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  • Culture : lancement officiel de “La Fabrique des Arts” à Port-au-Prince

    Culture : lancement officiel de “La Fabrique des Arts” à Port-au-Prince

    Le centre culturel Pye Poudre a accueilli le lancement officiel du projet « La Fabrique des Arts », le mercredi 11 février 2026. FOKAL et quatre autres associations se sont fédérées avec pour objectif d’animer la scène artistique à travers des appels à projets.

    Le secteur culturel haïtien dispose ainsi d’une nouvelle vitrine. La Fondation Connaissance et Liberté (FOKAL), le Centre d’Art, l’association Quatre Chemins, BIT-Haïti et l’Association Tamise forment cette nouvelle fédération qui vient de voir le jour.

    À travers « La Fabrique des Arts », les enfants et les jeunes artistes disposeront d’espaces pour s’ancrer, se former, répéter en toute quiétude et liberté, et vivre de leur art.

    Dans son intervention lors de la cérémonie, Elisabeth Pierre Louis a tenu à rappeler que ce projet s’inscrit dans la continuité du Centre d’Art qui, depuis sa création en 1944, participe activement au développement des arts en Haïti, tout en ouvrant la voie à la tenue d’événements culturels dans son local mythique, sis à la ruelle Roy.

    Il importe également de souligner que les responsables de cette fédération ont choisi le département du Sud pour l’implantation de cette structure. Cette nouvelle institution rassemblera les différents secteurs des arts vivants et se veut un lieu d’exercice de la créativité et de la citoyenneté.

    Mme Pierre Louis a remercié tous ceux qui ont rendu possible ce projet et a précisé que la Fabrique ne sera pas itinérante, mais plutôt une scène modulable et flexible, dotée de gradins, solidement ancrée dans le département du Sud.

    Richarson Bigot

    richardsonwiltesbigot@gmail.com 

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  • Un dernier hommage à la journaliste Matiado Vilmé, une voix pour la vérité

    Un dernier hommage à la journaliste Matiado Vilmé, une voix pour la vérité

    À la paroisse Saint-Jude de Meyotte, journalistes, membres de la société civile, parents et amis se sont réunis le mercredi 10 février 2026 pour rendre un dernier hommage à Matiado Vilmé. Ému, le public a salué le courage et l’engagement de cette femme qui avait fait du journalisme non seulement un métier, mais aussi une mission : informer et défendre une population en quête de justice et de vérité.

    Née à Jacmel le 31 août 1989, Matiado Vilmé est décédée le 1er février 2026 à Pétion-Ville, sa ville d’adoption. Après de longues années de combat contre un cancer du côlon, elle laisse derrière elle deux enfants et le souvenir d’une journaliste qui s’est frayée un chemin au cœur des défis de la capitale, avec passion et détermination.

    Lors de son homélie, le Révérend Père Merlet a invité les fidèles à confier leur vie à Dieu et à traiter leur prochain avec respect et dignité, afin de ne rien regretter à l’heure du dernier voyage.
    Haliya Princesse Berrouet, fille aînée de la défunte, a décrit sa mère comme une combattante infatigable, une femme courageuse qui a consacré sa vie à défendre les démunis et à faire éclore la vérité.

    De nombreux amis, militants et collègues journalistes se sont pressés sur le parvis de la paroisse pour saluer la mémoire de cette professionnelle exemplaire, qui reste un modèle pour toute la corporation.
    Au cours de sa carrière, Matiado Vilmé a collaboré avec Canal 11, Radio Télé Ginen et surtout VOA Kreyol, où ses reportages ont marqué le public par leur engagement social et sa présence constante sur le terrain.

    Matiado Vilmé n’est plus là, mais son courage et sa détermination continuent de guider ceux qui, comme elle, croient en la vérité et la justice.

