Le député de la circonscription de Pestel, Ronald Étienne, a été victime ce soir du 18 août 2019, d’une attaque armée à Port-au-Prince.
Selon plusieurs sources, cette attaque a eu lieu sur le Boulevard Harry Truman vers 7h pm. Le parlementaire a été touché au niveau du cou par un projectile et son chauffeur a reçu plusieurs balles lors cette attaque, a confirmé Guy Gérard Georges, Secrétaire Générale de la Chambre basse.
Le député reçoit actuellement les soins nécessaires dans un hôpital dans la capitale haïtienne.
Source: medianou
Blog
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Attaque armée contre le député Ronald Etienne !
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Accident de la circulation sur la route nationale #7 : au moins une dizaine de blessés !!!
Au moins 10 blessés, c’est le bilan d’un accident survenu ce dimanche 18 Août 2019 vers 1h PM au Carrefour Bouette sur la route nationale #7. Le bus “Passion” revenait de Port-au-Prince en direction de Pestel. Selon les données préliminaires, les freins du Bus auraient lâché et ensuite le chauffeur aurait perdu le contrôle du véhicule.
Les blessés ont été transportés d’urgence à l’hôpital Ste Anne dans la commune de Camp-Perrin.
Photos : Valince Georges
Source: Medianou -

Carl-Henry Desmornes, le 3e ati national du vodou haïtien
Le hougan Carl-Henry Desmornes, dans une cérémonie aux allures d’agapes , a été intronisé, le 14 août 2019, au Parc historique de la Canne à sucre, « Ati national du Vodou ». L’homme promet, entre autres, de faire la promotion de la protection de la nature et d’une plus grande implication du secteur vodou dans la vie nationale.
C’est avec les paroles « Nou antre agoye papa Nou antre Danbala Wedo » que Carl-Henry Desmornes fait son entrée triomphale ce 14 août dans la cour du parc historique de la Canne-à-Sucre. Le public, composé de ses ouailles qui viennent des quatre coins du pays, faisant partie de plusieurs « sosyete », d’essence Bizango, Assogueth, lui a réservé un accueil digne d’un roi. Des feuilles aux vertus guérisseuses avec un baume remarquable sont posées sur des « atè miyò », eux-mêmes calés sur son passage.La cérémonie est marquée par des discours de plusieurs personnalités du secteur vodou et du monde politique. La mambo Euvonie Auguste, une figure de proue de la confédération KNVA, en appelle au rassemblement de toutes les forces vives de la nation pour sauver Haïti. Son évocation de l’implication de femmes dans la construction de notre pays bénéficie d’un grand écho dans l’assistance où la supériorité numérique féminine est bien remarquable.
La mairesse de Tabarre Nice Simon rappelle que le vodou a été le langage dans lequel les esclaves se sont parlé et se sont compris pour pouvoir réaliser 1804. Le député Caleb Desrameaux chauffe à blanc l’ambiance en confiant aux vodouisants que leur culte a été comme quoi écarté de la liste des religions dans la Constitution amendée. Il leur suggère donc de mobiliser leurs forces afin de combattre cette injustice qui se serait faufilée dans cette modification de la loi mère. Sa phrase « Tout Ayisyen se vodouyizan » a un peu calmé la braise que son aveu précédent a allumée.
La cérémonie est faite de rituels compréhensibles aux initiés. On salue graduellement les lwa du panthéon vodou dont Legba, Marassa, Ayizan. A l’interpellation de cette dernière on procède au «Chire Ayizan », qui consiste en l’effeuillage d’une branche d’un palmiste par les initiés qui vont ensuite recoller les morceaux en un tout.
Une mambo ensuite se charge de transporter la branche reconstituée sur son dos en faisant le tour du Potomitan dressé dans la cour du parc pour l’occasion. La dame, soudainement en transe, se dirige sous une sorte de tente où Carl-Henry se trouvait depuis son entrée triomphale. Damballah, la divinité de la connaissance et du pouvoir, est ensuite évoqué. Comme Ayizan, il chevauche un initié autour du Potomitan et se dirige vers la tente qui est de fait refermée. Euvonie, en marge de la cérémonie, nous explique que c’est à Damballah qu’il revient la responsabilité d’adouber les « Ati ».
