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  • Haïti – Corruption : Un nouveau livre réunit 39 enquêtes post-séisme

    Haïti – Corruption : Un nouveau livre réunit 39 enquêtes post-séisme

    La presse haïtienne consacre ces jours-ci beaucoup de temps aux protestations contre la corruption et aux rapports institutionnels sur le fonds Petrocaribe. Ce qui est d’importance !

    Cependant, la dénonciation de la corruption, du gaspillage, de la mauvaise gestion et détournementsde fonds destinés au « développement », à la « reconstruction » et à « l’aide humanitaire » ne date pas d’aujourd’hui. Des journalistes haïtiens ont dévoilé les rouages de la corruption bien avant les vagues de protestations contre le scandale politico-pétrolier.

    Un livre de plus de trois douzaines d’enquêtes journalistiques récemment publié examine des cas de corruption et/ou de mauvaise gestion par des ONG étrangères, la Banque mondiale et d’autres organismes multilatéraux, des entreprises locales et étrangères et des politiciens étrangers et haïtiens à la suite du séisme du 12 janvier 2010.

    Intitulé AYITI KALE JE – Anthologie 2010-2013 : Travaux d’enquête, ce livre de 290 pages rassemble les versions françaises des 39 enquêtes menées par Haïti Grassroots Watch/Ayiti Kale Je, un consortium médiatique haïtien d’investigation formé en 2010 et qui a publié, durant 3 ans, du contenu multimédia multilingue : textes en français et en anglais et parfois en espagnol, diffusés par des médias locaux et étrangers, programmes audio en créole haïtien diffusés par des radios communautaires et commerciales, vidéos en créole sous-titrées en anglais diffusées sur Youtube et sur certaines chaînes de télévision locales haïtiennes et étrangères.

    Le consortium était composé de 5 entités : le Groupe Médialternatif/AlterPresse, la Société d’Animation et de Communication Sociale (SAKS), des Étudiants de la Faculté des Sciences Humaines de l’Université d’État d’Haïti (UEH), et les journalistes du Réseau des Femmes des Radios Communautaires Haïtiennes (REFRAKA) et de l’Association des Médias Communautaires Haïtiens (AMEKA), structure regroupant les membres des radios communautaires à travers tout le pays.

    Des enquêtes ont permis, d’une part, d’exposer des mauvaises pratiques, comme, par exemple les millions distillés et gaspillés dans des « T-shelters », l’exploitation illégale de l’or par des sociétés canadiennes et américaines, la non-reconstruction des logements, la corruption dans la distribution de l’aide alimentaire, la mise en oeuvre d’un programme de plusieurs millions de dollars de la Banque mondiale qui fragilise le tissu social au lieu d’encourager les structures démocratiques, etc.

    Des investigations ont également été conduites sur les projets financés par le fonds Petrocaribe : dossiers 21 et 39.

    Le livre est publié par la Fondation Connaissance et Liberté (FOKAL), l’une des organisations qui ont financé le consortium. Il constitue la première collection d’enquêtes journalistiques haïtiennes. Il a été lancé le 18 janvier 2019 lors d’un événement organisé à ladite fondation et d’un atelier de deux jours sur le journalisme d’investigation. Le livre est en vente à la Librairie la Pléiade, à Port-au-Prince, et sera distribué dans une cinquantaine de bibliothèques et dans plusieurs dizaines de salles de rédaction.

    Jane Regan
    Ancienne coordonnatrice de Ayiti Kale Je

  • Bobb Q. Rousseau : Si les Haitiano-Américains connaissaient leur valeur, Trump aurait déjà lâché Jovenel Moïse

    Bobb Q. Rousseau : Si les Haitiano-Américains connaissaient leur valeur, Trump aurait déjà lâché Jovenel Moïse


    « President Trump, si vous continuez à supporter Jovenel, les Haitiens-Américains ne vous voteront pas aux prochaines élections. » Un message ainsi délivré retiendra l’attention du gouvernement américain qui continue à faire la sourde oreille aux cris de détresse du peuple haïtien.

