Blog

  • Près de 1,47 million de déplacés internes en juillet, selon l’OIM

    Près de 1,47 million de déplacés internes en juillet, selon l’OIM

    La violence armée a continué d’aggraver la crise humanitaire en Haïti en juillet, notamment dans l’Ouest et l’Artibonite, selon un rapport de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) publié le 13 août 2026.

    Le pays comptait près de 1,47 million de déplacés internes, tandis que l’insécurité compliquait l’accès humanitaire dans plusieurs zones. Les besoins restaient importants en matière d’abris, d’eau, d’assainissement, de santé et de protection.

    En juillet, l’OIM indique avoir fourni une assistance à 61.256 personnes. Plus de 16.000 personnes ont bénéficié de soins médicaux et 40.451 ont reçu des articles non alimentaires.

    Dans l’Artibonite, les déplacements ont également accentué la pression sur les infrastructures locales. Aux Gonaïves, l’OIM a réhabilité des sanitaires dans six marchés publics et mené des campagnes de sensibilisation à l’hygiène. Depuis janvier, 28.093 migrants ont par ailleurs été expulsés de force vers Haïti, selon le rapport.

    Marvens Pierre

    The post Près de 1,47 million de déplacés internes en juillet, selon l’OIM appeared first on METROPOLE.

  • Le Cap Haïtien dans l’attente d’un essor économique 

    Le Cap Haïtien dans l’attente d’un essor économique 

    Le Cap Haïtien, la plus ancienne ville d’Haïti, est devenue la porte d’entrée du pays à cause de la crise sécuritaire ayant provoqué la suspension des liaisons aériennes avec Port-au-Prince. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres de nombreux Capois avaient parié sur un développement exponentiel de la cité christophienne. Toutefois après 4 années de grave crise sécuritaire, ayant paralysé la totalité des activités dans la capitale, les investissements tardent à se concrétiser dans la glaise du réel. Notre collaborateur Hervé Délima rapporte que récemment des tronçons de route donnant accès à l’aéroport international ont été rénovés. Le gouvernement haïtien a tardé à réaliser ces travaux pourtant considérés par plus d’un comme prioritaire. Dans le même temps des travaux d’agrandissement du salon diplomatique ont été lancés. 

    Des investissements timides 

    Si les fonds publics ont été lents à être mobilisés les entrepreneurs et d’autres secteurs tels les organisations humanitaires et les missions diplomatiques étrangères ont compris la nécessité de se positionner au Cap. Certaines représentations diplomatiques avaient déjà lancé des projets en vue d’y installer une annexe.

    En outre les capois ont noté l’arrivée de plusieurs grandes entreprises haïtiennes. La destruction des infrastructures du centre ville de Port-au-Prince a provoqué la fuite des entreprises vers d’autres villes telles Pétion ville et Cap Haïtien. Ces villes bénéficient d’une redistribution des transactions économiques de la capitale ce qui devrait contribuer à une croissance économique grâce à la création d’emplois.

    Forte hausse de la population 

    La hausse exponentielle de la population, en grande partie liée à l’arrivée massive des déplacés internes, est également le résultat de l’attractivité du Cap Haïtien. L’hospitalité à l’égard des déplacés n’avait pas été contrôlée par les autorités locales.  Aucune statistique n’est disponible sur les déplacés en provenance de la région métropolitaine de Port-au-Prince. Cet afflux massif a pesé lourdement sur les fragiles infrastructures de la ville. La circulation des véhicules et la salubrité ont subi de plein fouet cette hausse exponentielle. 

    De plus une extension de la ville vers les autres communes limitrophes est constatée. Des spécialistes préfèrent désormais utiliser le terme zone métropolitaine du Cap Haïtien pour désigner cette région en raison de l’interaction entre les communautés.  L’administration communale bénéficie du support des autorités gouvernementales pour réaliser les réformes nécessaires devant rétablir la salubrité et garantir la libre circulation des biens et des personnes.

    Des travaux de rénovation ont été réalisés en vue d’accueillir les nombreux visiteurs à l’occasion de la fête patronale ce 15 août 2026. En dépit de ces efforts la commémoration du 356 ème anniversaire se fera avec certaines artères sales. Des activités culturelles ont été annoncées par les autorités locales et la société civile d’autant que ces festivités coïncident avec l’anniversaire de l’orchestre Tropicana d’Haïti. Des festivités sont également prévues dans le cadre de la commémoration de la cérémonie du Bois-Caïman ce 14 août 2026.

    Ce sera également l’occasion de réaliser des conférences débats sur la nécessité d’un plan de réaménagement de cette prestigieuse ville qui fut le capitale de la colonie française de Saint Domingue.

    LLM / radio Métropole Haïti 

    The post Le Cap Haïtien dans l’attente d’un essor économique  appeared first on METROPOLE.

  • Plaidoyer pour la réhabilitation du champ de Mars 

    Plaidoyer pour la réhabilitation du champ de Mars 

    Un grand nombre de commerçants du secteur informel viennent de lancer un plaidoyer pour la réhabilitation du centre ville de Port-au-Prince. Au cours des derniers mois le champ de Mars et plusieurs autres quartiers ont été libérés mais la situation reste volatile. La présence imposante des forces de l’ordre n’a pourtant pas convaincu de nombreux citoyens à s’aventurer dans ces espaces. Les rues restent désertes au grand dam des petits commerçants.

    Ces marchands ont compris qu’il faut rétablir la sécurité sur l’ensemble du centre ville et de la périphérie de la capitale pour une relance significative des activités économiques.

    Plaidoyer des commerçants

    Les marchands, regroupés au sein du Collectif des commerçants du secteur informel, ont organisé le mardi 11 août 2026, une manifestation pour faire entendre leur voix. La principale revendication est la sécurité condition sine qua none pour le retour des acheteurs.