Après l’entretien secret entre la divinité et le Ati, la tente est rouverte et le chef suprême se dirige sur l’estrade. Il s’assied sur une énorme chaise. On lui pose un béret sur la tête, on le revêt d’une cape, on lui tend un bâton. On demande au public que chacun dépose un verre d’eau de la fontaine du parc dans une sorte de grand canari. Le poète Clotaire Saint-Natus, maître des lieux, a dédicacé un poème au chef suprême du vodou.
Quand le nouvel Ati prend la parole, c’est pour rappeler aux vodouisants qu’ils sont le secteur qui peut s’attaquer de manière très efficace aux problèmes environnementaux auxquels le pays fait face. Carl-Henry Desmornes rappelle que son sacre a été organisé ce 14 août 2019 parce que cette date est celle qu’il considère comme la plus grande fête du pays, la commémoration de la cérémonie du Bois-Caïman en l’occurence. Le nouveau grand prêtre vodou boucle ses propos en promettant de faire de son secteur l’un des plus impliqués dans la chose publique comme c’était le cas avant 1804.
Source: Le Nouvelliste
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Isabelle Josée Riché élue Miss Grand Haiti 2019 !
Isabelle Josée Riché, 25 ans, a été élue Miss Grand Haiti 2019 à l’issue de la finale de Miss Haïti Caraïbes 2019 hier vendredi 16 Août à Iguana Café. Elle n’a pas réussi à devancer Emmanuella Michel couronnée Miss Haiti Caraibes 2019 qui représentera Haiti à Miss Earth aux Philippines cette année.
Isabelle est médecin résident en service social et mannequin. Avec ce nouveau titre, elle succède à Valierie Alcide, Miss Grand Haiti 2018. Isabelle promet de faire flotter le bicolore haïtien à Miss Grand International 2019 le 25 octobre prochain au Venezuela.
Miss Grand International, est un concours de beauté féminin, créé en 2013 par Nawat Itsaragrisil en Thaïlande, elle rassemble des jeunes femmes venant du monde entier. Ce concours a été créé dans le but d’encourager la lutte contre la violence et la guerre dans le monde.
Bravo Isabelle
Source: Medianou -

La musique haïtienne risque la mort si elle ne s’adapte pas aux nouvelles technologies
Le marché musical haïtien est forcé de s’adapter aux mutations technologiques qui dématérialisent les supports de musique. Les consommateurs, en particulier les plus jeunes, semblent se tourner vers les plateformes digitales qui leur offrent de meilleurs avantages. Un choix qui force musiciens, producteurs et promoteurs à trouver de nouvelles alternatives, face à l’absence de lois réglementant les droits d’auteurs sur Internet. 30 années, c’est exactement le nombre de temps que compte Aly Acacia dans l’industrie de la musique. À ses débuts, l’entrepreneur a été, à deux reprises, gestionnaire de discothèque au cours de sa résidence à Montréal avant de devenir Disc Jocker (DJ) quelque temps après. Rentré en Haïti, le membre fondateur de l’épique évènement Musique en Folies a eu l’idée de vider sa discothèque. «J’ai finalement ouvert une maison de disques après un temps de vente dans le marché informel», raconte M. Acacia.
Pendant 15 ans, les rayons de Mélo-Disques ont été un point d’acquisition inévitable pour les mélomanes en Haïti. Mais, la révolution technologique et les réalités du temps ont fini par rattraper Aly qui a dû fermer boutique en 2015. «Trois raisons sont à l’origine de cette décision : la baisse du pouvoir d’achat des clients, la dématérialisation des sources d’approvisionnement et le piratage.», précise l’homme qui vient de lancer un concours de danse national en Haïti. Le piratage n’a pas été un grand souci pour Aly, si l’on croit à ses propos.
Le temps révolu
Depuis plusieurs années, l’évolution des nouvelles technologies ne cesse de dématérialiser les supports musicaux. Ce qui laisse impuissants les acteurs du marché musical haïtien. Face à l’absence d’une législation adaptée pouvant réglementer les Droits d’auteurs sur Internet, promoteurs, producteurs et artistes sont forcés de penser à des alternatives leur facilitant la liquidation de leur produit musical. Cette situation Louibert Meyer l’a bien comprise lorsque l’année dernière, son label, Concept Event Master, devait signer le premier album jazz de l’artiste évangélique Mark Edmond.