    Mardi 17 juillet 2019 ((rezonodwes.com))– Forte de plus d’un million, la diaspora haïtienne aux Etats-Unis n’est pas consciente de son influence sur la politique américaine. Elle ne vit pas à la hauteur de son potentiel.

    Elle ignore que son vote est si important qu’elle peut l’utiliser comme une carotte pour attirer les candidats des deux partis et orienter les législateurs américains vers la promulgation de lois qui pourraient améliorer les conditions de vies en Haïti. Il est plus facile à la diaspora d’aider Haïti en s’impliquant directement et activement dans la politique américaine au lieu de continuer à déployer une force qu’elle n’a pas ou croit avoir en Haïti. Ainsi donc, elle gaspille et dissipe plusieurs opportunités de s’engager et de se mobiliser aux USA pour opérer comme une force politique attractive et de plus-value dans leur communauté.

    La diaspora haïtienne ne brode pas sa relevance dans la politique américaine et ainsi, le gouvernement américain ne l’écoute pas quoique plusieurs de ses leaders, à travers des lettres ouvertes, expriment leur mécontentement face à la façon dont Trump gère la situation d’Haïti. Peu que la diaspora sait ; le gouvernement américain l’ignore, parce qu’elle n’apporte aucune valeur à la politique américaine, spécifiquement en Floride qui est un Etat clé très important pour les présidentielles américaines. Le gouvernement américain continuera à mésestimer la diaspora haïtienne tant que cette diaspora ne se mobilise pas pour parler en une seule voix et avec des nombres politiquement signifiants.

    Une recherche intitulée « Haitian Vote Matters : Haitian Immigrants in Florida in Local Politics and Government » avance qu’il y a plus de 310 000 individus d’origine haïtienne en Floride dont près de 180 000 sont citoyens américains. Tristement, malgré leur présence, la diaspora haïtienne est encore à s’imposer comme une force politique attrayante même dans les communautés floridiennes à fortes concentrations d’Haïtiens. Cette recherche trouve aussi que les Haitiens-Américains en Floride votent, mais ils ne s’organisent pas pour voter en un bloc monolithique. En effet, ils ont voté en 2008 et 2012 pour Obama, mais ils ont délivré la Floride to Trump en 2016. Le vote de la diaspora haïtienne en Floride est important au sens qu’en Floride, un simple 500 votes peuvent circonvenir les présidentielles dans n’importe quelle direction. Imaginez une diaspora qui vote ensemble pour ou contre Trump en 2020. Imaginez la force de la voix de cette diaspora donnant un ultimatum ou disant à Trump qu’il ferait mieux de lâcher Jovenel s’il veut que l’Haïtien vote républicain.

    La diaspora haïtienne ne connait pas sa force ou l’impact de son implication dans la politique américaine. Si n’aime mieux, les Haïtiens-Américains de la Floride ne savent pas comment développer des stratégies pour offrir leur vote à la fois comme une récompense et une menace de punition. En un terme plus profane, la diaspora haïtienne devrait commencer à se mobiliser pour dynamiser sa position pour, avec arrogance et autorité, dire à Trump que les Haitiens-Américains de la Floride ne voteront pas pour lui, n’importe quel Républicain d’ailleurs, si son gouvernement ne retire pas son soutien pour Jovenel. Tous les candidats présidentiels savent l’importance de la Floride durant les présidentielles. C’est pour cela qu’ils amplifient de bonnes campagnes pour courtiser le vote des immigrants, plus particulièrement celui des Cubains et des sud-asiatiques. Très peu d’efforts sont, par eux, déployés pour capter le vote de l’Haïtien, car en Floride, l’Haïtien en tant que diaspora, est une force invisible, figurante et sans crédit politique.

