Blog

  • USA: prolongation du TPS pour les ressortissants de 6 pays, dont Haïti

    USA: prolongation du TPS pour les ressortissants de 6 pays, dont Haïti

    Le Statut de Protection Temporaire (TPS) est prolongé jusqu’au 4 janvier 2021 pour les ressortissants de six pays, dont Haïti, pour lequel le programme devrait prendre fin en janvier 2020.

    Le département de la Sécurité Intérieure des États-Unis en a fait l’annonce ce vendredi, à quelques mois de la fin de la validité du programme. El Salvador, Nicaragua, Honduras, Népal et Soudan sont les cinq autres pays bénéficiant de cette décision.

    Dans la même veine, les documents d’autorisation d’emploi resteront valides jusqu’à la date prévue.

    Les 58 000 Haïtiens, ayant rejoint les États-Unis de manière irrégulière après le séisme dévastateur du 12 janvier 2010, sont protégés contre les risques de déportation à l’aide de ce programme. En 2018, plus de 30 000 d’entre eux se trouvaient dans l’État de la Floride.

    Cependant, il s’ensuit que les bénéficiaires du TPS seront obligés de laisser les États-Unis après l’expiration de ce nouveau délai. À moins d’une éventuelle autre extension, ils auront environ une année pour entamer le processus de changement de statut

  • Haïti-Accident : 7 morts et 71 blessés du 21 au 27 octobre

    Haïti-Accident : 7 morts et 71 blessés du 21 au 27 octobre

    Les accidents de la route ont fait 7 morts (dont 1 enfant) et 71 blessés en Haïti durant la semaine du 21 au 27 octobre.

    L’organisation Stop Accident qui a communiqué ces chiffres à notre rédaction, dit avoir dénombré au total 78 victimes pour 41 accidents dont la plupart impliquent des motocyclettes.

    Le docteur Garnel Michel qui signale une montée inexpliquée des cas d’accidents malgré le fonctionnement au ralenti de la circulation avec le fameux “pays lock”, pense que des interventions en profondeur sont nécessaires pour une politique de la sécurité routière dans le pays.

    Une fois de plus, le président de Stop Accident appelle l’Etat à mieux contrôler les routes notamment celles dites nationales afin de réduire le nombre des victimes.

    Durant la semaine du 21 au 27 octobre, souligne-t-il, les accidents ont eu lieux à Bourdon, Laboule 10, Savane Ouest (Miragoâne), Thomonde, Route de Frères.

    Les zones Madeline (Cap-Haïtien), Delmas 40b, Carrefour Gommier (Chalon), Carrefour Turenne (Gonaïves), Titanyen, Carrefour Marassa, Vivy Mitchell, Kenscoff ont également connu des accidents durant cette période.

  • Haïti: au moins 42 morts et 86 blessés depuis mi-septembre

    Haïti: au moins 42 morts et 86 blessés depuis mi-septembre

    Au moins 42 personnes sont mortes et 86 autres blessées depuis la mi-septembre en Haïti, un pays secoué par une nouvelle vague de protestation populaire contre le président, a annoncé vendredi l’ONU, appelant à un «dialogue» entre Haïtiens.

    Selon les informations recueillies par le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme, «les forces de sécurité sont responsables de 19 morts, les autres ayant été tués par des individus armés ou des auteurs (d’attaques) inconnus», a expliqué une porte-parole, Marta Hurtado, au cours d’un point de presse à Genève.

    Au total, «au moins 42 personnes sont mortes et 86 ont été blessées lors de l’escalade des tensions depuis le début de la dernière vague de manifestations, le 15 septembre, selon des informations vérifiées par notre bureau», a-t-elle relevé. La grande majorité d’entre elles ont été blessées par balle.

    La colère populaire contre le président Jovenel Moïse, décrié par ses opposants les plus radicaux depuis son arrivée au pouvoir en février 2017, s’est accentuée fin août à la suite d’une pénurie de carburants généralisée en Haïti.

    Des barricades sont régulièrement dressées sur les principaux axes routiers et des manifestations organisées, empêchant le fonctionnement régulier des écoles, des hôpitaux, des établissements commerciaux et des administrations.

    Certains manifestants exigent également de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail.