L’album a été présenté sur une clé USB au cours d’une vente signature à Pétion-ville. Ce premier calcul, selon Meyer, a été un choix visant à rendre le produit accessible au public évangélique «non habitué au Jazz». «Mais, nous avons d’emblée misé sur la vente au niveau des plateformes digitales et la performance de l’artiste à certains festivals», affirme Meyer qui avoue que le marché musical est actuellement en pleine mutation. «Les plus grands consommateurs du marché actuellement sont majoritairement jeunes et ne s’intéressent qu’au virtuel. Ils téléchargent leur musique directement sur les plateformes en ligne ou l’écoute en streaming», poursuit Meyer.
L’obligation de penser autrement
La modernisation marque la fin entre les supports durs et le marché musical. L’avantage de liquider sa création s’offre désormais sur Internet pour les producteurs et autres créateurs. Caractérisée par un manque de structure, plus encore l’absence des lois, l’industrie musicale haïtienne reste cintrée dans une des pratiques de diffusion et de promotion désormais devenue archaïque. Une enquête réalisée par Ayiti Mizik en 2017 révèle les contraintes de ce marché musical.
«L’enquête n’a pas répertorié de site dédié à la vente de musique en ligne en Haïti, hormis la plateforme de téléchargement que la compagnie de téléphonie Natcom a lancée en 2015», peut-on lire dans le rapport. Les 8 autres plateformes repérées par Ayiti Mizik «ont davantage à voir avec la promotion plutôt que la distribution». Tous ces sites, précise l’enquête, posent la question de la rémunération des droits auteurs.
«D’une manière générale, la diffusion de musique enregistrée en Haïti n’est pas associée au paiement de droit», prolonge le rapport. Par contre, ce sont les artistes ou leurs représentants qui paient pour la diffusion de leurs créations. Ces derniers se dirigent de plus en plus vers des plateformes digitales exotiques : Itunes, Spotify, Cd Baby, etc.
«Toutefois, leur impact reste limité en Haïti, car il est confronté au double problème de la pénétration d’Internet et de l’absence du système bancaire efficace. Pour la vente en ligne. Paypal n’est pas opérationnel en Haïti», poursuit Ayiti Mizik. Pour contourner la situation et espérer vendre leurs CD, les responsables déploient une stratégie de proximité à travers le territoire national.
Roosevelt Saillant, plus connu sous son pseudo d’artiste BIC, affiche clairement sa préférence pour les plateformes digitales qui, dit-il, lui permet de vendre sa musique plus facilement. Avec 19 ans de carrière, le chanteur affirme qu’il a finalement bien compris le marché. «Les médias traditionnels n’ont plus la même force. Personnellement, je bénéficie beaucoup plus des possibilités qu’offrent Internet. Je préfère promouvoir mes comptes professionnels que de passer du temps à courtiser une audience à travers les médias traditionnels que je ne peux même pas contrôler», dit l’artiste qui fait actuellement la promotion de son dernier album BICsyonè. Pour lui, il suffit d’une bonne gestion permettant d’exploiter efficacement les privilèges qu’offre chaque plateforme digitale.
L’alternative Diskòb
Conscients de cette réalité, certains jeunes viennent de lancer, le 31 juillet dernier, l’application Diskòb. BIC se dit prêt à s’engager si les conditions lui sont favorables. Au local de Banj, où a été organisé le lancement, Andy John W. Antoine raconte que Diskòb est un espace qui devra désormais permettre à un artiste haïtien de vivre intégralement de ses œuvres. «La culture haïtienne vit de la musique. Les artistes font notre fierté en Haïti comme ailleurs. De ce fait, nous avons réfléchi à une alternative qui empêcherait les créateurs de se prostituer», déclare le porteur du projet « Diskòb ».

Le plus grand souci des créateurs de Diskòb a été, selon Andy Antoine, d’établir un modèle économique permettant aux consommateurs de l’application web et mobile d’acheter facilement leurs musiques. «Au final, nous avons découvert Cash Mobile, un service de paiement par téléphone mobile. À partir de ce mode de paiement, le client pourra facilement payer l’un des trois plans disponibles sur l’application Diskòb», toujours selon les affirmations d’Andy Antoine. Il révèle que son staff va entamer des pourparlers avec les compagnies de téléphonie mobile du marché pour élargir son service de paiement.
Malgré l’absence de la loi réglementant la production musicale sur Internet, Diskòb a tout de même contacté le Bureau haïtien des droits d’auteur (BHDA). «C’est l’instance légale chargée de résoudre un éventuel cas de conflit entre Diskòb et un créateur sur les droits d’auteurs», prolonge Andy Antoine. Mais, jusqu’ici les marges restent minces, car «il n’y a aucune loi régissant le streaming».
