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  • Tournée diplomatique de la présidente de Taïwan dans la Caraïbe : le PM de St. Kitts & Nevis offre un Banquet d’Etat en son honneur, dimanche soir

    Tournée diplomatique de la présidente de Taïwan dans la Caraïbe : le PM de St. Kitts & Nevis offre un Banquet d’Etat en son honneur, dimanche soir


    Samedi soir en revenant de Port-au-Prince, après une escale d’environ 4 heures de temps, le gouvernement de Saint-Kitts-et-Nevis, dirigé par le Premier ministre Timothy Harris, a déroulé le tapis rouge à l’instar du président Jovenel Moise, pour souhaiter la bienvenue à la présidente de la République de Taïwan, Dr. Tsai Ing-wen. Elle séjournera dans ce pays jusqu’au 16 juillet prochain.
    Mme Ing-wen compte visiter la la forteresse Brimstone Hill dont la renommée ne dépasse pas autant de frontières que la Citadelle du Roi Henry Christophe non loin du Cap-Haïtien a longées

    Dimanche 14 juillet 2019 ((rezonodwes.com))– La Présidente Tsai, qui effectue sa première visite d’État à Saint-Kitts-et-Nevis du 13 au 16 juillet, a été chaleureusement accueillie à RLB International Airport par un salut militaire d’une garde d’honneur composée de soldats des forces de défense de Saint-Kitts-et-Nevis, d’une unité des Garde-Côtes et des officiers de la police royale de St. Christopher et Nevis.

    Le Premier ministre Timothy Harris a présenté à la présidente Tsai Ing-wen les membres du Cabinet du gouvernement fédéral de Saint Kitts-et-Nevis. En retour, Dr. Harris a également été présenté à la délégation ministérielle et parlementaire qui accompagnent la chef de l’Exécutif taïwanais.

    Le Premier ministre de Saint-Kitts-et-Nevis qui a eu dans la journée du dimanche des entretiens bilatéraux avec la présidente de Taiwan, au Park Hyatt St. Kitts, offre en début de soirée un Banquet d’Etat en l’honneur de sa distinguée invitée qui visite son pays pour la première fois.

    Durant son séjour de 4 jours, (incluant 3 nuits) à Saint-Kitts-et-Nevis, Tsai Ing-wen, première femme présidente de la République de Taiwan, participera à un certain nombre d’événements, notamment: assister à la cérémonie de signature d’un accord de coopération dans l’enseignement technique et professionnel; visite de la forteresse de Brimstone Hill; visite de la maison du gouvernorat; participer à une cérémonie de plantation d’arbres et assister à un banquet d’État.

  • Chili : des milliers d’Haïtiens risquent la déportation à cause de la lenteur de l’administration haïtienne

    Chili : des milliers d’Haïtiens risquent la déportation à cause de la lenteur de l’administration haïtienne


    Préoccupé par le sort de 50,000 migrant-e-s haïtiens inscrits sur le registre du gouvernement chilien, le GARR a tenu à rencontrer l’ambassadeur du Chili en Haïti, Patricio Utreras, pour connaitre l’avenir de bon nombre d’entre eux/elles au Chili qui n’auront pas réussi à régulariser leurs dossiers.

    «Nous sommes dans la phase finale de la régularisation. Le plus important, c’est de prendre un rendez- vous en ligne. Dès que le rendez-vous est pris, le migrant sera en attente, ce qui veut dire qu’il est en phase de terminer le processus. Toutefois après le 22 juillet 2019, si le migrant se trouve en irrégularité administrative, des mesures seront appliquées selon la particularité de chaque cas.», confirme l’ambassadeur chilien

    La déportation massive des ressortissantes et ressortissants haïtiens ne semble pas être envisagée par le gouvernement chilien. « En un an, nous avons déporté qu’un seul migrant haïtien et c’était depuis 2015. La déportation s’appliquera seulement en cas de mesure extrême. », ajoute le diplomate.

    La situation peut ne pas être aussi simple pour tous les migrants haïtiens arrivés au Chili. Ceux qui ne maîtrisent pas l’Espagnol et l’Internet auront des difficultés à s’inscrire sans l’aide d’une tierce personne.

