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  • La route nationale #1 bloquée au niveau de Plaisance

    La route nationale #1 bloquée au niveau de Plaisance

    Des riverains ont bloqué, depuis dans la soirée du 29 août, la route nationale # 1 au niveau de Plaisance (Nord), a observé notre collaborateur Watson Delusma. La situation était pareille jusqu’à 6:40 ce matin du 30 août, a-t-il constaté.

    Des conducteurs de camions et d’autres engins ont été contraints de garer leur véhicule horizontalement sur la route, ce qui paralyse la circulation au niveau Balanyen marron, Bidòwèt, Plaisance (nord), non loin de Puilboreau. Même les motocyclettes ne pouvaient pas traversé, d’après notre source. “Ceux qui sortaient du Cap/Limbé pour entrer à Mamelade/P-au-P ne pouvaient pas traverser. Ceux qui sortaient à Port-au-Prince ne pouvaient pas traverser non plus”, a-t-il confié.

    Ce mouvement de protestation, menée jusqu’ici sans la moindre violence, est l’initiative des riverains réclamant la construction du tronçon de route Camp coq/ Cap-Haïtien en passant par la commune de Limbé. L’exécution des travaux de cette artère a été une promesse du président de la République Jovenel Moïse en début de son mandat.

    En effet, peu après la remobilisation des Forces armées d’Haïti (FAd’H) en novembre 2017 à Cap-Haïtien, des jeunes recrues en treillis de l’armée avaient été prises en photo s’attaquant à leur premier chantier : la route de Camp/Coq – Vaudreuil, dans l’objectif de mettre fin au calvaire des riverains et des usagers de cette voie.

    « Une délégation d’ingénieurs-militaires des nouvelles Forces Armées d’Haïti sont actuellement en train de réhabiliter, sous la supervision du Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications, les 30 kilomètres reliant la localité de Camp-Coq à Vaudreuil (Cap-Haïtien) », avait communiqué le ministère de la Défense sur sa page Facebook.

    « Ce tronçon de route qui représentait une véritable anicroche aux échanges commerciaux interrégionaux est le premier chantier confié aux militaires depuis la remobilisation des FADH en novembre 2017 », poursuivait le communiqué.

    L’exécutif soutenait aussi qu’« après environ un mois de travail constant, ces officiers-ingénieurs et soldats-techniciens formés dans le cadre d’une coopération bilatérale avec la République de l’Equateur ont réussi à décaper le sol des principaux segments (Camp-Coq – Limbé / Limbé – Acul du Nord / Acul du Nord – Vaudreuil), exercice précédant le remblayage avant, pour le Ministère des Travaux Publics, de procéder au travail final d’asphaltage de cette importante infrastructure routière ».

    Plus de deux ans plus tard, la situation n’a pas vraiment évolué, ce qui n’a point plu aux riverains de la zone. D’où cette manifestation qu’ils menacent de poursuivre moyennant une réponse des autorités compétentes.

  • L’État haïtien vous a fait du tort? Introduisez une action en justice !

    L’État haïtien vous a fait du tort? Introduisez une action en justice !

    Le citoyen haïtien, victime d’infraction ou d’abus de la part de l’Etat peut légalement mettre l’action publique en mouvement et obtenir réparation

    En 2014, plusieurs familles ont déposé plainte contre l’État après la démolition de leurs maisons au Centre-Ville. L’opération a été menée par le ministère des Travaux publics, Transport et Communication (MTPTC) dans des conditions irrégulières.

    « La Plateforme des Organisations haïtiennes de Droits Humains (POHDH) a mené des enquêtes sur les conditions d’expropriation et a encouragé les victimes à porter plainte contre l’État », explique Alermy Piervilus, Secrétaire général de la structure.

    POHDH, à travers un programme nommé « Intervention juridique », supporte les victimes de toutes les institutions, qu’elles soient privées ou publiques. « Nous analysons premièrement le dossier de la victime et décidons, ensuite, de l’orientation juridique », explique Alermy Piervilus.

    Dans le cas des victimes d’expropriation au Centre-Ville, l’institution a mené des actions publiques intenses pour dénoncer l’infraction.« Finalement, certaines des familles victimes se sont laissé amadouer par le pouvoir en place », révèle le Secrétaire général.