    Les commerçants se plaignent que leurs affaires sont au point mort tandis qu’ils doivent faire face à des obligations financières. Leurs négoces ne parviennent pas à décoller alors qu’ils sont à deux semaines de la rentrée scolaire. Leur plaidoyer concerne également les autres quartiers non encore libérés. La libre circulation des gens et la reprise des activités des écoles et des entreprises privées et publiques sont indispensables pour la croissance économique .

    Plusieurs protestataires donnent la garantie qu’ils peuvent relancer leur négoces et s’approvisionner sur le marché international dès que le climat sécuritaire sera rétabli. Par contre des voix s’élèvent pour réclamer des réparations pour de nombreux commerçants décapitalisés par la terreur des gangs. Ils critiquent l’État qui avait failli à sa mission de sécuriser les opérateurs économiques qui contribuent à la richesse nationale. À l’exception des marchands de barbecue sur la place des artistes la quasi-totalité des vendeurs ont récupéré leur places. 

    Un centre névralgique de la capitale 

    Plusieurs entités de l’administration publiques et la quasi-totalité des entreprises et institutions privées avaient fui la région. Si l’administration du Palais National est revenue sur place l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH) est sur le point de trouver un hébergement loin du centre ville.

    Autrefois bouillonnante d’activités commerciales et culturelles 24 heures par jour, le champ Mars était pratiquement un point de ralliement. La présence des commerçants avait attiré un grand nombre d’étudiants et de passionnés. La réouverture des universités et des centres de formation technique va de pair avec une reprise des activités commerciales. Certains restaurants n’avaient pour seuls clients que des étudiants.  

    Le champ de Mars était également un carrefour par lequel on transitait des quartiers du bord de mer vers les hauteurs de la capitale. De nombreux riverains appellent à la poursuite de opérations de démantèlement des gangs. C’est lorsque tous les quartiers auront été récupérés qu’il sera possible d’envisager une intensification des activités économiques dans le centre commerciale de la capitale. 

    LLM / radio Métropole Haïti 

    The post Plaidoyer pour la réhabilitation du champ de Mars  appeared first on METROPOLE.

  • Des contextes différents, des aspirations communes

    Des contextes différents, des aspirations communes

    Et si nous arrêtions de parler de la jeunesse comme d’un problème pour commencer à la considérer comme une partie de la solution ?

    Le 12 août n’est pas simplement une date inscrite dans le calendrier international.
    La Journée internationale de la jeunesse devrait être un moment de réflexion, de questionnement et surtout de responsabilité.

    Car derrière le mot « jeunesse », il y a des millions de visages, de rêves, de combats, de talents et d’ambitions.
    Il y a le jeune qui étudie malgré les difficultés.
    Celui qui entreprend avec presque rien.
    Celle qui rêve de devenir médecin, ingénieure, enseignante, diplomate, journaliste ou entrepreneure.
    Celui qui développe une solution technologique depuis une petite ville.

    Celle qui s’engage dans sa communauté sans attendre un salaire.
    Et il y a aussi celui qui possède du talent, mais qui n’a jamais eu accès à l’opportunité qui aurait pu lui permettre de le démontrer.
    C’est là que commence notre véritable débat.
    Nous ne pouvons pas demander à une génération de construire l’avenir d’un pays tout en lui refusant les moyens de se préparer à cet avenir.

    La jeunesse ne demande pas la pitié. Elle demande l’équité

    Il existe une différence fondamentale entre donner quelque chose à quelqu’un et lui donner les mêmes chances qu’aux autres.

    La jeunesse ne devrait pas être obligée de mendier une opportunité.
    Elle devrait pouvoir la rencontrer.
    Trop souvent, la réussite d’un jeune dépend encore de son lieu de naissance, de ses ressources familiales, de son réseau, de son sexe, de son quartier, de son accès à une bonne école ou simplement de la personne qu’il connaît.
    C’est une injustice silencieuse.
    Elle ne fait pas toujours la une des journaux.
    Elle ne produit pas nécessairement de grandes manifestations.
    Mais elle détruit progressivement des rêves.
    En Haïti, les inégalités d’accès à l’éducation sont documentées depuis longtemps. La Banque mondiale a notamment relevé que le coût de la scolarité, des livres, des uniformes et du transport constitue un obstacle majeur pour de nombreuses familles, alors que plus de 80 % des élèves du primaire fréquentaient des écoles non publiques dans les données citées par l’institution. (Banque Mondiale⁠)

    Cela signifie quelque chose de simple :

    Deux enfants peuvent avoir exactement le même potentiel, mais ne pas avoir la même possibilité de le transformer en réussite.
    Et lorsque cela arrive, ce n’est pas le talent qui manque.
    C’est l’équité.

    La discrimination contre un jeune ne commence pas toujours par une insulte

    La discrimination peut prendre des formes beaucoup plus discrètes.
    Elle peut être dans le refus d’écouter un jeune parce qu’il est « trop jeune ».
    Elle peut être dans une sélection basée sur les relations plutôt que sur les compétences.
    Elle peut être dans l’idée qu’une jeune femme ne serait pas suffisamment capable de diriger.
    Elle peut être dans l’exclusion d’un jeune vivant dans une zone rurale.
    Elle peut être dans l’absence d’accessibilité pour un jeune vivant avec un handicap.
    Elle peut être dans la différence de traitement entre celui qui possède les moyens financiers et celui qui ne les possède pas.
    Elle peut même être dans cette phrase que nous entendons trop souvent :

    « Tu es jeune, tu comprendras plus tard. »

    Mais comment une génération peut-elle apprendre à diriger si on lui interdit systématiquement de participer aux décisions ?
    Les Nations Unies insistent justement sur la nécessité d’une participation significative des jeunes dans la prise de décision et dans la construction de sociétés inclusives.

