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  • Analyse : Suivez mon regard, car les fils de Dessalines partent en mission !

    Analyse : Suivez mon regard, car les fils de Dessalines partent en mission !

    Par Douby Jean

    Le 17 octobre nous ramène à la 213e année de l’assassinat du père de la nation, Jean Jacques Dessalines. Et depuis 3 jours la sélection haïtienne des moins de 17 ans se trouve en terre brésilienne pour faire les derniers ajustements avant d’effectuer son entrée à la 18e édition de la coupe du monde réservée à cette catégorie. À un moment, où tout est sombre dans le pays qui fait face actuellement à un lot de mouvements révendicatifs, le sport à travers ces petits Grenadiers va-t-il projeter une meilleure image d’Haïti?

    Lors du tirage au sort réalisé en juillet dernier, les partenaires de Dany Jean ont hérité du groupe C et tiennent compagnie à la France, le Chili et la Corée du Sud. Sans se voiler la face, les Français restent les grands favoris de cette poule et le Chili représente également un obstacle de taille car il s’est hissé en 2e position lors des qualifications sud-américaines derrière l’Argentine pourtant l’autre protagoniste paraît celle le plus à la portée des petits Grenadiers en parlant de la Corée du Sud.

    Il est clair que les ambassadeurs du bicolore national n’ont pas eu la meilleure des préparations mais se sont donnés à fond dans les tests amicaux disputés contre plusieurs formations évoluant en élite nationale. Et sur le sol du Roi Pélé, ils joueront deux parties avant de passer au choses sérieuses.

    Les petits Grenadiers devraient marcher sur les pas de leurs grands frères qui avaient défrayer la chronique au cours de la Gold Cup 2019. Qui pouvait croire qu’ils allaient pu renverser le Costa Rica et le Canada d’une telle façon et tenir tête au Mexique. C’est sûr qu’ils avaient pris très au sérieux leurs conccurrents et ont mis en série le travail, la motivation, l’esprit d’équipe pour ces résultats si flatteurs. De ce fait, il revient aux poulains de Miguel Pedermo de conjuguer toutes leurs forces pour réaliser un joli coup.

    À un moment oú tous les tissus sont déchirés, où l’inquiétude s’installe sur tous les visages, où le pays vit des jours très très sombres, ces pépites ont pour devoir de faire rêver à nouveau le peuple haïtien et envoyer un signal pour montrer à plus d’un que cette nation peut encore faire des prouesses ou encore accomplir de grandes choses.

  • Le trophée YouTube de créateur Argent décerné à « Pi Lwen Ke Zye »

    Le trophée YouTube de créateur Argent décerné à « Pi Lwen Ke Zye »

    Le « trophée YouTube de créateur Argent » a été attribué à l’émission « Pi Lwen Ke Zye » de l’animateur J. Junior Dorcin AKA Junior Rigolo parce qu’elle se retrouve dorénavant dans le rang des chaînes ayant atteint les 100 000 abonnés sur ledit média social.

    Artistes, sponsors… Junior Rigolo témoigne sa gratitude envers tous ceux qui l’ont aidé à franchir ce palier dans la production de « Pi Lwen Ke Zye » qui s’impose comme l’une des émissions télévisées les plus populaires en Haïti, depuis sa mise en branle il y a 7 ans, en juin 2012.

    Outre la plateforme YouTube, « Pi Lwen Ke Zye » gagne du terrain sur d’autres réseaux sociaux, comme en témoignent ses centaines de milliers d’abonnés sur Instagram ou sur Facebook. Une émission à caractère divertissant abordant parfois des sujets variés à travers des rubriques comme « Et si ça arrive maintenant ; À question osée, réponse osée, […] ».

    YouTube décerne des trophées à ses créateurs dépendamment de la croissance de leurs chaînes sur la plateforme et suivant certaines règles établies. Ce faisant, les avantages offerts varient en fonction du nombre d’abonnés : « Le Trophée de créateur Argent, pour 100,000 abonnés ou plus. Le Trophée de créateur Or, pour 1 million d’abonnés ou plus. Le Trophée de créateur Diamant, pour 10 millions d’abonnés ou plus. Le Trophée de créateur Personnalisé, pour 50 millions d’abonnés ou plus. Le Trophée de créateur Diamant rouge, pour 100 millions d’abonnés ou plus ».

