Alors que 1 078 policiers agents 4 s’apprêtaient, lundi, à participer à un concours à l’Académie de police en vue d’obtenir le grade d’inspecteur, une dizaine de policiers ont fait irruption dans la salle, renversant tout sur leur passage. Ces agents 4 estiment que le concours devrait se faire sur la base d’ancienneté à l’institution policière. Le directeur de l’Académie de police condamne ce comportement, rassurant que le choix des postulants respecte les principes de la PNH. Francène Moreau indique que l’nspection générale de la PNH a été saisie de l’affaire pour les suites disciplinaires.
« Le concours a été organisé pour environ 1 078 agents 4. Avant le début de l’examen, une dizaine d’entre eux ont fait irruption dans l’un des sièges en reversant les chaises… », a expliqué au Nouvelliste le directeur de l’Académie de police. Au moment de l’interview, Francène Moreau ne pouvait pas donner d’explications sur la motivation de ces policiers en colère. Toutefois, il a fait savoir que ces fauteurs de troubles ont été isolés et le concours a eu lieu et s’est achevé dans le calme.
M. Moreau a souligné que l’inspection générale, chargée d’assurer l’ordre et la discipline nécessaires au bon fonctionnement de l’institution policière, a été saisie d’office du dossier. « Elle va mener son enquête et fera des recommandations », a annoncé Francène Moreau. « Au sein de la PNH nous ne transigeons pas sur l’ordre et la discipline », a-t-il fulminé.
Le directeur de l’Académie de police a souligné que ce concours concernait les agents 4 faisant partie de la dixième à la quatorzième promotion. La direction générale de la PNH, à travers la direction du personnel, détermine le nombre de cadres à promouvoir et à intégrer au sein des différents corps de la police nationale, a précisé Francène Moreau. La liste a été rendue publique au niveau de tous les départements du pays, a-t-il fait remarquer.
L’inspecteur général a rassuré qu’il ne saurait y avoir de favoritisme dans ce concours. Les normes d’équité, d’ancienneté et d’excellence ont été appliquées, a-t-il fait comprendre. « Dans la police nationale, comme institution républicaine, nous fonctionnons dans l’équité, la justice, la transparence, l’honnêteté… », a rassuré Francène Moreau.
Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, on peut voir dans l’une des salles où se tenait le concours, des chaises renversées et des policiers agités. Selon ce qu’a appris Le Nouvelliste, les agents 4 protestataires estiment que les policiers de la dixième ou de la onzième promotion ne devaient pas subir les examens en même temps que ceux des promotions qui viennent après. Ils ont donc, selon leur calcul, moins de chance de réussir le concours face à des concurrents ayant un niveau académique plus avancé.
De ce concours sortira une centaine de nouveaux inspecteurs de police qui renforceront le corps d’encadrement et de commandement de la PNH.
Source: Le Nouvelliste
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Une dizaine de policiers agents 4 ont tenté de perturber un concours à l’Académie de police
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Subvention scolaire, le ministre de l’Education nationale tente de rassurer les parents
Des questions liées à la subvention des frais scolaires, dotations et subvention d’ouvrages, et la loi sur les frais scolaires ont été abordées lors d’une conférence de presse, le mardi 13 août 2019, au local du Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP). Pierre Agénor Cadet, sans être convaincant, a essayé d’apaiser les esprits.
« Des dispositions sont déjà prises pour entamer, dans la semaine qui vient, dans certaines écoles nationales et lycées à travers le pays, des travaux de réhabilitation », a assuré le ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle à moins d’un mois de la rentrée des classes. « L’administration à laquelle j’appartiens réfléchit sérieusement sur comment accompagner les parents les plus démunis », a enchainé le ministre. Il répondait, en marge d’une conférence sur la 4e édition de concours de musique sur la citoyenneté, aux questions des journalistes sur les mesures prises par le gouvernement pour accompagner les petites bourses pour la rentrée des classes.
Prudent, Pierre Josué Agénor Cadet n’a pris aucun engagement aux micros des journalistes. À chaque question, il dit que le gouvernement ou son ministère réfléchit. « Le gouvernement réfléchit sur comment accompagner tous les employés de l’État dans le cadre d’un appui à la rentrée des classes », a-t-il répondu quand on lui a demandé si comme l’année dernière l’Etat va donner une assistance à ses fonctionnaires pour l’année académique 2019-2010.
