L’article 143 de la Constitution haïtienne est claire : « Le Président de la République est le Chef nominal des Forces Armées, il ne les commande jamais en personne. » N’empêche que le président de la République continue sur sa lancée… Avec la remise des diplômes le mercredi 14 août 2019 à la base militaire Anacaona à Léogàne à 15 officiers, 50 aspirants sous-officiers et 250 soldats, le président Jovenel Moïse est désormais à la tête d’une nouvelle version des Forces armées d’Haïti (FAd’H) fortes de 435 membres. 120 militaires ont été déjà formés en Équateur et déployés sur le terrain…
« Je jure et promets solennellement fidélité à la République d’Haïti. Je jure de la servir selon mon honneur et ma conscience et de la défendre contre tous ses ennemis, quels qu’ils puissent être. Je jure allégeance et respect à la Constitution et au drapeau. Je jure et promets obéissance aux ordres de mes supérieurs hiérarchiques, et ce conformément aux règlements des Forces armées d’Haïti… ». La tête altière et hauts les fronts, fiers dans leurs treillis à peine sorti de chez le couturier, ces 15 officiers, 50 aspirants sous-officiers et 250 soldats ont prêté serment d’allégeance ce qui consacre leur entrée définitive dans les Forces armées d’Haïti (FAd’H).
Exhibition, défilé, parade… ces nouveaux militaires ont tout fait pour charmer le chef de l’État, le Premier ministre démissionnaire, le haut état-major de l’armée, les membres du gouvernement, les membres de leurs familles et d’autres personnalités qui assistaient à la cérémonie.
« La remobilisation de l’armée n’est pas seulement une promesse de campagne, c’est une exigence constitutionnelle. C’est aussi un moyen d’aider le peuple à se réconcilier avec son histoire », a déclaré Jovenel Moïse qui, pour une fois, n’a pas profité de l’occasion pour faire des déclarations sur la crise politique qui secoue le pays depuis son accession au pouvoir. Selon le chef de l’État, la remobilisation des Forces armées a été faite dans le respect de la Constitution.
Pour le locataire du Palais national, il s’agit d’une armée moderne au service du peuple, « une force de défense qui va aider dans les catastrophes naturelles, dans la surveillance des frontières maritime et terrestre. Une force de défense qui sera là pour protéger le peuple, participer à la construction d’infrastructures routières… »
Alors que le lieutenant général Jodel Lessage a souligné dans son intervention que les FAd’H n’ont pas de moyens pour fonctionner, le chef de l’État a annoncé que les moyens allaient venir. « Des instructions ont été déjà passées au Premier ministre pour doter surtout le corps du génie d’équipements neufs dans le prochain arrivage d’équipements dans le pays », a promis Jovenel Moïse, faisant référence aux 123 millions de dollars d’équipements commandés par l’État de concessionnaires haïtiens.
« Être miliaire c’est bien plus qu’un métier, c’est un sacerdoce. C’est un engagement qui se traduit à l’acceptation de fortes exigences, la disponibilité, la primauté absolue de l’exécution de la mission. C’est aussi l’adhésion à un code d’honneur faisant référence au désintéressement, à l’obéissance, au courage, à l’abnégation, à l’honnêteté, à la fraternité et au patriotisme ». Tels ont été les propos du chef de l’État aux membres de la nouvelle armée.
« Les défis qui attendent cette nouvelle force de défense sont immenses, a-t-il ajouté.
En embrassant les contraintes de la vie militaire, vous subirez les rigueurs de l’entraînement et vos familles en pâtiront grandement. Que chacun puisse compter sur le soutien de l’autre, quels que soient les aléas de la vie. Soyez fiers de faire partie de cette institution de promotion et de mixité sociales. »
Le commandant en chef des FAd’H, le lieutenant général Jodel Lesage, a pour sa part souligné comment il a été difficile pour le haut état-major d’arriver à cette étape. « Le cheminement a été pénible. Il a fallu le sacrifice d’officiers et de soldats de l’ancienne génération pour prendre le relais des formateurs mexicains à qui il a été confié la formation initiale de ces soldats. Nous voulons aussi saluer la disponibilité et le professionnalisme de ces militaires étrangers », a-t-il souligné.
« Votre mission consiste à vous mettre au service de la population. Pour bien servir la population, nous avons besoin de ces cadres, à qui nous souhaitons la bienvenue solennellement. Leur présence est indispensable pour remembrer notre service de génie, de santé et notre corps d’agronomie. Le haut état-major est animé par l’obsession d’engager les officiers soldats dans les recoins du pays, sur les chantiers de reboisement, de percement de routes, de curage de ravines et de lits de rivières, de protection de bassins versants. Nous avons tout aussi hâte de couvrir nos frontières terrestre et maritime », a annoncé le général.
Jodel Lesage a souligné que la tâche est immense mais « nous sommes déterminés à nous colleter à ce labeur malgré la précarité des moyens parce que nous nous sentons stimulés par l’ampleur du défi. Nous souhaitons que dans un délai très proche l’État nous permette de donner la pleine mesure de nos capacités, car il nous tient à cœur de canaliser les jeunes énergies que nous accueillons aujourd’hui pour le plus grand bien de la population haïtienne. À les voir dans les entraînements, je peux affirmer qu’ils sont disposés de corps, de cœur et d’esprit à contribuer à la survie d’Haïti », a affirmé le numéro un des FAd’H.