    Selon lui, les citoyens manquent généralement d’informations juridiques et sont vulnérables aux marchandages politiques. Ce qui les empêche d’ester l’Etat en justice lorsqu’ils sont victimes d’abus.

    Une démarche tout à fait normale

    Les lois haïtiennes autorisent le citoyen à porter plainte contre toute personne physique ou morale ayant lésé ses droits. « L’État est considéré par la loi comme étant une personne morale de Droit public. Dans ce cas, il peut comparaître en justice », affirme Joseph Jasmin, avocat depuis au moins 30 ans.

    Teint clair, cheveux gris, assis confortablement dans son cabinet à Turgeau, l’homme précise que les victimes de la négligence observée au niveau de la circulation routière, ceux qui chutent dans les égouts à ciel ouvert de Port-au-Prince ou encore les récents 7 blessés du câble électrique qui s’est cassé au Centre-Ville ont légalement le droit d’exiger de l’État réparation, dommages et intérêts.

    Le citoyen formulera sa plainte selon les dispositions prévues par la loi dans le contexte de l’incident dont il est victime. « En général, poursuit maître Jasmin, l’État est représenté par la Direction générale des impôts (DGI). Dans ce cas, la victime saisit le tribunal administratif de la juridiction où s’est produit le fait ». Le plaignant doit déposer sa plainte contre l’organisme autonome dont il est victime et l’État (représenté par la DGI). Toutefois, la démarche s’avère « subtile », prévient Joseph Jasmin.

     « Si le citoyen est victime [du forfait] d’un organisme autonome à caractère culturel, il attaquera en justice la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif ainsi que l’État. Lorsqu’il s’agit d’un organisme à caractère financier ou commercial, le particulier se présentera devant un tribunal de droit commun », précise Joseph Jasmin.

    Le manque d’information des citoyens déresponsabilise l’État

    Selon Mario Joseph, « l’imaginaire des Haïtiens constitue un facteur de blocage à l’application de ces lois. » Pour l’avocat au Bureau des Avocats internationaux (BAI), cette situation déresponsabilise les dirigeants de l’administration publique.

    En même temps, continue le professionnel, les éléments de l’appareillage juridique « tels que les juges et les avocats manquent généralement de formation académique les permettant de traiter de tels dossiers suivant la loi. » Mario Joseph estime que la situation actuelle des hôpitaux publics, des prisons, etc.  justifient que des citoyens introduisent des actions en Justice pour exiger une amélioration des services.

    « La Constitution de 1987 et les différentes Conventions internationales signées par Haïti garantissent certains droits que les citoyens décident d’ignorer volontairement », prolonge Maître Joseph.

    L’avocat a déjà eu gain de cause contre l’administration publique pour violation de droits d’un citoyen par devant la Convention interaméricaine. « En 2005, par exemple, j’ai défendu l’ancien premier ministre Yvon Neptune contre Haïti pour les conditions infrahumaines dans lesquelles il a vécu pendant son incarcération au pénitencier national. Il a été dédommagé à hauteur de 95,000 dollars américains », révèle l’homme de droit.

    Par ailleurs, Mario Joseph avoue que dans le système juridique haïtien, les procédures sont peu claires. « Et en plus de manquer de formation académique, les juges et les avocats forment des équipes qui se laissent soudoyer par les autorités publiques ».

    Ne pas affronter l’Etat seul 

    Maître Jasmin Joseph déconseille à un particulier de s’aventurer dans des démarches contre l’État sans engager un cabinet d’avocats. « Le domaine juridique est un domaine opaque où les procédures se révèlent souvent difficiles. En plus, le plaignant se retrouvera seul face aux agents de l’appareil juridique. »

    Photo couverture : Timothe Jackson/ Challenges

    Source: Ayibopost

  • La nomination de Rameau Normil est illégale, selon Youri Latortue

    La nomination de Rameau Normil est illégale, selon Youri Latortue

    Le sénateur Youri Latortue affirme que la nomination de Rameau Normil comme Directeur général a.i de la PNH n’est pas conforme à la loi régissant le fonctionnement de l’institution policière. Selon l’élu de l’Artibonite, M. Normil ne peut pas engager la police, pas avant la ratification de son choix.