Au sujet de la subvention des manuels scolaires, le ministre déclare : « Le processus a été lancé depuis novembre 2018, aujourd’hui nous nous préparons à payer les premières et deuxièmes tranches aux éditeurs, et des instructions claires ont été passées afin que tous les livres soient prêts bien avant le début de la rentrée scolaire. » 700 millions de gourdes sont prévues pour la subvention des ouvrages scolaires et les dotations pour l’année académique 2019-2020. Le titulaire du MENFP se dédouane de tout éventuel retard sur cette question, en rappelant que le paiement des éditeurs se fait directement par le Ministère de l’Économie et des Finances (MEF).
Répondant aux parents qui critiquent le ministère face à l’augmentation exagérée des frais scolaires dans certains établissements scolaires, Pierre Josué Agénor Cadet souligne que le ministère n’est pas une instance de jugement, mais qu’il est là uniquement pour accompagner les parents. « Il y a une grande complicité entre les parents et les responsables des écoles privées dans cette question, a dénoncé le ministre. Certains parents acceptent de signer un document stipulant qu’ils sont d’accord avec l’augmentation des frais scolaires. Dans ce cas, nous ne pouvons pas intervenir. »
Le ministre Cadet admet que le coût de la vie augmente, mais il y a, d’après lui, l’augmentation exorbitante des frais scolaires qui ne saurait être tolérée. Toutefois, il n’a annoncé aucune mesure pour y faire face.
Source: Le Nouvelliste -

Seleksyon Nasyonal la bat Porto Rico (1-0) aswè a

Medam yo ranpòte gwoup C a san yo pa pran yon gòl, yo make 55 ! -

ED'H : l'augmentation de la facture du kilowatt/heure ne devait pas concerner les clients résidentiels

Alors que, ces derniers jours, beaucoup d’abonnés se plaignent du coût élevé de la facturation de l’Électricité d’Haïti (EDH) (en termes de prix unitaire du kilowatt/heure), le directeur de l’institution, Hervé Pierre Louis, souligne que cette décision ne concerne pourtant pas les clients résidentiels.
Le coût de l’importation du pétrole ainsi que la dévaluation de la gourde face au dollar sur le marché ont des répercussions sur le coût de production de l’énergie, ce qui pousse l’ED’H à augmenter le prix du kilowatt/heure, selon les explications apportées par le numéro un de l’institution qui intervenait, lundi 5 août 2019, à la matinale Panel Magik sur Magik9.
Le directeur de l’ED’H, Hervé Pierre Louis, qui paraissait étonné de l’information que lui communiquaient les journalistes sur l’augmentation de la facturation observée au niveau du prix unitaire du kilowatt/heure, confirme que cette nouvelle disposition ne devait pas concerner les clients résidentiels. Elle concernerait « les organismes autonomes et les institutions publiques », avance-t-il.
Des milliers d’abonnés aux réseaux électriques de la compagnie ont accès à l’énergie mais ne paient pas la facture convenablement, notamment dans des quartiers populaires réputés dangereux où l’accès devient difficile aux techniciens de l’institution. Sans fournir de précision, le directeur concède que les institutions publiques (organismes autonomes, les ministères) accusent des dettes élevées pour l’institution, qui appelle les abonnés à s’acquitter de leurs dettes.
C’est un directeur de l’ED’H hésitant, qui entendait faire une intervention prudente sur le fonctionnement de l’institution, qui peine à offrir un service de qualité dans le pays, notamment dans la région métropolitaine. Toutefois Hervé Pierre Louis n’a pas manqué d’évoquer les différents efforts consentis par les autorités de l’ED’H pour fournir un service acceptable. Il a voulu placer le focus, sans donner de détails, sur un plan de réforme dans le secteur de l’énergie piloté par l’Autorité nationale de régulation du secteur de l’énergie (ANARSE, créée en 2016). Ce plan prévoit une transition vers le gaz naturel. Il prévoit également une meilleure utilisation des outils technologiques comme pour réduire, entre autres, le coût de production de l’énergie. « Il y a déjà des avancées à ce niveau », rassure-t-il.