Pour le ministre de la Défense, cette nouvelle armée se veut une armée moderne et professionnelle, attelée à des tâches de défense dans toutes ses dimensions avec une emphase sur la formation et la mise en place d’unités militaires techniques capables d’intervenir dans les cas de catastrophes naturelles, de conduite des travaux de construction et de protéger les patrimoines historiques, environnementaux et économiques et d’apporter leur appui au développement communautaire.
« En devenant aujourd’hui officiers, sous-officiers et soldats dans l’armée d’Haïti, a avancé le ministre, vous devez bien vous imprégner des valeurs véhiculées par l’institution militaire. Être militaire en Haïti c’est personnifier la nation car elle a été créée par notre première armée, connue à travers la planète comme l’armée de libération. Je ne cesserai de vous rappeler qu’Haïti a besoin d’une armée de service. Vous qui portez l’uniforme, vous devez être le modèle, le protecteur et le secours de vos compatriotes. »
Le commandant de la base Anacaona, le major Louicin Dieudonné, a fait savoir que cette promotion pluridisciplinaire est maintenant « un groupe compact, homogène, solide, discipliné, capable de réagir comme un seul homme. Ces jeunes recrues viennent grossir un groupe composé de médecins et d’agronomes, à qui nous avons eu l’opportunité d’inculquer la discipline militaire et le bagage les habilitant à accompagner le peuple haïtien », a-t-il précisé.
Il a souligné que le programme de formation comprend les matières suivantes : savoir-vivre, garde intérieure, hygiène, histoire militaire, règlements généraux de l’armée, initiation au droit, gestion des risques et désastres, droits humains et justice militaire, communication militaire, entre autres.
Cette nouvelle promotion compte dans ses rangs pas moins de 50 femmes. Les officiers sont des médecins, des agronomes, des ingénieurs. Myrlange Sinvil, ingénieur civil née le 19 mars 1989, est la lauréate de cette promotion.
Outre les 15 officiers, les 50 aspirants sous-officiers, les 250 soldats et les 120 militaires formés en Équateur, il y a les 7 membres du haut état-major des FAd’H.
Parmi les grands absents de la cérémonie de collation de diplômes, la première dans cette nouvelle version des FAd’H, on peut citer les présidents des deux branches du Parlement, les membres du pouvoir judiciaire, des représentants de la communauté internationale, le directeur général de la PNH, entre autres.
Robenson Geffrard et Ricardo Lambert
Blog
-

Jovenel Moïse à la tête d’une armée forte de plus de 400 membres…
-

Haïti : un poulailler pour aider des détenus à se réinsérer
Depuis janvier 2019 les détenus de la prison civile de Hinche, dans le centre d’Haïti, prennent part à un projet peu commun : la mise en place d’un élevage de poulets.
Le poulailler, qui a été placé au sein même de l’établissement pénitentiaire, est une façon pour la Direction de l’administration pénitentiaire (DAP) d’améliorer les conditions de détention, à travers l’alimentation. Il aide également à contribuer à la réinsertion sociale de 116 prisonniers qui ont suivi des formations en techniques avicoles.
« Occuper les détenus et réduire les risques de récidive, c’est l’objectif de ce projet de 6 mois mené en partenariat avec la Société des services et de transformation agricole (SOSETA) et financé par le programme de Réduction de la violence communautaire (RVC) de la Mission des Nations Unies pour l’appui à la Justice en Haïti (MINUJUSTH) », a affirmé la Mission dans un communiqué.
Ce projet de réhabilitation carcérale, en appui à la politique gouvernementale pour la gestion des prisons, a permis d’améliorer le plus rapidement possible le bien-être des détenus tout en leur fournissant une occupation positive.
Grâce à la SOSETA, une partie de la production est également commercialisée dans le marché local. Cette démarche a facilité le retour chez eux des détenus en leur permettant de subvenir rapidement aux besoins de leurs familles au moment de leur libération.
A ce jour, plus de 2.900 poulets ont déjà été vendus au sein des communautés environnantes.
En parallèle à la mise en place de l’élevage, la prison de Hinche a organisé une formation théorique et pratique en techniques avicoles.
Le projet a ainsi incorporé une dimension de réinsertion sociale qui parachève le projet de réhabilitation de la prison, en offrant aux détenus des opportunités vocationnelles.
Pendant 28 jours, 116 détenus dont 15 femmes et 2 mineurs, ont ainsi suivi un apprentissage afin d’obtenir un diplôme avant d’être accompagnés par une organisation ou une entreprise. De fait, 11 anciens détenus ont déjà pu se réinsérer dans leur communauté.
« Nous espérons que ce partenariat si fructueux puisse continuer tant que possible afin de pouvoir appliquer cette idée, cette vision, cette image sur l’ensemble du système pénitentiaire haïtien », a déclaré le Sous-directeur des régions Centre et Artibonite (SDCA) de la DAP, le Commissaire Marlon W. Romage.