    Qu’en est-il des frais à payer ? A ce sujet, l’ambassadeur Utreras dit ne pas avoir une idée exacte des frais exigés.

    Rappelons que la première phase de régularisation a débuté le 23 juillet 2018. Ce programme dont la deuxième phase prendra fin le 22 juillet 2019 fait partie de la proposition de réformer la loi sur la migration, signée le 9 avril 2018 par le Président de la République du Chili, Miguel Juan Sebastián Piñera Echenique.

    Selon les données de l’Ambassade du Chili, plus de 200,000 Haïtiens vivent actuellement au Chili. Bon nombre d’entre eux sont entrés sur le territoire avec un visa touriste d’une durée de 90 jours au maximum.

    Le GARR encourage les représentants diplomatiques haïtiens à continuer d’accompagner les migrants impliqués dans le programme afin qu’ils puissent finaliser le processus de régularisation.

  • Amélie Baron : Violées, veuves, sans abri, les femmes des bidonvilles d’Haïti abandonnées aux gangs

    Amélie Baron : Violées, veuves, sans abri, les femmes des bidonvilles d’Haïti abandonnées aux gangs


    Dans un article publié sur le site internet de TV5 Monde, la correspondante en Haïti de l’AFP (Agence France Presse) a mis à nu la réalité des quartiers pauvres de la capitale haïtienne.

    La journaliste a surtout étalé à la face du monde le sort de ces femmes, invisibles pour l’État, les ambassades et les officines internationales, faisant tout d’ailleurs pour cacher ou altérer la réalité de l’horreur vécue par ces êtres humains abandonnés par tous et laissés à la merci des gangs armés par des mains puissantes membres du secteur politique et de celui des affaires.

    Amélie Baron a recueilli et traduit en des termes poignants les témoignages des survivantes des massacres survenus à La Saline et qui, actuellement sont plongés dans une misère extrême après avoir perdu leurs proches parents et assisté, impuissantes, à la destruction de leurs cahutes et des maigres effets qui leur appartenaient.

    Les bandits « ont occupé notre quartier pendant trois jours. J’ignore pourquoi ils ont décidé de tout brûler: personne ici n’avait de contentieux avec eux », a confié l’une d’entre elles, Valioa Jean-Charles, à la journaliste qui enquêtait sur les dizaines de morts signalés par les organismes locaux de défense des droits humains.

    Malgré l’existence de nombreuses organisations féminines recevant des fonds de l’étranger et d’un ministère à la condition féminine et aux droits de la femme, ces filles et femmes « victimes de viols collectifs, certaines en présence de leurs jeunes enfants », n’ont bénéficié d’aucun support, d’aucun soin médical ou soutien psychologique.

    Loin de là, la situation de ces gens, étant ignorée par les grands médias locaux qui évitent d’en parler, n’a suscité aucune compassion dans l’opinion publique. Pire, les habitants des quartiers pauvres sont dénigrés et perçus par des résidents d’autres quartiers comme des membres et complices des gangs.

    Une discrimination qui fait d’autant plus mal que ces victimes ont vu leur vie complètement détruite par ces malfrats à la solde de certaines autorités ou entrepreneurs.

  • Les travailleurs migrants haïtiens : boucs émissaires dans la fièvre électorale dominicaine

    Les travailleurs migrants haïtiens : boucs émissaires dans la fièvre électorale dominicaine


    Les travailleurs migrants Haïtiens: Les boucs émissaires dans la fièvre électorale en République Dominicaine

    La République dominicaine a expulsé vers Haïti plusieurs milliers de travailleurs migrants haïtiens, qui se sont retrouvés pris dans une vague de retours et de rapatriements à l’approche des scrutins en République Dominicaine, selon un rapport de l’organisation haïtienne des droits des migrants GARR.

    Le gouvernement dominicain montre d’autant plus de zèle à tendre les boucs émissaires qu’il y a des élections dans l’air. La préparation à la campagne bat son plein pour la désignation du nouveau président, le 20 mai 2020, et la chasse au clandestin fait partie des exercices obligés du pouvoir en place pour démontrer qu’il a une politique contre « l’invasion des Haïtiens » comme prétendent les extrémistes dominicains.