    Crédit photo: Le Nouvelliste

    Richarson Bigot

    richardsonwiltesbigot@gmail.com

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  • Port-au-Prince : MSF tire la sonnette d’alarme face à l’explosion des violences sexuelles contre les femmes et les filles

    Port-au-Prince : MSF tire la sonnette d’alarme face à l’explosion des violences sexuelles contre les femmes et les filles

    Médecins Sans Frontières (MSF) en Haïti a présenté à la presse haïtienne, il y a une semaine, un rapport basé sur dix années de données médicales et de témoignages recueillis au sein de la clinique Pran Men’M, une structure spécialisée dans la prise en charge des survivant(e)s de violences sexuelles et sexistes.

    Ce document dresse un constat préoccupant : celui d’une capitale confrontée à une recrudescence alarmante des violences sexuelles visant principalement les femmes et les filles.

    MSF décrit une situation grave, dans un contexte marqué par la dégradation continue des infrastructures, l’effondrement des services publics et la détérioration générale des conditions de vie, conséquence de plusieurs années de violences armées.

    Au cours des dix dernières années, la clinique Pran Men’M a assuré des soins médicaux et psychosociaux complets à 16 999 survivant(e)s, dont 2 300 entre janvier et septembre 2025 seulement, selon MSF, qui précise que 98 % des victimes prises en charge sont des femmes et des filles.

    La cheffe de mission de Médecins Sans Frontières en Haïti, Diana Manila Arroyo, souligne que depuis 2021, le nombre de survivant(e)s de violences sexuelles et sexistes pris(e)s en charge par la clinique a presque triplé. Les admissions mensuelles sont passées d’environ 95 en 2021 à plus de 250 en 2025.

    Selon elle, l’explosion de la violence ces dernières années, particulièrement à Port-au-Prince, a de lourdes répercussions sur les femmes et les filles, qui en paient le prix le plus élevé.

    Le rapport révèle également que 58 % des survivant(e)s pris(e)s en charge depuis 2022 ont été victimes d’agressions collectives, perpétrées généralement par au moins trois agresseurs. Plus d’une centaine de personnes ont déclaré avoir été agressées par dix auteurs ou plus, un chiffre qui illustre l’extrême brutalité de ces violences.

    Parmi les témoignages recueillis, celui d’une femme de 53 ans a profondément choqué. Elle raconte avoir été violemment battue par trois jeunes hommes, qui lui ont notamment brisé des dents.

    « Quand j’ai refusé de coucher avec eux, ils m’ont frappée et je suis tombée. Pendant que je luttais, ils m’ont donné des coups dans le dos qui me font encore mal, des mois plus tard. Après m’avoir violée, ils ont violé ma fille… et battu mon mari », confie la survivante.

    Selon MSF, les survivant(e)s font face à de nombreux obstacles pour accéder aux soins, notamment la peur de la stigmatisation, l’insécurité persistante, les difficultés financières et le manque d’informations disponibles.

    Ces obstacles entraînent des retards aux conséquences dramatiques. Seule une victime sur trois parvient à consulter dans les 72 heures suivant l’agression, délai crucial pour prévenir la transmission du VIH. Par ailleurs, 59 % des patientes ne se présentent pas dans les cinq jours, perdant ainsi la possibilité d’éviter une grossesse non désirée.

    Face à cette situation, Médecins Sans Frontières lance un appel pressant à une action urgente et coordonnée des autorités haïtiennes, des prestataires de services, des bailleurs de fonds, des agences des Nations unies et des acteurs de la sécurité, afin de mettre en place une réponse globale, centrée sur les victimes et orientée vers leur rétablissement à long terme.