    La jeunesse ne doit donc pas être invitée uniquement lorsqu’il faut remplir une salle, applaudir un discours ou apparaître sur une photographie.
    Elle doit être présente lorsque les décisions sont prises.

    L’excellence ne devrait jamais être condamnée par le manque d’opportunités

    Il existe partout en Haïti des jeunes extraordinaires.
    Des jeunes qui savent coder.
    Des jeunes qui créent des entreprises.
    Des jeunes qui étudient les sciences.
    Des jeunes qui défendent l’environnement.
    Des jeunes qui s’engagent dans la gouvernance.
    Des jeunes qui parlent plusieurs langues.
    Des jeunes qui représentent Haïti dans des compétitions internationales.
    Des jeunes qui travaillent dans des organisations nationales et internationales.
    Des jeunes qui développent des projets sociaux sans financement important.
    Des jeunes qui se lèvent chaque matin avec une seule conviction :
    « Je veux faire quelque chose de grand avec ma vie. »

    Mais l’excellence ne suffit pas toujours.
    Il faut aussi un environnement capable de la reconnaître.
    Parce qu’un pays peut perdre un excellent ingénieur simplement parce qu’il n’a pas eu accès à la bonne formation.
    Il peut perdre une excellente entrepreneure parce qu’elle n’a jamais obtenu de financement.
    Il peut perdre un futur grand diplomate parce qu’il n’a pas pu terminer ses études.
    Il peut perdre un futur dirigeant parce qu’il n’a jamais eu la possibilité de participer à la vie publique.
    Le talent ignoré est une richesse nationale gaspillée.

    Une jeunesse mal préparée ne peut pas porter correctement le poids d’un pays

    Il faut cependant être honnête.
    Défendre la jeunesse ne signifie pas dire que tous les jeunes sont automatiquement prêts à diriger.

    Non.
    La jeunesse doit être préparée au leadership.
    Diriger un pays demande des compétences.
    Il faut connaître l’histoire.
    Comprendre les institutions.
    Maîtriser les outils numériques.
    Comprendre l’économie.
    Connaître les politiques publiques.

    Savoir dialoguer.
    Savoir négocier.
    Savoir gérer un budget.
    Comprendre les enjeux environnementaux.
    Développer une culture démocratique.
    Savoir distinguer l’intérêt collectif de l’intérêt personnel.
    Et surtout, développer une véritable éthique de responsabilité.
    L’éducation ne doit donc pas seulement produire des diplômés.
    Elle doit produire des citoyens capables de réfléchir, de créer, de servir et de diriger.

    La Convention relative aux droits de l’enfant rappelle d’ailleurs que l’éducation doit contribuer au développement des capacités et des talents de l’enfant et préparer à une vie responsable dans une société libre, dans un esprit de paix, de tolérance et d’égalité.

    Le véritable luxe d’un pays, ce n’est pas seulement son pétrole, son or ou ses ressources naturelles

    Le véritable capital d’un pays, ce sont ses femmes et ses hommes.

    Et parmi eux, sa jeunesse.
    Un pays qui possède des ressources naturelles mais qui ne développe pas son capital humain reste vulnérable.
    À l’inverse, une société qui investit dans l’éducation, la connaissance, l’innovation, la citoyenneté et le leadership peut transformer profondément son avenir.
    La Banque mondiale souligne depuis plusieurs années que la lutte durable contre la pauvreté en Haïti passe notamment par l’investissement dans les personnes, l’amélioration des opportunités économiques et la protection des populations vulnérables.
    C’est pourquoi la question de la jeunesse n’est pas une question secondaire.
    C’est une question nationale.

    Quand un jeune abandonne son rêve, c’est toute la société qui perd quelque chose

    Pensons à un jeune qui voulait devenir médecin mais qui n’a pas pu poursuivre ses études.
    À une jeune fille brillante qui abandonne l’école parce que sa famille n’a plus les moyens.
    À un jeune entrepreneur qui possède une excellente idée mais qui ne trouve aucun accompagnement.
    À un étudiant qui possède des compétences numériques mais qui ne dispose pas d’un ordinateur ni d’une connexion suffisante.
    À un jeune déplacé qui doit recommencer sa vie ailleurs.
    Ces histoires ne sont pas simplement individuelles.
    Elles représentent des pertes collectives.
    L’UNICEF a encore documenté récemment la situation de jeunes Haïtiens dont l’éducation a été interrompue par les déplacements liés à la violence. Dans l’un de ses témoignages, une adolescente déplacée a pu reprendre ses études grâce à des cours de rattrapage et continue de nourrir l’ambition d’aider d’autres enfants et jeunes.
    Cette histoire nous rappelle une chose essentielle :
    Même dans les circonstances les plus difficiles, le potentiel demeure.
    Notre responsabilité est de créer les conditions permettant à ce potentiel de survivre.

    Nous devons empêcher que l’exclusion transforme la frustration en désespoir

    Lorsqu’un jeune ne voit aucune porte ouverte devant lui, la frustration peut devenir dangereuse.
    Lorsqu’un jeune ne trouve ni école accessible, ni emploi, ni espace d’expression, ni possibilité de participer à la vie de son pays, il peut finir par croire que la société n’a aucune place pour lui.
    C’est particulièrement préoccupant dans un contexte où les enfants et les jeunes haïtiens sont exposés à la violence.
    En juillet 2025, le Gouvernement haïtien et l’UNICEF ont lancé le programme PREJEUNES pour prévenir et combattre le recrutement d’enfants et de jeunes par les groupes armés et accompagner leur réhabilitation.
    Ce genre d’initiative nous rappelle une vérité difficile :
    Protéger la jeunesse ne signifie pas uniquement la protéger de la violence. Il faut aussi lui donner quelque chose à protéger : son avenir.
    Un jeune qui possède une éducation, une compétence, un projet, une ambition et une perspective d’avenir a davantage de raisons de croire en lui-même et en sa société.