    Au moins un journaliste a été tué et neuf autres ont été blessés, selon l’ONU. «Nous exhortons tous les acteurs (de ces violences, NDLR) à s’abstenir de cibler les journalistes et à respecter la liberté des médias», a relevé Mme Hurtado.

    Dans un communiqué, le Haut-Commissariat se dit «profondément préoccupé par la crise prolongée» sur cette partie occidentale de l’île d’Hispaniola et sur «la capacité des Haïtiens à exercer leurs droits fondamentaux en matière de soins de santé, d’alimentation, d’éducation et autres».

    Le Conseil de sécurité de l’ONU a mis fin à la mi-octobre à 15 ans d’opérations de paix en Haïti, auxquelles va succéder une simple mission politique.

    Début octobre, les détracteurs du président ont rejeté l’appel au dialogue.

    «Il est très difficile d’établir un dialogue entre les différents acteurs (de la crise actuelle, NDLR), mais c’est bien sûr ce que demande l’ONU, afin de permettre à chacun de s’exprimer de façon pacifique», a noté la porte-parole.

  • Vers Une Grave Crise Humanitaire En Haïti, Dans Plusieurs Centre D’incarcération Ça Se Fait Déjà Sentir !

    Vers Une Grave Crise Humanitaire En Haïti, Dans Plusieurs Centre D’incarcération Ça Se Fait Déjà Sentir !

    Pour contraindre le président à un départ, les protestataires ont manifesté à maintes reprises. Après ces manifestations suivent le mouvement “Lock”où dans certaines zones, des barricades se sont érigés ce qui rend compliquer voire impossible de rallier certains endroits. Pendant que tous les yeux sont rivés sur Jovenel Moïse qui tarde à réagir dans le sens des réclamations populaires, dans la prison civile de Jérémie et dans celle de Mirebalais, la situation des prisonniers est alarmante, ils risquent de mourir de faim.

    Marie Rosy Auguste Ducena du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) se fait des cheveux blancs face à cette situation dégradante “Il y a des prisons où il n y a plus de nourriture” a-t-elle dit. Le pire, en raison des routes qui sont difficiles d’accès, les détenus qui sont mal en point ne peuvent recevoir de la nourriture de la part de leurs familles. Même les visites ne sont pas permis ces temps-ci, selon ce qu’ont rapporté les directeurs de ces centres aux membres du RNDDH.

    Malgré l’urgence, les aides humanitaires qui devraient être parvenir sous la férule des Nations-Unies et des Organisations non-gouvernementale ne sont plus. C’est le plus grand regret de certains membres de la communauté humanitaire. “Le comité International de la Croix-Rouge (CICR) est habilité pour intervenir dans ce galère des prisonniers, mais ils ne sont plus présent en Haïti depuis deux ans” ajoute un employé.

    Dans les prisons haïtiennes, ça se bouscule au portillon. Ce qui fait que la norme internationale exigeant au moins 4 metres carré par prisonnier ne peut être respecter. Entre l’impossibilité de se nourrir et l’incapacité de jouir de ses droits en tant qu’être humain, les détenus appellent au secours !

    RÉDACTION: Ritchy FORTUNÉ

    COPYRIGHT: NÈTALKOLEMEDIA / MÉDIA STELLAIRE/ HAÏTI BROADCASTING 2019

  • Plus de nourriture dans certaines prisons haïtiennes

    Plus de nourriture dans certaines prisons haïtiennes

    Plusieurs établissements pénitentiaires d’Haïti n’ont plus de quoi nourrir les détenus, alertent les organisations de défense des droits de l’homme, qui expliquent les difficultés d’approvisionnement causées des barricades dressées sur les principaux axes depuis le début de la contestation contre le président fin août.

    «Il y a des prisons où il n’y a plus de nourriture: la prison civile de Jérémie, la prison civile de Mirebalais. Il y a des risques que des prisonniers meurent de faim», s’inquiète Marie Rosy Auguste Ducena du Réseau national de défense des droits de l’homme (RNDDH) en citant l’exemple de deux établissements situés respectivement dans le sud-ouest et le centre d’Haïti.