    Richarson Bigot

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  • Quand Lobenson Civilma sculpte des visages de femme pour donner vie à l’histoire haïtienne

    Quand Lobenson Civilma sculpte des visages de femme pour donner vie à l’histoire haïtienne

    Lobenson Civilma n’est pas à son coup d’essai dans la sculpture. Cette fois, les grandes figures féminines de l’histoire nationale l’interpellent. Il choisit de les immortaliser dans l’argile. Catherine Flon, Cécile Fatima, Grann Troya, SaniteBelair et Marie Jeanne sont ses prochaines conquêtes sculpturales. Des conquêtes qu’il entreprend dans une déroutante complicité avec le Centre d’Art._

    Sur les hauteurs de Marlique perche son atelier soigneusement aménagé dans la cours de sa  résidence privée. Un prélart empêche les rayons du soleil de perturber l’ambiance de son espace de création. De temps en temps, des amis du quartier, des jeunes intéressés à la sculpture, des proches le rendent visite. Derrière sa table de chevet, Lobenson Civilma, les accueille, discute avec eux et leur raconte l’idée qui se cache derrière sesprojets alors qu’il sculpte avec une précision chirurgicale le buste de « Grann Troya », l’une des cinq figures féminines qu’ilest sur le point d’immortaliser dans la terre cuite. Des figurestrop longtemps négligées mais qui parlent à la mémoire collective.

    Entre temps, dans la matinée du dimanche 1er février, deux jeunes hommes, très actifs et visiblement animés d’une grande passion pour la sculpture, préparent un mélange de sable, d’eau et de ciment pour finaliser une pièce, dans le cadre de la préparation d’autres projets, aussi grandiose qu’ambitieux. Ils s’apprêtent à appliquer ce mélange sur une informe structure en frome mais à base métallique. Sans doute, une dernière pièce qui complètera sa collection. 

    Pour mettre un trait sur le visage de ces femmes dont l’histoire semble perdre la trace, la stratégie de l’artiste est simple. Lobenson Civilma va à la rencontre des historiens, des anthropologues, des professeurs, des personnalités constituant les archives vivantes de la nation. Des rencontres qui constituent un prétexte pour le sculpteur. Sa prétention consiste à mettre l’accent sur le caractériel particulier de chaque personnage qu’il recrée. Ces femmes- Reines. Ces femmes-héroïnes de l’indépendance. Ces femmes-militantes, intellectuelles ou de culture. Ce sont ces figures-là que Lobenson est sur le point de présenter à la nation. Sous une autre forme. Un acte de reconnaissance et de mémoire, un geste fort de réhabilitation et de transmission dans un pays où l’histoire officielle a longtemps relégué les femmes au second plan. 

    Pour Lobenson Civilma, la sculpture est avant tout une passion. L’artiste ne sculpte pas seulement des visages. La hantise de raconter des vies prend aussi possession de son âme sensible. Avant de modeler l’argile ou tout autre objet servant de matière brute à ses pièces, Lobenson dit prendre du temps pour étudierlonguement les archives, consulte les récits historiques et les quelques représentations retrouvées. Il ne veut pas offenser ce qui reste de l’histoire nationale. Une prétention qui donne vie, rigueur et respect à ses créations. D’où ce qui porte chacune de ses œuvres essentiellement reposés sur la compréhension de l’identité nationale à établir le lien entre le passé, le présent et l’avenir.

    Aujourd’hui, l’artiste est sûr d’une chose. Sculpter est pour luiune vocation. Aussi loin qu’il remonte dans  sa mémoire, ses plus beaux souvenirs se heurtent au moment qu’il a passé aux côtés d’une grande figure de la sculpture haïtienne : Ludovic Booz. Il se souvient aussi de ses fructueuses et intéressantes collaborations avec différents groupes artistiques de la place dont le Réseau de Promotion des Droits Humains, l’Education et la Culture (REPDHEC), Zaka production, Mouvman Kilti lakay(Mokla), Konpayi nanm solèy et, aussi, le Centre d’Art où il a eu un long parcours avant son admission à l’Ecole Nationale des Arts. Sur 36 étudiants de sa promotion, se rappelle-t-il, seul Lobenson et un autre camarade sont parvenus à obtenir leur spécialisation dans la sculpture. 