    24 heures après la nomination de Rameau Normil à la tête de l’institution policière, les débats s’agitent déjà au Sénat de la République sur les procédures ayant abouti à ce choix. « Nommé Directeur général par intérim de la Police nationale d’Haïti, ce cas de figure n’est pas prévue par la loi. Le choix de Rameau Normil a été fait en dehors des procédures légales », a souligné le sénateur Youri Latortue.

    Cette pratique, selon l’élu de l’Artibonite, a débuté à partir de la présidence de Jocelerme Privert. « Sur le plan légal, le président Jovenel Moïse ne peut pas nommer un DG a.i a la tête de la PNH, encore moins procéder à son installation », persiste le sénateur Latortue. « Après avoir fait le choix, le nom doit être soumis au Sénat pour validation. Ce qui n’a pas été fait », déplore le parlementaire. Et c’est après l’approbation du grand corps, que le chef de l’Etat peut installer le nouveau DG.

    Youri Latortue reconnait que la Constitution haïtienne donne le plein pouvoir au président de la République de nommer le Directeur général de la police ainsi que le commandant en chef des Forces armées, mais à aucun moment, elle n’autorise la nomination d’un DG a.i. « D’ailleurs, selon la loi régissant le fonctionnement de l’institution policière, le choix du Directeur général doit se faire parmi les directeurs centraux et les commissaires divisionnaires », a précisé l’ancien officier de police, et ex-membre des Forces armées d’Haïti (FAd’H).

    Youri Latortue, qui salue par ailleurs le professionnalisme de M. Normil, souligne que le chef de l’Etat aurait pu redésigner Michel-Ange Gédéon, en attendant la ratification du nouveau choix. « Si Rameau Normil commence déjà à engager l’institution, particulièrement sur le plan financier, l’Assemblée sénatoriale va devoir pencher également sur ce point, ce qui peut le mettre dans une situation beaucoup plus difficile », a-t-il prévenu.

    Rappelons que l’Inspecteur général Rameau Normil a été installé mardi 27 août comme Directeur général par intérim de la police nationale, quelques heures seulement après sa nomination. Une installation qui a été présidée par le Premier ministre démissionnaire, Jean Michel Lapin.

  • Haïti-Protestation face à l’insécurité : Carrefour crie son ras-le-bol

    Haïti-Protestation face à l’insécurité : Carrefour crie son ras-le-bol

    Un sit-in pour dire non à l’insécurité a été organisé ce jeudi 29 août à Bizoton, devant les locaux de la Base navale amiral Killick (communément appelée Marine haïtienne). Initié par le mouvement « Kri Moun Kafou » formé de notables de la Commune, le rassemblement fut l’occasion pour les citoyens présents d’exprimer leur crainte. Entre colère et désarroi, ils indexent l’Etat central comme premier responsable du climat de peur qui règne sur le pays.

    Par Alexandre Michel

    « Nou bouke… Nou bouke mouri… Twòp san koule … Nou tout ka pran bal » sont quelques-uns des slogans scandés par la foule d’environs une centaine de personnes rassemblée à l’occasion. Ils sont pour la plupart des notables de la ville, des étudiants, des professionnels, des entrepreneurs, des représentants d’organisations politiques ou de la société civile. Brandissant pancartes et banderoles, ils tirent à boulets rouges sur le pouvoir en place : « Nou bouke konte kadav mouche leta… Lamizè nan kò m, kout zam nan kò m, kot lavi miyò a Prezidan ?… Si gen sekirite pou prezidan, fòk gen pou pèp » pouvait-on y lire.

    Yvon Jérôme, ancien maire de Carrefour et l’une des figures de proue du mouvement, critique vertement le président Jovenel Moïse qui, dit-il, ne se préoccupe que de sa propre sécurité. Il cite en exemple l’immense démonstration de force fait à Martissant le 14 août 2019, quand le président devait se rendre à Léogane. Pour Yvon Jérôme, certains hauts placés agissent comme des esclaves à talent au service de l’oligarchie.

    Plus loin, l’ancien responsable dit attendre le nouveau chef de la police, Normil Rameau, au tournant. Sans vouloir s’attarder, dit-il, sur les conditions de sa nomination, Yvon Jérôme exige que le nouveau DG de la police trouve une formule pour garantir la rentrée des classes prévue pour le 9 septembre prochain.