    Junior Rigolo se dit fier de ce trophée pour lequel il estime avoir travaillé du bec et des ongles. Dans la foulée, il détaille qu’il n’était pas « bien imbu » de ce qu’il pouvait réaliser en se servant de la plateforme YouTube dès la création de la chaîne « Pi Lwen Ke Zye ». « Ma première émission sur YouTube – en octobre 2012 – avait recueilli 140 vues. J’étais tellement enthousiasmé à cette époque que je n’en croyais pas mes yeux. Je me vantais de présenter un show international », raconte-t-il.

    « Pi Lwen Ke Zye » s’étale jusque-là sur 10 saisons. Depuis des années, elle est diffusée sur la Télévision Caraïbes (Ch. 22). De surcroît, vous trouverez toutes les émissions disponibles sur sa chaîne YouTube récoltant déjà plus de 25 millions de vues.

  • La sortie de Jovenel Moïse est une provocation selon Youri Latortue

    La sortie de Jovenel Moïse est une provocation selon Youri Latortue

    La dernière sortie, en conférence de presse, du président Jovenel Moïse, lui a attiré la colère de plus d’un, dont celle ses opposants.

    Le sénateur Youri Latortue qualifie de provocation la sortie du président de la République Jovenel Moïse. Le chef de l’Etat est passé totalement à côté de la plaque lors de la conférence de presse au palais national, mardi 15 octobre 2019, juge le parlementaire.

    « Dans son intervention, Jovenel Moïse n’a pas abordé les vraies raisons qui poussent le peuple à battre le pavé pour exiger sa démission », selon Youri Latortue indiquant que la population a révoqué, depuis plusieurs semaines, le mandat du président.

    En ce qui concerne l’annulation des contrats évoquée par le chef de l’Etat, Youri Latortue rappelle que les contrats dont il est question ont été signés en 2017 et que le président a créé ses propres compagnies afin d’en bénéficier.

    Conférence De Presse Du Président De La République Sem Jovenel Moïse

    Pour le sénateur, le chef de l’Etat est un corrompu qui prétendait combattre la corruption. « Lors de la campagne électorale, Jovenel Moïse avait promis de déclarer la guerre à la corruption qui handicape le développement du pays. Pourtant, depuis son accession au pouvoir, il alimente ce phénomène. De ce fait, il faut coûte que coûte qu’il plie bagages » exige l’Élu de l’Artibonite.

    Cette semaine, le président a appelé ces protagonistes à prendre la voie des urnes s’ils veulent accéder au pouvoir. En réaction à ces déclarations du président, Latortue rappelle que le mandat d’un chef d’Etat ne peut se résumer en une durée. Il s’agit surtout d’une mission, précise le parlementaire de l’opposition.

    Depuis la sortie de Jovenel Moïse, le pays qui était déjà en ébullition est devenu beaucoup fragile. Certains estiment que ses déclarations visent à conduire le pays dans le chaos et la guerre civile.

    Quatre des membres de la commission présidentielle de facilitation du dialogue ont déjà remis leur démission. Ces derniers estiment que le chef de l’Etat, dans ses propos, notamment le fait pour lui de soutenir catégoriquement qu’il ne démissionnera pas, allait rendre plus difficile leur tâche.

  • Ce journaliste «activement recherché» par un membre du groupe B29

    Ce journaliste «activement recherché» par un membre du groupe B29

    Le journaliste Gérard Maxineau, collaborateur au quotidien Le Nouvelliste et évoluant au Cap-Haïtien, serait « activement recherché » par un membre du groupe B29, réputé très violent.

    Le travailleur de la presse, ce soir du 18 octobre 2019, vient de faire une publication sur sa page Facebook dans laquelle il souligne avoir été « alerté par un collègue de radio Zénith ».

    « Un collègue de Radio Zénith m’a alerté, ce soir, que je serais recherché activement par un membre de B29 pour avoir publié sa photo, avec une manchette en main, sur ma page Facebook dans le cadre du dossier de l’hôtel Mont Joli », a-t-il écrit.