Source: Le Nouvelliste -

La BRH Lancera Bientôt Le Fonds Pour La Recherche Et Le Développement (FRD-BRH)
La faiblesse en matière de recherche et de production scientifiques pousse la Banque de la République d’Haïti (BRH) à créer le Fonds pour la recherche et le développement (FRD-BRH). Cette faiblesse est liée, en autres, à un manque d’efforts coordonnés au niveau des compétences existantes dédiées à la promotion de la recherche, selon le document de référence dont nous avons obtenu une copie. Elle est également liée à une culture de la recherche peu développée dans les universités et dans le milieu professionnel ainsi qu’à une absence de fonds disponibles pour financer des activités de recherche scientifique.La BRH reconnaît toutefois certaines tentatives qui ont été entreprises dans le milieu universitaire pour la mise en place de centres de recherche. Le document cite les exemples du Centre de recherche en économie et en gestion (CREGED) de l’Université Quisqueya, créé en 2000, du Laboratoire en sciences économiques et juridiques (LASEJ) de la Faculté de droits et des sciences économiques, de l’Académie haïtienne des Sciences (AHS) et des sept centres de recherche mis en place en 2016 par l’Institut des sciences, des technologies et des études avancées d’Haïti (ISTEAH), un établissement d’enseignement supérieur (DESS, maîtrise et doctorat) créé par le Groupe de réflexion et d’action pour une Haïti nouvelle (GRAHN-Monde ).
D’autres initiatives comme le Centre d’investigation en sciences sociales (CHISS) du professeur Hubert Deronceray, de regrettée mémoire, sont encore plus vieilles. Cependant, en dépit de leur volonté de contribuer à la recherche scientifique, la mission de ces centres a été souvent handicapée par l’absence de budget de fonctionnement pour la gestion des ressources humaines et le financement des travaux de recherche.
Au bout du compte, la recherche demeure encore aujourd’hui tributaire d’initiatives individuelles à travers des études spécifiques et des mémoires de sortie dans les différentes facultés. Malheureusement, ces initiatives restent insuffisantes pour alimenter la production du savoir, à cause notamment des limitations liées à des déficits de moyens et d’encadrements. Ces insuffisances ne permettent pas d’aborder véritablement l’ensemble des problèmes cruciaux auxquels est confronté le pays en termes d’allocation optimale de ressources, de l’affinement des politiques publiques et du développement économique et social.
Si Haïti manque de laboratoires de recherche et de centres de production de savoirs, l’importance de la recherche scientifique dans l’avancement de toute société n’est plus à démontrer. De même, la formulation de solutions durables à des problèmes publics ou la prévention de ces derniers passent d’abord par des données traitées et analysées par des chercheurs et aspirants-chercheurs à travers un processus cohérent de recherche scientifique. Le conseil d’administration de la BRH se dit préoccupée par cette problématique et compte contribuer à y apporter une réponse efficace.
La production d’informations ou de recherches scientifiques relatives à ces problèmes, à partir de laboratoires de recherche indépendants, doit servir de base à la formulation de politiques publiques efficaces, l’élaboration de grands projets d’investissements privés, en vue de poursuivre véritablement l’atteinte des objectifs de développement durable. Les universités devraient jouer un rôle proactif dans l’établissement d’un cadre de réflexion autour des problématiques relevant de politiques publiques pour la prise de décisions stratégiques avisées et la mise en place d’un processus de développement intégré et inclusif.
La BRH se dit consciente de l’importance de laboratoires de recherche dans la quête d’une croissance économique soutenue et inclusive. C’est pourquoi elle entend mettre sur pied le FRD-BRH. Ce fonds mobilisera à la fois des ressources publiques et privées, en vue de financer des initiatives de recherche jugées pertinentes pour la société dans les domaines de l’économie, de la finance, de la gestion des politiques publiques et des disciplines connexes.
À travers la création de ce fonds, la BRH compte « revitaliser la culture de la recherche dans les espaces universitaires, contribuer à combler la carence en capital humain, stimuler des recherches individuelles et collectives, promouvoir la production et la transmission de connaissances scientifiques tout en créant une synergie entre ceux qui s’intéressent à la recherche et développement ». Elle entend mettre en commun « l’apport des professeurs, universitaires, étudiants et chercheurs dans la conception et la mise en œuvre de politiques publiques efficaces ».
Une participation collective
Le FRD-BRH disposera d’un capital initial versé par la BRH et sera placé sous la tutelle du conseil d’administration de la banque centrale. Il a pour mission principale de promouvoir et d’appuyer la recherche appliquée dans diverses disciplines, principalement en matière de conception et de gestion de politiques publiques, en économie, en finance et dans d’autres disciplines connexes.