Le BHDA et les artistes jouent la carte de méfiance
Rejointe par téléphone, Emmelie Prophète, la directrice du BHDA est d’un avis contraire. L’organisme, selon elle, possède toutes les dispositions légales leur permettant d’assurer le droit d’auteur sur Internet. Pour argumenter, la romancière cite le décret de 2005 portant sur le Droit d’auteur en Haïti. «Ce document fait référence à toute situation de diffusion sans préciser le canal de transmission», dit-elle. Cependant, elle estime que ce sont aux artistes de porter plainte auprès du Parquet lorsque leurs droits sont lésés par une tierce partie. Dans ce cas, si l’artiste est enregistré auprès du BHDA, l’organisme se constituera en partie civile pour l’accompagner dans sa démarche.
Le Bureau haïtien des droits d’auteur dispose actuellement des moyens technologiques permettant de vérifier les contenus diffusés sur les radios locales. «Nous les soumettons régulièrement des rapports», affirme Emmelie Prophète qui révèle que l’institution qu’elle dirige a récemment soumis son dernier rapport trimestriel. Elle estime que c’est aux artistes de se mettre en branle, «de former des syndicats afin de forcer les stations de radio à les payer pour les heures de diffusion»même si elle se rend compte de la fragilité économique qui affecte les médias. Emmelie Prophète croit, cependant, qu’il est du rôle du Parlement de voter des lois réglementant au mieux le marché musical en Haïti.
BIC se montre conscient du rôle que veut jouer le BHDA sur le marché musical en Haïti, mais l’organisme n’est pas encore prêt à assurer pleinement ces responsabilités. «Le problème reste entier malgré la velléité de le résoudre», lâche-t-il. Pour s’assurer plus de protection, l’interprète de «Devan li ye» a inscrit ses œuvres à la Société des auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musiques (SACEM), en France. Cet organisme défend ses droits de diffusion à travers le monde, sauf en Haïti, puisque le pays ne s’est pas encore adapté aux principes de diffusion internationale.
Le streaming, la nouvelle mode de consommation sur Internet
Adieu, les plateformes de ventes en ligne. Les internautes préfèrent dorénavant le streaming, cette technique qui permet «de lire un média en direct». L’intérêt des consommateurs pousse les géants du marché tels que Apple, Spotify, Youtube, Microsoft, etc. à la créativité et la diversification. «En créant les plateformes de ventes en ligne, les géants d’Internet ont réalisé que le flux de vente n’allait pas assez vite. Ils ont donc parié sur le streaming comme alternative économique», lance Aly Acacia.
Les artistes inscrits sur une chaîne streaming reçoivent un montant ne dépassant pas généralement 1 centime chaque fois qu’un abonné consomme son produit. Ce sont les vedettes comptant une très large audience qui bénéficient gracieusement de cette technique. Les artistes haïtiens sont doublement barrés par le manque de structure du marché et la faible audience utilisant les NTIC en Haïti.
En effet, les statistiques (2016) d’Internet World Stat, reprises dans l’enquête de Ayiti Mizik, présentent Haïti comme le pays ayant le plus faible dans toute la région. Sur 10 228 410 habitants, seulement 1 308 290 utilisent Internet. «Haïti ne peut plus continuer à vivre isolé du monde. Les avancées socioéconomiques et technologiques du monde sonnent l’heure de la grande décision en Haïti», conclut Aly Acacia.
Source: Ayibopost
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Panne de recette pour la commémoration du premier anniversaire de PetroCaribeChallenge

Sombre anniversaire pour le mouvement PetroCaribeChallenge. Le sit-in annoncé devant le palais national par Nou pap dòmi, pour marquer les 12 mois de ce mouvement a tourné au fiasco. Seuls quelques dizaines de personnes ont été remarquées sur place, parmi lesquelles beaucoup de journalistes et les principales figures du mouvement. Peu de participants ont répondu à l’appel, et la plupart de ceux qui ont payé de leur présence ont profité de l’occasion pour faire de chaleureuses retrouvailles et prendre des poses photos. Les chefs de file, eux, ont multiplié les entrevues.
Cette faible affluence, Pascale Solages l’explique par les conditions de vie actuelles de la population. «Les gens sont dans une survie quotidienne. Ils vivent dans un pays où ils ne sont pas conditionnés pour lutter au quotidien pendant une, 10 ou 20 années. Leurs conditions de vie se détériorent. Nous sommes à un mois de la rentrée des classes. Les gens tentent de résoudre des problèmes de survie au jour le jour. Ce qui les empêche d’être dans une constance de lutte pour leur vie, car il faut qu’ils survivent», a-t-elle estimé.