    Dans une intervention moins incisive, le pasteur Samson Dorilas Dorélien appelle les autorités en place à prendre leur responsabilité face à la situation d’insécurité qui sévit dans le pays. « Moun Kafou bouke, tout moun gran sid bouke » a souligné le titulaire de l’église Baptiste de Côte-Plage. L’homme d’église martèle que les bandits armés ne sont que des instruments aux mains de certains hauts placés, aussi préfère-t-il s’adresser aux élus, car, dit-il, nous les avons votés devant Dieu et devant la Nation et c’est à eux qu’il incombe de protéger la population.

    Le pasteur Samson Dorilas Dorélien a tenu à rappeler qu’il a déjà été une victime directe de l’insécurité à Martissant.

    Dans une prise de parole très brève, car hué par la foule, Jacques Beauvil, député de la commune de Carrefour, souligne que sa commune est en train de souffrir d’une insécurité qu’elle n’a pas produite. D’autres militants, également présents au sit-in, ont égrené la liste des récentes victimes (connues) à Martissant qui sont ou ont été originaires ou habitants de Carrefour.

     

    Le mouvement ‘’Rasanbleman ayisyen pou yon nouvo sosyete (Rans)’’, basé à Martissant est aussi venu apporter son soutien aux Carrefourois/es. Par la voix de son porte-parole Kervins Cadely, Rans dit soutenir toutes les initiatives de protestations et promet d’accompagner la population dans la seconde phase du mouvement si l’Etat central continue de faire la sourde oreille.

    Une seconde phase que l’ex-Maire Yvon Jerome a déjà baptisé : ‘’ Griyen dan gen lè l’’. Pour l’ancien responsable, il y va de la survie de la Commune car, dit-il, certaines entreprises menacent de fermer boutique si la situation d’insécurité persiste.

    Le sit-in s’est déroulé sans incidents et même s’il n’a pas drainé la foule pour Romel Pierre, journaliste senior et natif de la commune, c’est un bon début. « Il est rare que les Carrefourois protestent et si cette cause arrive à les rassembler, c’est le signe d’un réveil citoyen (…) » a-t-il souligné.

    Alexandre Michel

  • Jovenel Moïse entend épuiser son mandat… malgré tout

    Jovenel Moïse entend épuiser son mandat… malgré tout

    Le président Jovenel Moïse a déclaré mercredi 28 août lors d’une entrevue accordée à Associated Presse (AP) qu’il comptait épuiser son mandat en dépit de la pression populaire et la mauvaise situation socioéconomique du pays.

    “Il faut beaucoup de courage pour rester au pouvoir, mais je vous promets que j’ai le courage de continuer à aller de l’avant”, a déclaré le président Jovenel Moïse au micro des journalistes d’Associated Press. Ses propos ont été repris par plusieurs médias dont Listin Diario. Par ces déclarations, le chef de l’Etat voulait indiquer qu’il résisterait à la pression des forces notamment de l’opposition réclamant sa démission. Il invite d’ailleurs les membres de l’opposition à aller aux élections, s’ils veulent le pouvoir.

    Quant aux mouvements de protestation organisés à son encontre dans le cadre du mouvement Petrocaribe Challenge, le président affirme se considérer être du côté de ceux qui luttent contre la corruption dans le pays. Le locataire du palais national dit qu’il s’engage à respecter les conclusions du rapport de la Cour supérieur des comptes et du contentieux administratif (CSCCA) qui étudie les allégations de corruption dans le cadre de la gestion des fonds “Petrocaribe”.

    Il faut souligner que le nom du président Moïse est apparu dans deux rapports après une enquête judiciaire pour corruption dans l’utilisation des fonds de Petrocaribe, notamment avec son entreprise Agritrans et une autre nommée Betex. Ce dossier a provoqué un scandale à travers le pays.

    Lire : Jovenel Moïse au coeur d’un “stratagème de détournements de fonds”

    En effet, dans le second rapport de la CSCCA, les juges ont découvert qu’en 2014, pour le même chantier de réhabilitation de route, l’État a signé deux contrats avec deux entreprises aux noms distincts, Agritrans et Betexs, mais qui partagent notamment le même matricule fiscal et le même personnel technique. « Les deux entreprises ont réalisé distinctement les mêmes ouvrages aux mêmes dates » révèle le rapport de la Cour qui conclut qu’il s’agit « ni plus ni moins qu’un stratagème de détournement de fonds ». 