    Plusieurs membres de la communauté humanitaire ont confirmé l’urgence, à laquelle aucune réponse n’a encore été fournie par les Nations unies et les ONG, se désolent-ils. «C’est une situation qui relèverait du mandat de la CICR (Comité international de la Croix Rouge) mais ils ne sont plus présents en Haïti depuis deux ans», a regretté un employé du secteur.

    Dans le contexte de crise politique qui perdure en Haïti depuis deux mois, la suspension quasi totale du transport empêche les proches des détenus d’apporter des provisions en prison, une pratique habituelle pour pallier les rations déjà ordinairement insuffisantes.

    Les visites ont aussi été suspendues dans toutes les prisons du pays «pour des raisons de sécurité» selon les explications fournies au RNDDH par les directeurs des établissements, où le confinement aux cellules s’est généralisé.

    Les prisons haïtiennes sont les plus surpeuplées au monde avec un taux moyen d’occupation dépassant les 400%, ne laissant en moyenne que 0,7 mètre carré par détenu, quand les normes internationales recommandent un minimum de quatre mètres carrés par personne.

    Cette profonde aggravation des conditions carcérales fait craindre le pire aux directeurs de prison.

    «Les détenus sont très tendus, ils parlent de ce qui se passe à l’extérieur, car ils suivent évidemment les nouvelles. Certains directeurs de prison estiment que les détenus attendent un événement externe pour pouvoir s’évader: c’est leur plus grande peur», confie Marie Rosy Auguste Ducena.

    Des manifestations sont régulièrement organisées dans les principales villes d’Haïti depuis plusieurs mois pour exiger la démission du président Jovenel Moïse, un départ du pouvoir qu’une majorité de secteurs de la société haïtienne considère désormais comme la première étape à la sortie de crise.

  • Des poissons morts retrouvés en Haïti: le MARNDR dément et rassure

    Des poissons morts retrouvés en Haïti: le MARNDR dément et rassure

    Le ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et de Développement rural a sorti une note pour rassurer la population sur des cas de poissons morts découverts à l’Acul et à Anse-à-Foleur. D’après le ministère, “aucune épidémie, ni mortalité humaine n’a été signalée”.

    Le ministre de l’agriculture Jobert C. Angrand, à travers une note de presse en date du 22 octobre, rassure la population haïtienne, les pêcheurs en particulier, qu’il n’existe aucun cas d’épidémie ni de mortalité humaine suite à la découverte de poissons morts à l’Acul et Anse-à-Foleur. Le MARNDR indique par ailleurs qu’il n’est pas à l’origine du message vocal circulant sur les réseaux sociaux à ce sujet.

    Toutefois, le numéro 1 du ministère de l’agriculture invite la population à la prudence. Il précise pour dire que « vu la sensibilité des espèces marines, toute consommation de produits de pêche en décomposition peut causer des troubles digestifs ».

    Le MARNDR promet d’enquêter sur les cas d’Anse-à-Foleur et de l’Acul du Nord où plusieurs poissons sans vie ont été vus par les riverains. Les autorités promettent de tenir la population informée à temps au cas où il y aurait des problèmes liés à la consommation des fruits de mer dans ces régions.

  • Haïti-sang: les donneurs universels O- ne sont que 3% de la population

    Haïti-sang: les donneurs universels O- ne sont que 3% de la population

    “Il s’agit d’un groupe sanguin extrêmement rare, partout dans le monde”, nous a expliqué le Dr Ernst Noël, directeur du Centre national de transfusion sanguine (CNTS). Loop Haiti s’est entretenu avec le spécialiste après la mort par manque de sang, dimanche 20 octobre, d’une femme qui venait de mettre au monde ses premiers enfants.

    Selon le responsable du Centre national de transfusion sanguine (CNTS), la carence de sang dans les banques de sang en Haïti est un problème sérieux. Cela ne concerne pas uniquement le groupe O-, fait-il remarquer. D’ailleurs, a laissé entendre le médecin, Haïti n’arrive même pas à produire la moitié de la quantité de sang nécessaire à la prise en charge des patients sur une période d’une année.