    D’après les bruits qui courent, l’homme en question « aurait l’intention de me mutiler à coup de manchettes », poursuit Maxineau, qui collabore par moment avec Loop Haïti.

    Contacté par notre rédaction, le journaliste rapporte que le groupe B29 est très violent et est connu pour ses agissements. Il indique avoir pris certaines dispositions sécuritaires et alerté ses rédactions ainsi que la police nationale d’Haiti (PNH) sur ces menaces dont il fait l’objet.

    « B29 est une organisation de quartier qui aurait attaqué l’hôtel Mont Joli, hier jeudi 17 octobre, selon le manager de l’hôtel Steve Mackentoch », informe Gérard Maxineau. Il nuance sur page Facebook: « Cependant, des sources parallèles indiquent que l’incident d’hier ne visait pas l’hôtel et est plutôt considéré comme un duel entre les quartiers de Carrenage et de Calvaire ».

    Rappelons que le 10 octobre, Néhémie Joseph, journaliste correspondant pour radio Mega à Mirebalais, a été retrouvé tué par balles dans le coffre de sa voiture. Il recevait des menaces avant cet assassinat.

    Joseph est le deuxième membre de la presse haïtienne descendu en quatre mois, sans compter les nombreuses agressions perpétrées contre d’autres journalistes. Une situation qui préoccupe l’UNESCO, l’association Reporters sans frontière et les associations de média locales.

    Raoul Junior Lorfils

  • ONU : Guterres appelle la PNH à s’acquitter de ses fonctions dans le respect des droits de l’homme

    ONU : Guterres appelle la PNH à s’acquitter de ses fonctions dans le respect des droits de l’homme

    Encore une fois, Haïti est figuré au menu du Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU pour le vendredi 18 octobre 2019.

    Alors que 4 membres sur 7 d’une commission de « dialogue » présidentielle mort-née viennent de se retirer d’un énième numéro de cirque, l’ONU mettant de côté les aspirations réelles du peuple haitien et leurs cris de dénonciation de corruption et de malversation entourant le président Jovenel Moise et son régime, « exhorte toutes les parties prenantes haïtiennes à engager un véritable dialogue » même quand M. Guterres n’est pas sans savoir que le chef de l’Etat haitien n’inspire presque plus confiance à la grande majorité des Haïtiens réclamant sa démission sans condition depuis tantôt 5 semaines. 

    L’ONU envoie dimanche en Equateur une équipe pour « enquêter jusqu’au 8 novembre sur des allégations de violations et abus des droits de l’homme commis dans ce pays dans le contexte des récentes manifestations« .

    Dans un communiqué publié jeudi après-midi, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a réaffirmé l’engagement continu des Nations Unies « à soutenir le peuple haïtien sur la voie de la paix et du développement, par le biais d’un nouveau partenariat« . Toutefois, aucun développement réel n’est possible actuellement en Haïti avec l’institutionnalisation de la corruption et de l’impunité dans toutes les composantes de l’appareil d’état, rétorque un membre de l’opposition contacté par Rezo Nòdwès.

    M. Guterres considère comme « nouveau partenariat« , notons-le, le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) qui a commencé ses activités en Haïti, il y a à peine 48 heures. Il s’est dit préoccupé par la crise politique actuelle et ses conséquences néfastes pour la sécurité et la vie des Haïtiens. Antonio Guterres exhorte donc toutes les parties prenantes haïtiennes à engager un véritable dialogue et à empêcher une nouvelle escalade de la violence. 

    Pour les policiers haitiens qui se font remarquer lors de leurs exactions sur la population durant les journées de manifestations anti-Jovenel Moise, le Secrétaire Général de l’ONU appelle « la Police nationale haïtienne, qui a pris en charge l’entière responsabilité de la sécurité et de la protection du peuple haïtien, à s’acquitter de ses fonctions dans le respect des droits de l’homme« . 

    Le Secrétaire général réitère l’engagement indéfectible de l’ONU en faveur de la stabilité et de la prospérité d’Haïti. Mais, cette prospérité est-elle toujours possible avec ce « système » qui n’a accouché que misère, désespoir, inégalité, impunité, corruption et dictature ? Port-au-Prince et les autres endroits régionaux sortiront-ils enfin des nuages de « pays-lock » pour éviter une 6ème semaine d’instabilité et d’absence totale de l’Etat ?