    Chaque buste confectionné permet à l’artiste de faire un saut en profondeur dans l’histoire nationale. Il est de ses informations qu’on ne retrouve pas dans les manuels scolaires. Des données historiques partagées de bouche à oreilles. Sa démarche accuse de très grande difficulté en ce sens.  Mais, il parvient toujours à ses fins. Il persiste. Aujourd’hui encore. Ce qui porte à croire que ses dernières créations sont avant tout et surtout un hymne au courage de ces femmes de l’histoire nationale.

    Joe Antoine Jn Baptiste

     

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  • Haïti : la PNH sort l’artillerie lourde, des chars blindés déployés à deux jours du 7 février

    Haïti : la PNH sort l’artillerie lourde, des chars blindés déployés à deux jours du 7 février

    La Police nationale d’Haïti annonce avoir franchi un cap historique dans le renforcement de ses capacités opérationnelles. Dans une publication diffusée ce jeudi 5 février 2026 sur sa page Facebook officielle, l’institution confirme la réception de trois chars blindés de combat, destinés à appuyer la lutte contre les groupes armés qualifiés de terroristes.

    Ces engins blindés à chaînes constituent une première depuis la création de la PNH en 1995. Jusqu’ici, la police haïtienne n’avait jamais disposé de ce type de matériel lourd.

    Il faut remonter à l’année 2004, au moment du déploiement de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), pour retrouver la présence de chars blindés de ce type sur le territoire national.

    Selon l’annonce officielle, les trois véhicules ont été livrés dans l’après-midi du jeudi 5 février. Une information rendue publique directement par la PNH, soulignant l’importance stratégique de cet équipement dans le contexte sécuritaire actuel.

    Mais au-delà de l’aspect militaire, le timing interpelle. Ces chars arrivent à seulement 48 heures de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition, alors que les tractations politiques se multiplient, que les réunions entre acteurs politiques s’intensifient et que les scénarios de sortie de crise se bousculent.

    Dans le même temps, des navires et des avions militaires étrangers sont signalés dans les eaux et l’espace aérien haïtiens.

    Difficile, dès lors, de ne pas s’interroger :

    simple coïncidence logistique ?

    message dissuasif adressé à une classe politique tentée par la surenchère ?

    ou signal clair envoyé aux groupes armés qui continuent d’imposer leur loi à la population civile ?

    Une chose est certaine : à l’approche du 7 février, la sécurité s’invite au cœur de la bataille politique, avec des blindés comme toile de fond.

    Richardson Bigot

     richardsonwiltesbigot@gmail.com

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  • Diplomatie vaticane : Mgr Jude Thaddeus Okolo, un prélat chevronné appelé à servir en Haïti

    Diplomatie vaticane : Mgr Jude Thaddeus Okolo, un prélat chevronné appelé à servir en Haïti

    Le Saint-Siège poursuit le renouvellement de sa représentation diplomatique à travers le monde avec la nomination de Mgr Jude Thaddeus Okolo, archevêque nigérian au parcours remarquable, appelé à assumer la charge de nonce apostolique en Haïti. Ce diplomate aguerri, engagé depuis plus de trois décennies au service de l’Église universelle, arrive avec une solide expérience acquise sur plusieurs continents.

    Né le 18 décembre 1956 à Kano, au Nigeria, Jude Thaddeus Okolo a été ordonné prêtre le 2 juillet 1983 avant de poursuivre des études supérieures à Rome, où il obtient notamment un doctorat en droit canonique ainsi qu’un diplôme en études diplomatiques. 

    Entré dans le service diplomatique du Saint-Siège en 1990, il a participé à diverses missions, notamment au Sri Lanka, en Haïti, dans les Antilles, en Suisse ou encore en Australie. 

    Élevé à la dignité d’archevêque en 2008, il a ensuite été nonce apostolique dans plusieurs États, dont la République centrafricaine et le Tchad, avant d’être nommé en République dominicaine et délégué apostolique à Porto Rico en 2013. 