    Maintenant, il suffit de jeter un coup d’œil sur la presse dominicaine à une année du scrutin. Dans les colonnes des journaux à grand tirage , il ne s’agit plus que du « thème haïtien ‘’, du « cas haïtien’’, du « problème haïtien’’. Cette manipulation du thème haïtien débouche sur une dérive antihaïtienne, propice aux déportations massives.

    Face à cette situation, il faut dire qu’il existe une vraie question migratoire entre l’État haïtien et l’État dominicain.

    La non-reconnaissance officielle des Haïtiens autorise le gouvernement dominicain à ne pas les intégrer au système de sécurité sociale du pays. Ces Haïtiens se voient donc exclus des services de santé et d’éducation. Cette précarité de statut facilite aussi les déportations massives qui se font régulièrement en dehors de tout respect des normes internationales.

    Aujourd’hui, il n’y a plus d’accord officiel entre les deux gouvernements, une immigration de misère se poursuit, alors qu’Haïti affronte la catastrophe, la corruption d’état, l’insécurité et la prolifération des gangs, la misère dans le milieu rural.

    L’agriculture est un secteur où les Haïtiens se retrouvent en grand nombre, avec des salaires très bas. Dans les bananeraies du nord-ouest, qui exportent en partie vers l’Europe, ils représentent plus de 90% de la main-d’œuvre. Pour la plupart embauchés à la journée, ils sont parfois rémunérés en dessous du salaire minimum de 320 pesos.

    Pourtant, plus de 12,000 travailleurs migrants haïtiens dans les trois derniers mois se sont retrouvés pris dans des expulsions persistantes. Il n’existe pas de mécanismes officiels permettant aux personnes expulsées à tort de revenir légalement puisque les dominicains exigent des sommes exorbitantes pour l’octroi et le renouvellement des cartes de résidence temporaire et de travailleurs temporaires. En outre, les autorités haïtiennes n’ont pris aucune initiative pour gérer la situation des migrants haïtiens renvoyés vers Haïti ou qui sont arrivés dans le pays, y compris ceux qui sont apatrides.

    Beaucoup d’expulsions ne sont pas consignées. La moitié des femmes expulsées ont ainsi été séparées manu militari de leurs enfants et de leur conjoint. Parfois les femmes sont violées au moment que les militaires pénètrent dans leur maison dans la plupart des cas au moment du sommeil, en d’autres termes dans la nuit. Les hommes sont maltraités et leurs objets de valeur, comme des téléphones, des appareils électroniques, des bijoux, de l’argent aussi et même la nourriture sont volés par les agents de l’immigration. Certains arrivent en Haïti avec des traces de coups sur leur corps. La plupart sont affamés, puisqu’ils passent plusieurs jours dans des prisons dominicaines sans manger.

    D’autres personnes expulsées ont raconté qu’elles étaient arrêtées en pleine rue, puis conduites directement à la frontière parce qu’elles n’avaient pas été en mesure de présenter sur-le-champ des papiers d’identité.

    Les travailleurs migrants Haïtiens servent à détourner l’attention du peuple dominicain des problèmes réels de leur pays. Ils sont présentés par la classe politique comme les responsables des maux sociaux; de la création des bidonvilles, de l’insalubrité et de l’insécurité, etc. Pourtant, que ce soit dans les champs de canne à sucre ou dans la construction des complexes hôteliers, les travailleurs haïtiens sont jusqu’à aujourd’hui incontournables pour l’économie dominicaine.

    C’est l’illégalité dans laquelle les Haïtiens et les Haïtiennes sont maintenus qui est économiquement avantageuse pour les patrons dominicains. Une illégalité qui profite au gouvernement dominicain puisqu’il dispose d’une main-d’œuvre vulnérable. Le gouvernement haïtien en retire un certain avantage, car il se dégage de sa responsabilité envers les jeunes haïtiens inactifs.

    En dernier ressort, les réseaux mafieux s’en frottent les mains avec cette manne leur permettant de tirer faire fortune de la misère de cette population.