    Se plaindre sur les réseaux sociaux est aboyer au mauvais arbre ; au lieu de réclamer le départ de Jovenel en finançant et incitant l’opposition à organiser des manifestations, la diaspora haïtienne devrait plutôt se servir de leur implication dans la politique américaine comme un as d’atout ou un flush royal pour faire valoir sa valeur politique et pour influencer la politique américaine relative à la politique haïtienne.

    Bobb RJJF Rousseau, PhD
    Public Policy and Administration
    Diaspora Universite

  • La Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif d’Haïti peut-elle payer le prix de l’amateurisme politique de nos dirigeants

    La Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif d’Haïti peut-elle payer le prix de l’amateurisme politique de nos dirigeants


    Je n’imagine pas qu’un président de la République d’Haïti puisse, un jour, oser demander à une instance internationale de faire ou refaire un audit administratif et financier en lieu et place d’une institution régalienne d’Haïti chargée de cette question comme la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif ( CSC/CA).

    Le dictionnaire Larousse définit le mot audit: « une expertise professionnelle effectuée par un agent compétent et impartial aboutissant à un jugement par rapport à une norme sur les états financiers, le contrôle interne, l’organisation, la procédure, ou une opération quelconque d’une entité ».

    De surcroît, un audit administratif et financier ouvre le plein droit aux auditeurs de questionner les audités, de pénétrer leurs espaces administratifs, d’avoir accès à leurs dossiers administratifs et financiers, documents confidentiels, entre autres. De plus, c’est la loi qui détermine l’instance compétente de l’audit (Titre VI, Ch. II, art. 200 et suivants, Constitution du 29 mars 1987 amendée, Le Moniteur No 96 du mardi 19 juin 2012; décret du 23 novembre 2005 établissant l’organisation et le fonctionnement de la CSC/CA, Le Moniteur No 24 de l’année 2006).

    Comment peut-on imaginer qu’un Chef d’État, responsable de la sécurité des Haïtiens et garant des institutions publiques, puisse penser à les substituer par d’autres institutions internationales dirigées par des Étrangers?

    Comment peut-on imaginer le transfert des compétences juridictionnelles de la CSC/CA d’Haïti à une juridiction de l’ Organisation des États Américains (OEA) par une simple démarche présidentielle? C’est là que doit commencer la mission des conseillers du président pour lui définir les notions telles que la compétence de l’instance auditrice, la procédure tracée par la loi haïtienne et la norme établie par la loi fondamentale d’Haïti en la matière.

    Une instance régionale comme l’OEA a-t-elle la compétence de s’immiscer dans les affaires administratives et financières d’un Etat pour agir à la place de ses institutions responsables de ces affaires (audit des fonds publics) conformément à la loi? Par quelle procédure cette démarche sera-t-elle possible? En fonction de quelle norme ? Là encore, les conseillers en droit public et droit international public du président de la République d’Haïti doivent l’aider à répondre aux susdites interrogations afin d’agir dans l’intérêt national et d’éviter des erreurs historiques.

    La démarche de notre président pour remplacer la Cour des Comptes par l’OEA dans le cadre de l’audit spécial sur les dépenses du fonds petrocaribe, est inédite. C’est du jamais vu dans une République indépendante. Cela pourra avoir des conséquences politiques et diplomatiques désastreuses pour notre génération future. Si par malheur, ce scénario arrive, un jour, à être possible, Haïti cessera d’être une République à part entière aux yeux du monde même quand cela ne s’écrirait nulle part. Tout le monde dira qu’il n’y a plus de femmes et d’hommes compétents en Haïti pouvant mener à bien même un audit.

    À mon avis, ce ne sont pas les conseillers de la CSC/CA qui font les audits, mais ce sont des techniciens haïtiens formés en Haïti et à l’étranger. Cela dit, discréditer ces cadres haïtiens qui ont réalisé cet audit sur les dépenses du fonds petrocaribe de 2008 à 2016, c’est avilir et vilipender la gent intellectuelle haïtienne ainsi que nos écoles et nos universités.