Pour résoudre cette situation, Pascale Solages assure que les petrochallengers resteront mobilisés. «Nous continuerons à sensibiliser, à rencontrer des gens afin que tout le monde sache qu’il faut lutter pour cesser de survivre et pour pouvoir vivre. Car survivre ne permettra pas de résoudre des problèmes systémiques mis sur notre route pour nous empêcher de vivre dans la dignité», a-t-elle philosophé.
Selon Madame Solages, le lieu choisi pour commémorer ce premier anniversaire concorde avec les revendications de Nou pap dòmi. «Nous avions choisi de nous réunir devant le palais national parce que notre mouvement exige aussi la démission de Jovenel Moïse. Épinglé dans les rapports de la Cour des comptes, il doit se mettre à la disposition de la justice», a-t-elle fait savoir.
Un an après le début de PetroCaribeChallenge, Pascale Solages souligne que ce mouvement a provoqué un réveil citoyen, des manifestations géantes à Port-au-Prince et dans les villes de province, et aussi un regard sur la corruption et l’impunité. «Autant que cette lutte apporte douleurs et sacrifices, elle apporte aussi beaucoup de résultats», croit-elle. Questionnée sur ces résultats, elle énumère les deux rapports de la Cour des comptes, le réveil citoyen, la nécessité de mettre en branle un système judiciaire pour aborder l’aspect juridique de la question, l’implication des Haïtiens d’ici et de l’extérieur dans la lutte […].

Plus loin, Pascale Solages indique que la satisfaction des petrochallengers sera le procès PetroCaribe. «Nous sommes en pleine bataille. Nous n’avions jamais eu la prétention ni l’illusion de mener une bataille pour seulement un an. C’est un marathon. Nous sommes conscients que cela prendra du temps, et beaucoup d’énergie. Nous serons satisfaits quand les dilapidateurs et ceux qui orchestrent des répressions sur la population qui manifeste démissionneront. Quand leurs biens seront saisis, quand ils seront jugés et condamnés», a-t-elle déclaré.
Parallèlement à ce sit-in, des dizaines de militants, notamment proches de Pitit Desalin, ont été remarqués dans plusieurs points de la zone métropolitaine. Des barricades de pneus enflammés ont été également dressées. Moïse Jean Charles, à la tête d’une marche se dirigeant vers l’ambassade des États-Unis, a critiqué le soutien sans faille du pays de l’oncle Sam à Jovenel Moïse.
Pour sa part, l’un des chefs de file du secteur démocratique, André Michel, a pris ses distances aux mouvements de protestation de ce 14 août. Il l’a fait savoir sur Twitter. “Sektè Demokratik Popilè a pat lanse manifestasyon Pou Jounen 14 Dawout 2019 la. Sektè Demokratik la ankouraje tout sektè nan opozisyon an mete Tèt yo ansanm pou fè yon gwo mobolizasyon pou ranvèse Jovenel Moïse sou pouvwa a. Se ansanm pou nou mennen batay la. Pa gen pike devan”, a-t-il tweeté.
Source: Le Nouvelliste -

Intégration des femmes dans l'armée : une révolution, estiment les responsables

Près de la moitié des officiers diplômés et 50 soldats de ligne (20%) sont des femmes. Certaines d’entre elles ont terminé lauréates de leur promotion. Ces statistiques ont été soulignées à l’encre forte par le haut état-major et par le ministre de la Défense. Elles ont constitué un peloton à part et défilé sous les applaudissements du public. La parade militaire qu’elles ont exécutée a suscité l’admiration de plus d’un.
« Nous sommes très heureux de recevoir des femmes médecin, ingénieur, agronome et soldats dans la nouvelle force de défense du pays. Elles représentent le visage d’une armée en complète mutation», a déclaré le président de la République qui a remobilisé les FAD’H en 2017. Le chef de l’État les a invitées ainsi que les autres à accepter avec abnégation et courage les risques du métier car être militaire est un sacerdoce.
Dans son discours, le ministre de la Défense Enold Joseph a assuré que cette armée mettra l’accent entre autres sur les droits de l’homme, l’équité de genre et le support en cas de désastre. Il dit exorter le « peloton Marie Jeanne à se montrer exemplaire car c’est la première fois que l’armée d’Haïti accueille officiellement des femmes comme soldats de ligne.» L’objectif fixé dans cette nouvelle armée est de 50% de femmes, a-t-il confié.