    En effet, il faudrait, pour pouvoir assister tout-le-monde quand le besoin se fait sentir, produire entre 60 à 80 mille pochettes de sang par an. Cependant, “on n’arrive même pas à en produire 30 mille sur toute l’année”, se lamente docteur Noël. Mais cette rareté générale est davantage accentuée dès que, en particulier, on parle du groupe sanguin O de rhésus négatif (O-). En ce sens, pour que les centres hospitaliers puissent continuer à sauver des vies, il est extrêmement important que les gens apprennent à faire don de leur sang. Et pas uniquement quand il y a urgence.

    Donner de son sang peut sauver des vies

    O-, environ 3 % de la population haïtienne

    Samedi 19 octobre, Loop Haïti a vulgarisé un appel à l’aide pour une femme qui venait de mettre au monde ses deux premiers enfants. La patiente, admise à un hôpital de la capitale, avait besoin de sang en urgence. Le hic est qu’elle était de groupe O négatif et qu’il n’y avait plus de ce sang en stock, selon les autorités contactées. Malgré les démarches, des promesses de volontaires et le fait pour la mère d’avoir été prise en charge avec un plasma frais surgelé, la patiente a perdu la vie dans la matinée du 20 octobre. Un choc pour la famille et pour de nombreux internautes.

    Ce cas de mortalité a remis sur la table des débats la question de la transfusion sanguine en général et la disponibilité du sang O négatif dans le pays en particulier. Ce groupe, même s’il n’est pas le plus rare du monde, reste le plus recherché en raison de son importance. On désigne souvent par “donneurs universels” les personnes O-. Leurs globules rouges n’ayant aucun antigène rejeté par les différents groupes sanguins, elles peuvent donner du sang à tous les autres groupes (Le Parisien). Mais le souci est qu’une personne de ce groupe ne peut recevoir du sang que de sa paire. Donc en cas d’urgence, l’absence de donneur et la non disponibilité de ce sang peuvent être fatales pour ces patients.

    Raoul Junior Lorfils@lorfilsraouljr

    Dam ki te bezwen san yèswa a mouri malerezman. Li pa rive jwenn san O- lan malgre tout demach ki fèt, apèl ki pase bò kote otorite elt. Se yon move nouvèl pou nou tout, pou pitit li kite a e pou fanmi li. Yo rele nou talè a pou yo di nou kijan «lavi moun pa vo anyen an Ayiti». https://twitter.com/lorfilsraouljr/status/1185728583333040128

    Raoul Junior Lorfils@lorfilsraouljr

    SOS. N ap chache volontè pou sove lavi yon fanm ki fenk akouche nan Pòtoprens e ki bezwen san prese prese. Tip O-

    Ou ka rele koulya nan 37647356/ 32815015 / 37062842 pou w ede l.
    NB: Croix-Rouge pa gen san O- ki disponib nan moman sa.

    8

    · Haiti

    En Haïti, comme partout ailleurs, “il y a toujours un manque de sang du groupe O-“, nous explique docteur Noêl du Centre national de transfusion sanguine (CNTS). Il souligne que cette réalité est due notamment au fait que seulement environ trois pour cent (3 %) de la population haïtienne appartient à ce groupe. En plus, dit-il, la majorité – soit plus de 80 % – des personnes O négatif provient du Grand Nord (Nord, Nord-Ouest, Nord-Est). Selon les études, plus on s’éloigne des départements du Grand Nord, moins on trouve de personnes avec du sang O avec rhésus négatif.

    Pourquoi manque-t-il de sang en Haïti ?

    De manière générale, on ne récolte pas assez de sang en Haïti pour pouvoir venir en aide aux personnes dans le besoin. L’un des facteurs expliquant cet état de fait est que les Haïtiens n’ont pas la culture du don de sang. Peu de gens s’adonnent à cet exercice. Il s’agit d’abord de ceux qui le font quand un membre de leur famille ou un proche est dans l’urgence. On les appelle les “donneurs familiaux” (75 % des donneurs en Haïti).

    “Les gens attendent toujours quand un proche est dans le besoin aller donner du sang. Ce qui n’est pas une bonne chose”, dit le médecin, car ce n’est pas le sang fraichement donné qu’on donne au patient. Il arrive que le malade se fait transfuser alors que le sang donné par son proche n’a même pas encore été testé, nous fait-il savoir. Ce qui veut dire que c’est en fait à partir du stock qu’on aide les patients.