    Par ailleurs, il est important de signaler de l’envoi dimanche en Equateur par le Haut-Commissariat aux droits de l’homme d’une équipe « pour enquêter jusqu’au 8 novembre sur des allégations de violations et abus des droits de l’homme commis dans le pays dans le contexte des récentes manifestations« .

  • Fraudes électorales: la démocratie sous tension en République Dominicaine

    Fraudes électorales: la démocratie sous tension en République Dominicaine

    Des élections primaires se sont déroulées le 6 octobre dernier en République dominicaine. Après les résultats du scrutin, le PLD, parti politique au pouvoir, connaît des divisions dans son sein

    La Junta central electoral (JCE) est l’organisme responsable de l’organisation des élections en République dominicaine. Elle est aussi responsable de l’État civil, c’est-à-dire de l’identification des citoyens.

    Avant les élections générales de 2020, notamment pour remplacer Danilo Medina à la Présidence, des élections primaires sont organisées au sein des partis. Ces primaires ont eu lieu de manière simultanée entre les deux grands partis PLD (Partido de la liberación dominicana) et PRM (Partido revolucionario moderno).

    C’est aussi la JCE qui est responsable du déroulement de ces primaires, et des contestations qui peuvent en découler. Au cours de ce scrutin, pour la première fois, les votes ont été électroniques.

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    Ces élections primaires étaient une sorte de répétition générale pour les élections de 2020. 11 427 candidats concouraient pour être choisis. 6710 candidats étaient sur la liste du PLD et 4717 sur celle du PRM.

    Toutes les citoyennes et tous les citoyens enregistrés sur les listes électorales de la JCE, plus de 7 000 000, pouvaient voter pour les candidats du PLD. Mais pour le PRM, seuls les militants du parti, soit 1 296 483 adhérents avaient le droit de choisir leurs représentants.

    Un scrutin présidentiel passionnant

    Au sein des deux partis, le scrutin au niveau des candidats à la Présidence a retenu le plus l’attention.

    Au PLD, deux tendances différentes et puissantes étaient face à face, les « léonélistes » pour Leonel Fernandez, et les « danilistes » pour Danilo Medina.

    Leonel Fernandez, trois fois présidents de la République dominicaine s’opposait à Gonzalo Castillo. Ce dernier est un ex-ministre de l’administration de Danilo Medina, qui le soutient officiellement. Deux autres candidats complétaient la liste.

    Lire aussi: Haïti : Aller à Cuba peut coûter moins cher que voyager en République Dominicaine

    Après le scrutin du 6 octobre 2019, Gonzalo Castillo a été déclaré vainqueur avec 911 324 voix, contre 884 630 voix pour Fernandes, après un comptage manuel.

    Pour le Partido revolucionario moderno, la confrontation était également de haut niveau. L’ancien président Hipólito Mejía était en lice face à Luis Abinader, ainsi que quatre autres candidats minoritaires. Luis Abinader a gagné la bataille électorale avec plus de 70 % des voix. Contrairement au PLD, Hipólito Mejía a reconnu la victoire de son adversaire.

    Allégations de fraudes

    Après la publication des résultats de ces primaires, Leonel Fernandez a crié au scandale. Il s’est estimé victime de fraudes, et a accusé l’algorithme de comptage électronique des voix. Selon lui et son équipe de campagne, 4,8 % des personnes qui sont allées voter n’ont pas pu le faire. Ils ajoutent que 4,5 % des voix en faveur de Leonel Fernandez sont allées à Gonzalo.

    Après la publication des résultats de ces primaires, Leonel Fernandez a crié au scandale. Il s’est estimé victime de fraudes, et a accusé l’algorithme de comptage électronique des voix.

    Lors d’une manifestation organisée le 7 octobre 2019 dans les rues de Santo Domingo, le candidat et ses sympathisants ont exigé le recomptage manuel des voix.