    Nous devons passer d’une jeunesse spectatrice à une jeunesse actrice

    Il est temps de changer notre vocabulaire.
    Ne disons plus seulement :
    « Les jeunes sont l’avenir. »

    Disons aussi :

    « Les jeunes sont le présent. »

    Parce que la jeunesse participe déjà à la société.

    Elle crée.
    Elle entreprend.
    Elle enseigne.
    Elle soigne.
    Elle informe.
    Elle innove.
    Elle organise.
    Elle défend ses communautés.
    Elle construit des associations.
    Elle utilise la technologie pour résoudre des problèmes.
    Elle porte des idées nouvelles.

    Les Nations Unies considèrent justement les jeunes comme des partenaires essentiels du développement et soulignent leur capacité à transformer les objectifs internationaux en actions locales.

    La question n’est donc plus :

    « Que pouvons-nous faire pour les jeunes ? »
    La question doit devenir :
    « Que pouvons-nous construire avec les jeunes ? »

    Haïti possède une jeunesse capable de construire un paradis de référence

    Je refuse de croire que notre pays est condamné à rester prisonnier de ses difficultés.
    Je refuse également de réduire Haïti à ses crises.
    Haïti possède une histoire.

    Une culture.
    Une créativité exceptionnelle.
    Une diaspora considérable.
    Des entrepreneurs.
    Des chercheurs.
    Des artistes.
    Des enseignants.
    Des ingénieurs.
    Des agronomes.
    Des médecins.
    Des juristes.
    Des politologues.
    Des journalistes.
    Des innovateurs.
    Des activistes.
    Et surtout :
    une jeunesse qui veut encore croire qu’un autre avenir est possible.
    Mais pour transformer cette possibilité en réalité, nous devons construire une jeunesse mieux équipée.
    Équipée de connaissances.
    Équipée de compétences numériques.
    Équipée d’une conscience citoyenne.
    Équipée d’une culture démocratique.
    Équipée d’une capacité entrepreneuriale.
    Équipée d’une conscience environnementale.
    Équipée d’un esprit critique.
    Équipée d’une culture du travail.
    Équipée surtout d’une éthique du service public.

    Former un jeune, ce n’est pas seulement lui donner un métier

    Former un jeune, c’est lui apprendre à penser.
    À questionner.
    À analyser.
    À écouter.
    À respecter la différence.
    À défendre ses droits sans violer ceux des autres.
    À exercer son pouvoir sans devenir oppresseur.
    À réussir sans mépriser celui qui réussit moins vite.
    À servir sans chercher constamment une récompense.
    À diriger sans humilier.
    À gagner sans écraser.
    Voilà le type de leadership dont Haïti a besoin.
    Nous ne devons pas seulement préparer une génération à occuper des postes.
    Nous devons préparer une génération à assumer des responsabilités.
    Car un titre ne fait pas un leader.
    Une fonction ne fait pas un leader.
    Un diplôme ne fait pas automatiquement un leader.
    La capacité à servir l’intérêt collectif fait le leader.

    Aux institutions : ouvrez les portes

    Aux institutions publiques.
    Aux entreprises.
    Aux universités.
    Aux organisations internationales.
    Aux organisations de la société civile.
    Aux collectivités territoriales.
    Aux médias.
    Aux responsables politiques.
    Le message est simple :
    Ne demandez pas seulement aux jeunes de participer. Créez les conditions pour qu’ils puissent réellement participer.

    Donnez-leur des espaces.
    Des formations.
    Des responsabilités.
    Des stages.
    Des financements.
    Des programmes de mentorat.
    Des plateformes d’expression.
    Des possibilités d’innovation.
    Des mécanismes de participation citoyenne.
    Et surtout, acceptez de leur faire confiance.
    Parce qu’une société qui refuse de faire confiance à sa jeunesse prépare inconsciemment sa propre succession dans l’incertitude.

    Aux jeunes : notre génération doit également prendre ses responsabilités

    Mais ce plaidoyer ne doit pas être un discours à sens unique.
    Nous devons également nous regarder dans le miroir.
    Nous ne pouvons pas réclamer des responsabilités sans accepter la discipline qu’elles exigent.
    Nous ne pouvons pas réclamer le changement sans changer nos propres comportements.
    Nous ne pouvons pas demander une meilleure gouvernance tout en reproduisant les mêmes pratiques que nous dénonçons.
    Nous ne pouvons pas condamner la corruption et accepter de petites corruptions lorsqu’elles nous arrangent.
    Nous ne pouvons pas demander le respect tout en refusant de respecter ceux qui pensent différemment.
    Notre génération doit devenir la génération de la compétence, de l’intégrité, de la responsabilité et du service.

    Le futur paradis de référence que nous voulons ne se construira pas avec des discours

    Il se construira avec des écoles.
    Avec des bibliothèques.
    Avec des laboratoires.
    Avec des centres de formation.
    Avec des entreprises.
    Avec des infrastructures numériques.
    Avec des institutions fortes.
    Avec des collectivités locales capables d’écouter leurs citoyens.
    Avec des jeunes dans les espaces de décision.
    Avec des femmes et des hommes compétents dans l’administration publique.
    Avec une justice accessible.
    Avec une culture de l’innovation.
    Avec une protection réelle de l’environnement.
    Avec une génération capable de regarder au-delà de ses intérêts personnels.
    Le paradis de référence dont nous rêvons ne descendra pas du ciel.
    Nous devrons le construire.