    Si on continue sur cette lancée, un jour, les autres États pourront ne pas accepter les diplômes haïtiens, du diplôme du baccalauréat à ceux délivrés par nos universités. Ils auront alors raison, car nos centres universitaires ne sont mêmes pas en mesure de fournir des cadres qui soient à même de faire un Audit.

    Toutefois, en tant que président de la République, à mon sens, il disposerait du droit de vérification de l’audit réalisé par qui que ce soit, mais avec des instances nationales, soit par une commission spéciale ou par d’autres mécanismes créés en la circonstance en accord avec les instances compétentes et les secteurs de la vie nationale. Là encore, cela ne sera pas possible sans la confiance de la population.

    Port-au-prince, le 15 juillet 2019.

    Joram Vixamar,
    PhD.Docteur en droit public,
    Université Rennes 2
    Membre du Laboratoire le LiRIS

  • France : Accusé de dépenses excessives, le numéro 2 du gouvernement démissionne pour « se défendre librement »!

    France : Accusé de dépenses excessives, le numéro 2 du gouvernement démissionne pour « se défendre librement »!


    François de Rugy a démissionné ce mardi de son poste de ministre de la Transition Écologique « pour qu’il puisse se défendre pleinement et librement », une semaine après les révélations du journal en ligne Mediapart sur ses dîners à l’Hôtel de Lassay aux frais du contribuable

    Mardi 16 juillet 2019 ((rezonodwes.com))– Le ministre de la Transition Écologique, François de Rugy, a présenté sa démission du gouvernement français, affirmant dans un post Facebook être « trop attaché à l’écologie » pour « accepter que notre action écologique soit affaiblie par des mises en cause personnelles incessantes ».

    Il a fait l’objet d’intenses critiques depuis que le site journalistique Mediapart a révélé que lorsqu’il était président de la chambre basse du Parlement, son épouse et lui avaient organisé des dîners somptueux avec des amis.

    Le président de la République, Emmanuel Macron, a indiqué avoir accepté la démission du numéro 2 du gouvernement, soulignant qu’il s’agissait « d’une décision personnelle » de son ministre « pour qu’il puisse se défendre pleinement et librement ».

    Texte publié sur la page Facebook du ministre

    Depuis le début de la semaine dernière, Mediapart m’attaque sur la base de photos volées, de ragots, d’approximations, d’éléments extérieurs à ma fonction.

    La volonté de nuire, de salir, de démolir, ne fait pas de doute. Je suis soumis à un feu roulant de questions nouvelles et contraint de parer sans cesse à de nouvelles attaques.

    Face aux contre-vérités de Médiapart, j’ai déposé ce matin une plainte pénale en diffamation par la voix du Bâtonnier Pierre-Olivier Sur et de Maître Mathias Chichportich, à qui j’ai confié la défense de mes intérêts.

    Les attaques et le lynchage médiatique dont ma famille fait l’objet me conduisent aujourd’hui à prendre le recul nécessaire – ce que chacun comprendra.

    La mobilisation nécessaire pour me défendre fait que je ne suis pas en mesure d’assumer sereinement et efficacement la mission que m’ont confiée le Président de la République et le Premier ministre.

    Dès lors, j’ai présenté ma démission au Premier ministre ce matin.

    Je suis trop attaché à l’écologie à laquelle j’ai consacré tout mon engagement militant, pour accepter que notre action écologique soit affaiblie par des mises en cause personnelles incessantes.

    En ces moments douloureux, je conserve la fierté des actions entreprises avec le soutien de la majorité parlementaire pour mettre en œuvre des transformations importantes pour le climat, l’énergie, l’eau, la lutte contre le gaspillage et la biodiversité. Je suis également fier des mesures concrètes d’accompagnement des Français pour réussir la transition écologique ou encore du lancement de l’assemblée citoyenne de 150 Français tirés au sort, une innovation démocratique inédite.

    Je remercie le Président de la République et le Premier ministre de la confiance qu’ils m’ont témoignée en me demandant de relever le défi du ministère de la transition écologique et solidaire. Je leur redis ma fidélité.