Ainsi 15 agents pénitentiaires (dont 1 femme) ont également suivi la formation afin de pérenniser cette activité de réinsertion sociale dans la prison civile de Hinche ou dans d’autres établissements pénitentiaires.
75.000 bénéficiaires de projets de Réduction de la violence communautaire (RVC) de la MINUJUSTH
Entre octobre 2017 et avril 2019, plus de 75.000 personnes, dont près de 37.000 femmes, ont bénéficié de projets de RVC mises en œuvre par 68 partenaires (60 locaux, 6 internationaux et 2 agences onusiennes) avec l´appui de la MINUJUSTH.
Une partie de ces projets ont formé les participants à des activités génératrices de revenus et à la gestion de leur propre entreprise afin de consolider des dynamiques positives qui permettent de réduire la violence dans les quartiers.
Sous le leadership des acteurs et des dirigeants communautaires, ainsi que des organisations de base, les projets RVC de la MINUJUSTH visent à réduire l’insécurité et la violence dans les communautés, ainsi qu’à atténuer les effets de cette violence sur leur développement. La protection des groupes vulnérables, des femmes, des jeunes dans des contextes à risque, des enfants et des hommes qui vivent dans ces communautés est au centre des actions de ces projets, lesquels visent à améliorer la stabilité, l’inclusion et le respect des droits.
Au-delà des acteurs et des dirigeants communautaires, les agences gouvernementales et les agences, fonds et programmes des Nations Unies sont étroitement associés au processus, dans le cadre de la stratégie de la MINUJUSTH qui vise un transfert graduel de responsabilités au gouvernement haïtien et aux acteurs du développement.
Source: Le Nouvelliste -

9e AF: Cité Soleil réalise le meilleur taux de réussite dans l’Ouest
Avec un taux de réussite de 93%, Cité Soleil remporte la palme pour les examens officiels de la 9e année fondamentale pour le département de l’Ouest. Ce pour la 2e année consécutive. C’est ce qu’a révélé le ministre de l’Éducation nationale, Pierre Agénor Cadet, sur Magik 9 ce mercredi. Le titulaire du MENFP a salué la belle performance de cette zone qui, par le passé, a été très mouvementé. « 2768 écoliers étaient inscrits à Cité Soleil. 2572, soit 1259 filles et 1313 garçons, ont réussi », a-t-il indiqué. À titre comparatif, plus de candidats inscrits et plus de candidats ayant réussi que Ganthier qui a inscrit 2415 écoliers ou La Gonâve qui a inscrit 1907 candidats.
S’appuyant sur son statut d’enseignant, le ministre Cadet estime que cette performance s’explique entre autres par le fait que les cours se déroulent sans perturbation dans cette zone contrairement à d’autres zones. « J’ai distribué récemment beaucoup de lettres de nomination à des enseignants du lycée de Cité Soleil. J’ignorais s’il y avait des enseignants qui n’étaient pas encore nommés, car ces derniers n’ont jamais arrêté de dispenser les cours et éviter ainsi de pénaliser les écoliers. Je le dis souvent aux enseignants que les élèves ne doivent pas souffrir. Ils peuvent affronter l’État sans faire souffrir les élèves », a-t-il fait remarquer.
Pierre Agénor Cadet souligne plus loin qu’il y a une augmentation du taux de succès des élèves de 9e AF dans tous les départements du pays. « Cela s’explique par l’importance accordé par l’État cette année à ces examens au même titre que les examens du baccalauréat. Nous avons ainsi exigé deux corrections pour toutes les copies. Cette mesure protège les candidats. Voilà le résultat, le taux de réussite a augmenté. À titre d’exemple, l’année dernière, l’Ouest avait enregistré un taux de 62%. Il est passé à 76% cette année », a-t-il expliqué.
L’une des meilleures performances au niveau de ce district scolaire a été réalisée cette année par le foyer culturel du Mexique. Cet établissement scolaire, financé exclusivement par des membres du secteur privé notamment le groupe BOULOS, CDS, Deka group, entre autres, offre une formation gratuite à 2500 élèves de la 1ere à la 9e année fondamentale. Sur Twitter, Réginald Boulos a indiqué que cette école réalise le meilleur score parmi toutes les écoles de l’Ouest. “Le foyer culturel du Mexique, école financée par le groupe BOULOS, la fondation Capital Bank, ACK Wholesales et le groupe DEKA, a eu le plus fort taux de réussite dans le département de l’Ouest. 377 enfants sur 380 ont réussi aux examens de 9e Année, soit 99.25%. #MTVAyiti.”, a-t-tweeté.
Contacté par le Nouvelliste, il n’a pas caché son contentement devant cet exploit. «La réussite de Cité Soleil en général est un cri haut et fort que notre pays désire l’éducation, le progrès et la modernité. Les enfants des milieux pauvres, humbles et modestes réussissent mieux à l’école que ceux issus des milieux aisés et privilégiés. La rage de vaincre et le désir combattif et fou de sortir du trou de la misère font que ces écoliers de parents pauvres ne ressentent pas la faim même quand ils ont faim”, analyse-t-il.