    Des contextes différents, des aspirations communes

    La photographie qui accompagne cette réflexion montre deux jeunes, deux parcours, deux réalités.
    Mais derrière ces différences, il existe quelque chose de commun :
    l’ambition de contribuer.
    C’est peut-être cela, le véritable message de cette Journée internationale de la jeunesse.
    Nous pouvons venir de quartiers différents.
    De villes différentes.
    De familles différentes.
    De milieux sociaux différents.
    Avoir des parcours différents.
    Des compétences différentes.
    Des opinions différentes.
    Mais nous pouvons partager une même aspiration :

    voir notre société devenir meilleure.
    C’est pourquoi la différence ne devrait pas être une raison d’exclusion.
    Elle devrait être une richesse.

    Notre génération n’a pas besoin qu’on lui promette le paradis. Elle a besoin qu’on lui donne les outils pour le construire

    À l’occasion de cette Journée internationale de la jeunesse, mon message est donc simple :

    Ne nous contentez pas de nous célébrer.

    Écoutez-nous.
    Formez-nous.
    Faites-nous confiance.
    Donnez-nous des responsabilités.
    Évaluez-nous sur nos compétences.
    Combattez les discriminations qui nous empêchent d’avancer.
    Créez des opportunités équitables.
    Protégez nos écoles.
    Encouragez nos entreprises.
    Soutenez nos innovations.
    Ouvrez les espaces de décision.
    Et surtout, permettez à chaque jeune, quel que soit son milieu, de pouvoir dire :
    « J’ai une chance de réussir dans mon propre pays. »
    Parce qu’un jour, ceux que nous appelons aujourd’hui « les jeunes » seront ceux qui administreront nos institutions, dirigeront nos entreprises, enseigneront dans nos universités, soigneront nos populations, élaboreront nos politiques publiques et prendront les décisions qui façonneront le pays.

    La question n’est donc pas de savoir si la jeunesse dirigera.

    Elle dirigera.
    La véritable question est :

    Quelle jeunesse sommes-nous en train de préparer à diriger ?
    Une jeunesse frustrée par l’exclusion ?
    Une jeunesse divisée par les discriminations ?
    Une jeunesse abandonnée face aux inégalités ?
    Ou une jeunesse instruite, compétente, consciente, citoyenne, innovante, responsable et profondément attachée à l’intérêt collectif ?

    Le choix que nous faisons aujourd’hui déterminera le pays que nous laisserons demain.
    En cette Journée internationale de la jeunesse, célébrons donc moins les jeunes pour ce qu’ils représentent symboliquement et investissons davantage dans ce qu’ils peuvent réellement devenir.

    Car la jeunesse n’est pas une décoration du présent.
    Elle est la force qui peut transformer le futur.
    Et si nous voulons réellement faire d’Haïti un paradis de référence, alors commençons par donner à sa jeunesse les outils, les connaissances, les opportunités et la confiance nécessaires pour le construire.
    À une jeunesse différente par ses contextes, mais commune par ses aspirations : le temps n’est plus seulement de rêver.
    Le temps est de se préparer. De participer. D’agir. Et de construire.

    Jean Gardy Charles (JGC)
    Jeunesse • Gouvernance • Citoyenneté

    The post Des contextes différents, des aspirations communes first appeared on Radio Télévision Caraïbes.

    L’article Des contextes différents, des aspirations communes est apparu en premier sur Radio Télévision Caraïbes.

  • Journée internationale de la jeunesse : GeorGes Allen exhorte les jeunes Haïtiens à reprendre en main leur avenir

    Journée internationale de la jeunesse : GeorGes Allen exhorte les jeunes Haïtiens à reprendre en main leur avenir

    À l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, célébrée ce 12 août, le journaliste GeorGes Emmanuel Allen lance un appel aux jeunes Haïtiens à redéfinir leur rapport à la chose publique et à prendre une part plus active dans la construction de l’avenir du pays.

    Journaliste à Radio Télévision Caraïbes (RTVC), juriste de formation et étudiant en sociologie, GeorGes Allen estime que la jeunesse haïtienne ne peut plus se contenter d’observer les crises qui se succèdent. Face à l’affaiblissement des institutions, à l’insécurité, à la précarité et à la perte de confiance dans la classe dirigeante, il invite les jeunes à sortir du rôle de spectateurs pour devenir des acteurs du changement.

    Son message dépasse le simple appel à la mobilisation. Il s’agit, selon lui, de repenser la place de la jeunesse dans le débat public, en privilégiant la formation, la responsabilité citoyenne, la compétence et l’engagement. Dans un pays où les décisions qui déterminent l’avenir collectif sont trop souvent prises sans une participation significative des nouvelles générations, l’avenir ne peut être laissé entre les seules mains de ceux qui occupent aujourd’hui les espaces de pouvoir.

    Cette conviction trouve également une traduction concrète dans son travail à la RTVC. Présentateur de l’émission « Agora », GeorGes Emmanuel Allen fait de cet espace médiatique une tribune où la parole est donnée aux jeunes. L’ambition est claire : contribuer à l’émergence d’une nouvelle génération capable de s’exprimer, de débattre, de questionner les choix de la société et, à terme, de prendre ses responsabilités dans la conduite de la vie publique.

    Dans une Haïti confrontée à une crise multidimensionnelle, former une nouvelle classe de citoyens et de dirigeants ne relève donc plus du luxe, mais de la nécessité. La jeunesse ne doit pas être uniquement considérée comme une force électorale ou une catégorie démographique à mobiliser au gré des échéances politiques. Elle doit être reconnue comme une force intellectuelle, sociale et politique appelée à participer à la définition du projet national.

    En cette Journée internationale de la jeunesse, l’appel de GeorGes Allen résonne ainsi comme une interpellation : les jeunes Haïtiens doivent cesser de considérer l’avenir comme une promesse faite par d’autres. Ils doivent contribuer à le penser, à le construire et, surtout, à en assumer la responsabilité.