    Je pense aussi à mes collaborateurs qui ont servi avec conscience et engagement. Merci à elles et à eux.

    Je pense enfin à ma femme et à ma famille, que je veux aussi protéger par ma décision difficile.

    Je veux dire aussi à bientôt.

    Plus que jamais, c’est le combat pour la République et pour l’écologie qui m’anime.

  • Haïti – Sous-alimentation : La population haïtienne la plus touchée d’Amérique latine et des Caraïbes

    Haïti – Sous-alimentation : La population haïtienne la plus touchée d’Amérique latine et des Caraïbes

    La faim touche 42,5 millions de personnes en Amérique latine et dans les Caraïbes en 2018. L’Amérique du Sud accueille la majorité des personnes sous-alimentées en raison du recul de la sécurité alimentaire au Venezuela, indique le nouveau rapport de l’ONU réalisé conjointement par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Fonds International de Développement Agricole (FIDA), le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et par le Programme Alimentaire Mondial (PAM), intitulé « État de l’insécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2019 ».
    Selon ce rapport, au cours des cinq dernières années (2014-2018), la sous-alimentation en Amérique latine et dans les Caraïbes a augmenté principalement en raison de la situation en Amérique du Sud, où le pourcentage de personnes souffrant de la faim est passé de 4,6% en 2013 à 5,5% en 2018. L’Amérique du Sud héberge 55% des personnes sous-alimentées de la région, et l’augmentation observée est principalement due à la détérioration de la sécurité alimentaire auVenezuela, où la prévalence de la sous-alimentation a été multipliée par quatre, passant de 6,4% à en 2012-2014 à 21,2 % en 2016-2018.

    En revanche, le pourcentage de sous-alimentation en Amérique centrale (6,1%) est en baisse depuis 2013, même s’il est supérieur à celui de l’Amérique du Sud (5,5%).
    De 2000 à 2015, l’Amérique latine et les Caraïbes ont réduit de moitié la sous-alimentation de leur population. Mais le nombre de personnes souffrant de la faim en Amérique latine et dans les Caraïbes a augmenté en 2018 pour la troisième année consécutive en partie à cause du ralentissement économique et de la situation au Venezuela, selon les Nations Unies (ONU). Le nouveau rapport sur la situation de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde, présenté par cinq agences des Nations Unies, affirme que le pourcentage de personnes souffrant de la faim dans la région est passé de 6,2% de la population en 2015 à 6,5% en 2017, niveau qui a été maintenu en 2018

    Classement des pays en Amérique latine et Caraïbes :
    (En % de la population touchée par la sous alimentation)
    1 – Haïti 49,3%
    2 – Venezuela 21,2%
    3 – Bolivie 17,1%
    4 – Nicaragua 17%
    5 – Guatemala 15,2%
    6 – Honduras 12,9%
    7 – Paraguay 10,7%
    8 – Panama 10%
    9 – Pérou 9,7%
    10 – République dominicaine 9,5%
    11 – El Salvador 9%
    12 – Suriname 8,5%
    13 – Guyana 8,1%
    14 – Jamaïque 8%
    15 – Équateur 7,9%
    16 – Belize 7,5%
    17 – Dominique 6,2%
    18 – Saint-Vincent-et-les Grenadines 5,7%
    19 -Trinité et Tobago 5,5%
    20 – Colombie et Costa Rica 4,8%
    21 – Argentine 4,6%
    22 – Barbade 3,9%
    23 – Mexique 3,6%
    24 – Chili 2,7%
    25 – Cuba < 2,5%
    26 – Brésil < 2,5%
    27 – Uruguay < 2,5%

  • Haïti – FLASH PetroCaribe : Audit international le Chancelier Edmond «clarifie» les déclarations de Moïse

    Haïti – FLASH PetroCaribe : Audit international le Chancelier Edmond «clarifie» les déclarations de Moïse