    Vitalème ACCÈUS
    Anthropo- Sociologue / Coach Éducateur en Droits Humains
    E-mail: acceus2009@gmail.com

  • L’haïtienne Marjorie Michel, chef de cabinet du ministre de la famille du Canada

    L’haïtienne Marjorie Michel, chef de cabinet du ministre de la famille du Canada

    L’ancienne élève de Sainte Rose de Lima (Kay Mè Lalue) à Port-au-Prince, Haïti, est actuellement chef de cabinet du ministre des enfants, de la famille et du développement social.

    Titulaire d’une maîtrise en psychologie sociale du travail et des organisations de l’Université de Louvain en Belgique, Marjorie Michel, possède une vaste expérience dans le domaine de la formation et du conseil en entreprise et de l’immigration tant en France, au Canada, en Haïti qu’en Belgique.

    Ex Directrice des Affaires parlementaires pour Emploi et Développement social Canada et ancienne attachée politique du député d’origine haïtienne, Emmanuel Dubourg, Marjorie Michel a été coordonnatrice générale de l’Assemblée générale annuelle de l’Organisation des États Américains (OEA) en 1995, poste pour lequel elle a reçu une distinction du gouvernement des États-Unis d’Amérique.

    Attachée à sa communauté, elle a œuvré pour le rayonnement de l’institution « Maison d’Haïti » et a fait partie de la direction de l’Association Culturelle Haïtienne « La Perle Retrouvée ».

  • Pour une alternative citoyenne à Jovenel Moise. A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles !

    Pour une alternative citoyenne à Jovenel Moise. A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles !


    Par Sergo Alexis De jeunes citoyens engagés se sont réunis à Petit-Goâve du 30 novembre au 2 décembre 2018. A l’issue de leur conférence de trois jours, ils ont présenté une feuille de route politique de gouvernabilité à la nation haïtienne.

    Dans leur proposition, ne figuraient pas de représentants de l’Eglise, ni des partis politiques, ni du secteur privé des affaires, ni les organisations populaires. C’est une piste à exploiter pour une alternative citoyenne, indépendante des partis politiques et de la communauté internationale.

    La Conférence nationale, sous la bannière de société civile telle que celle réalisée en 2004, et durant la période post-duvaliériste, a montré ses limites. Organisées par des leaders économiques et politiques, elles ne l’ont jamais été au profit de la République et de la majorité des sans-voix. Cela a toujours été : ôte-toi que je m’y mette !

    Au début des années 2000, pour renverser le président Jean Bertrand Aristide en porte-à-faux avec le capitalisme financier national et international, la Convergence démocratique parlait d’un nouveau contrat social pour la nation, qui n’a jamais vu le jour. En 2010, les mêmes leaders politiques et économiques des années 2000 ont installé un gouvernement mafieux à la tête du pays.

    Dans un article du magazine Foreign Affairs, daté du 12 mai 2012, Moisés Naïm explique que l’Etat mafieux n’est pas « la victime et la subordination et du racket des fonctionnaires par les criminels ; c’est lui qui a pris le contrôle des réseaux criminels. Non pas pour les éradiquer, mais pour les mettre au service des intérêts économiques des gouvernants, de leurs proches et de leurs partenaires ».

    La gestion des fonds PetroCaribe, celle de la reconstruction, l’utilisation des mercenaires par le pouvoir et des gangs ; l’intégration d’individus sans scrupules da la fonction publique et un président, lui-même inculpé pour blanchiment, sont quelques exemples évidents des caractéristiques d’un Etat mafieux. Mais ils sont si nombreux, les exemples en Haïti…Je parle de cet Etat mafieux pour que les citoyens qui s’engagent dans la bataille contre la corruption, pour le respect de la population et une juste répartition des richesses du pays, puissent identifier leur adversaire (voire même l’ennemi national) et de bien connaître la stratégie de lutte à mener pour éradiquer ou diminuer les assassinats.

    Car : « L’Etat mafieux moderne est une entité hétéroclite dont nous ne comprenons pas encore très bien le fonctionnement et la portée. Et c’est essentiellement parce que nous n’avons pas suffisamment pris conscience de son existence. », précise Moisés Naïm. La troisième voie, dont parle M. Réginald Boulos, n’est que l’arbre qui cache la forêt du système mafieux, qu’il a contribué à instaurer en Haïti, depuis 2010, avec l’arrivée des Tèt kalé. M. Boulos doit donc faire preuve dans la pratique d’une volonté évidente de procéder à un virage de 360° pour abandonner la ligne idéologique du secteur des affaires dont il fait partie. Kidonk, la troisième voie devra être celle des citoyens et non d’un représentant du capitalisme ultralibéral haïtien.