    Redéfinir l’avenir d’Haïti commence peut-être par cette prise de conscience : aucune génération ne peut réclamer un changement qu’elle refuse elle-même de porter.

    RTVC

    The post Journée internationale de la jeunesse : GeorGes Allen exhorte les jeunes Haïtiens à reprendre en main leur avenir first appeared on Radio Télévision Caraïbes.

    L’article Journée internationale de la jeunesse : GeorGes Allen exhorte les jeunes Haïtiens à reprendre en main leur avenir est apparu en premier sur Radio Télévision Caraïbes.

  • Saison cyclonique : le MARNDR à pied d’œuvre à Ravine Sèche (Torbeck) pour protéger la population.

    Saison cyclonique : le MARNDR à pied d’œuvre à Ravine Sèche (Torbeck) pour protéger la population.

    𝐸𝑛 𝑝𝑙𝑒𝑖𝑛𝑒 𝑠𝑎𝑖𝑠𝑜𝑛 𝑐𝑦𝑐𝑙𝑜𝑛𝑖𝑞𝑢𝑒, 𝑙𝑒 𝑀𝑖𝑛𝑖𝑠𝑡𝑒̀𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑙’𝐴𝑔𝑟𝑖𝑐𝑢𝑙𝑡𝑢𝑟𝑒, 𝑑𝑒𝑠 𝑅𝑒𝑠𝑠𝑜𝑢𝑟𝑐𝑒𝑠 𝑁𝑎𝑡𝑢𝑟𝑒𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑑𝑢 𝐷𝑒́𝑣𝑒𝑙𝑜𝑝𝑝𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑅𝑢𝑟𝑎𝑙 (𝑀𝐴𝑅𝑁𝐷𝑅) 𝑚𝑢𝑙𝑡𝑖𝑝𝑙𝑖𝑒 𝑠𝑒𝑠 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑣𝑒𝑛𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝑆𝑢𝑑 𝑎𝑓𝑖𝑛 𝑑𝑒 𝑟𝑒́𝑑𝑢𝑖𝑟𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑟𝑖𝑠𝑞𝑢𝑒𝑠 𝑎𝑢𝑥𝑞𝑢𝑒𝑙𝑠 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑒𝑥𝑝𝑜𝑠𝑒́𝑒𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑢𝑛𝑎𝑢𝑡𝑒́𝑠 𝑟𝑢𝑟𝑎𝑙𝑒𝑠. 𝐴 𝑙𝑎 4𝑒 𝑠𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑢𝑛𝑎𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑃𝑒́𝑎𝑛, 𝑎̀ 𝑇𝑜𝑟𝑏𝑒𝑐𝑘, 𝑙𝑒 𝑀𝑖𝑛𝑖𝑠𝑡𝑒̀𝑟𝑒, 𝑎̀ 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑒𝑟𝑠 𝑙𝑒 𝑃𝑟𝑜𝑗𝑒𝑡 𝑑’𝐴𝑔𝑟𝑖𝑐𝑢𝑙𝑡𝑢𝑟𝑒 𝑅𝑒́𝑠𝑖𝑙𝑖𝑒𝑛𝑡𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑆𝑒́𝑐𝑢𝑟𝑖𝑡𝑒́ 𝐴𝑙𝑖𝑚𝑒𝑛𝑡𝑎𝑖𝑟𝑒 (𝑃𝐴𝑅𝑆𝐴), 𝑓𝑖𝑛𝑎𝑛𝑐𝑒́ 𝑝𝑎𝑟 𝑙𝑎 𝐵𝑎𝑛𝑞𝑢𝑒 𝑚𝑜𝑛𝑑𝑖𝑎𝑙𝑒, 𝑟𝑒́𝑎𝑙𝑖𝑠𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑎𝑢𝑥 𝑑𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑡𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑠𝑢𝑟 𝑒𝑛𝑣𝑖𝑟𝑜𝑛 750 𝑚𝑒̀𝑡𝑟𝑒𝑠 𝑙𝑖𝑛𝑒́𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑏𝑒𝑟𝑔𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑅𝑎𝑣𝑖𝑛𝑒 𝑆𝑒̀𝑐ℎ𝑒. 𝐶𝑒𝑠 𝑜𝑢𝑣𝑟𝑎𝑔𝑒𝑠 𝑣𝑖𝑠𝑒𝑛𝑡 𝑎̀ 𝑟𝑒𝑛𝑓𝑜𝑟𝑐𝑒𝑟 𝑙𝑎 𝑝𝑟𝑜𝑡𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑜𝑝𝑢𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑒𝑡 𝑎̀ 𝑝𝑟𝑒́𝑠𝑒𝑟𝑣𝑒𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑢𝑝𝑒𝑟𝑓𝑖𝑐𝑖𝑒𝑠 𝑎𝑔𝑟𝑖𝑐𝑜𝑙𝑒𝑠 𝑓𝑎𝑐𝑒 𝑎𝑢𝑥 𝑒𝑓𝑓𝑒𝑡𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑓𝑜𝑟𝑡𝑒𝑠 𝑝𝑙𝑢𝑖𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑑𝑒́𝑏𝑜𝑟𝑑𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑟𝑎𝑣𝑖𝑛𝑒.