    Deuxième groupe de donneurs de sang: les volontaires. Ils représentent entre 20 à 25% des donneurs dans le pays. Ceux-là font partie généralement d’un groupe de donneurs volontaires et réguliers. Il existe à ce propos des associations comme le Club 25 de la Croix Rouge qui font la promotion en faveur de cette cause. Mais en période de crise comme celle que connait le pays depuis environ deux mois, le rythme de don diminue considérablement. Ce qui contribue en un sens à l’accentuation de la carence.

    D’où l’importance, dit docteur Ernst, que les gens participent et contribuent, le plus souvent possible, aux efforts des entités compétentes en matière de collecte de sang. Pour y parvenir, reconnait-il, il faut une campagne citoyenne sur l’importance du don de sang dans le pays. Ce qui requiert des moyens mais surtout la contribution de tous: les médias, les écoles, les églises, les associations de jeunes entre autres ont leur rôle à jouer.

  • Haïti: le président atteint difficilement le Palais national ce jeudi

    Haïti: le président atteint difficilement le Palais national ce jeudi

    Presque tout le périmètre du Champs-de-Mars était barricadé ce jeudi 31 octobre en début de journée. Le cortège du président Jovenel Moïse a eu toutes les peines du monde à atteindre le Palais national.

    Depuis 10 heures du matin, des militants proches de l’opposition ont occupé l’aire du Champs-de-Mars, et barricadé toutes les rues menant vers le Palais national. Branches d’arbres, billboard, morceaux de bois, pierres… ils ont tout utilisé pour empêcher au cortège du chef de l’Etat de franchir la zone. Après cette opération de barrage, des engins lourds du CNE étaient remarqués sur les lieux, question de dégager les voies et faciliter la circulation des véhicules du cortège.

    Face à l’insistance des protestataires, ils (les employés du CNE) ont dû rebrousser chemin, nous a rapporté des sources sur place.

    A rues Magny et Capois, une partie de la rue Oswald Durand, les militants voulaient par tous les moyens barrer la route aux véhicules officiels. Des unités spécialisées de la PNH, y compris des agents de l’Unité de sécurité générale du Palais national (USGPN) ont été déployés sur les lieux, dans plusieurs points stratégiques, afin de trouver une autre voie non barricadée.

    Des policiers de l’USGPN dégagent la voie menant au palais national

    Après une quinzaine de minutes, le corps de sécurité du président a décidé d’emprunter Lalue, qui était moins barricadé. A vive allure, le cortège présidentiel, composé d’une vingtaine de voiture, s’est frayé un chemin, en passant par l’angle rue Lamarre et Lalue, Oswald Durant, MUPANAH pour atteindre Palais national. Au passage, des militants au bord de la route, ont lancé des pierres et des tessons de bouteilles en direction de la flotte de voitures. Lors du passage du cortège dans la zone, des tirs nourris ont été également entendus.

    Des agents de l’USGPN ont dû intervenir dans le périmètre du Champs-de-Mars, particulièrement à la rue Magny, en vue de débloquer les rues jonchées de barricades, érigées par des manifestants. Des militants ont lancé des propos hostiles envers les membres de cette unité, qui ont par la suite, fait usage de balles réelles pour disperser la foule.

    Le président Jovenel Moïse, très décrié par une grande majorité de la population, est arrivé difficilement à son bureau au palais ce jeudi. Depuis déjà huit (8) semaines, presque toutes les rues de Port-au-Prince et de certaines villes de province sont barricadées. Malgré l’intervention musclée des forces de l’ordre à Delmas dans la nuit du 30 octobre, la commune s’est réveillée avec de nouvelles barricades. L’opposition politique n’en démord pas et appelle à l’intensification de la mobilisation, en vue d’aboutir à la démission de Moïse qui appelle au dialogue.

  • Aux Cayes, des protestants exigent le départ du chef de l’État

    Aux Cayes, des protestants exigent le départ du chef de l’État

    Ce mercredi, des centaines de protestants accompagnés d’autres fidèles religieux, ont défilé dans les rues de la ville des Cayes pour réclamer le départ du président de la République. Il s’agit de la troisième journée de mobilisation tenue depuis dimanche 27 dans la capitale haïtienne et dans d’autres villes du pays à l’appel de l’opposition politique.