    Prendre ses responsabilités politiques est un devoir citoyen

    Face à la gravité de la situation et à la pénurie d’idées des partis traditionnels pour la redresser, il est du devoir de chaque citoyen qui combat la corruption et l’injustice de s’unir autour d’un projet de gouvernabilité viable. La minorité progressiste de l’intelligentsia haïtienne de l’intérieur comme l’extérieur, qui lutte pour la réalisation du procès PetroCaribe, devrait organiser une conférence nationale citoyenne. Cette conférence devrait s‘inspirer de celle des jeunes citoyens engagés de Petit-Goâve. Ce qui signifie en excluant la participation officielle des partis politiques, celle du secteur privé des affaires et enfin celle de l’Eglise et les religions ; mais avec la participation citoyenne de toutes ces entités.

    La mobilisation populaire est la seule arme solide dont nous disposons pour équilibrer les rapports de force pouvant permettre d’atteindre les objectifs visés. De cette conférence citoyenne sortira une feuille de route contenant les mesures à adopter pour les deux années et demie restantes du quinquennat de M. J. Moise.

    Prévoir une ou deux personnalités intègres et qualifiées susceptibles d’occuper le poste de Premier ministre et capables de former un gouvernement de transition pour la République d’Haïti. Aucun des membres de ce gouvernement ne pourra, pour une question de confiance et d’éthique, se présenter à un poste électif aux échéances électorales de 2021 et 2022. Un Premier ministre issu des Haïtiens expatriés, qui n’aurait aucune accointance familiale, amicale et politique avec les corrompus qui gouvernent Haïti aujourd’hui, serait le candidat idéal.

    Le premier acte politique fort à accomplir par ce gouvernement de transition démocratique sera de déclarer caduc le Parlement issu des élections du 9 octobre 2015 et renvoyer les élections partielles prévues de cette année dans les élections générales de 2021 et 2022. Il établira les cadres juridiques et techniques et les moyens humains pour que le procès PetroCaribe se passe dans les meilleures conditions souhaitées.

    Il mettra enfin en place le Conseil électoral permanent qui organisera les échéances électorales dans la transparence et l’inclusion. Il est souhaitable que certains membres de la conférence fassent partie du Conseil électoral permanent. Un gouvernement dont aucun membre n’a d’ambition politique immédiate est le plus apte à organiser le Conseil électoral pour assurer une réelle transition démocratique.

    Ce gouvernement même en étant de transition devrait créer un ministère de la Fonction publique avec pour mission l’évaluation des moyens à utiliser pour commencer les réformes à opérer dans l’administration. Ses objectifs : réduire les privilèges et la corruption au sein de l’Etat : justice, Palais présidentiel, Parlement, ministères, institutions publiques, services douaniers de façon à permettre au ministère des Finances de mettre l’ordre dans les recettes fiscales.

    L’Etat a besoin d’argent pour réduire le coût élevé de la vie qui touche en premier les masses défavorisées. Mais aussi de l’argent pour organiser les élections à venir pour éviter que ce soit le Blanc qui les finance.

    Ces propositions constituent une base de travail à partir de laquelle viendront s’ajouter d’autres contributions venant des citoyens conscients qui militent pour construire une structure solide, afin que la nation haïtienne qui réclame une alternative à Jovenel Moise et au régime tèt kale, puisse avoir confiance en ceux qui déclarent vouloir mener une lutte efficiente pour un jugement PetroCaribe, pour la lutte contre la corruption et contre l’impunité.
    *Militant PetroChallengers, France