À travers le financement des projets de recherche scientifique, le FRD-BRH a pour objectif principal « de susciter une implication des acteurs principaux dans les différents domaines d’études et de recherche pouvant faire avancer les réflexions sur les grandes problématiques qui concernent le développement économique et social du pays, les mutations liées aux changements démographiques et au progrès technologique ».
La réalisation de cet objectif, croient les membres du conseil d’administration de la BRH, passe par le financement de projets de recherche scientifique, sélectionnés suivant leur capacité à contribuer à la compréhension d’un ensemble de phénomènes socioéconomiques, à l’élaboration et à la mise en œuvre de politiques publiques nationales et au développement économique durable.
La BRH entend encourager financièrement la production, le partage et la diffusion des connaissances scientifiques, à travers notamment l’organisation de séminaires et de toutes initiatives connexes comme les conférences, les colloques, les tables rondes et les ateliers susceptibles de stimuler les activités d’échanges et de recherches scientifiques.
La gouvernance du FRD-BRH est assurée par quatre entités : le conseil d’administration de la BRH, un directeur exécutif, un conseil scientifique et un comité consultatif. Le directeur exécutif est en charge de la gestion quotidienne du FRD-BRH et elle relève du conseil d’administration de la BRH. Représentant l’autorité de contrôle et d’orientation des activités du fonds, il propose au conseil la stratégie globale et, après approbation, en assure une exécution efficace. Il prend toutes les décisions en matière programmatique, financière et budgétaire tout en planifiant et en exécutant les choix stratégiques du conseil auquel il en rend compte.
Le directeur exécutif soumet au conseil scientifique les demandes d’aide de financement de projets de recherche et en assure le suivi. Sur la base des décisions de ce conseil, prises à la majorité simple des membres, le directeur exécutif transmet les expertises et l’avis du conseil scientifique au conseil d’administration de la BRH ainsi que des propositions concernant l’allocation des financements.
Le conseil scientifique est composé « de personnalités issues des domaines de la recherche, de l’enseignement et de tous les domaines d’élaboration de politiques publiques », peut-on lire dans le document. Le comité consultatif, de son côté, est composé d’un représentant de l’université, d’un représentant du ministère de l’Économie et des Finances (MEF), d’un représentant du Forum économique du secteur privé et d’un représentant des bailleurs ayant contribué au fonds.
Le comité consultatif a pour mission de conseiller le directeur exécutif, en ce qui a trait à la pertinence des sujets qui peuvent faire l’objet de financement de la part du FRD-BRH ainsi qu’au niveau de la définition des priorités des thématiques à retenir. Chacune des tâches est clairement définie dans le document-cadre.
Les demandes de financement seront soumises en ligne à partir du site web du fonds qui sera hébergé par le site internet de la BRH (www.brh.net). Le dossier de demande de financement comprendra le formulaire dûment rempli et signé ainsi que tous les documents requis dans ledit formulaire. Le tout devra être soumis en ligne.
Les dossiers soumis seront analysés sur la base des critères suivants : l’intérêt du projet de recherche, sa qualité et sa pertinence, l’adéquation entre l’objet de la recherche et les domaines prioritaires définis par le FRD-BRH, l’impact potentiel de la recherche sur la société en général et/ou la contribution à la communauté scientifique haïtienne ou universelle. L’application de la recherche ou sa capacité à orienter la mise en place de politiques publiques seront également appréciées. Chacun des critères est détaillé dans le document de référence.
L’approche du « Basket Fund » sera utilisée pour constituer et alimenter le FRD-BRH. Ce « Basket Fund » sera alimenté principalement par la BRH, le MEF, le secteur privé et les organismes sans but lucratif intéressés par la promotion de la recherche.
L’admission d’autres institutions nationales et internationales reste à la discrétion du Conseil d’administration de la BRH. Le FRD-BRH est également appelé à s’ouvrir à des financements externes provenant de bailleurs internationaux ou d’institutions nationales à partir de dons directs ou d’un partenariat public-privé.
La BRH fournira un capital de départ et elle s’engage à alimenter le FRD-BRH chaque année pour un montant qui demeurera à la discrétion de son conseil d’administration, après consultation auprès du directeur exécutif. Le fonds reste ouvert à des partenariats avec toute institution régionale ou internationale manifestant un intérêt pour la promotion de la recherche scientifique en Haïti.