    Au passage dans le Grand Sud, le Ministre de l’Agriculture, l’Ing-Agr. Marcelin AUBOURG, a conduit, le jeudi 30 juillet 2026, une délégation sur le chantier afin de s’enquérir de l’état d’avancement des travaux, lancés le 10 avril dernier. Accompagné des membres du Haut Management du PARSA et le Directeur départemental Agricole du Sud (DDAS), le titulaire du MARNDR a parcouru une bonne partie du chantier et pris connaissance des ouvrages déjà réalisés. Sur les 750 mètres linéaires prévus, plus de 600 mètres linéaires de gabions sont déjà exécutés. Ces travaux consistent notamment à consolider les berges afin de limiter l’érosion et de réduire les risques de dégradation des terres et des infrastructures environnantes.S’exprimant à l’issue de la visite, le Locataire du MARNDR a souligné le bien-fondé de ces travaux, estimant qu’ils répondent à une préoccupation réelle de la population de Péan. Toujours dans ses propos, Ministre AUBOURG a aussi mis en avant le potentiel agricole de la zone, notamment celui de la ferme Leblanc, qu’il considère comme un espace à forte vocation agricole. Il s’est également dit satisfait de la progression des travaux et a salué les efforts de la firme chargée de leur exécution, avant d’affirmer que les ouvrages réalisés contribueront à atténuer les effets des intempéries sur la communauté.

    Conscient des risques que représentent la ravine pour la zone, le ministre, a plus loin , appelé la population à faire preuve de vigilance et à préserver les ouvrages réalisés en veillant à ce que les pierres utilisées pour le gabionnage ne soient pas retirées ou déplacées par des individus mal intentionnés.

    Pour les familles vivant à proximité de la Ravine Sèche, l’avancement des travaux est accueilli avec soulagement et espoir. Longtemps exposées aux débordements et à l’érosion, elles voient dans la protection des berges une réponse à une menace qui pèse régulièrement sur leurs activités agricoles et leurs moyens de subsistance.

    « C’est un projet que nous attendions depuis longtemps dans la communauté. Grâce à ces travaux, la vie commence à reprendre à Péan », a témoigné Jasmine Lucien, qui a également plaidé en faveur de la construction d’une passerelle permettant de traverser la Ravine du Sud et de faciliter l’accès à la ferme Lévy. Outre le sentiment de sécurité que procurent ces ouvrages, les travaux offrent également des retombées économiques directes à la communauté, car plusieurs habitants ayant pu bénéficier d’opportunités d’emploi et de revenus grâce à leur participation aux activités liées au chantier.

    Avec cette intervention, le MARNDR entend contribuer à une meilleure protection de la population et des superficies agricoles de Péan tout en réduisant les effets des intempéries et en permettant à la communauté de poursuivre ses activités dans de meilleures conditions.

     

     

  • Le MARNDR part en guerre contre l’insécurité alimentaire : plusieurs canaux d’irrigation sont en construction à Maniche afin de stimuler la production agricole.

    Le MARNDR part en guerre contre l’insécurité alimentaire : plusieurs canaux d’irrigation sont en construction à Maniche afin de stimuler la production agricole.

    «Là où l’eau irrigue la terre, la vie reprend ses droits et les communautés retrouvent leur dignité». Dans cette perspective, le Ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR) dans le cadre du Projet d’Agriculture Résiliente pour la Sécurité Alimentaire (PARSA), engage des travaux dans plusieurs communes du département du Sud. À Maniche, plus précisément dans la localité de Desrodières, plus de 1 000 mètres linéaires de canal d’irrigation sont en construction. Ces canaux d’irrigation doivent permettre d’acheminer l’eau vers les superficies agricoles, d’améliorer les conditions de production et de donner aux agriculteurs de nouvelles possibilités de valoriser des espaces jusqu’ici peu exploités.

     

  • Bulletin météo du mercredi 12 août 2026

    Bulletin météo du mercredi 12 août 2026

    Today's forecast: • Temps chaud, brumeux et parfois venteux, sous un ciel
    graduellement plus nuageux en deuxième partie d'après-midi et
    en soirée ;

    Valable jusqu'au 14 août 2026

    Valable jusqu'au 14 août 2026

    Situation synoptique dans la Caraïbe et sur l'Atlantique
    Malgré la présence de poussière saharienne maintenant des
    températures élevées sur une bonne partie d'Haïti, le passage prévu
    de la 30e onde tropicale sur le pays humidifiera légèrement la
    masse d'air et pourrait favoriser des averses isolées, localement
    soutenues et orageuses, sur la quasi-totalité du territoire au
    cours de l'après-midi et de la soirée.

    Par ailleurs, la zone de basse pression située sur la partie
    centrale de l'Atlantique subtropical s'est transformée ce matin en
    tempête tropicale, baptisée Cristobal. Un affaiblissement
    progressif est attendu et Cristobal devrait se dissiper jeudi. En
    raison de son déplacement vers l'est, avec un virage prévu vers
    l'est-nord-est, elle ne représente actuellement aucune menace pour
    les terres.

    En outre, l'UHM continue de suivre l'évolution de deux ondes
    tropicales. La première, située au large de la côte ouest de
    l'Afrique, produit quelques averses et orages désorganisés. Les
    conditions pourraient favoriser un certain développement du système
    au cours des prochains jours, alors qu'il se déplacera vers l'ouest
    à ouest-nord-ouest. La probabilité de formation d'une dépression
    tropicale reste faible, estimée à 20 % sur 48 heures et à 30 % sur
    7 jours. La seconde, située sur l'Atlantique tropical central, à
    environ 1 450 km à l'ouest-sud-ouest des îles du Cap-Vert, est
    associée à une zone d'averses et d'orages. Les conditions
    environnementales devraient être favorables à son développement au
    cours des prochains jours, avec une forte probabilité (80 %) de
    formation d'une dépression tropicale dans les 48 heures ou au cours
    des 7 prochains jours. Le système devrait se déplacer globalement
    vers l'ouest à ouest-nord-ouest. Compte tenu de sa trajectoire
    actuelle, l'évolution de ce système devra être suivie
    attentivement, notamment en raison de son potentiel impact sur
    Haïti.