  • Haïti – FLASH : La Barbade rétablit le visa obligatoire pour les haïtiens

    Haïti – FLASH : La Barbade rétablit le visa obligatoire pour les haïtiens


    David Comissiong l’Ambassadeur de la Barbade auprès de la CARICOM a déclaré que son Gouvernement avait été obligé de revenir sur sa décision d’autoriser la libre circulation des ressortissants haïtiens SANS VISA en raison d’un flux très important de ressortissant haïtiens en provenance d’Haïti, du Panama et du Chili qui arrivaient sur l’île et qui n’ont pas le droit de travailler…
    Le manque d’explications à la population en Haïti sur le programme de libre circulation sans visa, a laissé croire faussement aux haïtiens qu’ils pouvait simplement venir à la Barbade pour travailler et y vivre, beaucoup d’entre eux se sont retrouvé bloqués sur l’île, suscitant des réactions négatives de la population locale.
    Rappelons que le programme de libre circulation permet à un haïtien (ou tout autre membre de la Caricom) de séjourner 6 mois uniquement avec son passeport, dans les 15 pays membres de la Caricom : Antigua-et-Barbuda, les Bahamas, la Barbade, Belize, la Dominique, Grenade, le Guyana, Haïti, la Jamaïque, Montserrat, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, le Suriname et Trinité-et-Tobago) après avoir prouvé qu’ils détiennent des ressources financières suffisantes pour vivre durant une période de 6 mois, sans devenir une charge pour le pays visité mais ne donne aucun droit de travailler ni de rester au-delà des 6 mois.
    Comissiong a précisé que les haïtiens ne peuvent travailler et vivre à la Barbade que s’ils sont qualifiés dans le cadre du Programme Caricom Skilled Nationals ou du Programme Droit d’établissement.
    L’Ambassadeur a déclaré « Nous avons expliqué notre décision au Gouvernement haïtien, qui a compris que le coeur de la Barbade était avec eux et que nous étions contraint de faire ce changement ». Il rappelle que lorsque la Barbade a supprimé l’obligation de visa, presque simultanément, la compagnie aérienne COPA a commencé deux vols par semaine au départ de Panama « Ces vols en provenance du Panama ont ensuite été mis à la disposition des haïtiens venant d’Haïti et du Chili et les passagers de ces deux vols hebdomadaires à destination de la Barbade étaient majoritairement des haïtiens. »
    Le Diplomate a admis que la Barbade avait la responsabilité légale d’admettre les haïtiens au même titre que tout autre citoyen de la Caricom sur son territoire, et indiqué que le service de l’immigration accommoderait tout haïtien qui souhaite légitimement venir à la Barbade « Je peux vous dire que tout haïtien qui veut légitimement se rendre à la Barbade n’aura aucun problème à obtenir un visa, ni même à obtenir l’autorisation de venir à la Barbade et d’obtenir un visa à l’aéroport. Nous chercherons donc à accueillir nos frères haïtiens et sœurs autant que possible. »
    Rappelons que la plupart des pays du Caricom, sinon tous, ont imposé des restrictions diverses aux haïtiens

  • Macron annonce la création d’un « commandement militaire de l’espace »

    Macron annonce la création d’un « commandement militaire de l’espace »

    Le président Macron a annoncé samedi la création d’un « commandement militaire de l’espace » au sein de l’armée de l’air en septembre prochain
    Le président français, Emmanuel Macron a annoncé samedi la création en septembre prochain d’un commandement dédié à l’espace, un domaine devenu un champ de confrontation entre puissances.

    « Pour assurer le développement et le renforcement de nos capacités spatiales, un grand commandement de l’espace sera créé » au sein de l’armée de l’air, a déclaré M. Macron, lors d’un discours devant les représentants des armées au ministère des Armées à Paris, précisant qu’à terme, le corps militaire sera rebaptisé « armée de l’air et de l’espace ».

    Le chef de l’Etat français a expliqué que « l’espace cyber ou l’espace exo-atmosphérique » étaient devenus « de nouvelles zones de confrontation ». Il a salué la « nouvelle doctrine spatiale militaire » proposée par la ministre française des Armées, Florence Parly, qui permettra, selon lui, à la France « d’assurer la défense de l’espace et par l’espace. »

    « Nous renforcerons notre connaissance de la situation spatiale, nous protègerons mieux nos satellites », a-t-il indiqué, évoquant de « nouveaux investissements indispensables » qui seront décidés prochainement.

