𝐿𝑎 𝐷𝑖𝑟𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝐷𝑒́𝑝𝑎𝑟𝑡𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡𝑎𝑙𝑒 𝐴𝑔𝑟𝑖𝑐𝑜𝑙𝑒 𝑑𝑢 𝑆𝑢𝑑 (𝐷𝐷𝐴𝑆), 𝑎 𝑙𝑎𝑛𝑐𝑒́, 𝑐𝑒 𝑚𝑎𝑟𝑑𝑖 15 𝑠𝑒𝑝𝑡𝑒𝑚𝑏𝑟𝑒 2026, 𝑢𝑛𝑒 𝑣𝑎𝑠𝑡𝑒 𝑐𝑎𝑚𝑝𝑎𝑔𝑛𝑒 𝑑𝑒 𝑣𝑎𝑐𝑐𝑖𝑛𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑎𝑛𝑖𝑚𝑎𝑙𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑎 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑢𝑛𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝐶𝑎𝑦𝑒𝑠. 𝐿𝑒 𝑐𝑜𝑢𝑝 𝑑’𝑒𝑛𝑣𝑜𝑖 𝑎 𝑒́𝑡𝑒́ 𝑑𝑜𝑛𝑛𝑒́ 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑎 3ᵉ 𝑠𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑢𝑛𝑎𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝐿𝑎𝑏𝑜𝑟𝑑𝑒, 𝑎̀ 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑒𝑟𝑠 𝑙𝑒 𝑠𝑒𝑟𝑣𝑖𝑐𝑒 𝑣𝑒́𝑡𝑒́𝑟𝑖𝑛𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝐷𝐷𝐴𝑆 𝑒𝑛 𝑒́𝑡𝑟𝑜𝑖𝑡𝑒 𝑐𝑜𝑙𝑙𝑎𝑏𝑜𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑙𝑒 𝑃𝑟𝑜𝑗𝑒𝑡 𝑑’𝐴𝑔𝑟𝑖𝑐𝑢𝑙𝑡𝑢𝑟𝑒 𝑅𝑒́𝑠𝑖𝑙𝑖𝑒𝑛𝑡𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑆𝑒́𝑐𝑢𝑟𝑖𝑡𝑒́ 𝐴𝑙𝑖𝑚𝑒𝑛𝑡𝑎𝑖𝑟𝑒 (𝑃𝐴𝑅𝑆𝐴). 𝐺𝑟𝑎𝑡𝑢𝑖𝑡𝑒 𝑒𝑡 𝑜𝑢𝑣𝑒𝑟𝑡𝑒 𝑎̀ 𝑙’𝑒𝑛𝑠𝑒𝑚𝑏𝑙𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑒́𝑙𝑒𝑣𝑒𝑢𝑟𝑠, 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑐𝑎𝑚𝑝𝑎𝑔𝑛𝑒 𝑑𝑒 𝑣𝑎𝑐𝑐𝑖𝑛𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑠𝑒𝑙𝑜𝑛 𝐷𝑟 𝐴𝑡𝑒𝑛𝑜𝑟𝑑 𝑂𝑅𝐸𝑈𝑆, 𝑠’𝑒́𝑡𝑒𝑛𝑑𝑟𝑎 𝑎̀ 𝑡𝑜𝑢𝑡𝑒𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑢𝑛𝑒𝑠 𝑑𝑢𝑑𝑖𝑡 𝑑𝑒́𝑝𝑎𝑟𝑡𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡. 𝐿’𝑜𝑏𝑗𝑒𝑐𝑡𝑖𝑓 𝑑𝑒 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑐𝑎𝑚𝑝𝑎𝑔𝑛𝑒, 𝑖𝑛𝑖𝑡𝑖𝑒́𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑙𝑒 𝑀𝑖𝑛𝑖𝑠𝑡𝑒̀𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑙’𝐴𝑔𝑟𝑖𝑐𝑢𝑙𝑡𝑢𝑟𝑒, 𝑑𝑒𝑠 𝑅𝑒𝑠𝑠𝑜𝑢𝑟𝑐𝑒𝑠 𝑁𝑎𝑡𝑢𝑟𝑒𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑑𝑢 𝐷𝑒́𝑣𝑒𝑙𝑜𝑝𝑝𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑅𝑢𝑟𝑎𝑙 (𝑀𝐴𝑅𝑁𝐷𝑅), 𝑠𝑜𝑢𝑠 𝑙𝑎 𝑑𝑖𝑟𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑢 𝑀𝑖𝑛𝑖𝑠𝑡𝑟𝑒 𝑀𝑎𝑟𝑐𝑒𝑙𝑖𝑛 𝐴𝑈𝐵𝑂𝑈𝑅𝐺, 𝑒𝑠𝑡 𝑑𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑡𝑒́𝑔𝑒𝑟 𝑙𝑒 𝑐ℎ𝑒𝑝𝑡𝑒𝑙 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑙𝑒 𝑐ℎ𝑎𝑟𝑏𝑜𝑛 𝑏𝑎𝑐𝑡𝑒́𝑟𝑖𝑑𝑖𝑒𝑛, 𝑢𝑛𝑒 𝑚𝑎𝑙𝑎𝑑𝑖𝑒 𝑟𝑒𝑑𝑜𝑢𝑡𝑎𝑏𝑙𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑑𝑒́𝑐𝑖𝑚𝑒 𝑙𝑒 𝑏𝑒́𝑡𝑎𝑖𝑙 𝑒𝑡 𝑟𝑒𝑝𝑟𝑒́𝑠𝑒𝑛𝑡𝑒 𝑒́𝑔𝑎𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑢𝑛𝑒 𝑚𝑒𝑛𝑎𝑐𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑠𝑒́𝑐𝑢𝑟𝑖𝑡𝑒́ 𝑎𝑙𝑖𝑚𝑒𝑛𝑡𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑒𝑡 𝑙𝑎 𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒́ 𝑝𝑢𝑏𝑙𝑖𝑞𝑢𝑒.