    Lire aussi: En RD, le petit-fils de l’ex-dictateur Trujilo menace les Haïtiens

    Dans un premier temps réticente, la JCE s’est finalement décidée à recompter 100 % des voix des présidentielles. Pourtant, après cette annonce, Leonel Fernandez estime qu’il est trop tard, parce qu’il sera difficile de retracer les votes. Il exige un audit technique du code source informatique qui a servi à transmettre les résultats des élections.

    Cette crise électorale a causé des fractures au sein de l’administration de Danilo Medina. Plusieurs membres de l’équipe au pouvoir, dont des ministres ou des ambassadeurs, sympathisants de Leonel Fernandez ont décidé de quitter leurs fonctions. Gedeon Santos, représentant permanent de la République dominicaine à l’OEA, aurait lui été remplacé par Danilo Medina pour s’être déclaré en faveur de Leonel Fernandes.

    Cette crise électorale a causé des fractures au sein de l’administration de Danilo Medina.

    Meilleurs ennemis de toujours

    Les difficultés que connaît le PLD dévoilent l’antagonisme profond qui existe entre les deux courants du parti. Leonel Fernandez et Danilo Medina ont une longue histoire d’adversité, bien qu’ils soient au sein du même parti politique.

    Depuis des années, le PLD est le principal parti au pouvoir en République Dominicaine. Son hégémonie sur la vie politique de la république voisine n’a été troublée que de 2000 à 2004, lors de la présidence de Hipólito Mejía.

    Pendant toutes ces années, les deux visages du PLD ont été Danilo Medina et Leonel Fernandez. L’actuel président dominicain a été une fois le Premier ministre de Leonel Fernández, qui lui a brigué la présidence pendant 3 fois.

    Les divisions entre les deux hommes se sont amplifiées en 2007 quand Danilo Medina s’est présenté aux primaires du PLD, face à Leonel Fernandez qui voulait se représenter aux élections. Le léonelisme remporta la primaire par 71 % des voix.

    Lire aussi: Les marchés « binationaux » profitent d’abord et surtout aux Dominicains

    À cette époque, Danilo Medina a fait des déclarations polémiques insinuant que l’appareil de l’État dominicain s’était mis contre lui. Il dénonça que les ressources de l’État étaient utilisées dans la campagne.

    Ce n’est qu’en 2012 que Danilo Medina arrivera à ravir la présidence dominicaine, à la fin du 3e mandat de Leonel Fernandez. Il briguera deux mandats successifs, dont l’actuel qui prendra fin en 2020.

    Un règlement de compte ?

    En 2019, la situation au sein du parti est similaire, mais en sens inverse. Danilo Medina est président de la République et Leonel Fernandez brigue la candidature du parti aux élections présidentielles.

    Même s’il ne se porte pas candidat à sa propre succession, Danilo Medina a endossé la candidature de l’adversaire de Leonel Fernandez, Gonzalo Castillo. Certains analystes de la vie politique de la République dominicaine estiment qu’il s’agit là d’un mesquin jeu de trônes.

    Certains analystes de la vie politique de la République dominicaine estiment qu’il s’agit là d’un mesquin jeu de trônes.

    Lorsque Danilo Medina est arrivé au pouvoir en 2012, succédant à Leonel Fernandez, les deux hommes ont conclu des accords pour gouverner. L’un d’entre eux prévoyait que l’épouse de Leonel Fernandez, Margarita Cedeño devienne vice-présidente. Le léonelisme devait aussi avoir une certaine influence au niveau du pouvoir.

    Mais en 2019, la lutte pour le pouvoir reprend, comme Danilo Medina ne se représentera pas en 2020. Leonel Fernandez est en face de lui, alors le président dominicain met tout son poids dans la balance pour que Gonzalo Castillo remporte ces primaires. C’est un règlement de compte pour ce qui s’est passé en 2007, selon des opinions sur la crise du PLD.

    Source: Ayibopost

  • Une jeune écrivaine remporte le plus grand prix littéraire d’Haïti

    Une jeune écrivaine remporte le plus grand prix littéraire d’Haïti

    Le journaliste-écrivain Fédia Stanislas a remporté la 44e édition du Prix littéraire Deschamps, le plus prestigieux du genre en Haïti.