    Depuis la publication de la dernière partie du rapport sur l’affaire Petrocaribe, les appels à la démission de Jovenel Moïse se sont multipliés. Mais le premier citoyen du pays rejette les accusations portées contre lui. Dans son interview avec AP, Moïse dit s’engager à ce que la vérité sur ce dossier soit révélée et que les coupables aillent en prison pour leur crime.

    Depuis la démission de son deuxième Premier ministre Jean-Henry Céant, Jovenel Moïse peine à faire ratifier un nouveau chef de gouvernement par le Parlement. Après l’échec connu avec Jean Michel Lapin, le chef de l’Etat tente à présent sa chance en nommant Fritz William Michel dont le cabinet ministériel vient d’être replâtré avant même de passer devant les les parlementaires.

  • Haïti proche de la panne sèche de carburant

    Haïti proche de la panne sèche de carburant

    Des stations essence fermées à Port-au-Prince, des automobilistes qui font la queue dans l’espoir d’acheter quelques gouttes de carburant… Depuis plus d’une semaine, les produits pétroliers, notamment l’essence et le diesel, se font de plus en plus rares en Haïti.

    Dans la capitale comme dans les villes de provinces, le constat est le même: les automobilistes font la queue dans les rares stations essence qui vendent encore du carburant, dont le prix a fortement augmenté.

    «Cela fait des heures que je suis dans cette ligne interminable. Quand les stations de service ne sont pas fermées, ceux qui vendent de l’essence le font au compte-gouttes», se plaint un chauffeur de taxi-moto, l’un des moyens de transport le plus fréquent à Port-au-Prince.

    Le président de l’Association nationale des distributeurs des produits pétroliers (ANADIPP) a confirmé à l’AFP que la pénurie de carburant était bien réelle. «Il y a effectivement une rareté de produits pétroliers sur le marché local», a indiqué à l’AFP David Turnier.

    Une source proche d’une des principales compagnies importatrices de produits pétroliers a indiqué à l’AFP qu’il s’agissait d’un problème de trésorerie. «L’État haïtien n’a pas assez de moyens économiques pour payer ses dettes auprès des compagnies qui importent l’essence dans le pays. Et nous, quand on n’a pas d’argent, on ne peut pas placer des commandes», a expliqué cette source sous couvert d’anonymat.

    Depuis plus d’un an, le programme PetroCaribe qui permettait à l’État haïtien d’acheter des produits pétroliers à crédit et à meilleur prix a été suspendu à cause de la détérioration des relations entre les États-Unis et le Venezuela.

    Le cyclone Dorian qui traverse actuellement des régions de la Caraïbe aurait de surcroît retardé la livraison cette semaine de produits pétroliers.

    Le gouvernement démissionnaire depuis plus de cinq mois, privé de budget et qui fait face à une aide internationale de plus en plus rare, tente en vain de rassurer la population.

    À cause de cette pénurie, le gallon de gazoline qui se vend normalement à 224 gourdes, soit 2,33 dollars, est passé jusqu’à 500 gourdes (5.20 dollars) dans certaines zones.

  • L’Etat n’a rien à perdre avec la réouverture de l’usine sucrière Jean Léopold Dominique de Darbonne

    L’Etat n’a rien à perdre avec la réouverture de l’usine sucrière Jean Léopold Dominique de Darbonne

    Le mouvement pour la réouverture de l’usine sucrière Jean Léopold Dominique de Darbonne travaille acharnement pour rester apolitique et ainsi s’arme contre toute infiltration, détraction, diversion ou connotation politique. Il vise le développement économique et communautaire des communautés haïtiennes. Il requiert la positivité et la tolérance de tous, indépendamment de leur position politique, sociale, culturelle ou spirituelle.

    La réouverture de l’usine facilitera la plantation de la canne-à- sucre sur 20 000 carreaux de terres par 35 000 planteurs allant de Gressier jusqu’à Nippes et possiblement sur toute l’étendue du territoire national, plus spécifiquement dans 70 villes de la zone Sud d’Haïti. Elle rehaussera la production nationale en termes d’élevage et d’agriculture alternative de denrées agricoles de base et guidera les communautés haïtiennes vers l’autosuffisance économique et la poursuite du bonheur humain ou du rêve haïtien.