La transparence, selon le conseil d’administration de la BRH, constituera l’un des critères de gestion du FRD-BRH. Elle garantira sa crédibilité envers ses partenaires et les soumissionnaires.
La FRD-BRH comblera un grand vide dans le domaine du financement de la recherche scientifique. Il restera cependant un problème plus difficile à résoudre : celui de la prise de décision – dans le public comme dans le privé – sur la base de données et de recherches scientifiques.
Thomas Lalime
thomaslalime@yahoo.fr
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American Airlines Réduit Ses Vols Entre Miami Et Port-Au-Prince
À compter du 20 août, American Airlines réduit à nouveau ses vols directs entre Miami et Port-au-Prince. Une décision dû à des failles techniques récurents observés sur les appareils de Boeing.Le changement est dû aux annulations d’environ 115 vols quotidiens d’American Airlines en raison de l’échouement continu des Boeing 737 Max, a déclaré la porte-parole d’American Airlines, Martha Pantin
À Rappeler que en quelques mois seulement le Boeing 737 MAX a été impliqué dans deux crashs dont, Lion Air fin octobre. L’appareil moyen-courrier de la compagnie à bas coûts indonésienne s’était, lui, abîmé en mer de Java, tuant 189 personnes et le 737 MAX 8 de Ethiopian Airlines qui s’est écrasé le 10 mars à l’est d’Addis Abeba, faisant 157 morts.
À cause des crashs répétés ce dernier temps, l’avionneur Boeing se trouve dans l’obligation de pauser ses engins. En attendant qu’ils trouvent une solution définitive, ils préfèrent jouer la carte de la prudence.
RÉDACTION : Ravensley BOISROND
RÉVISION ET CORRECTION : Rodly SAINTINÉ
COPYRIGHT : © NETALKOLE | HAÏTI BROADCASTING 2019
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Coup Dur Pour La Musique Africaine, Dj Arafat La Star Du Coupé-Décale Est Décédé.
Victime d’un accident de moto, l’artiste ivoirien DJ Arafat est mort à l’âge de 33 ans. C’est la Radio Télévision Ivoirienne (RTI) qui a annoncé la nouvelle sur compte twitter, ce matin.L’artiste Ivoirien Dj Arafat de son vrai nom Houon Ange Didier est passé de la vie au trépas ce lundi 12 août 2019 des suites d’un accident de la circulation qui s’est produit dans la nuit de dimanche vers 23 hr à Abidjan.
Selon des messages et des photos qui circulent sur les réseaux sociaux, DJ Arafat pilotait une moto lorsqu’il a percuté en plein fouet une voiture dans la nuit. Cet amoureux de la vitesse avait d’ailleurs appelé son dernier single Moto Moto.
C’est une grosse perte pour la musique africaine toute entière, celui surnomme la super star de la coupé-décalé, nous a quitté mais a laissé derrière lui un bel héritage musical.
RÉDACTION : Ravensley BOISROND
RÉVISION ET CORRECTION : Rodly SAINTINÉ
COPYRIGHT : © NETALKOLE / HAÏTI BROADCASTING 2019
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Des habitants de La Saline devenus réfugiés sur la Place d’Italie

Des dizaines de familles fuyant l’insécurité de La Saline se sont réfugiées, depuis novembre 2018, sur la Place d’Italie. Les massacres qui ont eu lieu dans cette zone et les affrontements répétés entre gangs rivaux pour le contrôle du marché de la Croix-des-Bossales sont les causes de leur délogement. S’érige à Port-au-Prince un nouveau campement où s’abritent des gens dans des conditions d’extrême vulnérabilité.
Depuis huit mois, la Place d’Italie est devenue le refuge de gens venus de La Saline. Craignant la terreur instaurée par les bandits, ces ménages ont abandonné leur train de vie et leurs demeures respectives pour s’accommoder à une nouvelle vie. Des tentes de fortune faites de tôles usagées, de drap, de bâches en plastique érigées par ces déplacés eux-mêmes leur servent de toits.
Mardi, déjà 10 heures passées de 33 minutes, Jocelyne, une sexagénaire nous raconte sa nouvelle vie. Elle tente de fixer une bâche en plastique sur la tente qui abrite aussi Jocelyne, sa fille et ses deux petits-enfants. Visage crispé, air désespéré, elle se présente comme l’une des marchandes de la zone Nan Chabon, à La Saline.