    Suite à la publication d’une déclaration de Jovenel Moïse dans le Miami Herald où il confirmait qu’il collaborait avec l’Organisation des États Américains (OEA) en vue de constituer une équipe d’experts financiers internationaux indépendants au sein d’une Commission « afin de réaliser un audit juste, crédible et objectif de l’utilisation des fonds PetroCaribe » le Chancelier Bocchit Edmond, est intervenu pour clarifier les déclarations du Chef de l’État, qui selon-lui sont sujettes à de mauvaises interprétations.
    Bocchit Edmond précise que le Président « n’a pas demandé à l’OEA d’envoyer des experts pour refaire le rapport sur la gestion de PetroCaribe comme on veut le faire croire » rappelant qu’il y a déjà eu par le passé des accords de coopération entre les structures de l’OEA et les institutions étatiques comme l’UCREF, l’ULCC et même la CSC/CA soulignant « c’est dans ce cadre que le Président a parlé de support technique de l’OEA pour renforcer ces institutions étatiques qui sont déjà là.Ce n’est pas pour les remplacer »

    Le Chancelier a précisé « C’est une pratique courante qu’un État membre demande le soutien et l’expertise de l’organisation s’il estime avoir des faiblesses au niveau de ses institutions étatiques. Formellement, nous ne l’avons pas encore fait, mais la question a été débattue avec les structures internes de l’OEA », soulignant « Nous avons des faiblesses au niveau institutionnel en Haïti. La réalité saute aux yeux » rappelant qu’une expérience similaire avait été réalisée au Honduras financé par le Canada qui avait « donné des résultats et permis des expertises pour accompagner les institutions nationales dans la lutte contre la corruption et les crimes financiers. »
    L’opposition et les avocats de la partie civile, rejettent d’un revers de la main l’intervention d’experts internationaux indépendant évoqué par le Chef de l’État en appui à l’audit de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSC/CA). Me André Michel, l’un des avocats de la partie civile, et Porte parole du mouvement de l’opposition radicale dit « Secteur démocratique et populaire » parle de violation de la Constitution, voire de violation de la souveraineté nationale et continue de réclamer la démission du Président de la République.

    Cette soudaine levée de bouclier sur le venue éventuelle d’expert internationaux en Haïti en appui à l’audit sur les fonds PetroCaribe, interpelle venant d’une opposition qui clame sa soif « de vérité et de justice » à moins que cette opposition ne souhaite pas que certaines choses soient révélées au grand jour… D’ailleurs, notons cette même opposition ne s’oppose pas et ne dit rien sur les audits réalisés régulièrement depuis des années en Haïti sur les finances du Gouvernement par des experts internationaux (FMI, Banque Mondial, BID…), sans compter l’intervention d’autres experts internationaux dans à peu près tous les domaines en Haïti entre autres : Santé (OMS / OPS…), Agriculture (FAO,USAID…), Éducation (UNICEF), Justice (ONU, CIDH, CDH…) pour ne citer que ces secteurs…

  • Haïti – Politique : Les prochaines élections, mission impossible

    Haïti – Politique : Les prochaines élections, mission impossible

    À l’approche de la date des élections législatives et municipale prévues pour le dernier dimanche d’octobre,des dirigeants politiques expriment leur pessimisme et leurs doutes de plus en plus ouvertement, sur la tenue de ce scrutin devant renouveler notamment 1/3 des élus du Sénat et la totalité des élus de la Chambre basse dont le budget non approuvé est estimé entre 50 et 75 millions de dollars selon le Conseil électoral Provisoire (CEP)
    Après les déclarations le 12 mars dernier de Carl Murat Cantave, le Président du Sénat qui estimait que la tenue des élections législatives n’était pas possible en raison notamment de l’insécurité dans les quartiers, le budget des élections qui est inscrit au budget de l’exercice 2018-2019, qui n’est toujours déposé au Parlement et de l’absence de cadre légal (lois électorale et organique du Conseil ÉlectoraleProvisoire) ; des positions similaires exprimées la semaine écoulée par La Fondasyon Je Klere (JKL), l’Observatoire citoyen pour l’institutionnalisation de la Démocratie (OCID), et l’Organisation citoyen pour un nouvel Haïti (OCNH) c’est maintenant au tour de Clarens Renois, coordinateur du parti Union nationale pour l’intégrité et la réconciliation et de Camille Chalmers, Porte-parole du parti « Rasin Kan Pèp la » d’affirmer que tous les indicateurs démontrent que les élections ne sont pas réalisables cette année.