Dans le même registre, Réginald Boulos a critiqué les élites de ce pays qui n’utilisent pas les ressources du pays pour le bien de la collectivité. « Regardons ce qu’un père et une mère haïtiens réalisent en terme d’exploits pour leur famille et leurs enfants avec leur salaire minimum et leurs revenus généralement en-dessous du minimum. Regardons ce que nous élites ont fait pour le pays avec les 4 milliards de dollars de PetroCaribe. C’est une honte, un complot, un crime », assène-t-il. Réginald Boulos annonce la construction d’un établissement scolaire sur le même modèle que le Foyer culturel du Mexique, à La Saline. Cette école ouvrira ses portes en janvier 2020. -

Liverpool au sommet : les Reds ont remporté la Supercoupe d'Europe à Istanbul !

Après avoir gagné la Ligue des Champions de l’UEFA pour la 6e fois en Juin dernier, les hommes de Jürgen Klopp ont remporté pour la quatrième fois la Supercoupe d’Europe de leur histoire (2-2, 5-4 t.a.b) face à Chelsea ce mercredi.
Au bout du suspense, les Reds se sont imposés à l’issue de la séance des tirs au but (2-2, 5-4). -

Joé Dwèt Filé bientôt en Haïti !
Joé Dwèt File. Ce nom vous parle ? Non ? Eh bien c’est l’artiste qui apporte un nouveau son. En pleine conquête de l’Hexagone et des Outre-Mers, Joe dwèt file pense aussi à se faire connaître en Haïti d’où il est originaire. D’ailleurs il sera dans nos murs en décembre prochain, grâce à VAMA productions. Auteur, compositeur, interprète et ingénieur du son, il se fait d’abord connaître dans le milieu afro-caribéen en composant des titres pour des grands noms du zouk. On le retrouve ainsi derrière des singles à succès tels que « Que toi » de Stony, « Un mot » d’Axel Tony ou encore « Mamahé » de Vegedream, aujourd’hui disque d’or. Ci-après nous vous proposons l’essentiel d’une conversation avec un artiste qui est là pour durer.Qui est Joé Dwèt Filé ? Présentez-vous à nos lecteurs.
Je suis un jeune passsionné de musique issu de banlieue parisienne mais aussi originaire d’Haïti. D’ailleurs j’ai hâte de retourner dans mon cher et tendre pays.
Pourquoi avoir choisi comme pseudo « Joé Dwèt Filé » ?
Joé, c’est simplement mon prénom et Dwèt Filé… Je ne vous apprends rien (rires). Cela veut dire doigts aiguisés. Ma mère m’appelait ainsi parce qu’on disait que je suis très rapide sur un piano.
Depuis quand vous êtes-vous lancé dans la musique ?
Je me suis réellement intéressé à la musique vers l’âge de 13 ans, en jouant du piano à l’église. Ensuite j’ai commencé à composer pour des artistes. C’était il y a environ 4 ans.
Y a-t-il quelque chose dans votre enfance qui semblait vous prédestiner à la musique ? Qui sont vos modèles, ceux qui vous influencent ?
Je n’ai pas vraiment d’influences musicales ou de modèles parce que j’écoute de tout mais vraiment de tout. Je peux écouter du rap, de la variété française, du rock même ! En revanche, les thèmes que j’aborde sont influencés et inspirés de mon entourage, de mes expériences, des réseaux sociaux, de tout ce que je peux voir et entendre.
Jouez-vous aussi d’un instrument ?
Je joue du piano mais je touche un peu à la basse et à la batterie.
Dans quel genre vous placez votre musique ?
Ma musique c’est de la musique (rires). Je pense que je n’ai pas vraiment de style défini, un jour ça pourrait être de la rumba, du rap… qui sait ? Du moment que c’est de la musique et qu’on kiffe tous ensemble.
Quel est votre premier succès ?
Je pense que “TPM” est le titre qui m’a permis de commencer à me faire connaître dans le milieu urbain. Mais j’avais déjà une communauté assez présente sur SounCloud. D’ailleurs, certains sons comme “Plus ensemble”, “Avec toi” ou “La pomme” m’ont permis de faire pas mal de showcases.
On sait que vous avez composé des morceaux à succès pour des grands artistes dont Vegedream ou Stony, pouvez-vous nous en parler davantage ?
Avec Stony, on s’est vu à plusieurs reprises et le feeling est super bien passé. Elle a pu écouter ce que je faisais déjà et on a naturellement commencé à bosser ensemble. Vegedream, c’est un peu pareil… En fait, quand le feelling est present, ça dépasse même la musique. Aujourd’hui, ça va au-delà des collaborations, il y a une vraie amitié qui s’est créée. On est des frères maintenant, donc c’est plus qu’un plaisir de travailler ensemble.
Les Haïtiens en Haïti commencent à peine à découvrir votre musique (surtout grâce au remix de “Reine” version compas), pensez-vous un jour conquérir ce marché ?
C’est un des buts ultimes d’être validé par les siens. Je reçois pas mal de messages et je vois les commentaires sur les réseaux. De savoir que ma communauté me soutient de plus en plus, cela me fait vraiment plaisir.