L’insécurité dans ses conséquences
L’insécurité que vivent ces habitants venus de La Saline se caractérise surtout par l’inquiétude d’un éventuel danger qu’ils essaient d’éviter à tout prix. «Les conflits entre les gangs armés de Nan Chabon et de Kafou Labatwa nous ont fait fuir la zone», clame Jocelyne. Elle dit avoir appris que sa maison avait été incendiée par des bandits de Kafou Labatwa pendant qu’elle était au marché.
Depuis des années, ces deux gangs rivaux luttent pour le contrôle du marché de la Croix-des-Bossales. Chacun défend le droit de rançonner les commerçants du marché. «Cette lutte acharnée a déjà causé le décès de centaines de personnes à La Saline et la décimation de dizaines de familles qui habitaient la zone», révèle un rapport du Réseau national de la défense des droits humains (RNDDH) paru en décembre 2018.
Dans la région métropolitaine, l’insécurité existe partout. Les places publiques n’en sont pas exemptes. Andy, père d’un enfant d’un an, est de ceux qui ont fui La Saline. Il se dit conscient des dangers auxquels ils sont exposés de jour comme de nuit dans ce nouveau campement sur la Place d’Italie. Il essaie de faire vivre sa femme et son enfant en vendant des boissons à base de clairin. Son stock se résume à 6 gallons de boissons, quelques boîtes d’allumettes et des paquets de sucre qu’il espère vendre à ses voisins.
La maison de Andy n’avait pas été incendiée comme ce fut le cas pour Jocelyne. «Les gens de Nan Chabon ou j’habitais ont massivement pris la fuite suite à des détonations entendues partout dans la zone. Nous nous sommes aussi échappé moi et ma famille par crainte d’être victimes», lamente ce jeune père de famille qui expérimente des conditions infra-humaines sur la Place d’Italie depuis le 1er novembre 2018.
Insalubrité du camp
L’insalubrité qui couvre cette place publique inquiète les déplacés qui s’y sont installés. Le bassin artificiel placé au milieu de la place est rempli d’une eau verdâtre où nagent des détritus de tous genres. La mairie de Port-au-Prince n’accorde aucune attention à la Place d’Italie pourtant située juste en face de ses locaux.
Pour se préparer à manger, se laver et parfois même étancher leur soif, les gens utilisent l’eau polluée provenant d’une source située à proximité, mais entourée de vendeurs de carpettes usagées.
L’absence de poubelles et de toilettes publiques fait cruellement défaut. Matthieu qui a aussi abandonné sa maison à La Saline pour élire domicile sur la Place d’Italie ne cache pas la réalité. « Les défections se font à l’air libre à la faveur de la nuit ou dans des sachets plastiques jetés dans la nature», explique-t-il. Matthieu, propriétaire d’une boutique où se ravitaille cette communauté, sait comme tous ses voisins que sa santé est menacée.
Une communauté invisible
Depuis leur installation dans ce lieu public, les conditions de vie de ces gens ne cessent d’empirer. Nombre des interviewés lamentent leur misérable vie. À cela s’ajoute l’insécurité alimentaire aiguë qui frappe ce groupe qui inclut des enfants nus, des femmes enceintes, des vieillards et de jeunes couples en majorité ayant des enfants en bas âge.
Ces réfugiés, devenus aujourd’hui voisins de la Primature et du Parlement haïtien situé à quelques mètres du camp, se plaignent du silence des autorités sur leur sort. «Nos moyens financiers sont insuffisants pour louer une maison dans d’autres quartiers réputés calmes», dit Mathieu. «Nous nous sommes installés ici afin que l’État puisse nous secourir», a fait savoir Andy qui espère le support de l’État.
«N’était-ce pas le soutien de la congrégation salésienne, nous ne pourrions pas résister à cette misérable vie», explique Andy. Entre-temps, un membre de la mairie de Port-au-Prince sous couvert d’anonymat, a fait savoir que la mairie n’a pas une estimation de la population de ce camp. «La mairie de Port-au-Prince ne partage pas les données estimatives du camp avec des structures humanitaires qui veulent faire des dons. Nous n’avons pas les chiffres», a expliqué cette dame qui n’est pas habilitée à parler pour cette institution publique.
Pendant qu’ils espèrent, des lendemains meilleurs, ces gens vivent au jour le jour avec le souvenir de leurs maisonnettes réduites en cendres à La Saline.