  • Haïti – Sécurité : Un accident fait 16 victimes parmi des passants sur la voie publique

    Haïti – Sécurité : Un accident fait 16 victimes parmi des passants sur la voie publique


    Samedi aux environs de 10h45 a.m. sur la route nationale #2 à proximité du Marché public de Grand-Goâve, un bus du transport en commun « Dieu Qui Donne » immatriculé TP-O5731 en provenance de Jérémie, a violemment heurté un camion immatriculé TP-10306) qui sous la puissance du choc a percuté plusieurs personnes sur la voie publique. Bilan de l’accident 16 victimes dont 5 morts et 11 blessés dont 3 ont été transférées à Port-au-Prince.
    Selon les premières informations il semblerait que le chauffeur du Bus de transport en commun aurait perdu le contrôle de son véhicule après que les freins aient cessés de fonctionner.
    Liste partielle des victimes décédés identifiées :
    Francesse François ;
    Marie José Gelin.
    Listes des 11 blessés identifiés :
    Kerline Alexis (Grand-Goâve )
    Starline Germain (Grand-Goâve )
    Marie Didier, 48 ans, (Grand-Goâve)
    Fanel Louis-Jean, 40 ans, (Grand-Goâve)
    Zacharie Admettre, 36ans,(Grand-Goave )
    Kerline Laurent (femme enceinte), 37 ans, Grand-Goâve)
    Nicole Jean0Jacques, 33 ans, (Grand-Goâve)
    Natacha Charlot, 30 ans, (Grand-Goâve)
    Elirose Auguste, (Petit-Goâve)
    Cinélia Jean, (Grand-Goâve)
    Fanicia Laurent, (Grand-Goâve).
    Source : Fénold Lamy (correspondant de RFM)

  • Haïti – FLASH : Vers un audit international de l’utilisation des fonds PetroCaribe

    Haïti – FLASH : Vers un audit international de l’utilisation des fonds PetroCaribe


    Le Président Jovenel Moïse a confirmé dans le Miami Herald, qu’il collaborait actuellement avec l’Organisation des États Américains (OEA) en vue de constituer une équipe d’experts financiers internationaux indépendants au sein d’une Commission « afin de réaliser un audit juste, crédible et objectif de l’utilisation des fonds PetroCaribe ». Rappelons que cette Commission dont il est question, avec été proposée par la Mission de l’OEA lors de sa visite en Haïti le 19 juin dernier proposition que Moïse avec accueilli positivement se disant même « prêt à signer à Washington (siège de l’OEA) et qu’il n’avait rien à cacher. »
    « […] La crise de corruption de PetroCaribe a sévi dans notre pays. La colère est palpable et parfaitement compréhensible.
    […] Les actes répréhensibles de PetroCaribe sont un problème qui remonte à dix ans et une justice véritable attend depuis longtemps. Dans cet environnement hyper partisan et déchirant, l’honnêteté et la justice sont des objectifs lointains. C’est la raison pour laquelle je collabore avec l’Organisation des États américains afin de constituer une équipe d’experts financiers internationaux indépendants au sein d’une commission qui s’articulera autour de notre politique brisée afin de réaliser un audit juste, crédible et objectif, de sorte que les juges haïtiens puissent poursuivre les coupables.
    La nomination de cette commission est le seul moyen pour le système politique haïtien de reprendre ses activités de gouvernement. Et notre premier point à l’ordre du jour doit être de nommer un nouveau gouvernement. J’ai certainement fait ma part en faisant des compromis dans la formation de mon propre cabinet. De nombreux membres de l’opposition recevront des postes de cabinet dans le cadre de mes propositions. Je suis prêt à y aller, nous devons bouger. Il n’y a plus d’excuses.
    […] Nous devons briser le chaos politique en pensant au-delà des prochaines élections parlementaires en octobre et de la fin de mon administration.
    […] Ce sera un objectif primordial du gouvernement que je forme. Je resterai en poste jusqu’à la fin de mon mandat en 2022, puis je quitterai mes fonctions.
    […] En travaillant en étroite collaboration avec les partenaires internationaux, nous devrons concevoir et légiférer des réformes efficaces en faveur de la transparence qui donnent de la vigueur et donnent aux Haïtiens un sentiment de responsabilité et de confiance envers les élus. Nous devrons dépolitiser et renforcer notre commission électorale afin d’inspirer une confiance réelle avant les élections législatives d’octobre. »

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