Avez-vous déjà visité Haïti ? Si oui, cela remonte à quand ?
Oui, bien sûr ! Je crois que c’était un peu avant 2010.
Votre album baptisé « A deux » vient de sortir, quel est le feedback ?
J’ai de très bons retours, et ça fait super plaisir. Les gens se sentent vraiment concernés par les thèmes que j’aborde et ça me booste encore plus pour la suite.
Comment se passent les tournées ?
Cela se passe très bien. Je n’aurais jamais imaginé pouvoir voyager autant grâce à la musique et surtout être aussi bien accueilli.
Êtes-vous marié ? Père de famille ?
Non, je ne suis pas marié et pas encore père de famille, mais j’espère l’être un jour. C’est dans mes projets en tout cas (rires).
À part les tournées, quels sont les projets les plus proches ?
On va continuer à sortir des clips et il y aura un nouveau projet en fin d’année que j’annoncerai bientôt.
[yotuwp type=”videos” id=”wyuyL571UAo” ]
Source: Ticket Magazine -

Le Cap-Haïtien n'est pas la deuxième ville du pays en terme de population et de recettes domestiques, selon l’Institut haïtien de statistiques et d'informatique

Ministère de l’Economie et des Finances. Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique.
Intervenant dimanche dernier au Cap-Haïtien dans le cadre d’une conférence-débat, l’économiste Kesner Pharel s’est attiré les foudres des Capois en affirmant que le Cap-Haïtien pourrait ne plus être classé comme deuxième ville, compte tenu des caractéristiques déterminant le classement de ces dernières. Selon ces critères, l’économiste prend en compte la population de la ville et ses ressources propres (impôts locatifs).
S’appuyant sur les chiffres fournis par l’Institut haïtien de statistiques et d’informatique et le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales (MICT), le patron du Group Croissance affirme que la ville du Cap est loin de la charette.
Selon ces données, la cité christophienne est en sixième place dans le classement des villes réalisé par l’IHSI à partir du nombre d’habitants, et en septième position en termes de recettes fiscales selon le MICT.
Des données contestées par les participants de la rencontre aussi bien que par bon nombre d’internautes qui s’en sont pris à l’économiste. « Je n’ai rien fait pour discréditer la ville », se défend Kesner Pharel, qui indique avoir simplement ces données fournies par des institutions étatiques.
Sur les ondes capoises et à travers les réseaux sociaux, le sujet fait débat.Beaucoup de Capois se sont montrés très critiques par rapport au pdg du Group Croissance de même qu’à Carel Pedre qui, dans un tweet, avait repris les propos de M. Pharel.
“L’on devrait reconsidérer la question de Cap-Haïtien deuxième ville, selon Kesner Pharel “, avait twitté Carel Pèdre avant d’ajouter : “Delmas se trouve en première position en termes de recettes fiscales et en troisième position en termes de population.”
Voici les chiffres fournis par l’économiste Kesner Pharel
Classement des villes haïtiennes à partir du nombre d’habitants: 1. P-au-P : 987,310 habitants 2. Carrefour: 511,345 hab. 3. Delmas : 395,260 habitants 4. Pétion-Ville : 376,834 habitants 5. Gonaïves : 356,324 habitants 6. Cap-Haïtien 274,404 habitants
Source : Institut haitien de statistiques et d’informatique.
Classement des villes haitiennes en termes de recettes fiscales (impôt locatif, patente,…)
1. Delmas : 597.6 millions de gourdes
2. Pétion-Ville : 376.8 millions de gourdes
3. P-au-P : 375.3 millions de gourdes
4. Carrefour : 151.6 millions de gourdes
5. Tabarre : 109.4 millions
6. Croix-des-Bouquets : 79.8 millions de gourdes
7. Cap-Haïtien : 55.2 millions de gourdes
Source Ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales (MICT)
Gérard Maxineau
gedemax@yahoo.fr -

«Le commerce juteux de munitions dans le pays est géré par 11 personnes», révèle Jean Rebel Dorcenat, membre de la CNDDR
Le département de l’Ouest regorge de groupes armés qui opèrent comme bon leur semble, sans trop s’inquiéter. À longueur de journée, ils fouillent, pillent, volent et assassinent allègrement, notamment dans certains quartiers populaires. Jean Rebel Dorcenat, membre de la CNDDR, pointe du doigt des acteurs du secteur privé, des leaders politiques et des proches du pouvoir qui travaillent de connivence avec des bandits. Selon lui, le commerce juteux de munitions dans le pays est géré par 11 personnes qui alimentent les groupes armés.
Le marché juteux des munitions en Haïti est contrôlé par 11 personnes. Ce sont des officiels, des politiques et des membres du secteur privé des affaires, selon Jean Rebel Dorcenat, membre de la Commission nationale de désarmement, démantèlement et réinsertion (CNDDR) qui participait mardi à l’émission ‘’ Haiti Sa k ap kwit ?’’ sur Télé 20. Selon M. Dorcenat, la vente de munitions qui alimente les groupes armés rapporte gros et les munitions se vendent comme de la drogue.