    Cette réouverture sera le tremplin de développement socio-économique, un exemple épidémique pour rouvrir les autres usines du pays et une porte ouverte sur la création de 50 000 emplois agricoles et industriels, la réduction de l’insécurité intra communale, la diminution du taux d’immigration de nos jeunes vers les terres étrangères, la revalorisation de la gourde et l’antidote effectif à la compétition du sucre haïtien face aux sucres brésilien et dominicain qui rasent une bonne partie du budget national.

    Elle donnera une plateforme aux professionnels haïtiens pour conduire des recherches et pour appliquer leur expérience et expertise vers la formulation de solutions plus durables, plus modernes, plus technologiques et plus alignées aux concepts de justice sociale, de liberté économique et de fondement d‘un Etat économiquement fort et démocratiquement stable tant promus par le préambule de la constitution en vigueur.

    Tous les Haïtiens doivent se mettre ensemble pour parler d’une seule voix et marcher d’un seul pas pour envoyer un message puissant à l’Etat Haïtien. Les Haïtiens veulent que leur usine fonctionne pour remettre Haïti sur la voie de développement et pour adoucir la pauvreté individuelle qui ronge le pays dans son ensemble. Le seul devoir de l’Etat Haïtien, dans ce dossier, est de rouvrir l’usine ou de transférer sa gestion à la Communauté Léogânaise qui déjà a élaboré un plan d’affaires pour chercher et attirer des investissements nationaux et internationaux ainsi que pour lancer des projets à implications pour des changements sociaux positifs jusque vers les communautés les plus vulnérables du pays.

    L’Etat n’a rien à perdre avec la réouverture de l’usine sucrière Jean Léopold Dominique de Darbonne. A vrai dire, l’Etat devient gagnant dès qu’il se courbe aux exigences de la Communauté Léogânaise, car le peuple verra ses droits fondamentaux respectés, ses terres cultivées et son pouvoir d’achat augmenter exponentiellement.

    Dr. Bobb RJJF Rousseau
    Initiateur

  • Les étudiants haïtiens enrichissent les universités dominicaines

    Les étudiants haïtiens enrichissent les universités dominicaines

    Les étudiants haïtiens représentent un apport financier considérable pour la République Dominicaine. À la fin de leurs études, nombreux sont ceux qui ne reviennent pas en Haiti

    Besley Victor entreprend des études en médecine depuis tantôt 6 ans en République Dominicaine. Il dépend exclusivement de ses parents qui vivent en Haïti pour ses dépenses. «J’ai tenté de travailler à deux reprises. Cela n’a pas marché. À cause des lourdes charges académiques, je n’arrive pas à combiner [boulot et université]». Régulièrement, ses parents lui envoient de l’argent pour les frais académiques, la nourriture et l’hébergement.

    Besley Victor fait partie de ces milliers de jeunes haïtiens qui, chaque année, quittent le pays pour entamer des études universitaires au-delà de la frontière.

    En 2013, ils étaient 20 000 Haïtiens selon l’économiste Harold Joseph Pierre qui a lui-même étudié l’économie à Pontificia Universidad Católica Madre y Maestra (PUCMM) en RD. Cette année, les étudiants haïtiens représentaient 70 % de l’ensemble des étudiants étrangers en RD et 40 % de l’ensemble des étudiants en Haïti. Quatre ans plus tard, un rapport de l’Observatoire binational sur la migration, l’éducation, l’environnement et le commerce (OBMEC) porte à 40 000 le nombre d’étudiants haïtiens dans les universités dominicaines.

    L’Université d’État en RD peut accueillir 120 000 étudiants. En comparaison, l’Université d’État d’Haïti (UEH), la plus importante en Haïti en termes de capacité d’accueil, compte seulement 13 000 étudiants et quelque 700 professeurs.

    À l’UEH, la Faculté de Médecine et de Pharmacie (FMP) demeure l’entité qui reçoit le plus grand nombre de postulants dans son concours d’admission. Cette réalité se prolonge en RD puisque la moitié des étudiants haïtiens, selon Harold Joseph Pierre, y fait des études en médecine. Le reste s’éparpille entre l’ingénierie, les sciences administratives…

    Un transfert de capital important

    Le transfert de capitaux depuis Haïti vers la république voisine pour les étudiants haïtiens s’en va grandissant. En moyenne, les parents haïtiens paient 220 millions de dollars américains par année pour financer les études de leurs enfants en République Dominicaine, selon le rapport de l’OBMEC.

