couples haïtiens ?

    Le jeune homme remplace ses désirs sexuels par la musique et la lecture. «J’évite aussi de rester seul et je m’adonne à la prière», explique-t-il.

    L’homme de 28 ans se garde de fantasmer sur la vie sexuelle qu’il pourrait avoir quand il prendra la décision d’avoir une relation amoureuse. «Selon la rumeur, enchaîne-t-il, dès qu’on débute la vie sexuelle, on ne lâche plus. Je ne sais pas, j’attends de voir.»

    Le sexe conspué depuis la chaire

    Les encouragements à l’abstinence proviennent souvent des responsables religieux. Renès Décière dirige une église à Delmas 33. Il recommande aux fidèles célibataires de son assemblée de ne pas s’adonner aux plaisirs charnels. «Nous encourageons les jeunes à s’abstenir des relations sexuelles en dehors du mariage. Cependant, cela ne donnera pas de résultats en le prônant seulement du haut de la chaire.»

    Le pasteur croit que l’abstinence doit être avant tout une conviction. «Car, renforce-t-il, on s’abstient entre autres pour rester motivé, garder sa pureté sexuelle et pour éviter une grossesse précoce.»

    Quand l’aspect économique entre en ligne de compte

    Carlo Guirand, un théologien pentecôtiste de 28 ans qui vit aux Cayes, évite les rapports sexuels par peur de gâcher son avenir. «L’abstinence sexuelle est une contrainte pour moi parce que mon église l’exige. Cependant, c’est aussi un choix, car, je ne veux pas mettre au monde des enfants non désirés. Pour ma copine et moi, l’abstinence est la meilleure méthode.»

    Junel Jean, est un autre jeune chrétien, mais de confession adventiste. Il s’abstient depuis toujours des rapports sexuels à cause des strictes règles imposées par son assemblée, mais surtout pour d’autres raisons. «Avant de m’engager dans de telles pratiques, je dois finir mes études, avoir un emploi stable et des moyens économiques. »

    L’abstinence peut-elle causer des problèmes sexuels à l’avenir ?

    L’abstinence sexuelle est selon Johanne Landrin, psychologue clinicienne, l’abstention de tout ce qui peut conduire au contact sexuel notamment les baisers, la caresse, et la masturbation. D’après elle, un couple qui fait ce choix peut ressentir de l’amour mutuellement et même avoir des désirs sexuels sans passer à l’acte.

    «L’acte sexuel et l’éjaculation permettent un relâchement physique qui calme et apaise temporairement. Mais ils ne peuvent en eux-mêmes prédire une bonne ou mauvaise santé mentale ou même une bonne ou mauvaise santé sexuelle. La santé mentale se vit selon la spécialiste, dans le quotidien et a rapport au ressenti de la personne face aux obstacles de la vie ou chocs émotionnel vécu incluant la vie sexuelle.»

    L’abstention peut atrophier la libido

    Selon le sexologue John Kersnid  Justafort, l’abstinence pourrait à l’avenir avoir des effets néfastes sur la sexualité. «L’abstinence peut, à la longue, diminuer la libido (l’énergie sexuelle) de la personne voire l’extinction même du désir.»

    Le spécialiste ajoute qu’une personne peut avoir des difficultés à redémarrer une vie sexuelle satisfaisante après une longue période d’abstinence. «Cela peut même aller jusqu’à un blocage du désir», poursuit-il.

    Diverses raisons mènent à l’abstention

    La sexologue Laetitia Degraff n’est pas de cet avis. Elle pense que l’abstinence à elle seule ne saurait déterminer d’éventuels malaises dans une  vie sexuelle à l’avenir. «La difficulté ou pas de reprendre une vie active après une longue période d’abstinence  peut dépendre, je pense, de divers facteurs. Des raisons ayant amené à faire choix de l’abstinence, à celles de reprendre une vie sexuelle active. »

    Une position qu’a d’ailleurs corroborée son collègue Justafort pour qui  le choix  de l’abstinence en lui-même, dans certains cas, résulte de  l’effet ou de la cause d’un problème de confiance en soi.

    Lire aussi: Après 50 ans, une femme peut-elle avoir une vie sexuelle? Témoignage

    Pour s’expliquer, le psychologue a pris comme exemple des personnes qui ont eu des difficultés dans de précédents rapports sexuels.

    Une femme qui, à chaque contact sexuel ressent des douleurs peut limiter ses rapports sexuels, voire les suspendre totalement. «C’est pareil pour un homme qui a des troubles érectiles. L’abstinence permet à l’une et à l’autre de réduire le risque de rejet et d’échec.»

    Toutefois, Johanne Landrin insiste sur le fait que l’acte sexuel ou la pénétration ne sont qu’un aspect de l’intimité du couple. La relation selon la psychologue,  peut vivre en harmonie et s’épanouir à travers d’autres types d’intimité comme, «l’intimité émotionnelle, l’intimité physique et l’intimité intellectuelle.»

    Une méthode de prévention préconisée par les religieux

    Dans les années 1990, des leaders évangéliques  de l’Ouganda ont promu l’abstinence sexuelle jusqu’au mariage comme la meilleure méthode pour se protéger contre le SIDA. À l’époque, une mauvaise presse se faisait contre le préservatif.

    Du même coup, les autorités ougandaises se sont alliées à des conservateurs de l’administration américaine. En janvier 2003, le président américain Georges W. Bush a mis sur pieds   «President’s Emergency Plan for AIDS Relief» (PEPFAR), un plan pour combattre le SIDA dans le continent africain.

    Après plusieurs discussions, le leader du Nouveau Monde s’est inspiré du modèle de prévention de l’Ouganda pour baser son plan essentiellement sur l’abstinence jusqu’au mariage et la fidélité dans le mariage.