Emmanuel Moïse Yves
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L’effondrement d’une buse provoque des inondations à Canapé-Vert

Pas moins d’une quarantaine de maisons ont été inondées à Canapé-Vert, suite aux pluies diluviennes qui se sont abattues sur la capitale vendredi soir. À cause de l’effondrement d’une buse à l’impasse Boucard, les eaux pluviales sont montées à la surface et ont inondé des maisons situées à la rue Faustin 1er, à l’impasse Duverger, entre autres. Beaucoup de dégâts matériels ont été enregistrés selon les estimations de la Protection civile locale. Aucun décès ni blessé n’a été enregistré.« J’ai perdu le matériel scolaire que j’avais déjà acheté pour mes enfants, mes appareils électroniques, nos vêtements… Bref nous avons presque tout perdu à la maison », s’est plaint une quadragénaire interrogée par le journal alors qu’elle était en train de nettoyer sa maison.
Frédérique Laguerre, de son côté, s’en est pris à l’État qui n’est pas intervenu à temps malgré l’effondrement des deux ouvrages à la rue Faustin 1er et à l’impasse Boucard. « Cela fait 3 mois que ces travaux traînent. Si l’on avait rétabli ces deux conducteurs, nous n’en serions pas là aujourd’hui. Des gens ont tout perdu à cause du laxisme des autorités », s’est-elle plainte.
Des équipes de la Protection civile locale ont été déployées dans la zone pour les premières interventions. Celles-ci consistent, selon le responsable communal Jules Riclais, à déblayer les zones touchées et à aider les familles à nettoyer leurs maisons.
Une source du ministère des Travaux publics a expliqué au journal que c’est l’effondrement de la buse métallique de Boucard qui a provoqué cette situation. « Un ouvrage s’est effondré à la rue Faustin 1er depuis plusieurs mois et un autre à l’impasse Boucard il y a deux semaines. Il s’agit d’une buse multi-plaques, construite il y a plus de 40 ans. Il n’y avait pas toutes ces maisons au moment où elle avait été construite. Après tout ce temps, à cause des eaux agressives qui y circulent, de la corrosion, elle n’a pas pu tenir et la partie métallique a succombé », a expliqué notre source.
Cette source du MTPTC a également indiqué au journal que des dispositions ont été prises pour évacuer les eaux. ainsi que pour refaire l’ouvrage. « Vu la profondeur et la proximité des maisons, c’est un peu difficile. Toutefois nous travaillons là-dessus », assure-t-elle, soulignant toutefois que cette situation ne va pas changer du jour au lendemain. « Je crois que nous allons construire un dalot en béton armé pour résoudre ce problème définitivement. Nous sommes en train d’envisager la meilleure formule pour y procéder, soit en régie, soit à l’entreprise », ajoute-t-elle.
Source: Le Nouvelliste -

Selon l’économiste Kesner Pharel, le Cap-Haïtien n’est plus la deuxième ville du pays.
Le PDG du Groupe Croissance a pris comme référence le classement des principales villes du pays réalisé à partir des ressources propres (Impôts locatifs – Patentes ) et de la population de chaque ville du pays.
Ainsi, le Cap-Haïtien est classé à la sixième place dans le classement des villes réalisé par l’IHSI à partir du nombre d’habitants, et en septième position alors que Delmas se trouve en première position en termes de recettes fiscales et en troisième position en terme de population.
Pour appuyer ses dires, l’économiste nous a fait parvenir ces chiffres que nous publions:
Classement des villes haïtiennes publié par l’IHSI (Institut Haïtien de Statistiques et d’Informatique), à partir du nombre d’habitants:
1. Port-au-Prince : 987,310 habitants
2. Carrefour: 511,345 hab.
3. Delmas: 395,260 habitants
4. Pétion-Ville : 376,834 habitants
5. Gonaïves: 356,324 habitants
6. Cap-Haitien 274,404 habitants
Classement des villes haitiennes en termes de recettes fiscales (impôt locatif, patente,…), publié par le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales (MICT)
1. Delmas 597.6 millions de gourdes
2. Pétion-Ville 376.8 millions de gourdes
3. Port-au-Prince 375.3 millions de gourdes
4. Carrefour 151.6 millions de gourdes
5. Tabarre 109.4 millions
6. Croix-des-Bouquets 79.8 millions de gourdes
7. Cap-Haïtien 55.2 millions de gourdes
Gérard Maxineau