    Il a également représenté le pape en Irlande à partir de 2017, devenant le premier prêtre africain à occuper ce rôle diplomatique dans ce pays, puis a été transféré en 2022 comme nonce en République tchèque. 

    Polyglotte maîtrisant notamment l’anglais, le français, l’italien, l’espagnol et l’allemand le prélat est reconnu pour sa capacité à évoluer dans des environnements culturels variés et pour sa connaissance des enjeux ecclésiaux et géopolitiques. 

    Le nonce apostolique est le représentant diplomatique du pape auprès d’un État et de l’Église locale, une fonction qui conjugue responsabilités pastorales et dialogue politique. 

    Le retour de Mgr Okolo vers la région caribéenne, qu’il connaît déjà pour y avoir exercé auparavant, pourrait favoriser une continuité dans les relations entre le Vatican et les autorités haïtiennes, dans un contexte national marqué par de profondes attentes sociales et institutionnelles. 

    Cette nomination s’inscrit dans la tradition diplomatique du Saint-Siège, qui confie ses nonciatures à des profils expérimentés capables de soutenir l’Église locale tout en entretenant des canaux de coopération avec les États. Pour Haïti, l’arrivée d’un diplomate rompu aux réalités internationales pourrait représenter un signal d’attention particulière de la part du Vatican.

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  • Un navire de guerre de l’armée américaine mouille dans la rade de Port-au-Prince

    Un navire de guerre de l’armée américaine mouille dans la rade de Port-au-Prince

    En fin de journée du mardi 3 février 2026, un navire de l’armée américaine est arrivé dans la baie de Port-au-Prince. Selon le journal floridien Miami Herald, le bâtiment était accompagné de deux autres navires. Toutefois, les autorités haïtiennes ne se sont pas encore officiellement prononcées sur l’arrivée de cet engin maritime.

    Cette présence ravive des souvenirs historiques douloureux. Elle rappelle notamment l’après-midi du 28 juillet 1915, marqué par le débarquement des troupes américaines et le début d’une occupation jugée humiliante, ou encore l’ultimatum du 6 décembre 1897 imposé à l’État haïtien par un navire de guerre allemand dans le cadre de l’affaire Émile Lüders.

    Ce mardi 3 février, le navire identifié comme US GOVT VESSEL 106, en référence à l’USS Stockdale (DDG-106), a été signalé dans la rade de Port-au-Prince. Il s’agit d’un destroyer lance-missiles guidés de classe Arleigh Burke appartenant à la marine américaine. Selon les informations disponibles, ce bâtiment de guerre est polyvalent, capable de mener des opérations de défense anti-aérienne, anti-surface et anti-sous-marine.

    À l’approche du 7 février, date marquant la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition, les tractations politiques se multiplient. Les propositions de sortie de crise affluent, tandis que les rapports de force évoluent sur l’échiquier politique. Dans ce contexte tendu, l’arrivée de ce navire de guerre américain dans la rade de Port-au-Prince ne manquera pas de susciter débats et interrogations.

    Dans le même temps, les forces de l’ordre intensifient leurs opérations dans les foyers de gangs, avec pour objectif affiché de rétablir la paix et la sécurité, afin que, dans un délai raisonnable, les routes nationales puissent à nouveau être accessibles à la population.

    Richardson Bigot

    richardsonwiltesbigot@gmail.com 

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  • Décès de la journaliste Matiado Vilmée : quand s’éteint une voix debout

    Décès de la journaliste Matiado Vilmée : quand s’éteint une voix debout

    Un silence lourd est tombé sur la presse haïtienne. Un de ces silences qui ne crient pas, mais qui brisent. La journaliste Matiado Vilmée est décédée le dimanche 1ᵉʳ février 2026, à l’âge de 36 ans, emportée par un cancer contre lequel elle se battait depuis près de deux ans. À peine revenue du Mexique, où elle espérait encore un sursis à la vie, elle a rendu son dernier souffle à Dorco, dans la commune de Pétion-Ville.