    Seul pour le Chef de l’État ces élections demeurent une réalité, celui-ci ayant récemment déclaré dans la presse étrangère qu’il était nécessaire de dépolitiser et de renforcer le Conseil Électoral Provisoire « pour inspirer la confiance lors des prochaines élections législatives d’octobre » sans jamais évoquer un éventuel report.
    Si ces élections se réalisent, ce sera la première fois en 15 ans que le Gouvernement haïtien organisera un scrutin sans les présence de forces d’accompagnement de l’ONU, la dernière mission onusienne (Minujusth) prenant fin le 16 octobre 2019.
    Par ailleurs des universitaires et des économistes soulignent que les modèles électoraux utilisés habituellement en Haïti ont apporté jusqu’à présent plus de problèmes que de solutions…

  • Haïti – Politique : Nouveau dispositif sécuritaire pour la période estivale

    Haïti – Politique : Nouveau dispositif sécuritaire pour la période estivale


    Lundi en conférence de presse le Secrétaire d’État à la Sécurité Publique, Léon Ronsard Saint-Cyr, a annoncé le déploiement d’un nouveau dispositif sécuritaire appelé « Plan de sécurité Vacance », destiné à assurer durant la période estivale, la sécurité des visiteurs étrangers notamment de la diaspora et des haïtiens tant dans la zone métropolitaine qu’en province.
    Des unités spécialisées seront déployées en permanence sur les axes routiers Nord (Cabaret / Montrouis) et Sud (Petit-Goâve / Léogâne) afin de contrer les attaques de bandits sur les routes nationales #1 et #2.

    Par ailleurs, il a indiqué que dans plusieurs départements l’Ouest et l’Artibonite entre autres, des renforts ont été déployés pour lutter contre les bandits
    Parallèlement le Secrétaire d’État, réitérant la volonté du Gouvernement à combattre le grand banditisme à informé que les forces policières vont renforcer leurs dispositifs dans les quartiers sensible (Martissant, Portail Léogâne et Bicentenaire…), notamment avec le déploiement de véhicules blindés afin de lutter contre les Gangs

  • RD – Plus de US $90 millions de pots-de-vin versés par Odebrecht aux autorités dominicaines : le procès des inculpés débute le 12 septembre prochain

    RD – Plus de US $90 millions de pots-de-vin versés par Odebrecht aux autorités dominicaines : le procès des inculpés débute le 12 septembre prochain


    Dans le box des accusés, l’on retrouve des sénateurs dont un ancien président du Sénat dominicain, un entrepreneur à succès, un ex-ministre des Travaux Publics, un notaire, un ex-directeur de l’Institut national des eaux Potables…et le gouvernement dominicain n’a fait appel à aucune instance étrangère, aucun expert de l’OEA pour venir statuer sur ce cas de corruption qui a fait trembler la République dominicaine en 2018, lors de l’arrestation des ministres et sénateurs en fonction.
    A Santo Domingo, une date est retenue pour le démarrage du procès de l’Affaire Odebrecht qui verra moins de présumés indexés sur le banc des accusés que s’il devrait y avoir un procès Petro Caribe en Haïti où la justice fonctionne au ralenti et selon les caprices des locataires du Palais National. Le juge Ramoncite Accimé a jusqu’au 5 août pour démentir les préjugés.