Au cours du lancement de la campagne, les éleveurs se sont déplacés en grand nombre pour faire vacciner leurs bêtes dans la localité de «Kafou Tiboul». Dès les premières heures, plusieurs éleveurs ont amené leurs animaux sur le site prévu à cet effet, afin de les faire vacciner. Mobilisées dans le cadre de cette campagne, l’équipe vétérinaires ont procédé à la prise en charge de différentes espèces animales. Bovins, caprins et ovins ont notamment été présentés par les éleveurs pour bénéficier de la vaccination. À travers cette mobilisation, les éleveurs manifestent leur volonté de protéger leurs animaux, de préserver leurs moyens d’existence et de pérenniser leurs activités face aux risques liés aux maladies animales.

Prenant la parole à cette occasion, le Dr Aténord OREUS a sensibilisé les éleveurs à l’importance de la vaccination dans la prévention des maladies animales et dans la protection du cheptel. Il a particulièrement mis l’accent sur la nécessité d’une prise en charge sanitaire régulière des animaux, soulignant les conséquences que peuvent entraîner les pathologies animales tant sur la santé du cheptel que sur les revenus et les moyens de subsistance des familles qui dépendent de l’élevage.

« Le bétail représente en quelque sorte le carnet d’épargne des paysans. En tant que responsable de la santé animale dans le département, ma mission consiste à protéger les animaux et à préserver leur santé afin de prévenir l’apparition et la propagation des maladies. Le cheptel revêt une importance capitale pour les éleveurs, puisqu’il contribue notamment à la scolarisation des enfants et participe de manière significative à l’économie des ménages », a déclaré le Responsable.

Le premier responsable de la santé animale dans le Sud a, par ailleurs, présenté les principaux objectifs de l’opération en termes de couverture vaccinale. Selon les données communiquées, la Direction départementale agricole du Sud (DDAS) prévoit vacciner plus de 100 000 têtes de bétail au cours de cette campagne. Cette cible traduit l’ampleur de l’intervention envisagée et la volonté de la DDAS de renforcer la prévention sanitaire et de contribuer à une meilleure protection du cheptel dans les communes concernées.

Toutefois, Dr Aténor OREUS dans son intervention, a également mis en garde les éleveurs contre la consommation de viande provenant d’animaux morts à la suite d’une suspicion ou d’un cas de charbon bactéridien (anthrax). En somme, il les a appelés à faire preuve de la plus grande prudence et à signaler aux services vétérinaires tout cas suspect. Selon lui, la mort subite d’un animal est l’un des signes d’alerte nécessitant une intervention rapide des agents compétents.

Abondant dans le même sens, l’assistant à la Production animale du PARSA dans le Grand Sud, Dr Camille JOSEPH, a appelé les éleveurs à redoubler de vigilance face aux maladies susceptibles de décimer le cheptel. Il les a notamment exhortés à ne pas consommer la viande d’animaux présentant des signes de maladie ou retrouvés morts dans des circonstances suspectes, afin de préserver la santé des populations. De plus, Dr JOSEPH a présenté cette campagne comme un appui du ministère de l’Agriculture aux éleveurs et au secteur de la production animale. A cet effet, il encourage les producteurs à se regrouper et à mieux faire valoir leurs besoins, afin de favoriser la mise en œuvre régulière d’actions de prévention et de vaccination.

Pour Dr Joseph, la lutte contre la fièvre charbonneuse ne saurait reposer sur une intervention ponctuelle. Elle nécessite une mobilisation continue des éleveurs, des services vétérinaires et des institutions concernées pour renforcer la prévention, protéger le cheptel et préserver les moyens de subsistance des familles qui dépendent de l’élevage.

La satisfaction des éleveurs bénéficiairesDu côté des éleveurs bénéficiaires, la campagne a été accueillie avec satisfaction. Present sur le site avec six (6) bêtes, dont (4) quatre bœufs, un (1) mouton et un (1) cabris, Jean Bertrand Louis, s’est réjoui de cette campagne qu’il considère comme un soutien important à l’activité d’élevage. Il a salué la disponibilité des équipes mobilisées et l’attention accordée à la santé des animaux, estimant que la vaccination permettra aux producteurs de mieux protéger leur cheptel et de réduire les risques de pertes. Quant à Yvenel Victor, il a exprimé le souhait de voir cette campagne devenir un rendez-vous annuel, estimant que la régularité de la vaccination est essentielle à la protection de leurs animaux. « Nous sommes contents de cette campagne, car nos animaux représentent une part importante de nos revenus. Nous souhaitons que de telles interventions puissent se poursuivre régulièrement afin de mieux accompagner les éleveurs », a-t-il déclaré.