    « Je m’engage à travailler avec plus d’intensité pour le bien-être de la littérature haïtienne », a réagi Fédia Stanislas, lauréate de la 44e édition du Prix littéraire Henry Deschamps, à la rédaction de Loop Haïti ce matin. Toute auréolée de gloire, la plume montante de la littérature haïtienne se met déjà au travail.

    Fédia Stanislas vient d’inscrire son nom dans les annales du Prix littéraire Henri Deschamps en remportant la 44e édition du concours avec son roman titré « Konfidans ». Elle succède à Ronald C. Paul, lauréat de l’édition précédente avec l’ouvrage « La couturière de Martissant ». La jeune lauréate ne cache pas sa joie et est impatiente de recevoir officiellement le prix au mois de décembre prochain.

    Auteur en signature à Livres en folie 2018 avec son recueil de nouvelles « Un été à Jérémie », Fédia Stanislas qui est elle-même originaire de la cité des poètes (Jérémie) a su capter les membres du jury du Prix littéraire Deschamps avec « Konfidans ». Cet ouvrage de 105 pages, rédigé en créole raconte les péripéties d’une femme obligée de s’adonner à la prostitution, à l’homosexualité, qui a dû subir un mariage forcé, tout cela sous la pression de sa famille qu’elle devait à tout prix nourrir. Une histoire de vie que la protagoniste (Wozi) raconte de la prison où elle a été enfermée après avoir accidentellement tué son mari qui ne cessait de la violenter.

    Violence conjugale, migration, déportation, prostitution voilà entre autres les thèmes que Fédia Stanislas a su pointer du doigt entre les pages de son roman. « Konfidans » est le cri des femmes victimes de leur partenaire et condamnée par la société pour s’être révoltée. «Wozi » a été déclarée coupable par la justice alors que les violences de son compagnon étaient ignorées par tous. Une réalité vivante que l’auteur décrit avec une dextérité sans faille.

    Lancé depuis 1975, le Prix littéraire Henri Deschamps donne chaque année la possibilité aux férus de la littérature de faire leur preuve. Le concours leur permet d’aller jusqu’au fond de leur imagination et de ravir le cœur du jury. C’est justement ce qu’a fait Stanilas cette année avec « Konfidans », elle qui avoue recevoir ce prix avec un sentiment de fierté et de joie. « Les membres du jury savent ce qu’ils font », ajoute Stanislas qui est convaincue de mériter amplement ce titre.

    À noter que le jury était composé pour cette 44e édition de : Évelyne Trouillot (présidente), André Vilaire Chéry, Farah Martine Lhérisson Lamothe, Emmelie Prophète Milcé, Évains Wèche, Rhoddy Attilus, Ronald C. Paul, Marie Laurence Jocelyn Lassègue (secrétaire général).

    Le prix sera officiellement décerné à la lauréate en décembre prochain où elle empochera un chèque de 175 000 gourdes. Comme veut la tradition de cette compétition, l’ouvrage de la gagnante, en l’occurrence, « Konfidans » sera tiré à mille exemplaires.

    Saïka Céus en 2017, Ronald C. Paul en 2018 et Fédia Stanislas en 2019, le Prix littéraire Henri Deschamps serait-il devenu l’alternance des générations ?

  • Comment se protéger contre le virus Ebola

    Comment se protéger contre le virus Ebola

    Il n’y a pas encore de vaccin contre le virus Ebola, préviennent les spécialistes de la clinique dentaire Saint Apollonia ce jeudi soir.

    La journée du 17 octobre aura été l’une des plus tumultueuses dans l’histoire récente d’Haïti. Très tôt, le matin, le journaliste chevronné Yvenert Foeshter Joseph qui fait office de directeur de Radio Sans Fin (RSF), a mis en garde la population haïtienne contre un potentiel passager en provenance de la République démocratique du Congo qui a atteint du virus Ebola. Le journaliste était très affirmatif dans ses propos.

    La nouvelle s’est propagée comme une traînée de poudre, et le directeur général du ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP), Lauré Adrien était contraint d’apporter démenti formel pour apaiser les nerfs. « Il n’y a aucun cas d’Ebola dans le pays ni aujourd’hui ni avant », a fait savoir le Dr Adrien.