Pour lui, une arme sans munition n’est pratiquement pas dangereuse. Au sein de la CNDDR, les commissaires accordent beaucoup d’importance à la question des munitions en circulation utilisées par les individus armés sur le territoire. Jean Rebel Dorcenat affirme, en effet, que le plus gros problème se trouve à ce niveau, et non celui de la circulation des armes en tant que telle. Son appréhension reste que des cartouches pénètrent le territoire en quantité, sans aucun contrôle réel, tandis qu’il n’existe pas moins d’une dizaine d’acteurs, parmi eux des officiels, qui contrôlent le commerce de l’importation des munitions en Haïti. C’est un marché qui rapporte, insiste M. Dorcenat au micro de Robenson Geffrard.
Il existe également un autre problème dans les quartiers où les armes sont utilisées, ajoute-t-il. Jean Rebel Dorcenat révèle qu’on utilise les adolescents pour amasser les douilles des cartouches pour être recyclées à des fins de réutilisation. « C’est très dangereux pour la société », déplore ce membre de la commission chargé de mener les négociations avec les gangs armés, informant, du même coup, que les membres de ladite commission se sentent menacés dans le cadre de leur travail.
Cinq mois après leur installation par le président de la République au palais national, les membres de la Commission nationale de désarmement, démantèlement et réinsertion (CNDDR) n’ont récupéré qu’une douzaine d’armes à feu de certains groupes armés, notamment à Cité Soleil. Jean Rebel Dorcenat a révélé qu’un membre du secteur privé s’est opposé à la remise de 13 armes à feu par un gang de l’aire métropolitaine à la commission. Il s’est toutefois gardé de citer le nom de cette personne.
Il a par ailleurs critiqué des gens haut placés au palais national qui font obstacle au travail de la commission qui, a-t-il dénoncé, n’a aucun moyen pour fonctionner.
Quoique la CNDDR soit en discussion permanente avec des groupes armés, la commission peine à fonctionner convenablement, puisque les autorités n’ont pas accordé les moyens adéquats, déplore le commissaire Jean Rebel Dorcenat, invité ce mardi à faire le tour de la question sur le plateau de l’émission « Haiti Sa k ap kwit ? » réalisée sur Télé 20. « La commission n’a rien. Depuis cinq mois nous avons abandonné toutes nos activités (personnelles), mais nous n’avons pas les moyens (pour fonctionner…)», regrette le commissaire chargé des négociations avec les gangs armés.
Même lorsque le président de la République leur a donné le libre champ pour accomplir leur travail, les commissaires font face à des contraintes venant d’acteurs du Palais national dans le cadre de leur mission. C’est en tout cas ce qu’a avancé Jean Rebel Dorcenant sur Télé 20, révélant que les obstacles ne viennent pas seulement du Palais, mais également d’acteurs du secteur privé qui se dressent contre le travail de la commission.
Par ailleurs, sans langue de bois, Jean Rebel Dorcenat souligne que des acteurs du secteur privé, des proches du pouvoir et des leaders politiques travaillent de connivence avec les gangs armés. Ils les alimentent en armes ou en argent, dit-il. Jean Rebel Dorcenat fait remarquer que la commission ne veut pas faire obstacle à la justice recherchant des bandits sur le territoire. « Si les bandits sont recherchés par la justice, qu’elle fasse son travail! Nous ne sommes pas venus pour remplacer la justice ni la police. Il y a un problème dans le pays. Nous rétablir la paix. Nous travaillons avec eux pour y arriver…», précise-t-il au passage.
Source: Le Nouvelliste -

Visa dominicain, la nouvelle denrée rare
Sans tambour ni trompette, le visa dominicain est en train de se convertir en une denrée rare. En témoignent les longues files d’attente constatées ces derniers jours devant le bâtiment du consulat dominicain à Pétion-Ville. Cette scène n’est pas sans rappeler celle qu’on avait l’habitude de voir devant le consulat du Brésil quelques années plus tôt.
Vendredi matin, dès potron-minet, une foule compacte se bouscule, se chahute devant le bureau du consulat dominicain à l’entrée de la rue Rigaud à Pétion-Ville dans l’espoir de décrocher un visa, synonyme de droit d’entrée légalement et régulièrement en République voisine.
« Aux premiers jours de chaque mois, premiers demandeurs et racketteurs font la ligne dès 3 heures du matin ou passent la nuit devant le consulat. Ces raquetteurs obtiennent les coupons gratuitement et les vendent à 50 dollars l’unité », confie une source qui connaît bien le dossier.
En effet, les demandeurs de visa doivent désormais se munir d’un coupon délivré par les autorités consulaires.
« L’administration du Consulat dominicain vous informe que les coupons sont valables seulement jusqu’à 11 heures. Merci de votre compréhension », précise un avis affiché sur la porte du consulat.
Selon cette même source, qui travaille dans une agence de voyages de la capitale, le quota de visas est fixé à 3 000 par mois maximum par la chancellerie dominicaine.
« A US $ 200 le visa multiplié par 3 000 cela vous donne six cent mille dollars US par mois sans compter la surenchère des racketteurs du dehors et du dedans, c’est un gros business», calcule rapidement notre source.