    Matiado n’était pas seulement une journaliste. Elle était une présence. Une voix droite dans la tempête. Correspondante de La Voix de l’Amérique en Haïti, elle portait l’information comme on porte une cause, avec rigueur, courage et une foi inébranlable dans le droit de savoir. Elle avançait là où la peur s’installe, là où le danger impose le recul, refusant de détourner le regard.

    Caméra vissée à l’épaule, micro tendu vers la vérité, elle arpentait les rues en feu, couvrait les manifestations antigouvernementales, témoignait au cœur des échanges de tirs entre forces de l’ordre et groupes armés. Rien ne l’arrêtait. Ni les menaces, ni l’insécurité, ni la fatigue. Parce que renoncer aurait été, pour elle, trahir sa mission.

    Puis la maladie est venue. Sourde, implacable. Opérée il y a deux ans par des médecins haïtiens, son état n’a malheureusement pas connu l’amélioration espérée. Une chaîne de solidarité s’est alors formée autour d’elle, une levée de fonds, des mains tendues, pour lui permettre de poursuivre les soins à l’étranger. Après une rechute, Matiado a passé sept longs mois au Mexique, luttant encore, refusant de céder.

    Mais parfois, le courage ne suffit pas. Impuissants, les médecins n’ont pas pu la ramener à la guérison.

    De retour au pays ce dimanche, affaiblie, presque au bout du chemin, elle s’est vu refuser l’accès à l’hôpital La Paix à Delmas. Elle a été conduite chez ses parents, à Pétion-Ville. C’est là, entourée des siens, que la vie l’a quittée, dans l’après-midi du dimanche 1ᵉʳ février 2026.

    Aujourd’hui, sa dépouille repose dans une morgue privée. Ses parents, la voix brisée, ont confirmé la nouvelle, sans pouvoir encore annoncer la date de ses funérailles.

    Avec la disparition de Matiado Vilmée, la presse haïtienne perd plus qu’une journaliste. Elle perd une combattante. Une femme debout. Une conscience qui refusait le silence. Mais son nom, lui, continuera de résonner dans chaque micro levé au nom de la vérité.

    Richarson Bigot

    richardsonwiltesbigot@gmail.com

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  • BIC, BélO et Cisco réunis sur scène pour un spectacle savoureux

    BIC, BélO et Cisco réunis sur scène pour un spectacle savoureux

    Le Quartier Latin a été le théâtre d’un spectacle très attendu ce samedi 31 janvier 2026. Pour la première fois depuis plus de trois ans en Haïti, BIC, BélO et Cisco se sont retrouvés sur une même scène pour offrir au public une prestation à couper le souffle. Baptisé « BBC », ce concert a également servi de tribune aux artistes pour lancer un vibrant appel à l’unité, au respect et à la préservation de la vie des Haïtiens.

    Le public de Port-au-Prince nourrissait de grandes attentes à l’idée de revoir ces trois figures majeures de la musique haïtienne réunies. Les violences qui ont ravagé la capitale et ses environs ont, ces dernières années, contraint plusieurs artistes à s’exiler vers l’Europe ou l’Amérique du Nord. Cette affiche tombait donc à point nommé pour les amoureux de la bonne musique, en quête depuis longtemps d’une soirée de cette envergure.

    Pour ce concert qui a ravivé l’enthousiasme des mélomanes, Sardau Francisco Lafrance, plus connu sous le nom de Cisco, a marqué les esprits par une performance à la hauteur des attentes. Tantôt au tambour, tantôt à la guitare ou à la batterie, cet artiste aux multiples talents a comblé un public conquis, transporté par chacune de ses notes.

    Le retour de BIC au pays, après près de trois ans d’absence, a été accueilli avec chaleur et respect. Les succès s’enchaînent, le public chante à gorge déployée. Accompagné de sa guitare et de son groupe, l’artiste porte le spectacle à son apogée, dans une communion totale avec la salle.