    Ce chiffre représente environ 12 % du projet de loi de finances 2018-2019 et dépasse légèrement le montant alloué à l’éducation. Aussi, la somme transférée par année en terre voisine est 2,7 fois supérieure à celle en provenance de la diaspora haïtienne vivant dans l’autre partie de l’île. «Les transferts haïtiens en provenance de la République Dominicaine sont estimés à près de 80 millions de dollars en Haïti», fait savoir Harold Joseph Pierre qui a également enseigné l’économie à Pontífica Universidad Católica Madre y Maestra (PUCMM).

    Pour les études supérieures en République dominicaine, l’année académique comprend trois cycles. Chaque cycle d’études équivaut à quatre mois. Le coût de chaque cycle dépend de la quantité de crédit que vaut le nombre de cours choisi.

    Certaines entités offrent la possibilité de payer mensuellement. « À raison de cinq cents pesos (dominicain) par crédit, un montant de quinze mille pesos (150 $ US) est requis pour un cycle d’étude de 30 crédits », explique Besley Victor, étudiant en sixième année de médecine à l’Universidad Tecnologica de Santiago. Il ajoute que les montants ne sont pas les mêmes pour toutes les filières.

    La maman de Victor est commerçante dans la ville du Cap-Haïtien et son père, un fonctionnaire de l’État. Il estime recevoir environ 400 dollars américains comme frais mensuels de ses parents. Ce montant lui permet de payer le logement et de s’entretenir durant le mois. Il habite avec sa grande sœur qui, elle aussi, étudie en RD.

    La crise haïtienne demeure évidente

    La situation de Besley Victor se diffère de Jordan Joseph. Ce dernier fait des études en administration (administracion de empresas) en terre voisine. Ce jeune couturier haïtien a décidé de quitter le pays en octobre 2016. « J’étais fort inquiet pour mon avenir en voyant le devenir de la quasi-totalité des gens de mon quartier. Dès lors, j’ai décidé de faire d’autres expériences pour cadrer ma vie. »

    Agé de 24 ans, Jordan Joseph affronte seul le quotidien en République voisine. Il travaille comme couturier à Loco moda et gagne 15 000 pesos dominicains le mois. « Je paie mensuellement 3 200 pesos pour mes études à l’Universidad Dominicana OyM et 2 000 pour comme frais de logement », ajoute-t-il.

    De loin, les jeunes haïtiens observent la réalité sociopolitique et économique d’Haiti. « Je ne m’attendais pas à ce que Haïti soit, dans un laps de temps, dans une situation économique aussi dégradante. En 2013, 19 000 pesos (dominicain) valaient environ 22 000 gourdes. Ce même montant aujourd’hui équivaut à près de 34 000 gourdes », se plaint Victor.

    La RD à défaut des Etats-Unis ou de la France

    Le territoire voisin constitue une option par défaut pour de nombreux responsables de famille en Haïti. « Si les Haïtiens pouvaient envoyer leurs enfants étudier dans des pays comme la France, les Etats-Unis ou le Canada, ils le feraient. Les conditions économiques ne les permettent pas, voilà pourquoi ils font le choix de la RD », estime Harold Joseph Pierre.

    En termes de modernisations des universités, la RD dépasse de loin l’offre haïtienne. « Quelqu’un qui étudie l’ingénierie ou les sciences administratives en République dominicaine est compétitif sur le marché latino-américain, argumente le professeur. En revanche, les approches techniques se diffèrent dans ces filières en Haïti. On est à un certain niveau trop théorique. »

    L’instabilité qui règne en Haïti engendre fort souvent des discontinuités dans les cycles d’études. « En dépit de tout, je vais avoir 7 ans en RD, mais je n’ai jamais perdu une journée d’étude à cause de l’instabilité », se réjouit Victor.

    L’intégration du marché n’est pas chose facile

    Les études bouclées, s’amène l’impératif d’intégrer le marché du travail. Le savoir acquis n’est pas toujours adapté à la réalité haïtienne. « Les pathologies se diffèrent d’un pays à l’autre » constate Besley Victor. Les pathologies en République Dominicaine ne sont pas forcément les mêmes en Haïti ».