    La clinique dentaire Saint Apollonia mise sur la prévention

    Des professionnels de la santé en Haïti n’ont pas lésiné sur le danger imminent d’une pareille maladie dans le pays. Au lieu de s’apitoyer sur leur sort et s’adonner aveuglement à la vérité du MSPP ou de la fausse alerte du journaliste, la jeune clinique dentaire Saint Apollonia a jugé bon de publier une brochure qui contient les moyens de prévention contre une éventuelle contagion.

    Il faut tout d’abord connaitre que le « virus est contagieux, donc on peut l’attraper via la transmission interhumaine, le crachat, la transfusion sanguine, sperme, urine, etc. L’être humain s’infecte aussi par des vêtements, serrure », peut-on lire dans la brochure qui été publié en créole haïtien pour qu’elle puisse servir au plus grand nombre.

    La clinique prévient aux hôpitaux demettre en quarantaine toute personne infectée ou suspecte, de fournir aux agents de santé les équipements de protection individuelle (masque, gants, blouse, lunettes, etc.). Coup dur, elle annonce qu’il n’y a pas encore de vaccin contre le virus Ebola, mais précise que les recherches en la matière s’intensifient bâbord et tribord par les plus grands centres d’épidémiologie au monde.

    Joint au téléphone au sujet de l’initiative, le chirurgien-dentiste Lesly Joseph, spécialiste en santé globale et enseignant à la Faculté d’Odontologie, n’a pas manqué de nous alerter sur la nécessité de se mettre à l’abri du virus qu’il soit confirmé au nom.

    « Le sujet est à chaud, il fait des remous. Et malgré l’intensification des travaux du MSPP contre la propagation de la maladie dans le pays, il y a une carence d’information à ce propos. Par conséquent, la prudence est mère de sûreté », explique le fondateur de la clinique à notre salle de rédaction.

    Il continue: « La brochure peut aider à une plus grande compréhension de la maladie, à saisir les modes de prévention. Ceci, même en déplacement à un autre pays, les informations se révéleraient efficaces face au comportement à adopter pour se prémunir contre le virus », prévient-il.

    D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les personnes les plus exposées au risque sont « les agents de santé, les membres des familles en contact étroit avec les personnes infectées et les parents ou amis en contact direct avec le corps du défunt lors des rites d’inhumation ».

  • Il n’y a aucun cas connu d’Ebola en Haïti

    Il n’y a aucun cas connu d’Ebola en Haïti

    Une rumeur circulant sur Twitter ce 17 octobre fait croire qu’une dame, malade d’Ebola, aurait été détenue à l’aéroport Toussaint Louverture. C’est une fausse nouvelle confirment pour Ayibopost des sources bien informées

    Le père de la nation fut assassiné un 17 octobre. Les Haïtiens en font aujourd’hui la commémoration avec en toile de fond, une sévère crise politique, sociale et économique. La date serait encore plus macabre si en plus elle signifiait, comme le veut une rumeur démarrée sur Twitter, l’introduction du virus Ebola dans le pays.

    Fort heureusement, il ne s’agit que d’une rumeur. Aucun cas connu d’Ebola n’est enregistré en Haïti rapportent à Ayibopost des sources auprès du Ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) et des autorités sanitaires étrangères dans le pays. Contactée, la compagnie Jet Blue n’a pas non plus relevé d’incidents sanitaires particuliers sur ses vols en Haïti.

    D’après nos informations, la personne en cause vient du Congo et aurait effectivement été mis à l’écart à l’aéroport Toussaint Louverture. Il s’agit d’un protocole normalpour les gens ayant voyagé dans un pays ayant l’Ebola. Les autorités sanitaires ont « checké » la personne et l’ont ensuite relâchée.

    Le Tweet en ayant démarré la rumeur provient d’un compte Twitter attribué à Yvenert F Joseph, journaliste et Consultant en Communication.

    Dans une entrevue donnée à la radio et transférée à Ayibopost par un responsable de communication au sein du MSPP, le directeur de l’institution Lauré Adrien affirme catégoriquement qu’il n’y a pas de cas d’Ebola introduit dans le pays ni à Port-au-Prince ni ailleurs. « Si c’était le cas, il ne s’agirait pas d’une information qu’on aurait pu cacher. »

    Le MSPP devrait incessamment sortir une note de presse sur la question.