    À TRAVERS CE PROCÈS, ODEBRECHT (FIRME DE CONSTRUCTION BRÉSILIENNE) A CONCLU UN ACCORD AVEC LE BUREAU DU PROCUREUR GÉNÉRAL, SELON LEQUEL ELLE DEVRA PAYER 184 MILLIONS DE DOLLARS À LA RD, EN PLUSIEURS TRANCHES, SOIT LE DOUBLE DU MONTANT DE LA CORRUPTION ET DES POTS-DE-VIN

    Le procès avec en arrière-plan les six personnes impliquées dans l’affaire Odebrecht en République dominicaine débutera le 12 septembre, ont annoncé lundi des sources judiciaires, à Santo Domingo.

    L’ordonnance signée par le président de la Cour suprême de justice, Luis Henry Molina, indique que les parties disposent d’un délai de cinq jours ouvrables à compter de la notification, pour soumettre les dossier et des preuves tangibles et l’ordre dans lequel elles seront présentées au procès, ainsi que les exceptions et autres suggestions y relatives.

    Les accusés sont l’homme d’affaires Ángel Rondón Rijo, l’ancien ministre des Travaux publics et de la Communication, Víctor Díaz Rúa, le sénateur Tommy Alberto Galán, le notaire Conrado Enrique Pittaluga Arzeno, l’ancien président du Sénat, Andrés Bautista García, et l’ancien directeur de l’Institut national de Eau potable Juan Roberto Rodríguez Hernández.

    Les avocats des présumés accusés Ángel Rondón, Víctor Díaz, Tommy Galán, Roberto Rodríguez, Andrés Bautista et Conrad Pittaluga, ainsi que le procureur général de la République, Jean Alain Rodríguez, ont été convoqués à la chambre de la Cour suprême d’Augusta, lundi après-midi.

    Le juge de l’instruction spéciale, Francisco Ortega, a en partie accepté l’acte d’accusation de corruption, de blanchiment d’argent, d’enrichissement illicite, de mensonge dans un affidavit à l’encontre de six des sept accusés pour les 92 millions de dollars que M. Odebrecht a reconnus avoir versé en pots-de-vin.

    L’ancien sénateur Jesus Vásquez, un des 7 personnes impliquées au départ, lors de l’audience préliminaire, a été acquitté par une ordonnance de non-lieu « No Ha Lugar ».

    Il est important de noter que « L’affaire Odebrecht » est poursuivie en République Dominicaine depuis 2017 et de nouvelles preuves ont récemment été découvertes ce qui pourraient modifier le montant total des pots-de-vin versés et augmenter le nombre des inculpés.

  • PetroCaribe : Laleau, Bellerive, Lamothe, Villedrouin, … convoqués par le juge d’instruction

    PetroCaribe : Laleau, Bellerive, Lamothe, Villedrouin, … convoqués par le juge d’instruction


    Au moins sept anciens hauts fonctionnaires de l’État doivent comparaître entre juillet et août au cabinet du juge d’instruction, Ramoncite Accimé, dans le cadre de l’Affaire PetroCaribe

    Plusieurs personnalités indexées dans le dossier PetroCaribe font l’objet de mandats de comparution émis par le juge d’instruction en charge du dossier.

    Les anciens premiers ministres et ex-ministres de la planification, Jean-Max Bellerive et Laurent Lamothe sont attendus respectivement le 19 et le 29 juillet au cabinet d’instruction du juge Ramoncite Accimé. Les anciens ministres des finances, Wilson Laleau et Marie Carmelle Jean-Marie ont rendez-vous le 25 juillet.

    De leur coté, l’’ex-titulaire du ministère de la planification, Yves Germain Joseph, a rendez-vous le 31 juillet, l’ex ministre du Tourisme, Stéphanie Villedrouin, le 5 août et l’ex patron des Travaux Publics (MTPTC), Jacques Rousseau le 7 août.

    Cependant, pour l’avocat de la partie civile, Me André Michel, si le juge voulait montrer qu’il est vraiment impartial dans ce dossier, la première personne qu’il aurait dû convoquer n’est autre que le président de la République, Jovenel Moïse.

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