    Rester travailler en République dominicaine n’est pas non plus la meilleure option.  « Les dirigeants font tout pour intégrer les fils du pays afin d’avoir leurs propres citoyens dans leur système », observe Besley Victor. Aussi, Besley Victor, envisage de se rendre à Cuba ou en Espagne afin d’effectuer une spécialisation.

    Par ailleurs, depuis 2010 l’on assiste à une vague de professionnels dominicains travaillant dans les secteurs techniques en Haïti. Paradoxalement, des milliers de professionnels haïtiens gradués retournent dans le pays chaque année. Leur intégration demeure difficile par manque d’opportunités et l’absence d’une politique d’intégration sur le marché.

    Certains se trouvent obligés de repartir vers d’autres cieux, en quête de débouchés. 85 % des professionnels haïtiens se trouvent à l’étranger, selon la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPAL) et la Banque interaméricaine de développement (BID). Du coup, Haïti serait le plus grand exportateur de cerveaux dans l’Amérique latine.

    Haïti serait le plus grand exportateur de cerveaux dans l’Amérique latine.

    Harold Jean Pierre pense qu’il faut profiter des acquis techniques et pratiques de ces diplômés en terre voisine pour le développement d’Haïti. « L’État haïtien doit exploiter ces gradués pour améliorer l’administration publique et moderniser les entreprises privées. De plus, continue le spécialiste, l’État haïtien et l’élite haïtienne doivent tout faire pour améliorer l’offre des universités en Haïti. Ce, « afin de garder des millions de dollars dépensés ailleurs chaque année pour des études supérieures de la plupart de nos jeunes. »

    Photo couverture : Université Catholique de Santo Domingo 

    Source: Ayibopost

  • Santé : Il y aurait environ 15,000 migrants haïtiens atteints du sida en République Dominicaine

    Santé : Il y aurait environ 15,000 migrants haïtiens atteints du sida en République Dominicaine

    Des chiffres officiels indiquent que la prévalence du virus du sida dans la partie dominicaine de l’île est de 0,8% de la population et de 2,0% dans la population haïtienne . C’est pourquoi, les deux pays de l’île discutent actuellement à Saint-Domingo d’une stratégie commune visant à lutter contre l’épidémie sur l’île dans le cadre de la réunion binationale organisée dans le pays sous le parrainage du Conseil national pour le VIH et le sida (CONAVIHSIDA), du programme VIH du Ministère de la Santé d’Haïti et du Centre d’Orientation et de recherche intégrée (COIN) À cette réunion, participe une délégation haïtienne composée de l’administrateur de projet du Programme VIH Ministère de la santé Haïti, Alande Samedi ; Marie Carmelle Alliot Lue, responsable des projets du Programme de Tuberculose ; Steeve McAllan du MARP (Most At Risk People) ; Pavel Desrosiers, Directeur exécutif de l’unité de coordination des maladies transmissibles et Jetho Guerrier, responsable des données Mardi lors d’une conférence de presse il a été révélé que le nombre de migrants haïtiens vivant avec le virus du Sida en République dominicaine était estimé à 15,000 et qu’un recensement était prévu au niveau national pour déterminer le nombre exact de personnes d’origine haïtienne infectées.Rappelons qu’en République Dominicaine environ 70,000 citoyens vivent avec le VIH et reçoivent pour la plupart des traitement anti-rétroviraux. On estime que 340,000 personnes vivent avec le virus dans les Caraïbes.

  • Insécurité : Au moins 3 blessés par balle soignés chaque jour à l’HUEH

    Insécurité : Au moins 3 blessés par balle soignés chaque jour à l’HUEH

    Le nombre journalier de blessures par balles soignées dans les hôpitaux est un indicateurs de l’insécurité qui règne au pays. Le Dr Jessy Colimon Adrien, Directrice Exécutive à l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH), affirme que le nombre de victimes blessées par balle, soignées à l’HUEH, ne cesse d’augmenter depuis février et n’épargne personne. Elle affirme recevoir chaque jour entre 3 et 5 cas de blessures par balle…
    Selon les Directrice Adrien, la majorité des patients qui proviennent principalement de la zone métropolitaine, sont pour la plupart des citoyens de tout âge, victimes collatérales innocentes de la violence…
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