Le ministre de la Défense, qui s’est dit fier de ces femmes officiers-cadres, a indiqué que « l’armée d’Haïti a longtemps contenu des femmes dans les tâches administratives et techniques ». « C’est avec vous que l’ère de la parité et l’équité de genre fait son entrée dans cette prestigieuse institution. Je suis confiant, que par votre exemple, nombreuses sont celles qui rejoindront notre prochain contingent de 300 nouveaux soldats qui sera recruté sous peu », s’est-il réjoui.

Pour Enold Joseph, qui n’a cessé de parler de cette nouvelle armée, le rétablissement de l’institution n’est pas un retour à l’ordre militaire ancien. Mais il s’agit, selon lui, de l’établissement d’une force armée avec une vision nouvelle et de nouvelles missions d’accompagnement de la population dans une approche dissuasive basée sur la défense civile.
Le lieutenant général Jodel Lessage, qui reconnait que ces jeunes sont inexpérimentés, mais dynamiques et dévoués, leur a prodigué des conseils en lien avec leur nouvelle attribution. « Votre mission consiste à vous mettre au service de la population. Pour bien servir la population, nous avons besoin de ces cadres ( les femmes officiers sont des médecins, ingénieurs et agronomes) à qui nous souhaitons la bienvenue solennellement. Leur présence est indispensable pour remembrer notre service de génie, de santé et notre corps d’agronomes ». -

Funérailles ce samedi du professeur Roger Petit-Frère
Les funérailles du professeur Roger Petit-Frère seront chantées le samedi 17 août 2019 au Parc du souvenir à partir de 8 heures du matin, a annoncé la famille du défunt. Avant les obsèques, la Société haïtienne d’histoire et de géographie (SHHG) organise le vendredi 16 août 2019, à l’auditorium de la Faculté de médecine et de pharmacie (FMP) à la rue Oswald Durand, une cérémonie d’hommage en mémoire du professeur décédé le jeudi 8 août 2019 à l’âge de 77 ans à la suite d’un infarctus massif.
Cette cérémonie d’hommage pour saluer la mémoire du professeur Roger Petit-Frère prévue pour vendredi, entre 1heure et 5 heures de l’après-midi sera marquée par la présence d’une pléiade de personnalités. On peut citer : Pierre Buteau (Société haïtienne d’histoire et de géographie), Vernet Henry, Alvarès Louis, Tony Cantave, Yanick Lahens, Roosevelt Millard (INAGHEI), Marie Claudèce Joseph (UNIFA), Josselin Val (INUTECH), Frantz Duval (Le Nouvelliste), Marc Arthur Fils-Aimé (ICKL), Céligny Darius (Village d’enfants SOS), Suzy Castor (CRESFED), Bernadette Edmé, Roody Edmé, Josué Mérilen, Louis René Barlatier, Hidalbert Pierre Jean, les enfants de Roger et ses proches parents. Un comité organisateur constitué d’un groupe d’amis proches, de collègues et d’anciens étudiants a été mis sur pied immédiatement après la nouvelle du décès en vue de rendre un hommage appuyé et bien mérité au professeur Roger Petit-Frère.
Cette équipe composée de Tony Cantave, Gina Raymond, Bernadette Edmé, Nelson Bellamy, Margareth René, Venise Dubique Guitheau, Marie Claudèce Joseph, Sandra Dorzin, Anitaëlle Mécéjour et Martine St-Vil estime que le départ inattendu du professeur est un coup dur pour la communauté universitaire en particulier et pour le pays en général. Pour certains, Roger Petit-Frère était à la fois ami d’enfance et camarade ; d’autres sont d’anciens élèves, étudiants qui sont devenus collègues. Il avait la capacité de mettre ses amis en réseau même s’ils sont issus de plusieurs générations.
«L’homme était un grand rassembleur. Grand ami de l’humanité, Roger Petit-frère était d’une simplicité remarquable ; il était ouvert aux gens les plus simples tout comme à ceux qui pouvaient montrer une certaine distinction. Libre penseur, Roger combattait toute forme d’aliénation et déconstruisait tous les dogmes établis. Il entretenait par ailleurs un rapport égalitaire remarqué avec les femmes. Nos expériences avec Roger déclinent tous ces aspects et il a profondément imprégné ces valeurs et ces qualités en nous», confient les membres.