Officiellement, le visa coûte 200 dollars mais peut atteindre jusqu’à 350 dollars au marché noir.
La loi de l’offre et de la demande
Si le besoin du visa, exprimé si bruyamment, est le même pour tous, un rapide échange avec les demandeurs permet de se rendre compte combien la finalité peut être différente.
Certaines des personnes interrogées affirment vouloir obtenir ce précieux sésame pour aller poursuivre leurs études, travailler ou acheter des marchandises là-bas.
Un homme dans la trentaine, qui trépigne d’impatience, avoue dans un élan de sincérité qu’il ne possède aucune compétence particulière mais il se dit prêt toutefois à accepter n’importe quel travail « là-bas chez les Dominicains » afin de pouvoir subvenir aux besoins de sa fille de 4 ans. « Aucun travail ne saura me rebuter », lâche-t-il avant de baîller discrètement, les mains enfoncées dans les poches d’une veste délavée, signe qu’il vient de passer la nuit devant les locaux du consulat.
D’autres personnes par contre ne cachent pas leur intention de se servir du visa, une fois en leur possession, pour transiter par la République dominicaine en direction d’autres cieux plus cléments, notamment vers des pays de l’Amérique du Sud.
Sans crier gare, les espoirs de tout ce beau monde de repartir avec le précieux visa allaient recevoir une douche froide quand un préposé dominicain au consulat est sorti placarder une petite note annonçant aux demandeurs qu’il n’est plus nécessaire de continuer à faire le pied de grue. « L’administration du Consulat dominicain vous informe que les tickets de visa sont épuisés pour ce mois. Merci de votre compréhension », indique la note encore accrochée sur la porte d’entrée du bâtiment officiel.
A la lecture de la note, la déception est palpable sur les visages de ces gens qui viennent de dormir à la belle étoile dans l’espoir de déposer leurs passeports pour obtenir le visa.
Etudiants, personnes en quête d’emploi, commerçants…, tout le monde est obligé de rebrousser chemin, bredouille. Ils n’ont d’autre choix que passer par une agence qui ne leur fera pas de cadeau ou attendre qu’un stock de visa soit disponible.
« Les Dominicains ont parfaitement le droit de régulariser les conditions d’entrée sur leur territoire », reconnait cette dame qui s’identifie comme une commerçante avant de tourner les talons.
« Nous n’avons d’autre choix que d’attendre », admet un autre demandeur qui rejette d’un revers de main la solution des agences. « Nous ne pouvons pas nous rendre aux Etats-Unis, en France ou au Canada, la République dominicaine est pour l’heure notre seule planche de salut pour quitter ce pays », ajoute-t-il avant d’énumérer les causes qui le poussent à tourner le dos à sa patrie.
Insécurité, instabilité, chômage, cherté de la vie…, et la liste est longue.
« Je dois coûte que coûte quitter ce pays », lâche ce demandeur de visa sur un ton qui ne fait plus aucun doute sur sa détermination à poursuivre jusqu’au bout son projet.
Les raisons pour justifier le désir de partir sont si nombreuses que chacun devant le consulat à sa raison qui diffère de celle de son voisin. Le visa est devenu d’autant plus nécessaire que nos voisins font ménage de plus en plus efficacement contre les clandestins et les illégaux.
Rien que pour le mois de juillet dernier, environ 5 970 sans-papiers haïtiens qui tentaient de traverser la frontière dominicaine par voie terrestre (en camion, en voiture ou à motocyclettes) ont été capturés par les autorités du pays voisin, selon le Corps spécialisé dans la sécurité des frontières de la République dominicaine.
Pour faire face à ce flux de migrants haïtiens, la République dominicaine a décidé d’intensifier la sécurité à la frontière en y déployant notamment de nouveaux soldats.
Interrogé sur la nouvelle situation de délivrance des visas dominicains et de l’instauration d’un quota, le ministre haïtien des Affaires étrangères dit ne pas en être informé alors pas question d’espérer une intervention des autorités haïtiennes pour changer la donne. -

Une maison flambant neuve pour les parents de Nérilia Mondésir
Malgré des contraintes budgétaires, l’Entreprise publique de promotion de logements sociaux (EPPLS) est en train d’exécuter la promesse du président de la République Jovenel Moïse faite aux parents des joueuses de la sélection féminine U-20 de football. Elle a inauguré, le samedi écoulé, la maison des parents de la star du football féminin Nérilia Mondésir, à Granpré, une localité de la commune de Quartier-Morin. Les clés de ladite maison ont été officiellement remises à Saintimond Mondésir et Clautide Thellusma, les parents de Nérilia, lors de l’inauguration.
C’est une maison qui renferme trois chambres à coucher, deux salles de bains avec douche et lavabo, une cuisine, etc. Elle dispose d’un système d’adduction d’eau potable muni d’un château d’eau. « Le coût de l’ensemble des travaux effectués pour ériger ce bâtiment s’élève à environ 2,5 millions de gourdes », a révélé Yvon Buissereth, directeur général de l’EPPLS, lors de la cérémonie d’inauguration, il a souligné les contraintes liées à l’absence d’un budget voté au Parlement pour cet exercice. Des ressources budgétaires figuraient dans le projet de loi de finances 2018-2019 pour construire des logements au profit des parents de jeunes footballeuses ayant conduit le pays à la phase finale de la Coupe du monde féminine U-20, France 2018, d’après Yvon Buissereth.