    20 % du budget total de ce plan était alloué à la prévention et 1/3 du budget de la prévention devait être consacrés exclusivement à la promotion de l’abstinence sexuelle.

    D’ailleurs, l’une des conditions pour bénéficier du financement de PEPFAR était de faire  la promotion de l’abstinence

    À l’époque, la plupart des entreprises qui bénéficiaient de ce fonds étaient des structures religieuses américaines.  D’ailleurs, l’une des conditions pour bénéficier du financement de PEPFAR était de faire  la promotion de l’abstinence.

    Plusieurs personnes ont été formées dans le but de promouvoir l’abstinence sexuelle. Beaucoup de documents ont été produits autour de ce thème.

    Des groupements comme le Mouvementpanafricain d’accès aux soins (PATAM) ont dénoncé les campagnes d’abstinence du plan américain au profit du préservatif.

    Des organisations féministes et de droits humains ont décelé dans ces genres de programmes une manière pour les conservateurs religieux de normer les pratiques sexuelles. Car selon elles, se priver de sexe ne peut être le meilleur moyen de se protéger.

    En Haïti, des missions religieuses internationales, dont «World Relief» prolongent cette vision du monde et font  la promotion de l’abstinence dans les églises.

    Elles regrettent d’avoir fait l’abstinence avant le mariage

    Sandrine et Marianne sont deux femmes croyantes. Elles ne se connaissent pas, mais ont toutes les deux en commun d’avoir reçu une éducation conservatrice par rapport à la sexualité.

    Sandrine a pris part à presque toutes les activités mondaines des jeunes, lorsqu’elle était étudiante, mais n’avait connu jusque là, aucun plaisir voluptueux. «J’ai fréquenté une faculté très libérale sur les questions de relations sexuelles. Par conséquent, je passais pour une fille vieux jeu, malade et coincée», affirme celle dont deux petits amis ont laissé à cause de sa ferme décision.

    Avant même l’adolescence, sa mère lui a toujours répété que tous les hommes ne veulent qu’une seule chose, coucher avec une fille et l’abandonner ensuite. «Je ne voulais pas que les hommes abusent de moi (selon l’idée de ma mère)», confie-t-elle.

    Marianne, pour sa part, est mariée pucelle à 25 ans. «La virginité a toujours été une valeur prêchée par mes parents. Les filles de la famille devraient rester pures pour l’homme qui demandera leur main», affirme-t-elle d’un air jovial.

    « Je pense avoir raté l’occasion de vivre ma sexualité de manière épanouie. Je ne suis sorti qu’avec un seul homme, mon mari » 

    Cependant, la jeune femme avoue que ce n’est pas pour ses parents qu’elle est restée vierge pendant tout ce temps. «Je ne sortais pas. J’allais seulement à l’école et à l’église. Donc je voyais très peu de gens. En plus, maman nous interdisait, mes sœurs et moi d’avoir des amis. Bizarrement avant mon mariage, je ne me suis jamais intéressée au sexe.»

    Mariée depuis 7 ans, Marianne n’est pas fière d’être restée vierge jusqu’au mariage. «Je pense avoir raté l’occasion de vivre ma sexualité de manière épanouie. Je ne suis sorti qu’avec un seul homme, mon mari qui je pense allait m’honorer pour avoir gardé ma dignité. Il ne montre aucun respect à ce propos, au contraire, il s’en moque», se lamente-t-elle.

    Une vie sexuelle épanouie

    Sandrine contrairement à Marianne, a une vie sexuelle et maritale épanouie. «Je suis très à l’aise vu que mon partenaire qui est mon mari m’a beaucoup aidé, se réjouit-elle. La complicité que nous avons développée au cours de la relation a été bénéfique.» Toutefois, la dame ne peut s’empêcher parfois de penser qu’elle aurait dû essayer le sexe avant pour accumuler de l’expérience.

    Sandrine a dû, après son mariage, travailler beaucoup pour se défaire de la peur des hommes. «Je devais travailler pour savoir que tous les hommes ne veulent pas coucher les femmes pour partir après.»

    Selon Laetitia Degraff, l’abstinence est mieux vécue lorsqu’il s’agit d’un choix librement assumé

    Elle ne conseille pas à d’autres jeunes femmes d’attendre le mariage pour avoir des rapports intimes. «C’est un choix que je n’ai pas vraiment fait consciemment vu les mises en garde de ma mère. Chacun est libre d’avoir sa vie sexuelle quand il veut et comme il le veut. Je ne peux forcer personne à prendre cette même décision juste parce que je crois qu’elle a été juste.»

    La contrainte pose problème

    Selon Laetitia Degraff, l’abstinence est mieux vécue lorsqu’il s’agit d’un choix librement assumé. Elle soutient qu’une éducation très stricte qui diabolise la sexualité peut dans certains cas  être un frein à l’épanouissement sexuel par la suite.

    «Même après le mariage, certains ont du mal à se défaire de la culpabilité ou toute autre association négative faite avec la sexualité et développent parfois des difficultés sexuelles. Ils ont du mal à voir la sexualité autrement que quelque chose de négatif et développent un blocage souvent inconscient au niveau de leur désir, de leur excitation ou de leur jouissance.»

    * Certains noms ont été changés pour protéger l’identité des intervenants.

    Source: Ayibopost

Televizyon Lakay
Televizyon Lakay
Jwe Jwèt Gratis!
Quiz, Solitaire ak Mo Kaché
Jwèt Ayiti & Karayib — 100% gratis!
Jwe Kounya — 100% Gratis →
English · Français · Kreyòl