    C’est BélO qui a eu l’honneur de clore la soirée. Tonnerre d’applaudissements pour accueillir le lauréat du Prix RFI Musiques du Monde 2006. Guitare autour du cou, l’artiste revisite son répertoire riche de six albums. À chaque pause musicale, le public exprime son attachement en réclamant ses morceaux préférés. BélO en profite pour interpeller la presse haïtienne, l’exhortant à diffuser davantage les chansons de BIC, Cisco, Jean Jean Roosevelt et bien d’autres, afin de mieux relayer les messages d’espoir, de dénonciation et de motivation destinés à la jeunesse haïtienne.

    En fin de spectacle, le trio revient sur le devant de la scène pour des animations captivantes et entraînantes autour du titre à succès « Jasmine », accueilli avec ferveur par le public.

    À tour de rôle, BélO, BIC et Cisco improvisent, rivalisant d’énergie pour mettre le public à l’aise et prolonger la fête.

    Photos souvenirs, échanges chaleureux, mots de félicitations et de réconfort : de nombreux fans prennent le temps de discuter avec les artistes après cette prestation de grande qualité.

    En pleine période carnavalesque, BIC, BélO et Cisco ont su rassembler au Quartier Latin les passionnés de bonne musique autour d’un spectacle aux saveurs délicieuses.

    Richarson Bigot

    richardsonwiltesbigot@gmail.com

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  • New $607M plant expands access to treated water in Bartica

    New $607M plant expands access to treated water in Bartica

    Residents of the Four Miles to Seven Miles communities in Bartica, Region Seven (Cuyuni-Mazaruni) now have better access to water following the commissioning of a new water treatment plant at Five Miles. This is the first surface water treatment plant in Guyana.

    Bartica and the surrounding areas have experienced sustained growth in recent years, driving a higher demand for reliable access to treated, potable water. The construction of this modern treatment facility is a critical intervention for continued, sustainable growth and public health.

    Speaking at the commissioning ceremony, Minister of Public Utilities and Aviation, Deodat Indar expounded on the government’s investment into the treatment plant, and other spending in Region Seven.

    “In Region Seven, from the time we took office in 2020 to the end of 2025, we spent in Region Seven alone, about $1.7 billion dollars to bring water to the people that are living in this region.

    “We moved on to make sure that over 16, 000 people had access to water in this region. And with the coming to completion and the delivery of this plant to produce surface water to Four Miles straight up to Seven Miles, was another huge investment of $607 million dollars so that 6, 000 additional residents that [reside] in this community can have access to treated water,” he said.

    The Minister added that additional surface water treatment plants are set to be built in other communities across Guyana, including Stewartville, La Bonne Intention, Diamond, and Hope.

    “That will make sure that by 2028, we have one hundred percent treated water on the Coastline,” he told those gathered.

    Delivering feature remarks was President Dr Irfaan Ali who further spoke extensively on investment being poured into development initiatives in Cuyuni-Mazaruni.

    “Region Seven stands out as a model of impact. Between 2020 and 2025, hundreds of billions of dollars [were] invested in the people. We are seeing the difference; you are seeing the changes; you are seeing the improvement in the quality of your life. As we continue this journey of transformation, especially here in the water sector, we must remember it requires commitment, coordination and courage,” he noted.

    The President also took the opportunity to speak on the new Ministry being led by Minister Indar.

    “The ministry’s task is to find innovative ways through which we will be able to deliver at a [greater speed] and greater efficiency, the [new norm] for residents across the country,” the President said.

    Also addressing the commissioning was Chief Executive Officer of the Guyana Water Inc. (GWI), Shaik Baksh.

    “As we celebrate the commissioning of this plant, it demonstrates the continuing progress being made in providing both access to water and [safe and quality] water to the people across this country on the coastal belt and also in the hinterland communities,” Baksh said.

    Baksh implored communities yet to receive treated water to exercise patience as the GWI and government work to expand access across the country.

     

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