    • Temps chaud, brumeux et localement venteux, avec un ciel
    devenant progressivement nuageux durant l'après-midi et la
    soirée ;

    • Température max. prévue : 34 à 36 °C ; température min. prévue
    : 20 à 24 °C ;

    • Des averses isolées, ponctuellement soutenues et orageuses,
    sont prévues sur presque tous les départements dans
    l'après-midi et en soirée.

    Note

    En raison de la persistance de la chaleur, accentuée par la
    présence de poussière saharienne sur le pays, l'UHM, en
    concertation avec les autorités concernées, appelle la population à
    une vigilance accrue et l'invite à :
    • Boire régulièrement de l'eau, même en l'absence de sensation de
    soif ;
    • Éviter les expositions prolongées au soleil, particulièrement
    entre 10 h et 16 h ;

    • Porter des vêtements légers, amples et de couleur claire ;
    • Réduire les activités physiques intenses durant les heures les
    plus chaudes de la journée ;

    • Limiter, autant que possible, l'exposition prolongée à la
    poussière, particulièrement pour les personnes sensibles, et porter
    un masque de manière appropriée lorsque nécessaire, notamment lors
    des déplacements ou des activités en plein air.

    Tendance pour les deux prochains jours :

    Jeudi et vendredi : temps quasi sec, avec quelques averses
    possibles sur l'Artibonite et le Centre en fin d'après-midi et en
    soirée.

    Prévision pour Port-au-Prince et ses environs

    • Temps chaud, brumeux et parfois venteux, sous un ciel
    graduellement plus nuageux en deuxième partie d'après-midi et
    en soirée ;

    • Température max. prévue : 36˚C & Température min. prévue :
    23˚C ;

    • Quelques averses, pouvant être orageuses, sont possibles en
    après-midi et en soirée.

    View original source — Unité HydroMétéorologique d'Haïti (U.H.M)

  • Transfert: Jean-Kévin Duverne officiellement joueur de l’OMONIA ! – Haiti-Tempo

    Transfert: Jean-Kévin Duverne officiellement joueur de l’OMONIA ! – Haiti-Tempo

    C’est officiel, Jean-Kevin Duverne s’est engagé avec Omonia Nicosie, comme a annoncé le club chypriote ce mardi dans un communiqué publié sur son site. Le défenseur polyvalent de 29 ans a paraphé un contrat de deux ans plus une année en option.

    Prêté deux fois en Belgique : à Courtrai de janvier à juin 2025 et à La Gantoise toute la saison passée, le Grenadier est désormais  transféré à l’Omonia Nicosie qui, est heureux de divulguer la nouvelle: « Nous avons conclu un accord avec le FC Nantes pour le transfert de Jean-Kévin Duverne, » a écrit les Shamrock.

    Capable d’évoluer dans l’axe comme sur le côté droit et gauche de la défense, Duverne a été présenté au public de la capitale et il portera le numéro 93 sous ses nouvelles couleurs. Arrivé au FC Nantes à l’été 2023 en provenance du Stade Brestois, l’Haïtien aura joué avec la Beaujoire durant deux saisons.

    Après avoir participé à la Coupe du monde 2026 avec les Grenadiers, le dossard 22 des Bleu et Rouge s’apprête ainsi à poursuivre sa carrière dans dans le Moyen-Orient même s’il est rattaché à l’Europe.

    4203 Articles

    Natif de Mirebalais, je suis un journaliste passionné par l’actualité sportive, la communication et la recherche. Je couvre divers sujets avec rigueur, professionnalisme et objectivité à travers mes articles et analyses. Je m’engage à informer le public avec précision tout en mettant en lumière les faits marquants de l’actualité locale. Rédacteur en chef de haititempo.com⁠ depuis juillet 2013, je mets mon expérience au service d’une information crédible et accessible. Depi w renmen espò, atik mwen yo ap rive sou ou, pa gen manti nan sa!

  • Foot – Portugal : Vizela et Yassin Fortuné démarrent la saison du bon pied – Haiti-Tempo

    Foot – Portugal : Vizela et Yassin Fortuné démarrent la saison du bon pied – Haiti-Tempo

    Le weekend écoulé, le championnat portugais de seconde division a connu sa première journée de la saison 2026-2027. Titulaire avec son club de Vizela, Yassin Fortuné a idéalement lancé sa campagne sur une victoire 1-0.

    Partout à travers l’Europe, différents championnats ont déjà débuté. C’est le cas notamment de la deuxième division portugaise, qui a vu sa première journée être disputée ce weekend. Le FC Vizela lançait sa saison avec la réception de Leiria, et l’attaquant international haïtien Yassin Fortuné était présent dans le onze de départ.

    Le natif d’Aubervilliers a passé 74 minutes sur le pré, contribuant à la victoire 1-0 des Vizelenses sur leur adversaire. Le seul but de la partie fut l’œuvre de l’ailier français Thio (81e), et les trois points engrangés permettent à l’équipe d’occuper le haut du classement en ce début de saison (6e).

    Yassin Fortuné a donc démarré cette campagne comme il avait bouclé la dernière, c’est-à-dire dans la peau d’un titulaire. Alors que Leverton Pierre a lui passé la totalité de la rencontre sur le banc.

    Lors de la deuxième levée, Vizela ira affronter Portimonense avec pour objectif d’aligner une seconde victoire. Fortuné sera à coup sûr de la partie, mais rien n’est moins sûr pour Leverton. Il revient donc au milieu de terrain haïtien de se battre pour une place au soleil.

Televizyon Lakay
Televizyon Lakay
Jwe Jwèt Gratis!
Quiz, Solitaire ak Mo Kaché
Jwèt Ayiti & Karayib — 100% gratis!
Jwe Kounya — 100% Gratis →
English · Français · Kreyòl