Certains considèrent le professeur Roger Petit-Frère comme un compagnon de route de la gauche. Il était au-dessus de tous les clans et gardait avec distance tous les partis politiques. Ayant fait le bilan critique de mai 68, il remettait en question les dogmes du marxisme tout en utilisant le matérialisme dialectique et historique comme cadre d’analyse, sans cesse mis à jour à la lumière des connaissances nouvelles.
« Nous vivons le départ de Roger Petit-Frère avec une grande peine. Nous sommes à la fois dévastés et perdus : le monde devient forcément plus lourd avec son départ. Nous avons perdu un mentor, un guide, une lumière, une référence pour tout le monde. L’homme était perspicace, serein, d’une intelligence déroutante, il pouvait observer la réalité de son temps d’un œil que lui seul possédait. Homme de vaste culture, il cernait sans problème les contributions les plus importantes des différentes disciplines des sciences à la fois entre elles et sur la société. En un mot, Roger Petit-Frère était un érudit. Grand viveur, Roger savourait la vie. Et avec lui, ses amis apprenaient à aimer la vie. Une qualité rare de notre temps : le professeur avait du temps pour écouter avec patience tout le monde», indiquent-ils.
Né à Saint-Louis du Nord le 9 février 1942, le professeur Petit-Frère a d’abord enseigné les mathématiques au lycée de Port-de-Paix, puis l’histoire dans des lycées et collèges de la capitale au moment où il étudiait les sciences sociales à l’Ecole normale supérieure (ENS) et le droit à la Faculté de droit et des sciences économiques de l’Université d’État d’Haïti. À la fin des années 60, Roger Petit-Frère part pour le Canada où il a poursuivi ses études en histoire et en sciences politiques. Il présente sa thèse de maîtrise sur « L’idéologie dans la musique haïtienne ». Il a enseigné pendant un certain temps dans des CEGEP du Québec. De retour en Haïti en 1973, il reprit l’enseignement des sciences sociales. -

JetBlue maîtrise le ciel d’Haïti, American Airlines s'éclipse

La ligne aérienne JetBlue relie actuellement plus de villes américaines à Port-au-Prince que toute autre compagnie aérienne. Avec des vols sans escale entre Port-au-Prince (PAP) et l’aéroport international John F. Kennedy (JFK), l’aéroport international de Fort Lauderdale-Hollywood (FLL), l’aéroport international de Boston Logan (BOS) et l’aéroport international d’Orlando (MCO), la compagnie bleue est le maitre incontesté du ciel d’Haïti.
Durant tout l’été, jusqu’au 31 août 2019 précisément, JetBlue propose à ses passagers 7 vols 4 fois par semaine et 6 vols par jour, soit plus que toute autre compagnie aérienne desservant actuellement Haïti et le reste du monde.
Les horaires d’été des vols de JetBlue vers Port-au-Prince, assurés par des appareils A320, A321 et Embraer 190, sont ainsi répartis : 3 vols quotidiens entre PAP et Fort Lauderdale ; 2 vols quotidiens entre New York JFK et PAP ; un vol quotidien entre Orlando et PAP ; et enfin 4 vols hebdomadaires (les lundis, mercredis, vendredis et samedis) entre la liaison Boston – PAP.
La compagnie aérienne, basée à New York, s’est même payé le luxe durant la période estivale de mettre des sièges supplémentaires à disposition de ses passagers pour les vols entre l’aéroport international Toussaint Louverture (PAP) de Port-au-Prince et l’aéroport international John F. Kennedy (JFK) de New York, avait informé un communiqué de la compagnie publié en date du 4 juin 2019.
« JetBlue est devenu la plus grosse ligne aérienne en Haïti représentant presque le double de ce qu’était American Airlines par le passé, avec 7 vols par jour en moyenne », a déclaré au Nouvelliste une source évoluant dans le secteur voyage en Haïti.
American Airlines entre-temps a du plomb dans l’aile
À compter du 20 août, et ce jusqu’au 2 novembre prochain, le transporteur American Airlines (AA) réduit son service quotidien vers Haïti au strict minimum avec un seul vol direct en partance de Miami à destination de Port-au-Prince, a indiqué un article du Miami Herald.
Avec cette nouvelle disposition, le vol quotidien d’American partira de l’aéroport international de Miami à 2h39 p.m. et atterrira à l’aéroport international Toussaint Louverture de Port-au-Prince à 4h46 p.m. Le vol à destination de Miami partira lui à 5h46 et arrivera à 8 heures du soir.