    C’est quoi Ebola ? 

    Ebola apparaît pour la première fois en Afrique en 1976. Appelée aussi fièvre hémorragique, la maladie est souvent mortelle chez l’homme. Son virus se transmet aux humains à partir des animaux sauvages et se propage ensuite dans les populations par transmission interhumaine selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

    Selon l’organisation internationale, la flambée qui a sévit en 2014-2016 en Afrique de l’Ouest fut la plus importante et la plus complexe depuis la découverte du virus en 1976. Elle a produit plus de cas et de décès que toutes les précédentes flambées réunies.

    Ebola au Congo

    Selon le Centre pour le contrôle des maladies aux États-Unis (CDC), le ministère de la Santé de la République démocratique du Congo (RDC) a signalé une épidémie de maladie à virus Ebola dans la province du Nord-Kivu le 1er août 2018.

    Il s’agit de la 10e et plus importante épidémie d’Ebola en RDC, et de la deuxième plus grande épidémie de la maladie jamais enregistrée depuis la découverte du virus en RDC en 1976. Selon des chiffres du gouvernement, 2,000 personnes sont décédées dans l’est du pays depuis le début de l’épidémie.

    D’où vient exactement la rumeur ?

    Vers 11 h ce matin, le journaliste Yvenert F. Joseph publie sur sa page Twitter : Ebola est en Haïti.

    S’en suivra un second Tweet mentionnant le nom d’une passagère en quarantaine à l’aéroport Toussaint Louverture et le vol JetBlue #935.

    Dans des échanges WhatsApp avec Ayibopost, le consultant en communication dit avoir parlé à la direction générale de l’aéroport Toussaint Louverture. La nature de ces échanges n’est pas publique. Il n’est pas clair si le journaliste a contacté les autorités sanitaires nationales avant de diffuser la rumeur.

  • La crise haïtienne affecte la production d’œufs en Rép. Dominicaine

    La crise haïtienne affecte la production d’œufs en Rép. Dominicaine

    Le « pays lock », les mouvements de protestation entrainant la paralysie d’un certain nombre d’activités commerciales en Haïti depuis maintenant cinq semaines nuisent aussi à la santé de l’aviculture au pays voisin.

    Le président de l’Association nationale des producteurs d’œufs (Asohuevo), Manuel Escaño, a dénoncé le fait que la crise politique, économique et sociale d’Haïti, accentue depuis plusieurs mois la crise que traverse le secteur de l’aviculture de la ville de Moca et de Licey al Medio, une province dominicaine.

    M. Escaño a expliqué que 40 millions d’unités de la production nationale d’œufs seraient exportées par mois. Toutefois, entre 10 et 15 millions d’exportations sont actuellement à peine exportées. « Cet excédent vient compliquer davantage la crise des producteurs nationaux », a-t-il déploré.

    La Journée mondiale de l’œuf, célébrée le 11 octobre dans 153 pays du monde, est utilisée par des institutions liées à la production d’œufs pour promouvoir ses qualités et ses multiples bienfaits pour la santé.

    Cependant, la réalité locale a obligé les secteurs intéressés à se réunir en assemblée et à soulever les difficultés rencontrées par la production nationale dominicaine. Il a défini la surproduction comme l’une de ses menaces, ce qui est déprimant pour les prix.

    M. Escaño a déclaré que l’un des indicateurs de la consommation est révélé par le faible taux d’occupation des hôtels au niveau national, ce qui a considérablement diminué à la suite de certains événements touristiques qui, selon elle, ont eu un impact à l’étranger.

    Escaño a révélé que la crise économique qui affecte la vie des Haïtiens affecte directement la production locale d’œufs, Haïti étant le seul marché d’exportation du secteur.

    Le producteur a déclaré que de nombreux petits producteurs qui ne supportent pas la saison dépressive disparaissent.

    Le président d’Asohuevo a appelé la population à consommer plus d’œufs et à tirer profit des prix qui sont obligés de baisser, contribuant ainsi aux producteurs locaux. Il suggère « au gouvernement d’augmenter l’utilisation de l’œuf dans le petit-déjeuner à l’école et dans les plans sociaux de la présidence »

    (Source : Diario Libre)

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