Saintimond Mondésir a exprimé sa satisfation et adressé ses remerciements au président du pays, Jovenel Moïse, et à tous ceux qui ont joué un rôle important dans la construction de sa maison. Il souhaite que le chef de l’Etat visite sa demeure et lui accorde son appui. Quant à Clautide Thellusma, la mère de Nérilia Mondésir, elle a remercié le président et souhaite recevoir de ce dernier une aide financière pour ouvrir un petit commerce.
La construction de logements au profit des parents de Sherlie Jeudi et de Rithny Mathurin est en cours. Il reste encore 30 autres maisons à mettre en chantier dans le cadre de ce projet initié suite à la promesse du chef de l’Etat. Le patron de l’EPPLS, Yvon Buissereth, compte sur le vote du projet de loi de finances pour construire les autres maisons au bénéfice des parents des joueuses haïtiennes de football. -

Le retour de l’armée…

Les membres des Forces Armées d’Haïti (FAd’H) avant un défilé militaire à Cap-Haïtien. Vingt-deux ans après sa suppression, l’armée va être rétablie en Haïti, conformément au souhait exprimé par son président, Jovenel Moïse, au risque de provoquer un intense débat dans un pays marqué par les coups d’Etat et par une instabilité politique chronique. /Photo prise le 18 novembre 2017/REUTERS/Andres Martinez Casares
Graduation le mercredi 14 août de 50 soldats, 50 aspirants sous officiers, 19 officiers. Tous formés au Mexique et en Haïti par des instructeurs Mexicains et Haïtiens. Le président de la République donnera la Commission à un total de 26 officiers.
A tous ceux qui n’avaient pas compris pourquoi certaines personnes jubilaient lorsque l’armée d’Haïti, ancêtre de l’armée révolutionnaire victorieuse des troupes de Napoléon en 1803, avait été démobilisée en 1994, la levée de bouclier lors de sa remobilisation par le président Jovenel Moïse devrait au moins vous mettre la puce à l’oreille.
Car sans l’avouer, on n’a pas bien mesuré la portée de cette décision pour l’avenir du pays.
L’accueil froid réservé à cette importante annonce du chef de l’Etat après son investiture témoigne de ce cynisme ambiant véhiculé à travers le temps par des démolisseurs imperméables aux cris des désespérés face au carnage quotidien des armes non contrôlées.
La remobilisation de l’armée met fin désormais à ce vide, ce désordre. Loin de se décourager malgré les embuches, le président s’est attelé à la tâche et les résultats sont là.
Tout d’abord :
• Le rétablissement de l’armée a été une promesse de campagne du Président Jovenel Moïse
• La présence de l’armée répond aussi à une exigence constitutionnelle. Deux forces armées sont reconnues dans le pays: la police nationale et les forces armées d’Haïti
• Le chef de l’Etat en tant que garant des institutions se devait de les mettre en état de fonctionnement
• La feuille de route du ministre de La Défense recommandait le recrutement et la formation de nouveaux soldats.
Le prédisent Jovenel Moïse est un homme de parole et de conviction.
Ferme au poste, convaincu de sa mission de redonner à ce pays son lustre d’antan, de doter le pays d’une armée professionnelle, le chef de l’Etat ne s’est pas laissé détourner de ses objectifs.
Nous avions déjà une première cuvée d’un bataillon de 250 soldats déployés déjà pour des missions sur le terrain. Ils sont déjà à pied d’œuvre, prêts à porter aide et assistance ; ils étaient sur le terrain lors de catastrophes naturelles, notamment dans le Nord-Ouest pour porter main forte aux populations fortement touchées par le dernier séisme, ou encore dans le département du Nord-Est pour supporter les habitants frappées par les inondations ; cette Armée se démarquera de la vision négative laissée par l’ancienne institution dans le cœur de la population.
L’acquisition des engins lourds par le chef de l’Etat répond aussi à cette mission pour la nouvelle armée ; elle sera une force entrainée dans divers domaines d’intervention pour et aux cotés de la population en toutes occasions.
En outre, 50 aspirants sous officiers seront disponibles pour renforcer la chaîne de commandement.
19 officiers seront par ailleurs commissionnés en tant que cadres intermédiaires et constitueront la passerelle entre l’Etat major et la troupe.
Voilà un exemple clair du travail fourni par ce forcené de la tâche à la tête du pays, confronté à un ensemble de problèmes, susceptibles d’être résolus avec le concours des autres filles et fils soucieux de la grandeur de cette fière Nation.
L’armée est de retour pour le respect de la constitution Haïtienne, pour rendre hommage aux Ancêtres dont nous sommes les Dignes Héritiers.
Vive Haïti et son armée.
Vive l’ordre et la discipline.
Vive la paix et le progrès.
Merci au président de la République son Excellence Jovenel Moïse…
Emmanuel Jean François