La réduction du nombre de vols quotidiens de deux à un est due aux annulations d’environ 115 vols quotidiens d’American Airlines en raison de l’immobilisation des Boeing 737 Max, a déclaré la porte-parole d’American Airlines, Martha Pantin, citée par le journal floridien.
Depuis des lustres, American est le principal acteur du secteur voyage en Haïti. En effet, la compagnie dispose de sa propre salle de départ au deuxième étage de l’aéroport international Toussaint Louverture de Port-au-Prince et occupe six guichets d’enregistrement, contre quatre pour JetBlue.
Mais, ce confort n’est qu’un trompe-l’œil si l’on en croit notre source qui estime qu’« à Port-au-Prince, AA a été détrôné par JetBlue ».
Avant l’échéance du 20 août prochain, American propose deux options au départ de l’aéroport international de Miami pour se rendre à Port-au-Prince. Il s’agit du vol de 6h01 a.m. et de celui de 10h51 a.m.
C’est la deuxième fois en un an qu’American annonce une réduction de ses services en Haïti, fait remarquer le Miami Herald, rappelant qu’en août dernier, la compagnie avait communiqué sa décision de ne plus desservir Port-au-Prince depuis l’aéroport international Fort Lauderdale-Hollywood ou encore l’aéroport international John F. Kennedy de New York.
Pour un propriétaire d’agence de voyages de la place, qui a parlé au journal sous le couvert de l’anonymat, « AA a changé de politique tout simplement. Avant, il fallait avoir le plus grand nombre d’avions (de vols) sur Port-au-Prince. Maintenant, il faut que les vols soient rentabilisés avant toute chose ». Ce dernier évoque une politique de stabilisation du marché pour expliquer la décision du transporteur de Dallas.
Si American Airlines continue d’assurer son vol quotidien à destination de Cap-Haïtien, il n’en est pas de même pour Spirit Airlines qui, le 18 juin dernier, a effectué son dernier vol de Fort Lauderdale à destination de la deuxième ville du pays. « Nous n’avons pas déterminé de date de reprise », a déclaré au Miami Herald le porte-parole de la compagnie « low-cost », Derek Dombrowski, évoquant des troubles sociopolitiques et des problèmes opérationnels à l’origine de cette décision de Spirit.
Source: Le Nouvelliste -

Reconcevoir la célébration de la Notre Dame aux Cayes ?

Chaque année, aux Cayes, la fête de la Notre Dame coïncide avec le festival de Gelée.Des centaines de fidèles, quelques autorités religieuses, certaines personnalités politiques, judiciaires, policières, des représentants de la société civile, ainsi que des membres de l’opposition ont participé ce 15 août 2019 à la messe traditionnelle de la Notre-Dame de l’Assomption aux Cayes autour du thème «Marie élevée au ciel aide-nous à être des porteurs de la joyeuse espérance en ce monde ».
Ce Te Deum traditionnel, présidé par son éminence, le Cardinal Chibly Langlois, a été l’occasion de réfléchir sur les problèmes liés au développement D’Haïti. Le cardinal en a profité pou plaider en faveur de l’unité nationale pour sortir le pays de l’impasse où il se trouve. Après la messe, d’autres activités musicales sont prévues au Wharf des Cayes, notamment à la plage de Gelée avec DJs, Baky, Ruthshelle Guillaume…
Beaucoup de cayens critiquent la célébration de la Notre Dame qu’ils jugent sans charme. Une ville privée de courant électrique, une ville avec des rues sales…
« Au nom de la Notre-Dame, des fonds décaissés du Ministère de l’Intérieur et du Parlement, à chacun son lot, en vos rangs, titres ,grades et qualités. “Tout moun niche dwèt yo”. “Pat gran zotobre grese. Festival fatras…Enfin attendre l’année prochaine our les mêmes recettes et débauches. Rien au festival Gelée pour vendre la culture d’Ayiti afin d’en tirer profit», a écrit Maître Pierre Eudras Delva, Avocat et chercheur en Histoire, dans son dernier texte publié aujourd’hui sur la célébration Notre Dame dans la 3ème ville du pays.
Une meilleure planification administrative ne faciliterait-elle pas une meilleure célébration de la notre Dame / festival Gelée aux Cayes ?
Définitivement, la Notre Dame, une fête à repenser pour la ville des Cayes.
Source: Medianou