    La manifestation, démarrée au carrefour « Quatre chemins » vers 10 du matin, s’est déroulée sans incident majeur. Aucun acte de violence ni de casse n’a été enregistré lors de cette marche qui a pris fin en début d’après-midi, a rapporté le confrère Valéry François, journaliste de télévision Caramel, joint au téléphone. Implorant la grâce divine et entonnant des cantiques, ces protestants, groupes religieux tout aussi touchés par la crise politique qui perdure depuis plusieurs semaines, ont exigé eux-aussi le départ de Jovenel Moïse, épinglé pour corruption.

    Des manifestants adhérant au mouvement « lock » de l’opposition, ont aussi participé à cette marche, assistée des forces de l’ordre qui ont sécurisé les protestants jusqu’au carrefour Boyer, zone généralement occupée par des individus armés.

    Depuis le début des manifestations (au départ contre la pénurie d’essence, puis contre le pouvoir en place) dans cette grande ville du sud, plusieurs entreprises dont des pompes à essence ont été la cible d’attaques. Des entreprises commerciales ainsi que des écoles publiques et privées sont, jusqu’ici, restées fermées jusqu’au retour au calme et à la paix, conditionnés, selon des membres de l’opposition et divers secteurs du pays, par la démission du président qui appelle au dialogue en vue de trouver une issue à la crise.

  • Les professionnels de santé marchent dans les rues de Port-au-Prince

    Les professionnels de santé marchent dans les rues de Port-au-Prince

    Des centaines de professionnels médicaux et des opposants politiques ont manifesté mercredi dans la capitale haïtienne pour exiger de meilleurs salaires et conditions de travail pour le secteur de la santé et réclamer la démission du président Jovenel Moïse.

    «Il n’y a pas de (compresses de) gaze, il n’y a pas de gants, il n’y a pas de seringues : on travaille dans une situation qui dépasse même la médecine de guerre», explique le médecin Grégory Elysé en détaillant les conditions précaires dans le principal hôpital du pays.

    Débutant leur marche aux portes de cet établissement de Port-au-Prince, les manifestants ont témoigné de leur colère de constater ces dernières années que le secteur de la santé recevait un budget inférieur à celui du parlement.

    «La santé n’est pas la priorité des responsables de ce pays. Quand eux ont des problèmes, ils prennent un avion et partent trouver des soins de santé ailleurs» regrette le docteur Elysé, sachant cette opportunité inaccessible pour les plus 60% des Haïtiens survivant avec moins de deux dollars par jour.

    Qu’ils soient ambulanciers, chirurgiens ou infirmiers, tous ont plaidé pour une revalorisation en urgence de leurs salaires.

    Un résident en première année ne reçoit par mois que 12.600 gourdes, la monnaie locale, soit 130 dollars quant le salaire brut mensuel d’un médecin spécialiste ne s’élève qu’à 38.000 gourdes (395 dollars).

    «Chaque année que vous diplômez une centaine de médecins, près de 90% sont obligés d’aller en Espagne, aux États-Unis, au Canada pour pouvoir trouver de quoi vivre et de quoi travailler», déplore Dr Barthélémy Guibert. «Le plus grand malheur qui puisse arriver à un pays c’est le départ de ses ressources humaines : le développement ne s’achète pas dans un magasin», conclut le professeur à la faculté de médecine de Port-au-Prince.

    Les manifestants ont également exigé le départ immédiat du pouvoir de Jovenel Moïse, rejoignant universitaires, artistes, religieux et ouvriers du secteur textile, dans la contestation populaire contre le chef de l’Etat qui dure depuis deux mois.

    Des manifestations sont régulièrement organisées dans les principales villes d’Haïti pour exiger la démission du président, un mouvement paralysant les activités économiques du pays.

    A cause des violences en marge de certains rassemblements et des barricades régulièrement dressées sur les axes principaux, la majorité des écoles gardent portes closes.

Televizyon Lakay
Televizyon Lakay
Jwe Jwèt Gratis!
Quiz, Solitaire ak Mo Kaché
Jwèt Ayiti & Karayib — 100% gratis!
Jwe Kounya — 100% Gratis →
English · Français · Kreyòl